et merci Pierre-Jean Llorens pour nous réveiller notre sens critique :

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Le Fiasco Français de l'Emploi

Les français ont une caractéristique concernant le marché de l’emploi : ils ne demandent rien de moins que l’impossible, la sécurité de l'emploi à vie, précisément ce qu’une économie dynamique et productive ne pourra et ne devrait jamais pouvoir leur garantir.

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-le-fiasco-francais-de-l-emploi.aspx?article=2338612582G10020&redirect=false&contributor=Lew+Rockwell.&mk=2

Dans le système actuel, il n'y a ni fraternité, ni égalité - encore moins liberté. L'employé est libre de quitter son travail. Démissionner est considéré à juste titre comme appartenant aux droits de l'homme. Nier cette liberté revient en effet à instaurer l'esclavage et ou le servage. Il relève dès lors de la pure hypocrisie de refuser à l'employeur la possibilité de mettre un terme à un contrat passé avec l'un de ses employés. Lui refuser cette liberté,  c'est rendre esclaves les employeurs et les transformer en serviteurs assujettis aux employés et à leurs syndicats.

Une grande partie de l'opinion et la plupart des journalistes ne voient dans cette situation qu'une lubie socialiste. Si ce constat est parfaitement indéniable, il existe pourtant d'autres raisons expliquant leurs réactions au-delà de la persistance d'aberrations idéologiques. Le taux de chômage français dépasse les 10% et il augmente tous les jours. Le taux de chômage est de 22% chez les jeunes, et chaque jeune français sait qu'il est extrêmement difficile de trouver un emploi. Une fois obtenu, ils ne veulent plus jamais le quitter.

L'emploi à vie est absolument incompatible avec la productivité caractérisant une économie de marché dynamique. Les entreprises françaises ont répondu de deux façons à cette situation : elles refusent de recruter de nouveaux employés ou ne leur offrent que des contrats de courte durée.

Le problème avec cette seconde solution c'est l'apparition de nouvelles régulations qui interdisent de recourir à ces contrats à durée limitée comme moyen de recruter ceux qui sont en fait des employés permanents de l'entreprise. A moins, donc, que les entreprises soient prêtes à supporter les coûts colossaux de l'emploi à vie, leurs employeurs doivent laisser ces employés "temporaires" partir, quelque soient les investissements consentis par les entreprises dans leur formation.


Ce genre de pratiques - produites par l'existence de régulations - ont accoutumés les travailleurs français à méconnaître la nature du contrat de travail. Dans un marché libre, il s'agit d'un échange mutuellement bénéfique au même titre que n'importe quel échange conclu entre un vendeur et un acheteur. Tous deux arrivent à la table des négociations doté d'un pouvoir égal et ils ne contracteront que si les deux parties s'attendent à profiter/bénéficier de l'échange ainsi conclu.


Un tel système est inexistant en France en raison de l'omniprésence d'un ensemble complexe et incompréhensible de régulations qui interfèrent avec cette liberté de contracter. Il n'est dès lors pas étonnant de ne trouver aucune trace d'un marché du travail dynamique. Au lieu de créer de nouvelles opportunités en dérégulant le marché du travail, le gouvernement a choisi de rendre encore plus précaires et plus vulnérables les emplois proposés. Peu importe que l'effet d'un tel changement entraîne éventuellement une augmentation de l'offre d'emploi : alors que des millions de français cherchent un emploi sans pouvoir en trouver, il est facile de comprendre pourquoi les jeunes sont pris de panique.


Imaginez qu'on offre un emploi à quiconque souhaite travailler. Que se passerait-il si des panneaux "Nous recrutons" poussaient comme des champignons ? Que se passerait-il si les travailleurs qualifiés avaient la possibilité de choisir où ils souhaitent travailler et si les travailleurs non-qualifiés avaient, quant à eux, la possibilité d'obtenir de nouvelles qualifications en acceptant divers emplois ? Imaginez encore que les travailleurs français soient en mesure de décider - comme c'est actuellement le cas de nombreux jeunes américains - de travailler pour l'entreprise de quelqu'un d'autre ou de prendre le risque de monter leur propre entreprise ?


Si tel était le cas, je suis prêt à parier qu'on trouverait moins de gens pour s'opposer à une loi qui accorde aux entreprises de plus grandes facilités pour licencier. Et pourtant, un nombre impressionnant de lois empêchent une telle situation de se produire. Il n'est pas facile en France de monter sa propre entreprise ou d'embaucher. La pression fiscale, les interdictions de toute sorte et le contrôle des salaires sont extraordinairement contraignants. Au nom des droits de l'homme, la France a réussi à empêcher ses citoyens d'exercer leur droit le plus fondamental de contribuer à la société de la manière qu'ils souhaitent.


Mais comment pouvons-nous être sûrs qu'un marché libre pourrait garantir un taux élevé d'offres d'embauche ? Dans toute société, et à toutes les périodes de l'histoire, il y a toujours et partout du travail à accomplir car il existe des besoins insatisfaits à satisfaire. Et ce, pour la raison suivante : nous vivons dans un monde de rareté. Prenez l'exemple de votre propre environnement domestique. Devez-vous refaire la plomberie, la peinture, la moquette, le jardin ou les placards ? N'y a-t-il rien que vous seriez ravis de voir refait pourvu que le prix soit raisonnable ? Bien sûr que si. Et cela est vrai de n'importe quel secteur d'activité économique.


Il faut distinguer le chômage de la pénurie de travail à accomplir. Etant donné un certain prix, il y a toujours du travail susceptible d'être réalisé. C'est la raison pour laquelle sur un marché libre il ne peut y avoir de chômage involontaire. Tous ceux qui veulent travailler travaillent et tous ceux qui ne souhaitent pas travailler demeurent oisifs par choix. C'est là une vérité qui découle du fait universel de la rareté.


Il n'y a que deux raisons expliquant le chômage : l'existence de restrictions légales qui empêchent des contrats de se former (la France en présente un très grand nombre mais les Etats-Unis également) et l'existence d'un contrôle des prix qui interdit au marché du travail d'ajuster offre et demande comme il se doit (la France comme les Etats-Unis connaissent l'existence de tels contrôles). En d'autres termes, le chômage involontaire est toujours et partout le produit d'une cause unique : la restriction par le gouvernement du marché.


Le chômage français n'a donc rien de très surprenant. Nous en comprenons la raison. Proposer d'assouplir les régulations du droit du travail c'est ne s'attaquer qu'en partie aux raisons du chômage. Et c'est bien là précisément le problème de ces réformes : elles ne sont pas assez radicales. La France a besoin de réformes qui libèrent les entreprises - que celles-ci décident d'embaucher ou de licencier, qui permettent aux prix de s'ajuster en fonction de l'offre et de la demande, qui délivrent les entreprises des régulations qui découragent la création de richesses et qui réduisent, enfin, le coût de l'embauche en éliminant les taxes et les règlementations qui pèsent sur lui.


La réponse appropriée à ceux qui s'opposent à ces réformes consiste non pas à battre en retraite mais à aller beaucoup, beaucoup plus loin. Une réforme qui s'attaquerait aux privilèges des entreprises en situation de monopole en offrant ainsi de nouvelles opportunités d'embauche aux travailleurs serait perçue comme bien plus équitable. Cela redonnerait foi en un avenir meilleur à des travailleurs français désormais délivrés du souci immédiat de garantir, à tout prix, la sécurité de leur emploi.


La France se retrouve ainsi pieds et mains liées, et ce - sur le long terme. Elle peut soit accélerer plus avant sur la voie du socialisme et anéantir ce qu'il reste de la civilisation française, ou elle peut pousser plus fortement en direction d'une réforme vraiment profonde et radicale, la seule réforme capable de créer une véritable libéralisation dans tous les domaines sans se confiner à un aspect du problème.

En bref, la France se trouve à la croisée des chemins, là où se sont également retrouvées la Russie et l'Europe de l'Est à la fin des années 80. Si les jeunes demandeurs d'emploi français raisonnaient en vrais progressistes, ils renverseraient les statues de Rousseau et de Robespierre pour en élever d'autres à la gloire de Turgot et de Bastiat.

Chômage longue durée : messages aux chercheurs d'emploi et aux recruteurs

A travers plusieurs billets diffusés durant l’été, nous avons pu découvrir quelles phases traversent les demandeurs d’emploi de longue durée : confrontation à un système débordé, perte de confiance en eux, difficultés financières… De cette période, ils tirent tous des enseignements, positifs ou négatifs. Aussi, ils ont accepté de donner quelques conseils aux autres demandeurs d’emploi mais également aux recruteurs, qui n’imaginent pas toujours ce qui se cache derrière un CV.
Et pour conclure cette série d’articles, Sylvaine Pascual, coach en reconversion professionnelle, nous livre son regard sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi en France et quelques conseils utiles pour rester motivé et surtout, aborder cette période en entretien…

Un mail, même de refus est mieux accepté qu'une absence de réponse. C’est sans aucun doute le principal reproche des demandeurs d’emploi aux recruteurs. Pour Sylvie, 31 ans, ancienne militaire, c’est un véritable problème, qu’elle analyse en tant qu’ancienne demandeuse d’emploi de longue durée aujourd’hui assistante RH : Il est très difficile de ne pas savoir pourquoi on n'a pas d'entretien ou pourquoi on n'est pas engagé. Parfois il faut savoir dire au postulant ce qui va et ce qui ne va pas afin de le faire avancer et c'est ce que je m'attache à faire au maximum depuis que j'occupe ma fonction en agence d'emploi.

Quoi mettre sur son CV ?!

Chloé, 29 ans, graphiste de formation aujourd’hui retoucheuse photo, a été au chômage pendant un an et demi. Elle a constaté que les professionnels n'aiment pas toujours que l'on soit multi casquettes : graphiste, retoucheuse, photographe et maquettiste. On ne rentre pas dans les cases ! Il ne faut donc pas trop en mettre sur le CV.
C’est justement tout le paradoxe des chercheurs d’emploi de longue durée : travailler dans un autre secteur au risque de s’éloigner de son domaine de compétences, ou attendre un poste qui vous correspond au risque de manquer d’argent... La plupart n’ont pas d’autres choix que celui de trouver un job.

Chloé s’est inscrite comme auto-entrepreneuse pour proposer des séances photos. Sylvain, jardinier-paysagiste et ancien responsable marketing au chômage pendant 2 ans, a vivoté grâce à l’intérim : il a travaillé à la chaîne dans des abattoirs, mis des huîtres en bourriches, fait des inventaires... Patrick, 58 ans, Responsable de communication au chômage depuis 3 ans, fait de tout : chargé de com' mais aussi coursier, chauffeur, peintre, décorateur...

Prendre du recul sur sa démarche

Apprendre à se connaître
Pour sortir du chômage à long terme, il faut donc prendre le temps de se consacrer à son propre parcours. Je conseillerai de faire un bilan de carrière pour apprendre à se connaitre, à mettre en lumière ses points forts, à travailler ses points faibles conseille Bernard Mauriange, cadre de 53 ans qui avait affiché son CV en 4x3 dans une rue de Nantes pour trouver un poste de Directeur Commercial.

S’aider du réseau
Il est nécessaire de bien mûrir son projet professionnel et se tourner vers les bonnes cibles. Il ne faut pas négliger les autres, le réseau et il est important de se construire ou de consolider sa visibilité sur internet ajoute Bernard. Cela passe une inscription et un CV détaillé sur Linkedin, Viadeo, le dépôt de son CV sur les CVthèques des sites emploi, un compte Twitter si l’on travaille dans un secteur qui s’y prête, participer aux évènements et forums liés à votre profession…

II faut avant tout se réconcilier avec son parcours

Pour terminer, nous avons posé quelques questions à Sylvaine Pascual, coach en reconversion professionnelle, qui nous a accompagnés tout au long de notre série de billets sur le chômage longue durée. Elle nous livre son sentiment sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi en France, et propose quelques conseils pour rester motivé et faire face aux recruteurs…

Que dire aux personnes qui sont depuis un certain temps au chômage ?
C’est très facile de donner des conseils aux demandeurs d’emploi tant que l’on ne se retrouve pas à leur place. Franchement, quels conseils opérationnels peut-on donner à quelqu’un qui cherche un emploi depuis trois ans ? Ou à un sénior que tout le monde va diriger vers une activité d’auto-entrepreneur ? Ne croyez-vous pas qu’ils ont déjà tout essayé ? Le plus important pour eux est d’avoir les moyens de s’exprimer autour de ce sujet…

Que pensez-vous de l’accompagnement proposé aux chômeurs en France ?
Il y a des lacunes énormes en termes d’accompagnement, pas seulement pour les chômeurs de longue durée. Il n’y a pas d’outil universel ou miraculeux pour reprendre confiance en soi. Mais reprendre confiance en soi et développer de l’assurance ne se fait pas seulement en passant des entretiens d’embauche d’entraînement comme proposés dans certains cabinets ou certaines structures. En France, on ne prend pas en compte la dimension psychologique de la recherche d’emploi, mais seulement l’aspect opérationnel. Pourtant, d’autres pays comme le Québec sont très en avance sur ce point.

Y-a-t-il des règles à suivre pour rester motivé dans sa recherche d’emploi ?
Pour entretenir l’estime de soi, une chose est importante : prendre la mesure de sa part de responsabilité dans tout ce qui est arrivé de positif dans notre vie. Il faut le faire au quotidien, dans les grandes réussites comme les petites victoires. Il faut savoir reconnaître les compétences, talents ou qualités que l’on a su mettre en œuvre dans tout ce que l’on fait chaque jour. Cela peut constituer une base solide dans laquelle piocher lorsque l’on a quelque chose à faire.


Il y a autre chose que l’on ne recommande jamais aux chercheurs d’emploi mais qui est primordial : se faire plaisir. Quand on ne travaille pas, on a aussi le droit de se lever tard de temps en temps, de se balader, de ralentir le rythme et de se faire plaisir de plein de manières qui ne coûtent rien. Cela donne de l'énergie. Faire du bénévolat, pourquoi pas. Mais si c’est un engagement qui a du sens, on ne s’y investit pas seulement lorsqu’on est au chômage. Et puis il y a le risque de s’y investir tellement que l’on peut délaisser sa recherche d’emploi pour une activité non rémunératrice, et oublier l’objectif premier. Bien sûr, là encore, il ne faut pas faire de généralités.

Que dire à un recruteur lorsqu’il faut aborder une longue période d’inactivité ?
Il n’y a pas de réponse toute faite. II faut déjà avant tout se réconcilier avec son parcours. Une série d’évènements peut expliquer ce chômage de longue durée. Il faut s’approprier ces évènements non pas en tant que victime - exemple : j’ai 55 ans, personne ne veut m’embaucher… - car avec ce discours, on ne donnera malheureusement pas envie au recruteur. Le tout est d’être à l’aise et en accord avec son propre discours pour être convaincant.


Il faut éviter le discours de victime mais a contrario, il ne faut pas non plus devenir agressif dans son comportement ou face à la fameuse question Pourquoi êtes-vous au chômage depuis si longtemps ?. Etre au chômage ne change rien aux compétences que l’on a acquises et à la valeur que l’on a. Une personne en entretien n’est pas un chômeur, c’est avant tout quelqu’un qui propose ses compétences à une entreprise qui en a besoin.

Un grand merci aux personnes qui ont accepté de témoigner !

comtesse de ségur03 septembre 2012 12:49 1.

J'ai 34 ans, journaliste et au chômage depuis 2,5 ans. Chômage entrecoupé de belles périodes de travail qui m'ont permis de garder la tête hors de l'eau, malgré des moments de grande remise en question et de doute, et l'incompétence et les erreurs de Pôle Emploi. Je sais exactement ce que je veux faire : rester journaliste. Le problème, et il est de taille : face aux réponses d'emploi négatives (gel des embauches, recours aux stagiaires, équipe restreinte...) et ce malgré la sollicitation des réseaux!, on doit accepter des jobs bien loin de ce que l'on souhaite faire et de ses prérogatives. J'arrive en fin de droit et je n'ai plus d'autre choix que d'accepter un job qui n'a plus rien à voir avec mes compétences...
Pour rester positif, je crois que le plus important est de ne pas s'isoler, se dévaloriser et continuer de croire qu'on retrouvera le job de ses rêves, même si le chemin professionnel bifurque un temps... De mon côté, continuer à écrire pour moi m'a permis d'aller de l'avant et rester optimiste ! bon courage à tous !!

Chris03 septembre 2012 13:27 2.

Je suis d'accord avec le fait de se réconcilier avec son parcours. Il faut le connaitre par coeur, bien sûr, mais surtout savoir l'expliquer. S'il y a un trou dans votre parcours, cela va bien entendu faire tiquer le recruteur, et il faut avoir réfléchi à l'avance à l'inévitable question : pourquoi?.

Il y a forcément une raison, évidente ou profonde, qui vont a conduit à rester sans activité pendant une certaine période. Vous avez postulé à des dizaines d'offres, mais n'avez reçu que des réponses négatives. Demandez-vous pourquoi : avez-vous trop ciblé les entreprises au lieu d'élargir votre champ de recherche, avez-vous visé trop haut, avez-vous simplement été victime d'une grosse concurrence?

Il vous faut absolument analyser les causes de votre période d'inactivité, et montrer au recruteur que vous y avez réfléchi, et si c'est le cas, mettre en avant les actions que vous entreprises pour y remédier. Cela montrera votre capacité à prendre du recul et à rechercher des solutions face à un problème, en plus de rassurer le recruteur sur les raisons de ce trou dans votre CV...

Chris
www.enquetedejob.com

joeblack | 04 septembre 2012 09:14 4.

Bonjour,

Dans mon cas de figure c'est très difficile à se défendre. J'ai été marqué par une affaire judiciaire visant un proche à la fin des humanités.

Les premières interviews se sont mal passées car je devais me taire sur les raisons d'abandon d'un graduat. Je m'étais sans le savoir aussi blessé au dos comme intérimaire étudiant. Durant ces premières interviews j'ai eu l'impréssion de faire l'objet par moments de moqueries et de mépris.

Il a fallu quatre années pour avoir un premier job digne de ce nom et cela s'est soldé par une faillite, l'absence de C4 avec période de précarité qui a du nécessité un article 60 pour réintégrer mon statut de demandeur.

Je voudrais bien être positif mais toutes ces expériences m'ont appris malgré moi que les entretiens d'embauche ca brûle et ca blesse. Cela fait dix années que cela dure et mon expérience totalise à peine deux années en tout. Dommage car je parle la langue de Shakespeare courramment, je suis intélligent et j'ai de réelles capacités.

Il m'est difficile de faire confiance aux recruteurs tant j'ai il y a justement absence de dialogue et qu'il y a eu préjugés. Si l'on est classé, si on ne peut s'exprimer ainsi le sentiment d'injustice ressenti peut être très fort.

Comment exprimer que durant tout ce temps on est vécu dans le choc, que les années ont passées comme un rien et qu'on a pas su avancer malgré de nombreux efforts ? Très sincèrement je touche mes limites et j'ai perdu considérablement en sensibilité emotionelle voire même physique.

ana | 04 septembre 2012 11:25 5.

ce que l´on oublie souvent de dire aussi, c´est que malgré une apparence ouverte, les drh font preuve malheureusement de sexisme...j´ai 35 ans, en couple mais sans enfants...je postule dans un milieu d´hommes, donc forcement, entre 10 candidats hommes et 1 fille susceptible de prendre un congé mater dans peu de temps, y´a pas photo...
Ces messieurs drh oublient très souvent qui les a concus....dure réalité...

Isa | 04 septembre 2012 11:37 6.

Je me retrouve au chomage pour la première fois et c'est un sentiment bizarre. Bon, c'est un peu un choix puisque j'entame une reconversion professionnelle de mon plein gré (eh oui, il y en a qui font ça, même en temps de crise !). J'espère ne pas attendre trop longtemps, comme tout le monde au début sans doute.
Moi, ce qui me gêne, c'est le paradoxe entre les discours institutionnels disant qu'il faut être adaptable, se remettre en question, etc. et la difficulté qu'ont les entreprises ou collectivités à embaucher des profils atypiques comme le mien.

Isa | 04 septembre 2012 11:37 7.

Je me retrouve au chomage pour la première fois et c'est un sentiment bizarre. Bon, c'est un peu un choix puisque j'entame une reconversion professionnelle de mon plein gré (eh oui, il y en a qui font ça, même en temps de crise !). J'espère ne pas attendre trop longtemps, comme tout le monde au début sans doute.
Moi, ce qui me gêne, c'est le paradoxe entre les discours institutionnels disant qu'il faut être adaptable, se remettre en question, etc. et la difficulté qu'ont les entreprises ou collectivités à embaucher des profils atypiques comme le mien.

domi | 04 septembre 2012 11:40 8.

Oui .Femme mais en plus senior 56 ans ,l'age ou est bien dans sa peau ou l'expérienc est là .dure réalité bonjour la poubelle.

SandrineCabral 05 septembre 2012 00:33 9.

Un grand merci de résumer si bien tant d'idées.Il est aussi question de cette nécessité d'avoir une réponse à candidature, même négative cela permet toujours de se rassurer que notre proposition sera bien lue.
Vous parlez également de l'âge...malheureusement un junior est maladroit/ambitieux/rêveur à contrario un senior alias le fossile Cheveux blanc /élégant /mou
C'est la lutte de l'âge et non plus des compétences...par quel critères de sélection sommes nous réellement sélectionnés?
Le gâchis de ces juniors qui pourraient être peaufiner par l'expérience des seniors et ainsi permettre un relais ...

comtesse de ségur05 septembre 2012 11:19 10.

A 35 ans, en recherche d'emploi, plus vraiment junior (les études sont bien loin), pas encore senior, quel est donc notre profil ? Finalement, on parle rarement de cette tranche d'âge avec de l'expérience, que certains employeurs ne veulent pas toujours rémunérer à sa juste valeur...
C de Ségur
unesidoucevie.blogspot.com

Maryse41 | 05 septembre 2012 15:19 11.

Au chômage depuis bien trop longtemps à 41 ans !! Trop de secrétaires !! J'ai 16 ans d'expériences Reconversion ?? Pas le profil (suite aux entretiens) ou tout simplement un on vous rappellera... J'attends toujours. Je garde le cap avec les quelques missions d'intérims qui me sont confiées !!!

pragmatisme | 05 septembre 2012 15:23 12.

Bonjour, consultante en assistance à maîtrise d'ouvrage, bac avec mention, 1ère de la classe jusqu'au lycée, la quarantaine. Plus de 2 ans de chômage, un vrai combat, aujourd'hui pas de RSA+CMU comme mes voisins mais l'ASS donc seulement 450 euros par mois. La punition de ceux qui se sont donnés du mal et se font rejeter par les assistants en RH, bac+2, de moins de 30 ans, qui roulent dans leur 4*4 et se font construire maisons neuves, etc. Aucun accompagnement, 2 bilans de compétences incohérents (orientation vers la viticulture ou les services à al personne :
Rejet des postes de conseiller développement en chambre de commerce, réservés aux BAC +2, pas possibilité en hôtesse de caisse Bac maximum exigé...Notre errance et punition d'avoir fait des études sert à procurer des emplois aux conseillers d'insertion et conseillers pöle emploi et autres qui sont BAC et BAC+2 MAXI !!

poullot05 septembre 2012 15:56 13.

Beau discourt, mais qui ne servent à rien hélas.

Le dernier entretien que j'ai eu, 6 mois après une relance, l'employeur m'a appelé outré que je le relance me disant que je ne valais rien, car cela faisait trop longtemps que je n'avais pas travaillé.

Je suis au chômage depuis juillet 2009 !

Et pas faute d'avoir fait de reconversion, de me former, et de n'être pas chère pour les employeurs, qui se plaignent tout le temps du cout d'une embauche.

Du bla-bla, même avec une économie de 45 000 euros sur 3 ans, du fait des différentes aides, même en proposant d'être embauché au SMIC pendant 1 an, rien n'y fait.

A j'oubliais, je suis handicapé, donc forcement incompétent, et impotent.

Pourtant quand je fais des randos en haute montagne (3000 m d'altitude) il y a peut de valides, etc.....

De beau discourt, mais les actions son contraires à leurs discours.

mocona05 septembre 2012 16:35 14.

Bonjour,

Je peux me permettre d’écrire car je n’ai plus de travail rémunéré depuis 2006.
Le côté positif à est que j’ai pu travailler sur mon invention.
Maintenant que j’ai besoin d’argent pour fabriquer le prototype j’ai besoin de travailler en CDD de 6 mois à 1 an maximum. Vu que j’ai beaucoup de compétences et de niac mon âge (58 ans) n’est pas un handicap ou plutôt oui car on me répond qu’ils ont besoin de personnes pour plus de deux ans ?
De plus, malheureusement il y aura de moins en moins de travail rémunéré, ce qu'il faut faire c'est une rémunération de vie.
De plus aujourd’hui on pourrait robotiser beaucoup de poste et ce n’est pas fait.
Pourquoi ? Encore plus de chômeurs.
Cordialement.

mocona05 septembre 2012 16:36 15.

Bonjour,

Je peux me permettre d’écrire car je n’ai plus de travail rémunéré depuis 2006.
Le côté positif est que j’ai pu travailler sur mon invention.
Maintenant que j’ai besoin d’argent pour fabriquer le prototype j’ai besoin de travailler en CDD de 6 mois à 1 an maximum. Vu que j’ai beaucoup de compétences et de niac mon âge (58 ans) n’est pas un handicap ou plutôt oui car on me répond qu’ils ont besoin de personnes pour plus de deux ans ?
De plus, malheureusement il y aura de moins en moins de travail rémunéré, ce qu'il faut faire c'est une rémunération de vie.
De plus aujourd’hui on pourrait robotiser beaucoup de poste et ce n’est pas fait.
Pourquoi ? Encore plus de chômeurs.
Cordialement.

mocona | 05 septembre 2012 16:36 16.

Bonjour,

Je peux me permettre d’écrire car je n’ai plus de travail rémunéré depuis 2006.
Le côté positif est que j’ai pu travailler sur mon invention.
Maintenant que j’ai besoin d’argent pour fabriquer le prototype j’ai besoin de travailler en CDD de 6 mois à 1 an maximum. Vu que j’ai beaucoup de compétences et de niac mon âge (58 ans) n’est pas un handicap ou plutôt oui car on me répond qu’ils ont besoin de personnes pour plus de deux ans ?
De plus, malheureusement il y aura de moins en moins de travail rémunéré, ce qu'il faut faire c'est une rémunération de vie.
De plus aujourd’hui on pourrait robotiser beaucoup de poste et ce n’est pas fait.
Pourquoi ? Encore plus de chômeurs.
Cordialement.

ROBGO | 05 septembre 2012 16:57 17.

Bonjour à tous,
J'expérimente l'expérience de demandeur d'emploi, après une longue période d'activité et évidemment face à cette nouvelle donne, je suis un peu désarmé et je me sens un peu fragile.
Je fais partie du cercle des seniors, j'en suis le premier surpris parce que le temps passe si vite lorsque l'on est actif dans un job.
Le décalage est important avec ce que j'ai connu en démarrant dans ma vie professionnelle, les méthodes de recrutement ont changé et il faut s'y adapter rapidement.
J'ai conscience de vivre des moments périlleux et pourtant mon envie de bosser est intacte, et mon avenir est devant moi et personne ne pourra me dire le contraire, c'est le regard sur vous qui change, c'est tout, on ne vous voit plus tout à fait comme à 20 ou 30 ans.
J'ai la chance d'avoir un environnement favorable avec des personnes compréhensives autour de moi, qui m'aident et me soutiennent et je voudrais dire à poullot qu'il ne se laisse pas déstabiliser et qu'un mec qui fait de la rando en montagne n'est pas foncièrement mauvais.
Ce qui est difficile dans cette recherche d'emploi , c'est d'accepter l'idée que l'on va vous juger, on perd un peu malgré soi quelque chose de son image et de son intégrité.
On est un peu bouffé, on a plus tout à fait l'impression de s'appartenir et c'est contre cela qu'il faut lutter.
En s'aérant la tête le plus souvent possible! En montagne, à la mer, à la campagne, en lisant des livres passionnants, en écoutant de la musique, en riant le plus possible...La vie est un spectacle alors profitons en!
Salutations mes amis d'infortunes!

Activez les sous-titres !clic sur l'icone a coté du drapeau transcription interactive)
sous-titré en français pour cette vidéo. Il s'agit d'une compilation des meilleurs apparitions de Will Smith, qui partage avec nous sa vision du succès, son expérience et ses conseils pour réussir.
Dialogue avec Will Smith
Ma vie est fantastique et je veux simplement la partager.
Il partage son expérience de la vie.J'adore vivre, je pense que c'est contagieux.
C'est quelque chose que tu ne peux pas imiter.
La grandeur existe en chacun de nous.
La grandeur n'est pas quelque chose de mystique, paranormal ou spécial.
Ce n'est pas non plus quelque chose de divin que seuls certains élus ont.
C'est quelque chose qui existe profondément en chacun de nous.
C'est plutôt simple, voilà ce que je crois.
Et je suis prêt à mourir pour cette idée.
Je sais qui je suis, je sais ce que je crois, et je n'ai rien besoin d'autre.
Et à partir de là, tu sais ce que tu as à faire.
Je crois qu'on se rend la vie plus difficile qu'elle ne l'est.
On cherche sans cesse la complexité pour comprendre...
On se dit que ça ne peut pas être aussi simple.
Notre vie ne dépend pas de notre point de départ,nous n'avons pas grandi avec cette idée.
Nous avons grandi en croyant que d'où l'on vient n'est pas vraiment important.
En fait, peu importe d'où vous venez car vous pouvez devenir beaucoup mieux.
Il n'y a pas de raccourci vers le succès.
La différence entre le talent et les compétences est l'un des concepts les plus incompris pour les gens qui veulent exceller
qui ont des rêves et veulent faire de grandes choses.
Le talent tu l'as naturellement
mais les compétences tu les développes uniquement avec le temps. En passant des heures et des heures et des heures de travail dans ton domaine.
Je ne me suis jamais considéré comme particulièrement talentueux, mais là où j'excelle,
c'est dans cette fastidieuse chose qu'on appelle travail.
Pendant que les autres dorment, moi je travaille.
Pendant qu'ils mangent, moi je travaille.
Il n'y a pas de chemin facile.
Peu importe à quel point vous êtes talentueux,votre talent vous perdra si vous n'êtes pas qualifié.
Si tu n'étudies pas, si tu ne travailles pas et si tu n'es pas prêt à te concentrer tous les jours pour t'améliorer
alors tu ne seras jamais capable de montrer aux gens de ton domaine ce que tu veux qu'ils voient.
La seule chose qui me différencie des autres c'est que je n'ai pas peur de mourir pour un rôle.
Tu peux être plus talentueux que moi, plus intelligent que moi, mais si on arrive tous les deux dans ce métier alors
de deux choses l'une : soit tu tu me prends, ou soit je meurs pour avoir ce rôle. C'est aussi simple que ça.
Semer une graine à la fois.
Un été le père de Will Smith détruit un mur en face de son commerce
et demande à son fils Will de 12 ans et à son petit frère de 9 ans de le reconstruire.
Ce dernier disait que c'est impossible... mais finalement au bout d'un an et demi ils l'ont fait.
Et mon père a dit : je ne veux plus jamais que tu me dises que tu ne peux pas faire quelque chose.
Tu n'essayes pas de construire un mur.
Tu ne commences pas à construire un mur.
Tu ne dis pas je vais créer le plus grand beau et magnifique mur qui n'a jamais été construit. Tu ne commences pas par là.
Tu te dis plutôt : Aujourd'hui je vais poser cette brique de la meilleure des façons qu'il soit. Et tu fais ceci tous les jours.
Et bientôt tu as un mur.
Se concentrer à faire la différence.
Tu vois c'est une idée de ma grand-mère qui disait toujours : si tu veux réussir alors tu dois faire la différence.
Elle était toujours dans cette sorte de responsabilité spirituelle d'aider chaque personne qu'on rencontre à être meilleure.
Je veux faire le bien.
Je veux que le monde soit meilleur parce que j'étais là.
Je veux que ma vie, mon travail et ma famille aient un sens.
Et en fait si tu n'améliores pas la vie des autres alors c'est que tu perds ton temps.
Ta vie s'améliore quand tu décides d'améliorer celle des autres.
Etre le symbole d'une idée.Je veux représenter une idée.
Je veux représenter la possibilité.Je veux représenter cette idée selon laquelle tu peux vraiment être qui tu veux être.
L'un de mes livres préféré est L'Alchimiste de Paulo Coelho, et j'y crois vraiment.
Je crois vraiment en cette idée, je peux créer tout ce que je veux.
Vous devez y croire.La première étape consiste à y croire, avant même que les autres y croient à leur tour.
Il n'y aucune raison d'avoir un plan B parce qu'il détruit le plan A.
Je pense qu'il y a une qualité un peu folle que tous les gens qui réussissent doivent avoir.
Tu dois croire que ton idée projet ou rêve est différent de tout ce qui a déjà existé dans toute l'histoire.
Confucius disait : quand tu dis que tu peux ou que tu ne peux pas, dans les deux cas tu as raison.
Rien n'est irréaliste.
"Etre réaliste" est le chemin le plus connu vers la médiocrité.
Pourquoi devons-nous être réaliste ?
A quoi bon être réaliste ?
(Présentateur) Juste un petit peu...
Non, je ne le fait pas, parce que à la seconde où je me dis c'est déjà fait par quelqu'un d'autre je deviens jaloux.
C'est irréaliste de rentrer dans une pièce, de presser l'interrupteur et de voir la lumière apparaitre.
Heureusement que l'inventeur de l'ampoule n'a pas cru ça...
C'est irréaliste de croire qu'on peut transformer un morceau de métal, y mettre des gens et voler avec au dessus des océans.
Mais heureusement, les frères Wright n'ont pas cru ça.
Ca me parait surréaliste et ridicule que quelqu'un puisse être d'accord avec l'idée que ce n'est pas arrivé, que c'est faux.
Dès l'instant où tu dis que c'est surréaliste, cela le devient.
Nos pensées deviennent réalité.
Nos pensées, nos émotions, nos rêves et nos idées relèvent de la physique dans l'univers.
Si tu rêves quelque chose, si tu crois en quelque chose, si tu as une vision
alors il y a un équivalent physique de ces idées là, et tu peux les créer.
L'univers de te contrôle pas, c'est toi qui contrôle l'univers, le monde, les situations.
Nous sommes les maitres de notre univers, de notre vie. Nous pouvons utiliser ces forces physiques naturelles pour devenir qui l'on veut être.
J'étudie la façon dont fonctionne l'univers.
Faire un choix a un pouvoir libérateur.
Tu vois c'est comme être lié à l'univers et accepter ta part de responsabilité, croire que tout ce qu'il t'arrive provient de toi.
Faire un choix !
Tu n'as qu'à décider ce qu'il va se passer,qui tu vas être et comment tu vas le faire.Juste décider !
Et à ce moment là, le monde va t'aider. Un peu comme l'eau qui te permet de nager et d'aller où toi tu souhaites aller.
Tu vois, tu n'as que te servir de l'énergie de l'univers.
Il faut vraiment se concentrer.
J'ai réalisé que pour atteindre le niveau de succès désiré c'est difficile si tu t'éparpilles et fais plein de choses en même temps.
Réussir nécessite d'être prêt à tout, d'avoir une obsession ardente et permanente envers ce que tu veux.
Il faut concentrer toutes tes pensées, dédier tout ton cœur et toute ta créativité.
Attaque tes peurs.Je suis motivé par la peur.
(Animateur) Peur de quoi ? Par la peur de la peur.
Je déteste avoir peur de faire quelque chose.
Et je pense que ce qu'il s'est développé très tôt chez moi,
c'est cette attitude à m'attaquer à toutes les choses dont j'avais peur.
(animateur) C'était Franklin Roosevelt qui disait que la seule chose dont nous devons avoir peur c'est de la peur elle-même.
Absolument.
Etre prêt à mourir pour la Vérité.
Tu ne peux pas avoir peur de mourir pour la Vérité.
La Vérité est la seule chose qui a toujours été là.
Protège tes rêves Ne laisse jamais quelqu'un te dire que tu ne peux pas faire quelque chose.
Même pas moi d'accord ?
D'accord.
Si tu as un rêve tu dois le protéger.
Parfois les gens sont mauvais dans une chose et ils vont te dire toi aussi laisse tomber.
Si tu veux quelque chose, va le chercher. Point final.
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