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NATURE / ECOLOGIE - Actu-Environnement.com - 07/09/2010
Immeubles, passerelles, façades réfléchissantes, murs anti-bruit… Le verre tient une place considérable dans l'architecture moderne. En France, ce sont des centaines de milliers d'oiseaux qui succombent après avoir heurté des surfaces vitrées.

Les drames des oiseaux migrateurs font régulièrement la une des journaux en Amérique du Nord. Les métropoles modernes, fortement illuminées et parsemées de gratte-ciel, font énormément de victimes à plumes. En Europe, le phénomène d'attraction des oiseaux migrateurs nocturnes par des sources de lumière est moins connu, mais bien réel.
C'est initialement grâce à un chercheur américain, Daniel Klem, que la dimension du problème a été révélée. Dans ses études commencées à la fin des années 80, il montre qu'il y a en moyenne entre 1 et 10 collisions par bâtiment et par an. Ce qui conduit à une estimation de 100 millions à 1 milliard de victimes ailées chaque année, uniquement aux Etats-Unis. La plupart ne survivent pas à une collision même si, dans un premier temps, ils sont encore capables de s'envoler.

Pour réduire les pertes, les organisations de protection ont lancé des initiatives de sensibilisation des architectes, des autorités et des propriétaires de tours. Les villes de Toronto et New York ont publié des recommandations indiquant comment concevoir à l'avenir des immeubles qui ménagent les oiseaux .

En Europe, des études sont en cours en Suisse et en Italie. La station ornithologique de Sempach, en Suisse, a fait une série de tests, en coopération avec des industriels du verre, pour développer des vitres absorbant le rayonnement UV. Les substances absorbant les UV seraient en effet perçues par les oiseaux.

Le verre est en effet un piège pour les oiseaux. Leur capacité visuelle ne leur permet pas de l'identifier comme obstacle. Chez la plupart des espèces, les yeux sont situés sur les côtés de la tête. Cela leur permet une vue avec un angle très large, mais limite leur perception du relief. D'apparition relativement moderne, le verre n'est pas pris en charge par les perceptions des oiseaux, même si, au cours des deux derniers siècles, merles, mésanges et martins-pêcheurs se sont de plus en plus adaptés au monde urbain.

Prévenir les collisions

L'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) lance une campagne de sensibilisation en France. Dans un dossier solidement documenté, elle propose un arsenal de mesures afin de ménager les oiseaux. La priorité est de rendre visibles les surfaces transparentes par des marquages, trames pointillées, lignes horizontales, verres colorés. L'autre solution consiste à éviter les surfaces planes au profit de surfaces inclinées ou bombées, d'adopter des matériaux translucides plutôt que transparents, de garnir les baies de brise soleils, de plantes grimpantes ou de stores extérieurs, aux avantages à la fois protecteurs et esthétiques.

Reste aussi à réduire la pollution lumineuse. Comme les insectes, les oiseaux migrateurs sont attirés par la lumière lorsqu'ils volent la nuit dans des conditions météorologiques difficiles. Tant que le ciel est dégagé, les lumières au sol ne posent pas de problème aux oiseaux migrateurs, qui s'orientent grâce aux étoiles et aux grandes structures géographiques. Les problèmes surviennent quand ils traversent des nuages ou des zones de brouillard. Lorsque la lumière est émise vers le ciel, leur sens de l'orientation est perturbé. Ils peuvent être attirés par le dôme de lumière d'une ville et y rester emprisonnés pendant des heures, jusqu'à épuisement.

La solution est d'éviter le rayonnement vers le haut, de limiter l'éclairage au strict nécessaire en le ciblant de haut en bas afin de le concentrer sur des objectifs précis (routes, chemins, places…). C'est le cas de Lyon et de Zürich (Suisse), qui a lancé le Plan Lumière, alliant sécurité nocturne et sobriété lumineuse.

Agnès Sinaï



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