Il est coutume de penser que chaque génération dispose de meilleures conditions de vie que les précédentes. Qu'en est-il réellement ? Une étude de l'Insee parue dans l'Economie française permet de faire le point.

Les cohortes nées jusqu'à la fin des années 1940 bénéficiaient d'un net progrès générationnel : d'une génération à la suivante, les conditions d'emploi étaient plus favorables à l'entrée sur le marché du travail, le niveau de vie augmentait régulièrement, l'accès était plus fréquent à l'éducation et à la propriété d'un logement. Ce progrès s'est fortement ralenti, voire interrompu à plusieurs égards, pour les générations des années 1950 et 1960. Ces dernières, assez tôt dans leurs parcours de vie, ont été confrontées à la crise économique, plus particulièrement aux deux chocs pétroliers et aux périodes de conjoncture difficile du début des années 1980 et du milieu des années 1990. Les générations les plus récentes vivent une situation contrastée. Plusieurs années de bonne conjoncture au tournant des années 2000 ont contribué à leur redonner un niveau de vie plus élevé que les générations précédentes au même âge. Elles ont ensuite bénéficié de taux d'intérêt faibles qui leur ont à nouveau facilité l'accès à la propriété, malgré la hausse des prix de l'immobilier. Toutefois, cette amélioration semble très dépendante du contexte macroéconomique, qui peut facilement se retourner, comme lors de la crise économique initiée en 2008. Les inégalités entre générations s'accompagnent d'inégalités intra-générationnelles. L'accès à l'emploi est ainsi étroitement lié au niveau de diplôme. Ce dernier met davantage à l'abri du chômage et garantit plus souvent un emploi stable, mais de plus en plus au prix d'un déclassement en matière de salaire et de statut d'emploi. Les non-diplômés, de leur côté, apparaissent plus dépendants de la conjoncture, non seulement à la sortie des études mais aussi durant le début de leur carrière. Enfin, la fragilité de ce progrès générationnel, ainsi que l'importance accrue des transferts intergénérationnels de patrimoine, laissent envisager une augmentation des inégalités selon la catégorie et/ou l'origine sociale.
L'intégralité de l'étude de Marie-Émilie Clerc, Olivier Monso et Erwan Pouliquen, "Les inégalités entre générations depuis le baby-boom", L'économie française, Insee, édition 2011, est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous.
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Les inégalités entre générations depuis le baby-boom
Les inégalités entre générations depuis le baby-boom   le 12 septembre 2011
Merci à Pierre-Jean Llorens pour le partage de cet article
LE TROISIÈME ÂGE: UN MARCHÉ EN OR POUR LE SECTEUR DE LA SANTÉ ET DU  MIEUX-ÊTRE

En 2011, toutes les 8 secondes, un baby-boomer atteindra l'âge de 65ans aux États-Unis. Lesbaby-boomers, l'une des générations qui a eu le plus d'influence dans l'histoire, continueront d'avoir unimpact important et continu sur les industries des aliments fonctionnels et des nutraceutiques. En effet,plus de 80% d'entre eux croient pouvoir utiliser la nutrition pour gérer leurs préoccupations etproblèmes de santé, et les deux tiers vont faire «tout ce qui est nécessaire» pour être maîtres de leurpropre santé (2009 Healthy Aging Boomer Trends [Tendances 2009 pour le vieillissement en santé des baby-boomers] du Natural Marketng Insttute).

Ces chiffres aident à expliquer la croissance importante que connaît le marché des suppléments: eneffet, le taux de croissance est passé de 5,5% en 2007 à 9,5% en 2009. De plus, on prévoit quel'industrie atteindra les 13milliards de dollars aux États-Unis d'ici 2014

Les préoccupations des baby-boomers à l'égard de leur santé stimulent les ventes

Et cela, en dépit des sinistres prévisions selon lesquelles les baby-boomers qui arrivent à l'âge de la retraite sont extrêmement mal préparés au fardeau financier que représente celle-ci. En réalité, ce seraitpeut-être la crainte de l'imminence d'une crise sanitaire qui pousserait les baby-boomers à prendre enmain leurs soins de santé en consommant des suppléments et des aliments fonctionnels pour teniréloignés les maladies associées à l'âge et leurs coûteux remèdes.

La résilience du secteur des suppléments nutritifs pendant cette période économique éprouvantes'explique en partie par une perte de confiance des Américains en leur capacité de payer leurs soins desanté, malgré les signes de redressement de l'économie, observe Don Montuori, l'éditeur de PackagedFacts. Quand on les compare aux visites chez le médecin, aux séjours à l'hôpital et aux médicaments surordonnance, les suppléments nutritifs sont une aubaine», ajoute-t-il.