Grand merci à Pierre Jean Llorens pour ces deux articles en partage 

EN FRANCE, 9 MILLIONS DE PAUVRES ET DE CHOMEURS
du 31 mai au 2 juin 2016 : C'est Jean-Luc Melenchon qui a confirmé ce chiffre de 9 millions lors de sa prestation jeudi

dernier sur France2. Le pays compte 2 millions de bénéficiaires du RSA (sorte de salaire minimum), mais si on y ajoute les personnes âgées et les handicapés (stats de 2014), on arrive alors "à 4 millions pour l’année 2014 contre 3,3 millions en 2000, soit une hausse de 24 %. En comptabilisant les ayants droit (conjoints, enfants...), plus de 6 millions d’individus vivent d’une allocation relevant de ce dispositif. Sans ce système de protection sociale, des centaines de milliers de familles vivraient avec peu ou pas de ressources dans des conditions misérables", lire ici inegalites.fr, merci à Mme Landry.


Bref, le chômage continue à détruire le pays. Mais le Trésor Public pout souffler: 14.000 personnes se donnent la mort à cause du chômage, ce sont donc autant d'indemnités non versées par le gouvernement de Mr Hollande. Elle est pas belle la vie en temps de crise ?


Notre lecteur Mr Siddh nous dit par exemple: "Je n’étais pas retourné faire d’emplettes dans ce centre commercial de Villiers-sur-Marne depuis Noël. A ce moment, tous les magasins étaient ouverts et semblaient profiter pleinement du boom de cette saison propice aux achats en tout genre. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’il y a 15 jours, je me suis retrouvé nez à nez avec plus de 50% des magasins fermés ! J’ai cru sur le moment qu’il y avait des travaux de rénovations. Mais en discutant avec un vendeur de l’un des magasins pour le moment préservé, il m’a bien confirmé que toutes ces enseignes avaient mis la clé sous la porte ces 5 derniers mois. A ce rythme, ce centre commercial est voué à la fermeture définitive. Il y règne déjà un air de désolation !" Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©www.jovanovic.com 2008-2016

 

Toujours plus d’allocataires de minima sociaux

13 mai 2016 - 1,9 million de personnes touchent le RSA, au total quatre millions de personnes sont allocataires de minima sociaux. Ces chiffres ne cessent d’augmenter. Avec les ayants droit, un peu plus de six millions de personnes vivent de ce type de prestations.
http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=444


1,9 million de personnes percevaient le RSA socle [1] fin décembre 2015. 600 000 de plus qu’en 2008, soit une hausse de 45 %. Si la progression du nombre d’allocataires est moins rapide ces derniers mois, la pauvreté continue à augmenter en France, contrairement à ce que laisse croire l’évolution du taux de pauvreté [2]


L’augmentation de la pauvreté résulte principalement de la dégradation de la situation de l’emploi. Un grand nombre de jeunes n’arrivent pas à s’insérer dans le monde du travail, avec un taux de chômage qui dépasse 20 % des actifs. De plus en plus de chômeurs âgés n’ont plus de droits à l’indemnisation. A l’issue d’une séparation, une partie des femmes se retrouvent avec des faibles ressources.


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*Nombre de titulaires du RMI et de l'API jusqu'en 2009, puis du RSA socle. Chiffres pour décembre de chaque année.

Montant du RSA socle au 01/04/2016 : 524 € pour une personne seule sans enfant, 944 € pour une personne seule avec deux enfants, 1 101 € pour un couple avec deux enfants. On déduit un forfait logement de ce montant pour ceux qui sont hébergés gratuitement ou perçoivent les allocations logement.

Pour en savoir plus : Les foyers bénéficiaires du Rsa - 2,53 millions fin décembre 2015 , 

Rsa conjoncture n° 13 - Caf, mars 2016.

Quatre millions d’allocataires de minima sociaux

Le nombre d’allocataires de minima sociaux (comprenant notamment le RSA, les minima pour les personnes âgées, les adultes handicapés et les chômeurs en fin de droit) s’établit à quatre millions pour l’année 2014 contre 3,3 millions en 2000, soit une hausse de 24 %. En comptabilisant les ayants droit (conjoints, enfants...), plus de six millions d’individus vivent d’une allocation relevant de ce dispositif. 

Sans ce système de protection sociale, des centaines de milliers de familles vivraient avec peu ou pas de ressources dans des conditions misérables.
L’augmentation d’allocataires de minima sociaux résulte de plusieurs phénomènes. 

D’abord de la dégradation de l’emploi et de la situation sociale en général, mais aussi du sort des personnes âgées. Le nombre d’allocataires du minimum vieillesse avait fortement diminué du milieu des années 1990 au milieu des années 2000 du fait de l’amélioration des carrières des femmes. Elles disposent de plus en plus peuvent de retraites qui, tout en restant inférieures à celles des hommes, sont supérieures au minimum vieillesse. 

Mais comme l’a montré le Centre d’observation de la société, ce n’est plus le cas depuis la fin des années 2000 : l’activité des femmes plafonne et, en général davantage de salariés achèvent leur vie professionnelle avec une carrière qui a subi les effets de la crise (chômage, précarité, interruption d’activité, etc.) ce qui se répercute sur le niveau de leurs pensions.

Nombre d'allocataires de minima sociaux
Unité : milliers
  Revenu de solidarité active (1) 
Allocation adultes handicapés
Allocation invalidité (personnes âgées) 
Allocation de solidarité spécifique
Allocation d'insertion ou allocation temporaire d'attente 
Alloc. transitoire de solidarité 
Minimum vieillesse
Allocation veuvage 
Revenu de solidarité (Dom) 
Ensemble
2000 1 267 100 710 900 104 400 447 000 32 200   765 900 15 000     3 342 500
2005 1 495 600 801 000 112 600 401 600 34 600 41 500 609 400 6 800 10 000   3 513 100
2010 1 373 700 915 000 87 700 355 400 43 000 49 400 576 300 6 400 13 100   3 590 400
2014 1 898 600 1 040 500 79 500 471 700 53 800 11 100 554 200 7 500 9 800   4 126 700
(1) Le RSA remplace le RMI et l'API en France métropolitaine à compter du 1er juin 2009.
Source : ministère des Affaires sociales - France entière - © Observatoire des inégalités

Photo / © Rossella - Fotolia.com

Notes

[1Le RSA socle concerne les personnes sans activité.

 

 

 

Assurance-chômage ramenée à 2 ans, faillite du système de retraite: les seniors dans la tourmente

 

Alors qu’un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE) propose de ramener à deux ans maximum la durée d’assurance-chômage des plus de 50 ans, dans le cadre de mesures visant à augmenter l’emploi des seniors, inférieur à la moyenne de l’OCDE, une enquête IFOP indique que 70% des Français pensent que le régime de retraite va faire faillite. Sale temps pour les seniors et la fin de leur vie professionnelle.

http://www.businessbourse.com/2016/06/03/assurance-chomage-ramenee-a-2-ans-faillite-du-systeme-de-retraite-les-seniors-dans-la-tourmente/

D’après l’enquête IFOP 2016 pour le Cercle de l’Epargne et relayée par France Info mardi, sept Français sur dix sont inquiets pour l’avenir du système de retraite et considèrent qu’il va faire faillite d’ici 10 ans.Et dans le même temps, le CAE préconise de raccourcir l’assurance-chômage des seniors pour favoriser l’emploi de cette catégorie.

http://cercledelepargne.com/lenquete-2016-du-cercle-de-lepargne-cecop-ag2r-la-mondiale-ifop

Taux d’emploi des seniors bien en dessous de la moyenne de l’OCDE

Le taux d’emploi des seniors a fortement augmenté ces 15 dernières années : pour les 55-64 ans, il est passé de 37,9% au début de 2008 à 48,9% à la fin de 2015, soulignent les auteurs du rapport du CAE, Pierre Cahuc, Jean-Olivier Hairault et Corinne Prost. 

http://www.cae-eco.fr/IMG/pdf/cae-note032.pdf

Ils attribuent cette augmentation aux réformes des retraites recul de l’âge légal de départ, augmentation de la durée de cotisation, quasi-suppression des pré-retraites à financement public et de l’assurance-chômage fin du dispositif de dispense de recherche d’emploi.

Cependant, ce taux reste inférieur de 10 points à la moyenne de l’OCDE, une différence provenant surtout du faible taux d’emploi des 60-64 ans (25% en 2014, +10 points en 7 ans, comparé à 68% pour les 55-59 ans, +12 points).

La montée de l’emploi des seniors s’est accompagnée d’un accroissement de leur taux de chômage, un phénomène souvent mis en avant pour s’interroger sur la pertinence du recul de l’âge de la retraite mais qui, selon les auteurs, ne reflète que l’extension de la sphère du travail aux plus de 55 ans. 

Estimant que la faiblesse du taux d’emploi au-delà de 60 ans réduit la création de richesses les auteurs souhaitent favoriser les choix individuels en fin de carrière entre revenu et temps de loisir, et faire en sorte que l’assurance-chômage ne biaise pas prématurément les choix en faveur du retrait de l’emploi

Outre la mise en place d’un plan spécifique d’accompagnement et de formation pour les chômeurs de plus de 50 ans, ils recommandent de réduire la durée d’assurance pour cette tranche d’âge de trois à deux ans maximum, ce qui la ramènerait à la durée en vigueur pour les moins de 50 ans. 

Ils proposent en outre de supprimer l’extension de la période d’indemnisation à partir de l’âge légal jusqu’à l’âge de la retraite à taux plein.

Actuellement, les chômeurs de plus de 50 ans peuvent bénéficier du maintien du versement de leurs allocations tant qu’ils n’ont pas réuni tous leurs trimestres de cotisation pour avoir droit à une retraite sans décote.

Des français plein de paradoxes

Selon l’enquête de l’IFOP, les Français sont plein de paradoxes : inquiets pour leur système de retraite qu’ils voient faire faillite d’ici 10 ans, ils veulent conserver leurs acquis en partant à la retraite le plus tôt possible et en épargnant beaucoup pour compléter leur pension qu’ils considèrent insufisante.

Ainsi, France Info relate que 65% des Français sont opposés à un report de l’âge de départ à la retraite de 62 à 65 ans. Et 70% que le système de retraite va faire faillite dans les dix ans.

Pour être sûrs de vivre convenablement une fois à la retraite, les Français sont prévoyants et épargnent beaucoup : le placement préféré demeure l’assurance-vie pour la disponibilité de l’épargne et l’immobilier précise France Info. 

Enfin, ils plébiscitent également l’accès à la propriété d’une résidence principale pour pouvoir profiter sans souci de ses vieux jours. Ils sont aussi friands des investissements immobiliers pour 30% d’entre eux pour s’assurer une rente.

Par ailleurs, le rapport du CAE, organisme indépendant placé auprès du Premier ministre, dont les travaux n’engagent que leurs auteurs, propose également d’harmoniser progressivement les règles définissant l’accumulation des droits, pour converger à terme vers un régime unifié à points.

 Il suggère d’instituer un système de bonus-malus pour les cotisations employeurs d’assurance-chômage qui s’applique à tous les salariés, seniors compris.

Source: boursorama