de France Lumiere

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Scientifiques les sondages ? On leur fait dire un peu ce que l’on veut. Les questions sont savamment orientées et le panel bien étudié. Le marketing des marques a fait ses preuves. Marteler un nom, sublimer une image, et le clou rentre droit ou penché, rapidement, doucement ou pas du tout. L’effet de mode ou le syndrome social du « monsieur tout le monde » par

la standardisation produit en masse. Plus l’on parle de quelque chose, de quelqu’un, et plus sa publicité est implicitement réalisée, quelle soit bonne ou mauvaise, elle est faite.

Parler trop tôt de la sortie d’un article, d’un film, d’un livre, d’un candidat, c’est stratégiquement perdre en impact et s’essouffler financièrement. Tout l’art consiste à faire émerger un concept, une idée, un nom attendu au dernier moment, pour surprendre, mobiliser et détourner l’attention, déjouer les pronostics, accaparer les médias. Les 100 derniers mètres sont plus faciles à tenir que les 1.000. Ensuite, la concurrence s’organise et ce sont les joutes de communication qui affolent les compteurs.

Sensibiliser, intéresser, mobiliser, il faut veiller à mesurer les bonnes doses. Ni trop ni trop peu. Le but recherché est d’obtenir le plébiscite, un oui franc et massif autant que faire ce peut. La guerre des chefs a repris et la hache de guerre est ressortie pour la belle occasion. Plus la viande fraîche ressemble à un trophée à partager avec sa meute, plus l’attroupement peut se constituer, bercé par les bonnes paroles protectrices, rassurantes. Personne ne voudrait s’y coller, hormis pour le prestige de la carrière qui caractérise depuis une trentaine d’années les constituants de nos gouvernements. La tâche, défi permanent, ne sera pas supportable par tous les candidats à la présidentielle française, quelle que soit sa famille de couleur. Au moment des choix délicats pour l’avenir, n’écoutons que nos convictions et nos espoirs.

France LUMIERE