de France Lumiere

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Certes, la prime à la casse a favorisé la vente des voitures neuves, mais, qu’en est-il, jusqu’à fin juin 2012, de l’effet « prime exceptionnelle en faveur de l’alternance ? » Les entreprises de moins de 250 salariés avaient, jusqu’à cette date, pour recruter en contrat de professionnalisation, en CDI, en CDD de 6 à 12 mois, 4 ans pour les travailleurs handicapés. Le type de contrat variait de 1 à 3 ans

pour l’apprentissage en CDI, en fonction du niveau de qualification et de la spécialité de la profession. Jusqu’à 25 ans (avec dérogation au-delà), les jeunes dès 16 ans pouvaient accéder à l’apprentissage, en faisant bénéficier l’entreprise d’exonération de charges sociales. La rémunération se situait de 25 à 78 % du smic ou au pourcentage du minimum conventionnel, au choix de la formule la plus avantageuse.

Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. Même si ce dispositif a largement été recommandé par 87 % des dirigeants d’entreprise, selon une enquête Agefos PME en juin 2011, le problème a été pressenti. Le risque de voir fuir des compétences et savoir faire est bien là. Une fois formé en effet, qu’est-ce qui empêche un jeune, frais moulu, de doper ainsi sa recherche de nouvel emploi auprès d’un concurrent direct ? Il est sûr que, vu la conjoncture actuelle, la pénurie de travail pour cette catégorie de salariés, la question mérite d’être posée, sauf à blinder son offre.

Détecter un très bon collaborateur doit est de l’ordre du réalisme pour le conserver. Si une entreprise est suffisamment futée, dans sa stratégie managériale et en relations humaines, saura garder son employé en apprentissage. Il faut toutefois veiller à ce que les salariés moins qualifiés ne soient pas en reste. Alors reconduction de le mesure ou non ?

France LUMIERE