de France Lumiere

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Désunion, les uns contre les autres, diviser pour mieux régner, la loi du petit chef, ce style de management de la terre brûlée a atteint son apogée ces dernières années. Lorsque l’on en arrive à l’oppression d’une gouvernance au nom du progrès, ou plutôt, moins hypocritement, du gain, la seule chose qui compte c’est d’en avoir encore et toujours plus. Après

avoir soustrait le jus du fruit, ratatiné, on jette la pelure et le papier d'emballage, peu soucieux de l’état de la planète, de sa pollution et du développement durable et sociétale. L’image extérieure à cette société est désastreuse et l’on n’a guère envie d’en vanter les mérites, bien au contraire.

Et pourquoi ne pas favoriser l’expansion, le développement quand on a la chance d’être entouré de collaborateurs efficients et dont l’état d’esprit sain a été préservé par une politique salariale adaptée et une approche managériale humanisée ? Certaines sociétés américaines, dans les années 80, avaient adopté la cooptation. S’il y a des domaines où les Etats-Unis sont à montrer du doigt, ils font preuve, reconnaissons-le, d’initiatives et d’expertises dans d’autres. Jeux concours, primes ou autres formes de récompenses ludiques ou financières pourraient retrouver une nouvelle vie. Incitative, cette stratégie était payante pour tout le monde. La période d’essai écoulée, le salarié embauché permettait à son « cooptateur » d’en être remercié. Il recevait une somme forfaitaire non négligeable sur le principe. La découverte  bilatérale du nouveau membre avec son entreprise confortait les premières impressions dans la plupart des cas. Les cerveaux normalement constitués se rencontraient pour mieux s’apprécier. Mais, c’est sûr, la cooptation était engageante à bien des titres. L’entreprise économisait les frais liés au recrutement en tout ou en partie. Le ciblage était immédiat, efficace.

Gain de temps, gain d’argent. Quant à la prime de cooptation ou autres avantages en nature, elle pouvait, à discrétion, prendre moultes formes. Les entreprises ont-elles assimilé et compris les avantages de la cooptation, en particulier pour des postes pointus et difficiles à trouver ?

France LUMIERE