Assurance-vie, ne signons plus les yeux fermés

On se pose peu de questions sur l'assurance-vie, véritable institution de l'épargne populaire. On a bien tort. Nous avons enquêté et découvert que ces placements contiennent des actifs risqués, et même parfois pourris.

Le fonds en euros d'un contrat d'assurance-vie est un placement plébiscité, car le capital est contractuellement garanti. Et pourtant, notre enquête publiée dans notre numéro d’octobre démontre qu'il n'est pas forcément à l'abri...

Des obligations d’États, mais de quels États ? Mystère…

Les fonds en euros sont généralement présentés comme étant constitués d'obligations d'États et d'entreprises. En clair, des morceaux de dettes publiques et privées. L'information s'arrête souvent là : on ne sait ni quelles sociétés ni quels États, s'ils sont bien notés ou pas. Il faut juste espérer qu'ils rembourseront.

Plus surprenant encore : ces produits de bon père de famille contiennent dans des proportions variables des actifs risqués, comme des actions, des parts d'immobiliers d'entreprises ou, plus mystérieux encore, des produits dérivés, qui, il faut le reconnaître, ne sentent pas très bon.

Nous avons trouvé un fonds en euros qui a pu inclure jusqu'à 20 % de ces fonds purement spéculatifs. Comble de l'embrouille, certains sont même classés dans la partie «obligations» !

Peu de banques et d’assureurs nous ont répondu

Lorsque 60 a demandé le détail des actifs inclus dans les grands fonds en euros, d'abord officiellement, puis via une enquêtrice sur le terrain, les réponses reçues des banques et des compagnies d'assurances ont été négatives : circulez, y a rien à voir.

Seules les associations d'épargnants (Afer, Gaipare, Amap MACSF) se sont montrées transparentes, ainsi que la mutuelle Maaf.

Séduire de nouveaux clients au détriment des anciens

Notre enquête explique également comment les assureurs et les banques altèrent volontairement le rendement des contrats plus anciens pour séduire de nouveaux clients, comment les contrats multisupports jouent sur les mots «prudence» ou «équilibre» pour induire dans l'esprit du souscripteur une fausse idée de sécurité.

Nous expliquons pour finir ce que risque l'épargnant si jamais un ou plusieurs États européens ne parviennent plus à faire face à leurs échéances.

http://www.60millions-mag.com/actualites/actualites_du_mois/assurance_vie_ne_signons_plus_les_yeux_fermes

Le 8e palmarès de la voiture citoyenne (septembre 2010)

Comment trouver une voiture respectueuse à la fois de l’environnement, de ses occupants et des autres usagers de la route ? En consultant le nouveau palmarès de la voiture citoyenne, publié par la Ligue contre la violence routière en partenariat avec 60.

Ce palmarès attribue aux voitures une note de “citoyenneté” pour pouvoir guider les acheteurs de voitures neuves. L’édition de septembre 2010 du palmarès classe 1156 véhicules de 182 modèles différents appartenant à 37 marques.

Les Japonaises devant, Renault à la traîne

  • Les Japonaises tiennent cette année la tête de notre classement. La voiture hybride Honda Insight arrive première, et pas seulement grâce à la nature hybride de sa motorisation. Elle obtient en effet d’excellentes notes pour la protection des occupants et la protection des piétons. En deuxième place, la Toyota iQ, voiture essence, obtient de bons scores notamment en matière de protection des usagers vulnérables : un avant court n’est donc pas incompatible avec cet objectif. Une autre voiture hybride obtient la troisième place : la Toyota Prius. Puis viennent deux autres versions de l’iQ en 4e et 6e place.
  • Trois versions de la Ford Fiesta occupent les 5e, 9e et 10e places. Une Hyundai (i20) occupe la 7e place, puis c'est la Seat Ibiza qui prend la 8e position.
  • La Smart qui était première du classement en 2008 et 12e en février 2010 perd encore des places. Elle est reléguée à la 18e place. Les bons résultats de la Smart tenaient à la fois à sa très faible consommation et à sa bonne note sur le critère d’agressivité. Mais il est difficile de produire un véhicule pratiquement sans capot, tout en assurant une bonne protection des piétons.
  • En regroupant les meilleurs modèles par marque, on s’aperçoit que les trois constructeurs qui prennent le plus en compte l’environnement et la protection des passagers et des autres usagers de la route sont : Volkswagen, Toyota et Seat. Citroën arrive en 7e position et Peugeot en 8e.
  • À noter les mauvais résultats de Renault : son premier modèle, la nouvelle Mégane, n’arrive qu’en 140e position. La marque a perdu 100 places depuis le palmarès 2008.

Comment le palmarès est-il établi ?

Chaque voiture est notée sur 20. Cette note globale est établie à partir des quatre critères citoyens suivants, notés chacun sur 5 :

  • La protection des occupants

Deux tests EuroNcap (European New Car Assessment Program) sont utilisés pour noter les véhicules : choc frontal et choc latéral.

  • La protection des piétons et des deux-roues

Elle est évaluée par le test piétons d’EuroNcap.

  • La protection des occupants des autres voitures

Elle dépend de “l’agressivité” du véhicule. Celle-ci est définie par sa masse et sa vitesse maximale. La formule retenue est celle de l’énergie cinétique maximale (1/2 mv2).

  • La protection de l’environnement

On retient la consommation en cycle urbain, donnée de l’Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle (Utac), et on la met en relation avec les rejets de gaz carbonique (CO2), principal gaz à effet de serre.

Les nouveautés 2010

Deux nouvelles données sont indiquées dans le palmarès 2010, sans influer sur le classement :

  • le groupe du classement des assureurs

Cette donnée est fournie par l’association Sécurité et réparation automobiles (SRA) à laquelle adhèrent tous les assureurs automobiles. Le classement SRA est constitué de quatre indicateurs :

- un indicateur représentatif de la “dangerosité” et prenant en compte à la fois, des éléments de dynamique du véhicule et de sécurité
- un indicateur caractéristique de son coût de remplacement
- un indicateur représentant sa vulnérabilité au choc et sa réparabilité
- un indicateur pour la protection antivol.

Les voitures sont classées dans différents groupes (entre 20 et plus de 40). Les assureurs s’appuient sur ces groupes pour établir le montant de la prime d’assurance.

  • le prix des versions notées

Le classement indique la lettre correspondant à la catégorie de prix fixée par l’association SRA. Plus la lettre est loin dans l’alphabet, plus la voiture appartient à une catégorie de prix élevé.