de France Lumiere

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Une discussion est lancée sur une communauté ou « hub », soit à partir d’un écrit ou « post », soit à partir d’un article partagé. A l’heure où la communication est devenue une grande surface accessible et gratuite pour tous ou presque via le net, il ne faut pas s’étonner à ce qu’un article intéressant soit lu ici, là ou ailleurs et transmis.

 Au lieu de considérer cette mise en commun comme gratifiante, un acte généreux de partage dans un esprit altruiste, certains s’offusquent que d’autres qu’eux aient pu glaner sur le net la même source et la diffuse dans une période

identique involontairement. Ce qui est finalement le plus surprenant, le plus inattendu, est la réaction implicitement traduisible. « C’est moi qui l’ai trouvé et donc tu ne peux que me l’avoir pris là où je l’ai posté ». Manifestement pas d’autres alternatives ! Il ne lui viendra donc même pas à l’idée qu’internet est l’outil responsable de cela. Il devient difficile aujourd’hui de s’approprier quoi que ce soit du moment où la source provient d’un autre relai via ce moyen sans limite. Le droit d’auteur doit absolument être préservé et c’est cela le plus important et non la propriété de celui qui en a fait l’usage intentionnellement, surtout dans un but non lucratif.

 Alors de là à penser qu’en plus il y a une intention malveillante de détournement d’attention, le pas été récemment franchi. « Si vous voulez débattre sur cet article que je me suis approprié le « preums », venez sur « mon » hub ou communauté. Et puis «pratique douteuse » vient se rajouter à l’esprit des propos de contestation de l’initiateur du message. Est-ce si important ?

 Mais comme l’on dit « à qui profite le crime » si crime il y a au partage. Faut-il mettre en commun en se réjouissant que d’autres aient eu la même idée, ce qui logiquement renforce la sienne, ou vouloir ramener à soi le privilège d’attirer l’attention à des fins souvent vénales ?

 La petitesse d’esprit est souvent dénoncée sur les réseaux sociaux. Tellement peu de personnes pour le moment ont vraiment compris le sens et l’intérêt général. Il s’agit surtout de comprendre qu’il ne faut rien y attendre d’alimentaire immédiatement en sommes sonnantes et trébuchantes. Au contraire, sachons renforcer nos liens sociaux dans une optique dénuée d’individualisme et d’exclusivité, avec une grande ouverture vers les autres.

 Tel un diamant, il faut savoir patiemment tailler, façonner le gemme, lui donner l’éclat par les facettes voulues, une âme et une beauté intérieure. Les imitations et contrefaçons ne trompent personne et la valeur synthétique ne s’optimise pas dans le temps.

 Sachons nous enrichir par le partage et non par l’appropriation.

 France LUMIERE