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Publié le 29/10/2019, 10:25 par Claire Mollien
Ce pas, Emmanuel Poil, 49 ans, l’a franchi. Dès 14/15 ans déjà, il se passionne bénévolement pour les fouilles
Publié le 29/10/2019, 10:23 par Claire Mollien
Divers articles parus ... dont une nécrologie .. Boffres
Publié le 29/10/2019, 10:05 par Claire Mollien
des-infos-encore-des-infos-un-pot-pourri-de-lectures-pour-la-toussaint-en-partageavec un immense merci à Pierre-Jean Llorens pour sa large contribution à cette rubrique : Recrutement : la fin des salles d'entretien...

67% des Français se sentent mal accompagnés par leur banque

81% des Français trouvent que leur conseiller n'est pas force de proposition

59% des jeunes de la Génération Z n'ont pas de bonnes relations avec leur banque

71% des Français pensent que leur vie serait meilleure si leur banquier était plus volontaire

61% des plus de 60 ans pensent que leur banquier est incompétent

28% des Français pensent changer de banque cette année

42% des plus de 60 ans se connectent tous les jours à leur compte

64% des Français sont attirés par les néo-banques

Paris, 1septembre 2019

Monewayla première néo-banque grand public évolutive et collaborative, analyséles réponses de 3 654 personnes afin de mieux comprendre les attentes des différentes générations en matière de services bancaires. Lien officiel : www.moneway.com

« Ce sondage met en avant un fait majeur globalement les Français sont très peu satisfaits des services bancaires traditionnels. La grande majorité réclame du changement et de l'innovationDans l'ensemble, les Français sont ultra-connectés et attendent encore plus d'évolutions de la part des acteurs Fintech », a commenté Noémie Nicod, Co-fondatrice et Directrice générale de Moneway.

Manque d'accompagnement et de conseils ?

Les moins de 18 ans considèrent à 79% que leur banque ne les accompagne pas suffisamment. Globalement, c'est aussi le cas pour 67% des Français. Ce manque d'accompagnement est renforcé par le fait que 90% des moins de 18 ans trouvent que leur conseiller bancaire n'est pas force de proposition à leur égard. Un fait également partagé par 81% des personnes interrogées. Malgré ces attentes, 56% des Français déclarent avoir de bonnes relations avec leur banque. C'est encore plus le cas pour la tranche des 30-39 ans qui sont plus de 62% alors que les moins de 18 ans sont les seuls à ne pas apprécier ce relationnel avec plus 59% de représentativité.

Questions

Réponses

Moins de 18 ans

19 - 29 ans

30 - 39 ans

40 - 49 ans

50 - 59 ans

+ de 60 ans

Votre banque vous accompagne-t-elle facilement dans vos projets ?

Oui

21%

29%

35%

43%

36%

31%

Non

79%

71%

65%

57%

64%

69%

Votre conseiller est-il force de proposition ?

Oui

10%

16%

19%

22%

23%

22%

Non

90%

84%

81%

78%

77%

78%

Dans l'ensemble, avez-vous de bonnes relations avec votre banque ?

Oui

41%

58%

62%

61%

57%

56%

Non

59%

42%

38%

39%

43%

44%

 

 

Le changement c'est... quand ?

A la question « Pensez-vous que votre vie serait meilleure si votre banque était plus volontaire ? », 71% des Français disent que « oui ». Dans le détail, 76% des moins de 18 ans sont les plus nombreux à le penser. En revanche, 61% des plus de 60 ans avouent que leur banquier manque de compétences ce qui est bien au-dessus de la population française (52%). Paradoxalement, 72% des personnes interrogées n'ont pas prévu de changer de banque cette année.

Questions

Réponses

Moins de 18 ans

19 - 29 ans

30 - 39 ans

40 - 49 ans

50 - 59 ans

+ de 60 ans

Pensez-vous que votre vie serait meilleure si votre banque était plus volontaire ?

Oui

76%

74%

69%

72%

66%

71%

Non

24%

26%

31%

28%

34%

29%

Trouvez-vous que votre banquier est compétent ? 

Oui

53%

52%

49%

48%

44%

39%

Non

47%

48%

51%

52%

56%

61%

Prévoyez-vous de changer de banque cette année ?

Oui

31%

29%

27%

22%

29%

32%

Non

69%

71%

73%

78%

71%

68%

Des utilisateurs ultra connectés et attirés par les néo-banques

39% des Français se connectent 1 fois par jour à leur compte bancaire et 29% plusieurs fois par jour. Ce sont les plus de 60 ans qui sont les plus accros et se connectent quotidiennement à 42%. L'appareil le plus utilisé est clairement le smartphone pour 65% des Français. Les moins de 18 ans sont même 81% à les utiliser.

Les néo-banques ont le vent en poupe puisque 64% des Français avouent qu'ils sont attirés par leurs services. Un chiffre qui monte à 78% pour les jeunes. Un engouement qui peut s'expliquer par le manque d'innovations des banques traditionnelles. En effet, 35% des Français se plaignent d'une absence de services novateurs et à la pointe des nouvelles technologies et 26% ne peuvent pas se prononcer sur cette question. Un fait qui est plus marqué chez les moins de 18 ans puisqu'ils sont 51% à avouer ne pas avoir assez d'innovations dans leur banque traditionnelle.

Questions

Réponses

Moins de 18 ans

19 - 29 ans

30 - 39 ans

40 - 49 ans

50 - 59 ans

+ de 60 ans

Combien de fois vous connectez-vous à votre compte bancaire ?

Jamais

2%

1%

1%

1%

2%

2%

1 fois / an

3%

3%

2%

2%

2%

3%

1 fois / mois

14%

11%

11%

11%

12%

11%

1 fois / sem.

15%

17%

16%

15%

16%

13%

1 fois / jour

38%

39%

36%

39%

41%

42%

X fois / jour

28%

29%

34%

32%

27%

29%

Via quel device vous connectez-vous principalement à votre compte bancaire ?

PC

6%

9%

12%

13%

19%

21%

Smartphone

81%

69%

66%

64%

56%

51%

Tablette

13%

22%

22%

23%

25%

28%

Les banques en ligne ou néo-banques vous attirent-elles ?

Oui

78%

71%

69%

63%

55%

49%

Non

22%

29%

31%

37%

45%

51%

Votre banque propose-t-elle suffisamment de services nouveaux et à la pointe des nouvelles technologies ?

Oui

35%

36%

38%

38%

41%

43%

Non

51%

42%

37%

35%

33%

18%

Je ne sais pas

14%

22%

25%

27%

26%

39%

 

 

 

Conférence de presse

« L’évolution de l’activité et des capacités d’accueil dans les hôpitaux
depuis 2013 et la prise en charge des enfants aux urgences »

Mercredi 9 octobre 2019 de 9h30 à 10h30
(accueil à partir de 9h15)

À la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques
10, place des Cinq-Martyrs-du-Lycée-Buffon - Paris 14e  - Salle 4232 R

En raison du plan Vigipirate, une pièce d'identité vous sera demandée à l'entrée de l'immeuble ;
nous vous invitons à prévoir votre heure d'arrivée en conséquence.

******

L’évolution de l’activité hospitalière entre 2013 et 2018
Nathalie Rigollot, coordinatrice de l’AAH  (ATIH)

L’évolution des capacités d’accueil dans les établissements de santé entre 2013 et 2018
Gaëlle Gateaud, cheffe du pôle statistiques et enquêtes sur les établissements de santé (DREES)

Urgences : plus du quart des passages concernent les enfants de moins de 15 ans

Bénédicte Boisguerin, chargée d’études sur les établissements de santé (DREES)

Les études seront remises en conférence de presse
et seront sous embargo jusqu’au 10 octobre 2019 à 6 heures.

 

VIENT DE PARAÎTRE :

224 300 interruptions volontaires de grossesse en 2018

Annick Vilain (DREES)
Études et résultats 
n° 1125
DREES, septembre 2019

 

En 2018, 224 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été réalisées en France, dont 209 500 auprès de femmes résidant en métropole. Le taux de recours s’élève à 15,0 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en métropole et à 27,8 dans les départements et régions d’outre-mer (DROM), son niveau le plus élevé depuis 1990. Les femmes de 20 à 29 ans restent les plus concernées, avec un taux de 27 IVG pour 1 000 femmes sur l’ensemble du territoire. L’indice conjoncturel d’avortement atteint 0,56 IVG par femme en 2018.

Les écarts régionaux perdurent, les taux de recours allant du simple au double selon les régions : de 10,9 IVG pour 1 000 femmes en Pays de la Loire à 22,0 IVG en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans les DROM, ils sont plus élevés et atteignent jusqu’à 38,5 en Guadeloupe.

55 800 IVG ont été réalisées hors d’une structure hospitalière, soit 25 % du total des IVG. À l’hôpital, la part des IVG instrumentales continue de décroître et s’élève à 40 %, soit 30 % du total des IVG.

 

 

Paris, le 16 septembre 2019

Les études de la DREES à paraître du 16 septembre au 11 octobre 2019
- planning prévisionnel –

                                                                                       

Social

Le non-recours aux droits à retraite
(Coll. Études et Résultats)
17/09
L’accompagnement et l’orientation des bénéficiaires du RSA – résultats au 31 décembre 2018 (Mise en ligne des données sur data.drees ) Semaine 40
Les bénéficiaires d’aides au logement : profils et conditions de vie
(Coll. Les Dossiers de la DREES)
Semaine 41

 

Synthèses, études économiques et évaluation

L’opinion des Français sur les politiques familiales
(Coll. Études et Résultats)
Semaine 40

 

Santé

Les interruptions volontaires de grossesse
(Coll. Études et Résultats)
Semaine 39
L’espérance de vie en bonne santé
(Coll. Études et Résultats)
Semaine 40
Les capacités d’accueil à l’hôpital
(Coll. Études et Résultats)
Semaine 41
Les enfants accueillis aux urgences
(Coll. Études et Résultats)
Semaine 41

 

 

Si ce message ne s’affiche pas correctement, cliquez ici

 
 
 

 Paris, le 16 septembre 2019

 
 

SOUS EMBARGO

Jusqu'au 17 septembre à 6 heures

 
 

À PARAÎTRE :

Non-recours : à 70 ans, un tiers des assurés

n'ont pas fait valoir tous leurs droits à retraite

Gabin Langevin et Henri Martin (DREES)
Coll. 
Études et résultats

n° 1124, septembre 2019

 

À l’âge de 70 ans, 68 % des assurés du système de retraite français nés en 1942 qui ont cessé leur activité professionnelle ont fait valoir l’ensemble de leurs droits à retraite.

7 % des assurés de la génération 1942 ne bénéficient d’aucune pension de retraite des régimes obligatoires. Le plus souvent, ils ont validé peu de trimestres en France et généralement en début de carrière. Trois quarts d’entre eux sont nés à l’étranger.

24 % des assurés bénéficient seulement d’une partie des pensions auxquelles ils ont droit. Les droits non liquidés correspondent le plus souvent à des régimes que ces retraités
ont quittés depuis de nombreuses années et dans lesquels ils ont acquis peu de trimestres ou peu de points retraite.

Les droits non liquidés correspondent pour l’essentiel à de faibles montants : environ 2 % de l’ensemble des droits acquis par la génération née en 1942. Le manque à gagner pour ceux qui n’ont liquidé qu’une partie de leurs droits est d’environ 40 euros bruts par mois.

Le taux de recours varie d’un régime de retraite à l’autre. Alors que la totalité des assurés des régimes de fonctionnaires y ont liquidé leurs droits, c’est le cas de seulement 60 % de ceux du régime complémentaire des contractuels de la fonction publique. Au régime général, 87 % des assurés ont fait valoir leurs droits à retraite.

 

3 037 euros de dépense de santé par habitant en 2018

En France, les dépenses de santé, évaluées à travers la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM), s’élèvent à 203,5 milliards d’euros en 2018 (8,6 % du PIB). Cela représente 3 037 euros par habitant en moyenne. La CSBM continue d’augmenter en 2018 (+1,5 %) mais moins qu’en 2017 (+1,7 %) et qu’en 2016 (+2,1 %), notamment en raison du ralentissement de la consommation des soins hospitaliers. Les soins de ville deviennent ainsi le premier contributeur à la croissance des dépenses de santé. Les parts prises en charge par la Sécurité sociale et organismes complémentaires augmentent respectivement, diminuant ainsi la participation des ménages.

La consommation de soins hospitaliers, qui représente 46 % des dépenses de santé, décélère nettement en 2018 (+0,8 %, après +1,6 % en 2017) tandis que la consommation de soins de ville, elle, est dynamique (+2,9 %, après +2,6 % en 2017). Cette dernière explique plus de la moitié de la croissance de la CSBM alors qu’elle n’en représente qu’un quart du total. La consommation de médicaments délivrés en ville (16 % de la CSBM) est quasiment stable (-0,2 %) tandis que celle des autres postes de dépenses (transports sanitaires, optique, etc.) augmente de 3,9 %.

En 2018, la participation des ménages aux dépenses de santé continue de diminuer. Leur reste à charge s’établit à 7,0 % de la CSBM en 2018, après 7,5 % en 2017 et 7,7 % en 2016. Cette baisse résulte à la fois de la progression de la part des dépenses prises en charge par la Sécurité sociale (78,1 %) et de celle des organismes complémentaires1 (13,4 %). L’évolution de la part de la Sécurité sociale qui a progressé de 0,2 point en moyenne par an entre 2009 et 2018 est principalement liée à la forte progression du nombre de patients pris en charge à 100 % au titre des affections de longues durées (ALD), elle-même liée au vieillissement de la population et au développement des pathologies chroniques. La hausse de la part prise en charge par les organismes complémentaires (+0,3 point en 2018) s’explique notamment par une meilleure prise en charge de l’optique et des soins dentaires à la suite de la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise initiée en 2016. En définitive, la participation directe des ménages aux dépenses de santé s’élève à 14,3 milliards d’euros en 2018, soit 214 euros par habitant et par an. Ce montant moyen varie selon le profil des personnes (âge, état de santé, etc.).

La France fait partie des pays de l’Union européenne où la dépense courante de santé au sens international2 est la plus élevée (11,3 % du PIB soit 1 point de plus que la moyenne de l’UE 15) tandis que la part de reste à charge des ménages est la plus faible des pays de l’OCDE (9 % de la DSCi). Au cours de la période récente, la croissance des dépenses de santé en France est restée stable (+1,4 % en moyenne entre 2009 et 2017) alors qu’au sein des pays de l’UE-15 les dépenses ont accéléré (+2,0 % en moyenne entre 2013 à 2017, après -0,1 % en moyenne entre 2009 et 2013).

1Mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d’assurances.
2La dépense courante de santé au sens international (DSCi) recouvre la CSBM majorée notamment des dépenses de soins de longue durée et des subventions au système de soins. Ce concept, harmonisé entre pays de l’OCDE, est utilisé pour établir des comparaisons internationales en matière de dépenses de santé.

« Les dépenses de santé en 2018 - résultats des comptes de la santé » Édition 2019 


Chaque année, DREES publie les résultats des comptes nationaux de la santé (CNS) dans un ouvrage panorama qui retrace les dépenses de santé et analyse de façon détaillée la consommation finale de soins en France et les financements correspondants, qu’ils relèvent de l’Assurance maladie, de l’État, des collectivités locales, des organismes complémentaires ou directement des ménages. Les principaux résultats sont replacés dans une perspective internationale.

Les principaux résultats des comptes de la santé sont présentés, en septembre, lors de la Commission des comptes de la santé, en présence de la ministre des Solidarités et de la Santé, de représentants des professionnels de la santé, de personnalités et acteurs du secteur de la santé et d'un collège de personnalités qualifiées, composé de chercheurs et de spécialistes du domaine. Les travaux de cette commission s’inscrivent dans le cycle préparatoire du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, discuté au Parlement à l’automne. Élaborés par la DREES, les comptes de la santé constituent l’un des satellites des comptes nationaux de l’Insee, dont ils adoptent la méthodologie. Ils servent également de base à l’élaboration des comptes de la santé présentés dans les instances internationales (système SHA de l’OCDE, d’Eurostat et de l’OMS) et permettent ainsi d’établir des comparaisons internationales sur des bases fiables et harmonisées.


Télécharger l’ouvrage :
« Les dépenses de santé en 2018 - Résultats des comptes de la santé - édition 2019 »
Sous la direction de Lucie Gonzalez, Jean-Cyprien Héam, Myriam Mikou et Carine Ferretti,
coordonné par Julia Cuvilliez et Raphaël Trémoulu (DREES)
Collection Panoramas de la DREES-santé, septembre 2019, 155 pages.

 

Avenir du Centre Hospitalier de Valence : Nicolas Daragon met en grève le Conseil de surveillance
Ce jeudi 5 septembre, le Maire de Valence, président du conseil de surveillance de l’hôpital, décide, faute de réaction de l’Etat, d’adopter une posture similaire aux personnels des urgences en grève : il ne siègera plus au Conseil de surveillance tant que des moyens budgétaires, matériels et humains n’auront pas été mobilisés

Depuis le 26 mars dernier, le personnel médical et non médical du service des urgences du Centre Hospitalier de Valence est en grève illimitée. Cette mobilisation fait suite à l'annonce de la suppression de lits, de la fermeture de postes et de la réorganisation des missions quotidiennes de ces professionnels de santé qui s’inscrit dans le cadre du Plan de Retour à l’Equilibre décidé sous l’autorité du Ministère des Solidarités et de la Santé.

Très attaché à ce service public de santé et conscient du manque de moyens, de la surcharge de travail et de la dégradation des conditions de travail des personnels de l’hôpital et du risque de dégradation de la prise en charge des patients, Nicolas Daragon recevait des représentants du personnel lors du conseil de surveillance du 26 mars. Il adressait alors un courrier à Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, le 2 avril dernier afin de l’alerter sur la situation valentinoise et de connaître les actions envisagées pour y remédier.
Il réagissait aussi aux déclarations de la Députée Mireille Clapot qui interpellait l’ARS, alors qu’elle-même vote chaque année le projet de loi de finances de la sécurité sociale.

« A Valence, au-delà du service des urgences et de la situation intenable qu’il connaît, la suppression des postes d’aides-soignantes, le manque de professionnels et les conditions de résidence dans le secteur de la personne âgée contribuent directement aux dysfonctionnements actuels. Quant au déficit du Centre hospitalier valentinois (CHV), il s’explique notamment par les baisses des cotations des actes ambulatoires, qui ont vocation à réduire les effectifs, et par les dépenses d’intérim médical du fait de la pénurie de médecins urgentistes et anesthésistes. En somme, le Centre hospitalier souffre des orientations nationales » détaille-t-il.

Sans réponse à son courrier d’avril ni propositions de l’Etat à ce jour, le Maire de Valence adresse aujourd’hui un nouveau courrier à Mme la Ministre pour l’informer de sa décision de se mettre lui aussi « en grève illimitée » de ses fonctions de Président du Conseil de surveillance et lui demander des décisions concrètes et appropriées. L’ensemble des membres du conseil de surveillance du CHV a approuvé cette initiative et lui a apporté son soutien unanime.

Ce courrier est également l’occasion pour le Maire d’apporter des pistes de réflexion et de réponses en faveur du monde hospitalier en général et du CHV en particulier :

  1. Remettre les patients et les usagers au cœur du débat et interrompre la dégradation de la qualité des soins, notamment aux urgences où l’activité a explosé sans moyens supplémentaires.
  2. Susciter un véritable choc d’attractivité pour l’hôpital public, où les rémunérations sont complètement déconnectées de celles pratiquées dans le privé.
  3. Revaloriser les rémunérations des personnels hospitaliers, notamment les infirmières et les aides-soignants, pour faire face à la pénurie d’effectifs.
  4. Remédier définitivement à la rareté de la ressource médicale en facilitant l’accès aux métiers de la santé, pour ne pas pénaliser l’activité des établissements et leur capacité à couvrir les besoins de santé.
  5. Revoir la tarification des actes qui est déconnectée de la réalité des coûts et de leur évolution. Cela permettrait de trouver des ressources nouvelles.
  6. Obtenir des aides en exploitation pour accompagner la transition du CHV jusqu’à permettre au contrat de développement de produire ses effets, sans que son déploiement ne soit brutal et provoque la souffrance supplémentaire au travail qui a déjà atteint un niveau intolérable.
  7. Obtenir des aides en investissement (ce d’autant que Valence joue un rôle de recours en Drôme-Ardèche pour plusieurs activités), en ciblant particulièrement le service des urgences, le bâtiment gastro, le court séjour gériatrique, l’unité de soin longue durée, les soins de suite et de réadaptation…


« Cette situation n’a que trop duré. Il est de la responsabilité exclusive de l’Etat d’apporter des réponses appropriées, par des décisions concrètes, alors que les moyens alloués ne répondent aujourd’hui en rien aux besoins réels. Les personnels hospitaliers doivent pouvoir simplement exercer leurs missions de service public dans des conditions satisfaisantes, au bénéfice d’une offre de santé de proximité adaptée aux besoins de nos concitoyens » précise le Maire de Valence.

PJ : courrier adressé à la Ministre de la Santé et des Solidarités

 

QUEL EST LE COUT D'UN EHPAD EN FRANCE ?
Par le site Logement-seniors.com (infographie jointe)


Le système tarifaire des EHPAD en France 

  1. Un EHPAD : qu'est-ce que c'est ?  

Les EHPAD sont des établissements pour personnes âgées dépendantes. Également appelés maisons de retraite médicalisées, ils accueillent les personnes âgées de plus de 60 ans et sont spécialisés dans la prise en charge et l'accompagnement médical des seniors. L'âge moyen d'entrée en EHPAD est de 85 ans et la durée médiane des séjours est de 2 ans et 7 mois.[1]
On dénombre en France près de 8 000 EHPAD, ils représentent 70% des établissements pour personnes âgées. Il existe trois statuts :

  • Les EHPAD publics représentent 44% du secteur,
  • Les EHPAD associatifs représentent 31% du secteur,
  • Les EHPAD privés à but commercial représentent 25% du secteur. 

Selon le niveau de dépendance, il existe différents types d'EHPAD :

  • Les EHPAD Alzheimer assurent le suivi et le traitement des seniors atteints de cette pathologie et troubles apparentés avec une architecture, des équipements, des services, activités et animations adaptés. 
  • Les MAPAD (Maisons d'Accueil de Personnes Agées Dépendantes) accueillent les seniors en situation de forte dépendance. Les établissements possèdent des équipements et un personnel médical spécialisé. Ils ont une capacité d'accueil inférieur aux EHPAD (moins de 25 lits).  
  • Les USLD (Unités de Soins Longue Durée) sont réservées aux seniors atteints de maladie nécessitant une surveillance médicale et un traitement longue durée. Ces unités relèvent du secteur hospitalier.

Le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans s'élève aujourd'hui à 1.4 million. L'espérance de vie augmentant chaque année, en 2060, ils seront 5 millions. L'augmentation du nombre de personnes dépendantes augmente également. Ainsi, la demande de logement en EHPAD est de plus en plus forte.

  1. Le système tarifaire des EHPAD en France

La réforme de la tarification a bouleversé le marché des EHPAD. Entrée en vigueur le 1er janvier 2017, cette réforme propose désormais un financement forfaitaire des soins et de la dépendance en fonction des besoins des résidents dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Elle reprend les 2 décrets du 21 décembre 2016.
 
Le premier décret n°2016-1814 concerne les principes généraux de la tarification, le forfait global de soins, le forfait global dépendance et les tarifs journaliers des EHPAD relevant du I et du II de l'article L. 313-12 du code de l'action sociale et des familles (CASF).
 
Le second décret n° 016-1815) porte sur les règles tarifaires, budgétaires et comptables. Le CPOM (Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens) devient obligatoire. Il remplace la convention tripartite conclue entre un EHPAD, l'ARS et le département. En cas de refus par le gestionnaire de l'établissement de signer le CPOM, le directeur général de l'ARS peut revoir à la baisse le forfait global relatif aux soins jusqu'à 10%.
 
Aujourd'hui, le système tarifaire des EHPAD est le suivant :

  • Le budget hébergement finance la partie hôtellerie, restauration, entretien des locaux, les démarches administratives ainsi que quelques services (différents selon les établissements). Cette partie est financée par le résident, mais des aides publiques telles que l'ASH ou l'APL peuvent en financer une partie. Le montant du prix de l'hébergement est fixé par le conseil départemental pour les établissements habilités à l'aide sociale et par le gestionnaire pour les EHPAD privés. 
  • Le budget dépendance permet de financer l'aide aux gestes du quotidien ainsi que la surveillance médicale des personnes dépendantes. Il dépend du GIR de la personne âgée, c'est-à-dire de son niveau d'autonomie. Ce budget est financé en partie par l'APA (l'Aide Personnalisée à l'Autonomie). Le reste à charge, appelé « ticket modérateur » est payé par le résident.[2] Ce tarif équivaut au tarif dépendance GIR 5/6.


Combien coûte une chambre en EHPAD

a. Le prix des EHPAD privés et publics 

Le tarif mensuel médian pour une chambre simple en EHPAD est de 1953 €[1]. Le montant financé par le résident dépend du type de chambre choisi, de la zone géographique de l'établissement, du niveau de dépendance ainsi que des services à la carte. 
Il existe un grand écart de prix entre les EHPAD. En moyenne, 10% des établissements facturent moins de 1674 € et 10 % plus de 2819 €. Cette disparité est d'autant plus visible entre les établissements de secteur public et privé. En effet, le tarif médian d'un EHPAD public est de 1801 €, celui d'un EHPAD privé à but non lucratif est de 1964 € et celui d'un EHPAD privé est de 2620 €.

  1. Des aides pour financer l'hébergement en EHPAD

Il existe 3 aides sociales destinés au financement de l'hébergement en EHPAD :

  • L'APL ou Aide Personnalisée au Logement. L'APL est versée aux seniors ou directement à la maison de retraite conventionnée. Le montant est calculé selon le niveau de ressources financières du bénéficiaire et le prix de l'hébergement. Cette aide est versée par la CAF (caisse d'allocations familiales). 
  • L'ALS ou Allocation de Logement Sociale est une aide financière destinée aux personnes ne pouvant pas bénéficier de l'APL. Elle est versée par la CAF et distribuée mensuellement au locataire. 
  • L'ASH ou Aide Sociale à l'Hébergement. Destinée aux seniors de plus de 65 ans ayant des ressources inférieures aux frais d'hébergement et vivant dans un établissement pour personnes âgées dépendantes, l'ASH prend en charge partiellement ou intégralement les frais d'hébergement. Elle est versée par les services du département et récupérable à la succession. Dans un EHPAD non habilité à l'aide sociale, le résident peut faire une demande s'il y réside depuis au moins 5 ans.[2]

D'autres dispositifs, aident au financement du séjour de la personne âgée :

  • L'APA ou l'allocation personnalisée d'autonomie. Cette aide sociale destinée aux seniors de plus de 60 ans en situation de dépendance (GIR 1 à 4) est versée par le conseil départemental. 
  • L'ASPA ou Allocation de Solidarité aux Personnes Agées. Accordée aux retraités avec de faibles ressources financières, elle est versée par la Carsat. [3] 
  • L'obligation alimentaire. Les descendants ont l'obligation d'aider leurs ascendants. En cas de difficulté financière, ces derniers peuvent être mis à contribution pour financer en partie les frais d'hébergement en maison de retraite ou en accueil familial.[4]

 
Trouver un logement en EHPAD au bon prix 

  1. Où trouve-t-on les EHPAD les plus chers et les moins chers ? 
  1. Quelles sont les régions les plus attractives ?

Les régions avec le plus de maisons de retraite sont l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie. Ces régions comptent 2 931 résidences soit 25% du marché des EHPAD en France. Depuis janvier 2018, le site Logement-seniors.com a recueilli plus de 13 000 demandes. L'Auvergne-Rhône-Alpes et l'Occitanie enregistrent près de 25 % des demandes envoyées.
La région la plus sollicitée est l'Ile-de-France avec 17.7% des demandes en logements. Notons que l'Ile de France est la région comptant le plus de seniors aujourd'hui avec 2 363 426 personnes âgées de plus de 60 ans.

  1. Etat des lieux des tarifs des EHPAD en France

Nous avons étudié le prix des EHPAD en France par région et par secteur[5]. Sans distinction entre les EHPAD privés et publics, nous remarquons que les régions ou les tarifs hébergement sont les plus chers sont :

  • L'Ile-de-France avec une moyenne de 2 386 € / mois
  • La Corse avec une moyenne de 2 277 € /mois
  • La Provence-Alpes-Côte-D'azur avec une moyenne de 1860.5 € /mois

Sans surprise, les départements les plus chers sont Paris et les Hauts-de-Seine. C'est en Ile-de-France que l'on trouve la différence de prix entre les EHPAD publics et privés la plus marquée. Cette dernière s'élève à près de 915 € par mois (entre le département le plus cher et le moins cher).
Dans les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur, nous remarquons que près de 50 % des EHPAD sont à but commercial.
A l'opposé, les régions où les EHPAD sont les moins chers sont :

  • Les Pays de la Loire avec une moyenne de 1 693 € /mois
  • La Bretagne avec une moyenne de 1 708 € / mois  
  • La Nouvelle-Aquitaine avec une moyenne de 1 725 € /mois

Nous remarquons que les régions avec le plus de maisons de retraite publiques sont les régions les moins chères.
La plateforme Logement-seniors.com met à votre disposition une carte interactive présentant les tarifs moyens par département pour aider les seniors à trouver un EHPAD correspondant à leurs ressources financières. Vous y trouverez également des informations sur les EHPAD référencés sur notre plateforme.

  1. Une forte disparité tarifaire entre les EHPAD privés et publics

Les régions avec un pourcentage d'EHPAD privés sont les régions avec un fort taux de demandes. Le prix moyen d'un logement y est élevé cela dû à une forte pression foncière.
Prenons l'exemple de la région Ile-de-France. Elle enregistre un prix moyen de 2 607 € / mois pour le secteur privé, 2 264 € / mois pour le secteur privé associatif et 2 120 € / mois pour le secteur public. Les départements les plus chers sont les départements avec le prix foncier le plus élevé soit Paris, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis.
De la même façon, nous remarquons que les EHPAD présents dans les départements avec un prix au m² bas sont moins chers quelques soit leur statut.
Le marché des maisons de retraite a explosé au cours des dernières années. Certaines s'adressent à des seniors aisés souhaitant profiter de nombreux services et prestations de haut standing. Le prix des EHPAD dépend donc aussi de la qualité de services proposés.

  1. Les difficultés actuelles des EHPAD et les problématiques futures

Face au vieillissement de la population et une augmentation de la dépendance des seniors, le marché des EHPAD fait face à un réel enjeu sociétal. Les besoins en lits mais aussi en prise en charge vont être de plus en plus forts et de plus en plus coûteux (notamment pour la Sécurité Sociale). De plus, la construction en établissement public a diminué au cours des dernières années. Les groupes d'EHPAD privés souhaitant se développer en France comme à l'international acquièrent des maisons de retraite plus petites de statut privé ou public. Ainsi le prix des EHPAD en France va se stabiliser voire augmenter et les aides financières risquent de diminuer.
S'ajoute à cela le problème de sous-effectif du personnel en EHPAD. Cela est à l'origine de la colère et de l'épuisement des aides-soignantes et des infirmières.  Ce problème a entrainé la multiplication d'actes de maltraitance et de négligences envers les personnes âgées et un fort sentiment de méfiance du grand public envers les EHPAD.
Pour pallier cela, de nombreuses solutions d'hébergement alternatives se sont multipliées au cours des dernières années comme l'hébergement familial ou la colocation entre seniors ou intergénérationnelle. Le service à domicile, par exemple, est un axe développé par les gouvernements successifs afin de pousser au maintien à domicile. Cette solution est la préférée des Français : 91% des Français souhaitent vieillir à domicile.

 
 
A propos de Logement-seniors.com
Première plateforme d'information réunissant l'ensemble des solutions de logements pour seniors. Lancé en janvier 2013 le site se veut global en présentant des solutions pour tous les seniors, quels que soient leur âge, leur état de santé et leurs revenus. Riche en informations, le site propose un système de recherche de solutions par zone géographique. Les internautes peuvent trouver  des réponses à leurs questions ainsi que la solution qui correspond à leurs besoins ou à ceux de leurs proches.

Contact presse : Suzana Biseul – 06 61 95 34 89 – suzanabiseul@bbox. fr
 
 


[1]https://www.cnsa.fr/actualites-agenda/actualites/les-tarifs-des-etablissements-dhebergement-pour-personnes-agees-dependantes-ehpad-en-2017. Correspond au tarif hébergement et au tarif dépendance bas (personne de GIR 1 et 2)
[2] https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2444
[3] https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16871
[4] https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/aider-un-proche/connaitre-les-obligations-de-la-famille
[5] Données du site pour-les-personnes-agees.gouv

 

 

SOUS EMBARGO

Jusqu'au 4 septembre 2019 à 6 heures

 
 

À PARAÎTRE :

Médicaments biosimilaires :

l’hôpital, premier vecteur de leur diffusion

Athémane Dahmouh (DREES)
Coll. 
Études et Résultats

n° 1123, septembre 2019

 

 

L’arrivée récente des biosimilaires – des équivalents moins chers de médicaments biologiques – sur le marché constitue une source possible d’économies pour l’Assurance maladie. Principalement prescrits à l’hôpital, les médicaments biologiques représentent, en 2018, 21,3 % du chiffre d’affaires hors taxe en ville et portent le dynamisme de ce marché. Malgré leur potentiel de diffusion important, les premiers médicaments biosimilaires peinent à percer en ville.

Si pour les médicaments génériques, le pharmacien de ville dispose d’un droit de substitution, ce n’est pas le cas des biosimilaires. Ils sont interchangeables, au sein d’un groupe biologique similaire, mais par les prescripteurs uniquement. L’hôpital, premier prescripteur de ces médicaments, joue donc un rôle clé pour leur diffusion en ville.

Or, si le choix des médicaments prescrits à l’hôpital influence, directement ou indirectement, leur consommation en ville, l’hôpital (ou le groupement d’achats) négocie leur acquisition au meilleur prix sans prendre en compte leur tarif en ville. Pour les laboratoires, proposer des prix bas à l’hôpital peut donc constituer une stratégie d’implantation indirecte sur le marché de ville. Des premiers schémas incitatifs pour promouvoir les biosimilaires ont d’ailleurs vu le jour à l’hôpital.

Paris, le 29 août 2019

Les études de la DREES à paraître du 30 août au 11 octobre 2019
- planning prévisionnel –

                                                                                       

Social

Minima sociaux et prestations sociales – ménages aux revenus modestes et redistribution (Coll. Panoramas de la DREES) 06/09
Le non-recours aux droits la retraite (Coll. Études et Résultats) Semaine 38

 

Synthèses, études économiques et évaluation

Les dépenses de santé en 2018 – résultats des comptes de la santé
(Coll. Panoramas de la DREES-santé)
10/09
L’opinion des Français sur les politiques familiales (Coll. Études et Résultats) Semaine 40

 

Santé

Dans quelle mesure les incitations tarifaires et la procédure de mise sous accord préalable ont-elles contribué au développement de la chirurgie ambulatoire ?
(Coll. Les Dossiers de la DREES)
30/08
État des lieux des pratiques de chirurgie ambulatoire en 2016
(Coll. Les Dossiers de la DREES)
30/08
Les médicaments biosimilaires
(Coll. Études et Résultats)
Semaine 36
Les interruptions volontaires de grossesse
(Coll. Études et Résultats)
Semaine 39
Les capacités d’accueil à l’hôpital
(Coll. Études et Résultats)
Semaine 41

La chirurgie ambulatoire se développe en France sous l’impulsion

d’une politique incitative mais des disparités départementales subsistent

Encouragée par les pouvoirs publics et facilitée par les avancées technologiques, la pratique de la chirurgie ambulatoire – également appelée « hospitalisation de jour sans nuitée » – progresse : le taux de chirurgie ambulatoire est ainsi passé de 38 % en 2008 à 54 % en 2016. L’analyse d’impact des incitations tarifaires et de la procédure de mise sous accord préalable introduites à partir de 2009 montre que pour de nombreuses pathologies visées, les hôpitaux publics ont augmenté la prise en charge en ambulatoire à la suite des mesures.

Le développement de la prise en charge ambulatoire : un objectif de santé publique depuis 10 ans


Du point de vue du patient, la chirurgie ambulatoire permet de réduire l’exposition aux infections nosocomiales et conduit à une plus grande satisfaction. Du point de vue des régulateurs, elle permet de mieux maîtriser les coûts par rapport à l’hospitalisation complète. C’est pourquoi son développement est devenu un axe important des politiques publiques de santé. La mise en place d’une tarification unique d’abord pour quelques pathologies en 2009 s’est généralisée en 2014. Avec cette politique, le tarif pour une opération en chirurgie ambulatoire devient identique à celui d’une opération en hospitalisation complète. Dans le même temps, l’Assurance Maladie a mis en place à partir de 2008 des mesures contraignantes avec la mise sous accord préalable (MSAP) sur des actes pratiqués avec hospitalisation complète par certains hôpitaux. En d’autres termes, les établissements visés par une MSAP doivent, pour ces actes, justifier auprès de l’Assurance maladie de leur prise en charge en hospitalisation complète plutôt qu’en chirurgie ambulatoire.

Un effet plus marqué de la politique tarifaire unique sur le taux de chirurgie ambulatoire dans le secteur public


Pour de nombreuses pathologies visées (hernies, biopsies…), les hôpitaux publics ont augmenté la pratique de la chirurgie ambulatoire en réaction à la politique incitative de tarif unique. L’effet positif est notable lorsque cette politique a été appliquée en 2009, qu’elle ait été accompagnée ou non d’une mise sous accord préalable. Le constat est différent dans le secteur privé pour lequel les effets de la politique du tarif unique sont moins visibles. Seuls quelques groupes de pathologies ont initialement vu leur taux de chirurgie ambulatoire augmenter du fait de la politique (hernies, intervention réparatrice sur la bouche, intervention pour stérilité), groupes pour lesquels le tarif unique était accompagné, le plus souvent, de la mesure de mise sous accord préalable. Par ailleurs, une forte augmentation du taux de chirurgie ambulatoire est observée pour les pathologies initialement exposées uniquement à la politique de mise sous accord préalable (arthroscopies, intervention sur le cristallin). Cette augmentation a plus souvent été constatée dans le secteur public que dans le secteur privé. Enfin, lors des extensions des deux politiques à partir de 2012, il n’y a presque plus d’effets observés. Du fait de la méthodologie adoptée, cette absence d'effets peut notamment s'expliquer si les politiques mises en place dès 2009 ont induit un essor de la prise en charge en ambulatoire au-delà des seules pathologies initialement visées.

Les taux de chirurgie ambulatoire ont progressé dans l’ensemble des départements entre 2008 et 2016


Tous les départements ont vu leur taux de chirurgie ambulatoire progresser entre 2008 et 2016. Les disparités départementales de chirurgie ambulatoire se sont réduites au cours de cette période. Les écarts observés par rapport à la moyenne nationale ont diminué de 40 %. Toutefois des disparités subsistent selon le type d’intervention chirurgicale. Le potentiel de développement de la chirurgie ambulatoire paraît faible pour deux catégories d’interventions : celles dont le taux d’ambulatoire est déjà très élevé (cataracte, chirurgies de la main ou du poignet) et celles pour lesquelles la pratique ambulatoire est peu adaptée, du fait de la complexité des cas et du petit nombre de séjours concernés (chirurgies du rachis ou de la thyroïde). Pour les autres groupements de pathologies dont les taux d’ambulatoire sont très inégaux selon les départements, il existe un potentiel d’ambulatoire comme par exemple pour les chirurgies transurétales ou celles de la cheville ou du pied.


L’âge des patients et leur éloignement du site d’hospitalisation pèsent sur la pratique de la chirurgie ambulatoire


Plusieurs déterminants influencent le recours à une chirurgie ambulatoire plutôt qu’une hospitalisation complète. La chirurgie ambulatoire est moins fréquente pour les patients plus âgés ou poly-pathologiques. Le degré de complexité des interventions influence aussi ce mode de prise en charge. La proximité du lieu d’hospitalisation est aussi un facteur en faveur d’une plus grande prise en charge en ambulatoire. Des caractéristiques liées directement aux établissements, comme leur taille, jouent aussi un rôle : les petites structures prennent en charge davantage en ambulatoire. En revanche, l’offre de médecine de ville ne semble pas avoir d’impact sur la pratique ambulatoire. Le développement de la chirurgie ambulatoire passerait donc aussi par une meilleure articulation entre la médecine de ville et l’hôpital.

Repères et chiffres clés
- 6, 3 millions de séjours de chirurgie en 2016
- Le taux d’ambulatoire est passé de 38 % en 2008 à 54 % en 2016 (chiffres ATIH)
- En 2017, un peu moins des deux tiers des séjours de chirurgie ambulatoire sont réalisés dans les cliniques privées


Télécharger les publications :

« Dans quelle mesure les incitations tarifaires et la procédure de mise sous accord préalable ont-elles contribué au développement de la chirurgie ambulatoire ? »
Alexandre Cazenave-Lacroutz (INSEE), Engin Yilmaz (DREES), Les Dossiers de la DREES n°40

« État des lieux des pratiques de chirurgie ambulatoire en 2016 »
Ingrid Lefebvre-Hoang (DREES), Engin Yilmaz (DREES), Les Dossiers de la DREES n°41

À propos de la DREES :
Mise en place par le décret du 30 novembre 1998, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) fait partie avec l’Insee et les autres services statistiques ministériels du service statistique public (SSP). Son rôle est de fournir des informations fiables et des analyses dans les domaines du social et de la santé. L’action de la DREES s’appuie, depuis 20 ans, sur un engagement déontologique dont les principes, codifiés et partagés au niveau européen, sont l’indépendance professionnelle, l’engagement sur la qualité, le respect du secret statistique, l’impartialité et l’objectivité. La DREES est aussi un service statistique ministériel dont la mission prioritaire est d’accompagner et d’évaluer les politiques publiques sociales et sanitaires.

 

SOUS EMBARGO

Jusqu'au 28 août 2019 à 6 heures

 
 

À PARAÎTRE :

En 2017, des adolescents plutôt en meilleure santé physique mais plus souvent en surcharge pondérale

Nathalie Guignon (DREES)
Coll. 
Études et résultats

n° 1122 , août 2019

 

 

En 2017, 18 % des adolescents en classe de troisième sont en surcharge pondérale et 5 % sont obèses. Entre 2009 et 2017, les prévalences de la surcharge pondérale et de l’obésité sont en hausse, en particulier pour les filles (de 17 % en 2009 à 20 % en 2017).

La santé bucco-dentaire est, en revanche, en nette amélioration : 68 % des adolescents ont des dents indemnes de caries, contre 56 % en 2009.

Ces évolutions sont marquées par de fortes inégalités sociales. Ainsi, 24 % des enfants d’ouvriers sont en surcharge pondérale et 8 % sont obèses, contre respectivement 12 % et 3 % des enfants de cadres. La proportion de ceux qui n’ont aucune dent cariée s’élève à 59 % pour les enfants d’ouvriers, contre 77 % pour ceux des cadres.

Ces disparités peuvent en partie s’expliquer par des habitudes de vie différenciées selon le milieu social. Les habitudes de vie bénéfiques à la santé sont plus souvent déclarées par les adolescents issus des milieux socialement favorisés : prise régulière d’un petit déjeuner, pratique d’un sport, limitation du temps passé devant les écrans, recours au dentiste.