D'un côté, les demandeurs d'emploi se plaignent de ne pas trouver de travail, de ne voir aucune annonce digne d'intérêt quand il y en a. De l'autre, les entreprises cherchent désespérément l'âme sœur pour épouser un poste à la mesure de l'enjeu qui est le leur. Mais quelles sont donc les raisons qui ne permettent pas à ces antagonistes de se

rencontrer ?

 

Parmi ces freins, n'y aurait il, par exemple, les appréhensions liées à la fragilité des relations humaines actuelles, à ces tendances de rémunérer à la baisse à outrance (la loi de l'offre et de la demande), à exploiter les filons de la jeunesse et, à l'opposé, également ceux qui possèdent une lourde expérience et savoir faire ? Le « label » « R.S.E. » répond il suffisamment pour rassurer le grand public, en particulier les demandeurs d'emploi ? Rien n'est moins sûr. Décryptage.

 

Pourquoi une « responsabilité sociétale des entreprises » ?

 

L'intégration de divers paramétres sont nécessaires : social, environnemental, économie. Il convient de rajouter « le volontariat » sans quoi rien n'est constructible, envisageable, pensable. « L'intéractions » entre les parties prenantes (selon la définition de Wikipedia) laisse à penser que cela dépasse le cadre du « développement durable ». Cette contribution pèse dans les enjeux économiques d'une zone, région, nation. Ensuite, il est possible d'apprécier ou le non le terme sociétale de façon plus large en évoquant la notion de « responsabilité », terme plus engageant, de fait, face aux détracteurs.

 

Parler de la « prise en compte des impacts » en souhaitant la lecture des mesures chiffrées revient à dire que depuis les années 1970, 2010 avec l'intégration de la notion de responsabilité, se pose la question : qu'en est il réellement en « pratique » sur le terrain depuis cette période ? Depuis son concept qui remonte aux années 1960, n'a t on pas l'impression, comme pour bien d'autres choses, que le terme est bien rentré dans le langage courant et que la sauce est bien servie à chaque repas ? L'effet de mode peut être ? Faut il croire que tout ne repose que sur du « conceptuel » parce que plus vendeur et d'actualité politique ?

 

Les « impacts environnementaux » sont ils vraiment, hormis la démarche du politiquement correct, si vérifiables et quantifiables ? La notion « énergétique » semble s'infiltrer plus aisément dans les services de gestion financière des sociétés actuelles. La perspective d'une économie d'échelle ne peut en effet laisser indifférent. Mais qu'en est il de l'aspect « humain » ?

 

Les futurs salariés ont il peur de leurs futures entreprises ?

 

Ceci n'est qu'une question. Il n'y a pas vraiment de bonne période ou occasion pour se la poser. Mais il convient de constater qu'à l'heure actuelle personne ne parvient à expliquer cette espèce de méfiance qui sépare les sociétés en quête de salariés et les demandeurs d'emploi à la recherche d'un job. Certains diront que les chômeurs sont des feignants. D'autres démontreront que les travailleurs étrangers sont moins regardants et plus malléables que les français. Qu'en est il vraiment ? Autant il semble plus facile de jauger avec des barêmes, des systèmes de mesure, des appareils ultra perfectionnés les effets du RSE en matière d'économie, d'écologie. Mais rien ne permet d'apprécier les effets sur le monde du travail et ses principaux acteurs aux différentes échelles qu'il convient de les trouver. Du poste de gérant/PDG à celui de manœuvre, manutentionnaire, ouvrier, technicien de surface, en passant par les postes administratifs, les échelons hiérarchiques transpirent de l'état d'esprit d'une société. Avec l'avènement des réseaux, les commentaires fusent, les mécontentements transpirent.

 

Les salariés en place sont ils heureux de leur sort ? Il fut un temps où la « recommandation » était récompensée (à l'exemple de la Société Rank Xerox dans les années 1980 pour coller à la norme Iso de l'époque). Rien ne prouve qu'un salarié travaille dans la satisfaction, gratification à un juste salaire et qu'il ai envie de le faire savoir. Une société qui n'a pas bonne « cote », quelle que soit sa taille humaine, cela se sait, cela se dit et se répand.

 

Certes, il ne convient pas de faire tout reposer sur cette piste d'explication. Mais il faut bien admettre que le phénomène semble assez général. Les sociétés qui embauchent ne trouvent pas de candidat(s) pour certains types de profil. Alors il serait temps de se poser les bonnes questions ? Les salariés revendiquent ils trop d'avantages sociaux, de salaires adaptés, de conditions de travail décent ? Ou bien ce sont les sociétés qui ne cachent plus leurs nécessités de réduire leurs coûts, de minimiser les embauches pour mieux soutirer la dynamique, surtout les premiers mois, de leurs nouvelles recrues ?

 

Un malaise persistant ne peut qu'amener à une réelle prise de conscience. Si demain signifiait l'application des normes « RSE », il conviendrait d'en définir exactement les enjeux et les règles. Sans généraliser, il n'est pas improbable que bien des salariés aient besoin aujourd'hui, plus qu'hier et bien moins que demain, d'être RASSURES sur la façon dont ils vont devoir s'exécuter dans leurs tâches et à quelle sauce humaine ils devront accepter d'être mangés.. Le burnout gagne du terrain !

 

Claire Mollien

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