avec un grand merci à Pierre-Jean Llorens pour son active participation, comme toujours.

Cette fois, ce sera l'animatrice qui aura eu du mal à trouver le moment pour mettre en ligne cette revue de presse qui ne sera finalement plus aussi fraîche qu'elle le prétendait à l'origine. Mais il y a

toujours de bonnes choses à prendre, à apprendre, à transmettre et à partager. Du coups, la revue de presse est proposée du plus récent au plus ancien dans la logique des choses.

manager technique developpement pour un cdi en client final a paris

Pour notre client basé à Paris (secteur agroalimentaire) nous cherchons un manager d'equipe développement (environ 10 ETP) sur les technologies, PHP et/ou Java.
 
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Hervé Dulaire
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CAMPING-CAR PARK, 1er réseau européen d'aires d'étape et de services pour les camping-caristes, qui tire un bilan à mi-saison de la saison touristique estivale du tourisme en camping-car et publie ses données touristiques sur la période juin et juillet 2022. Alors que la France connaît sa première saison estivale libre de restrictions sanitaires depuis 2019, CAMPING-CAR PARK a totalisé plus de 500.000 nuitées en juin et juillet 2022, soit une hausse de près de 30% par rapport à 2021.

 

Je me tiens à votre disposition pour tout complément d'information et mise en relation avec CAMPING-CAR PARK.

 

Cordialement,

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Bilan été 2022 : le réseau CAMPING-CAR PARK enregistre près de 30% de hausse de fréquentation

 

 

  •  Le tourisme en camping-car continue sa forte croissance avec plus de 500.000 nuitées enregistrées
  • Top 3 des régions plébiscitées par les vacanciers : la Nouvelle-Aquitaine, les Pays de la Loire, l’Occitanie
  • Les touristes étrangers sont de retour en France : ils représentent près de 25% des nuitées contre 14% en 2021

 

Pornic, le 8 août 2022 - CAMPING-CAR PARK, 1er réseau européen d'aires d'étape et de services pour les camping-caristes, tire un bilan à mi-saison et publie ses données touristiques sur la période juin et juillet 2022. Alors que la France connaît sa première saison estivale libre de restrictions sanitaires depuis 2019, CAMPING-CAR PARK a totalisé plus de 500.000 nuitées en juin et juillet 2022, soit une hausse de près de 30% par rapport à 2021.

 

Les raisons de ce succès

 

Ces très bons chiffres s’expliquent par plusieurs raisons : la hausse de la fréquentation sur l’ensemble des aires du réseau national à l’exception des régions Occitanie et PACA qui ont davantage souffert de la hausse du prix du carburant et de la canicule. En outre, les destinations de proximité comme la Normandie et la Bretagne ont été plébiscitées par les camping-caristes qui ont préféré faire des courtes distances en ce début de saison. Le retour en force des camping-caristes étrangers en France est également un facteur qui explique la hausse de la fréquentation du réseau CAMPING-CAR PARK.

 

Avec plus de 400 aires réparties dans toute la France et plus de 11 000 emplacements pour les camping-cars, CAMPING-CAR PARK constate une fréquentation très importante de sa clientèle étrangère qui représente 25% de sa clientèle totale. Dans le top 5 des nationalités étrangères qui ont plébiscité l’Hexagone : les Allemands (26%) devancent les Belges (18%), les Hollandais (15%), les Anglais (14%) et les Espagnols (10%). En termes de régions, le Grand Est, les Hauts-de-France et la Normandie sont les plus plébiscitées par la clientèle étrangère qui représente 45% de leur clientèle touristique. À noter que dans le Grand Est, les Hollandais représentent à eux seuls 30% des touristes.

 

Une saison intense malgré un pouvoir d’achat restreint

 

En cette période où le pouvoir d’achat est un enjeu majeur pour beaucoup de vacanciers, le prix accessible du stationnement dans les aires du réseau de CAMPING CAR-PARK – 12 euros par nuit en moyenne – est particulièrement apprécié par les camping-caristes. Générer des retombées économiques pour les collectivités et inciter les camping-caristes à consommer local sont deux axes majeurs de CAMPING-CAR PARK. Le réseau leader des camping-caristes reverse environ deux tiers des revenus d’hébergement aux communes. Plus de 280 partenariats sur l’ensemble du réseau ont été noués, destinés à mettre en avant auprès des camping-caristes les producteurs et artisans locaux : réductions auprès des restaurants sur les menus régionaux à Luz-Saint-Sauveur, réductions auprès des associations de commerçants à Montrichard, dégustations offertes par des producteurs de vins locaux à Reuilly ou Mèze, ou encore réductions sur des locations de vélos proposées par l’Office de tourisme de Villandry, etc. Pour autant, une étude réalisée par CAMPING-CAR PARK auprès des partenaires touristiques montre un changement de comportement des vacanciers en termes de consommation avec des dépenses plus timides en ce début de saison.

 

« Le tourisme en camping-car présente des avantages intrinsèques, en combinant un prix comparativement abordable de l’hébergement et une liberté de mouvement pour les vacanciers. Il repose aussi sur des valeurs partagées par nos clients, qui ont pris goût au tourisme dans nos régions et souhaitent (re)découvrir le patrimoine exceptionnel de la France. Ces éléments s’ajoutent aux atouts propres de CAMPING-CAR PARK : un réseau unique avec plus de 400 aires en Europe, un recours apprécié aux outils numériques, avec notamment notre application mobile, et bien-sûr un ancrage territorial, qui se traduit en particulier par nos partenariats avec les commerçants locaux. Notre modèle, qui a su séduire de nouveaux vacanciers lors de la crise sanitaire, continue de plaire à un nombre croissant de touristes dans un contexte différent. Ce succès nous honore et traduit l’adéquation de l’offre de CAMPING-CAR PARK avec les attentes de beaucoup de vacanciers »analyse Laurent Morice, co-fondateur de CAMPING-CAR PARK.

 

Les destinations privilégiées par les camping-caristes : un attrait pour l’Atlantique

 

La hausse du prix du carburant n’a pas eu d’impact majeur sur les départs en vacances mais sur les destinations. Les camping-caristes ont, en effet, privilégié les destinations de proximité. Malgré une fréquentation touristique qui stagne en Occitanie, la région reste sur le podium des fréquentations avec près de 75.000 nuitées

 

 

Classement des régions par nombre de nuitées

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Par ailleurs, des hausses significatives ont été constatées sur les régions suivantes : La Normandie (+21%), Le Grand Est (+18%) et La Bretagne (+13%). Signe du succès croissant des destinations vertes et plus rurales, les sites de la marque Camping de mon Village – la marque « éco » de CAMPING-CAR PARK – enregistrent une hausse de plus de 80% du nombre de nuitées.

 

Le désir de s’assurer une place sur les aires CAMPING-CAR PARK durant cette saison record incite par ailleurs les camping-caristes à davantage réserver son emplacement : les réservations sont en hausse de près de 60%, une progression deux fois plus rapide que la croissance du nombre de nuitées. Cet usage traduit le succès de l’application mobile et du site internet CAMPING-CAR PARK, largement utilisés par les camping-caristes pour notamment réserver, localiser une aire, etc.

  La Nouvelle-Aquitaine (ici le Camping de mon Village de Saint-Junien), région n°1 des camping-caristes.

Un enjeu économique de 1,5 milliard d’euros

 CAMPING-CAR PARK s’adresse aux 560 000 camping-cars français et 2 500 000 camping-cars européens qui peuvent trouver toutes les aires sur l’application CAMPING-CAR PARK.Un couple de camping-caristes dépense en moyenne 56 euros par jour : 44 euros pour les acteurs économiques locaux et 12 euros pour l’hébergement. Avec 27 millions de nuitées par an, le marché de l'hébergement des camping-cars représente 35% du marché de l'hôtellerie de plein air. Ce marché bénéficie directement et indirectement à l'économie française à hauteur de 1,5 milliard d’euros.

À propos de CAMPING-CAR PARK :

CAMPING-CAR PARK est le 1er réseau européen d'aires d'étape et d'aires de services pour camping-cars. Fondé en 2011 par deux experts du développement touristique des territoires, le réseau dénombre plus de 400 aires en Europe. On y accueille les camping-caristes au plus près des centres d’intérêt (centre-ville, plages, commerces...) en proposant un accès à tous les services en toute sécurité, 24|7 toute l’année. Habilement positionnées sur les grands pôles d’attractivité touristique, les aires ont déjà été visitées par près de la moitié des 560 000 véhicules de loisirs immatriculés en France. Forte d’une croissance constante depuis sa création et véritable vecteur de développement des territoires, la société annonce déjà l’ouverture de près de 130 aires et « Camping de mon Village » sur les 12 prochains mois.

manager technique developpement pour un cdi en client final a paris

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responsable sap fi co pour un cdi en client final 2 localisations possibles

Je cherche pour notre client (secteur manufacturing electronique) un candidat pour le poste de
 
-Responsable sap fi co pour un cdi en client final (2 localisations possibles), 2 jours sur site et 3 jours en télétravail
 
Lyon (secteur EST)
 
Gard
 
Le poste est proposé 60/70 ke en fonction de l'expérience
 
 
 
Hervé Dulaire
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chef de projet sap sd mm pour un cdi en client final dans le 75

e cherche pour notre client (secteur manufacturing electronique) un candidat pour le poste de
 
-Chef de projet SAP SD MM pour un cdi en client final (dans le 75)
 
 
Le poste est proposé 60/65 ke en fonction de l'expérience
 
 
 
Hervé Dulaire
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chef de projet erp

Pour notre client (leader manufacturing piece de précision)  nous recherchons un candidat (département 25, télétravail impossible, il conviendra de résider dans le 25)
Chef de projet ERP (sap, m3, x3 ou cegid,.... )
Expérience entre 5 et 10 ans
L'anglais n'est pas important
Le salaire proposé est 50/60 ke en fonction du poste (CDI en client final)
Il convient d'avoir un permis de conduire car le site n'est pas desservis par les transports en commun
 
  
Hervé Dulaire
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Recrutement à Lyon chez XPO Logistics via un Forum Emploi avec Sport dans la Ville

XPO Logistics organise un Forum Emploi à Lyon avec Sport dans la Ville pour recruter dans le transport :

26 postes sont à pourvoir chez XPO Logistics dans la région lyonnaise

XPO Logistics, l’un des principaux fournisseurs mondiaux de services de transport de marchandises en France, organise un forum de l'emploi, en partenariat avec l'association Sport dans la Ville, le jeudi 29 septembre. Sport dans la Ville est une association accompagnant des jeunes issus de quartiers prioritaires de la ville, dans leur insertion professionnelle par la voie du sport. Organisé en collaboration avec l’AFT (Association pour le développement de la formation professionnelle transport et logistique), l’AFTRAL et Promotrans, cet événement a pour objectif de faire découvrir les métiers du transport par un process original de recrutement, grâce à des animations sportives. 26 postes seront proposés du stage aux contrats à durée déterminée ou indéterminée sur l’opérationnel ou sur de la fonction support : pilote de flux administratifs, chef de projet IT, gestionnaire de paie, conducteur, cariste…

« Cette initiative inédite traduit notre volonté de nous inscrire en tant qu'acteur local de nos territoires et reflète notre volonté de travailler sur l'attractivité de notre secteur pour accueillir de nouveaux collaborateurs chez XPO. L’inclusion et la lutte contre les discriminations sont au cœur de notre culture d’entreprise et nous sommes ravis de partager ce parcours avec l’association Sport dans La Ville. Par ailleurs, notre secteur subit une pénurie de candidats et c'est au plus près de nos futurs talents que nous souhaitons partager notre passion pour le secteur du transport et ses nombreux métiers. », déclare Gaëlle Provensal-Raoux, Directrice des Ressources Humaines - France, XPO Logistics.

Cet événement s’inscrit dans la poursuite de l’application de la Charte de la Diversité. En tant que signataire, XPO s'est engagé à renforcer l’intégration de la diversité et l'inclusion dans sa culture d’entreprise, notamment en luttant contre toute forme de discrimination, en formant ses équipes impliquées dans le recrutement à la diversité, par la mesure régulière des actions en faveur de la diversité et en respectant tous les autres articles de la charte. Tous les postes de XPO en France sont accessibles aux personnes en situation de handicap.

 

PROGRAMME

10h -11h : animations sportives entre les collaborateurs XPO et un groupe de candidats (3 ateliers de 20 min)

11h15 -12h35 : entretiens de 20 minutes pour les candidats avec 2 recruteurs (binômes RH et manager)

12h35 -14h : Pause-déjeuner

14h -15h : animations sportives entre les collaborateurs XPO et un groupe de candidats (3 ateliers de 20 min)

14h – 17h : stands ludiques animés par des collaborateurs XPO (Par exemple : visite de camion avec un conducteur formateur).

15h15 -16h35 : Entretiens de 20 minutes pour les candidats avec 2 recruteurs (binômes RH et manager)

 

ADRESSE DE L’EVENEMENT
15 Quai de la Gare d'Eau, 69009 Lyon.

 

A propos de XPO Logistics

XPO Logistics est l'un des principaux fournisseurs de services de transport de marchandises, principalement de lots partiels et palettisés (LTL) et de lots complets. Pour acheminer efficacement les produits à travers les chaînes d'approvisionnement, XPO utilise sa technologie exclusive, dont XPO ConnectTM, notre bourse de fret numérique de pointe. Le réseau mondial de la société sert 50 000 expéditeurs avec 749 sites et environ 43 000 employés, et son siège social est situé à Greenwich, Connecticut (Etats-Unis).

 

chef de projet sap pour un cdi en client final en rhone alpes

Pour notre client (basé dans le 38) société industrielle de premier ordre (agro) nous recherchons le candidat suivant :

 -Chef de projet PP junior

-Chef de projet MM senior

-Chef de projet BFC senior 

-Chef de projet BI senior 

-Chef de projet FI - CO senior 

 Si vous êtes interessés, merci de nous faire parvenir un CV,

  Hervé Dulaire

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Michelin recrute : Responsable de production H/F à Roanne.

Michelin
Responsable de production H/F à Roanne

Michelin · Roanne (Sur site)

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Recrutement actif

VINCI Autoroutes
Responsable d'exploitation adjoint(e) F/H

VINCI Autoroutes · Feurs (Sur site)

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Soyez l’un des 14 premiers candidats

GMF Assurances
Directeur d'agence F/H - CDI

GMF Assurances · Saint-Étienne-le-Molard (Sur site)

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Soyez l’un des 15 premiers candidats

VINCI
Responsable de site F/H

VINCI · Loire (Sur site)

christophe lambrechts

3 relations

Primark
RESPONSABLE DE DEPARTEMENT SENIOR H/F

Primark · Saint-Étienne (Sur site)

Didier LAMACHE-JOURDAN

1 relation

VINCI Energies
Adjoint responsable d'affaires F/H

VINCI Energies · La Talaudière (Sur site)

Amandine Grunwald

2 relations

pour vos recrutements ou prestations informatiques

En tant que responsable informatique ou des ressources humaines au sein de votre entreprise, vous pouvez rencontrer des nécessités d’accroitre votre équipe et par conséquent devoir recruter des collaborateurs informatiques.
Notre société est présente sur le secteur du recrutement de talent dans le secteur IT et nous pouvons mettre à profit nos compétences de recherche de compétences et ce en toute discrétion.

Les tarifs que nous proposons sont de type « au succès » (il n’y a pas d’honoraire si nous ne trouvons pas de candidat).

 Egalement, nous pouvons vous proposer des prestations informatiques du type "régie" sur un ensemble varié de technologies : ERP, développement, système, réseaux,...

 Je me tiens à votre entière disposition pour vous apporter des renseignements,

 Cordialement, 

 Caroline Revin

IT Resourcer

Prestation Recrutement

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 Hervé Dulaire

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Candidature simplifiée

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Soyez l’un des 19 premiers candidats

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Chef de Marché Associatif et Institutionnel - 42 H/F

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 21/10/2022

 
 

Les taux de personnes vaccinées et non vaccinées contre le Covid-19 en France
Comparaison des indicateurs en open data et tentative d’estimation


La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie un document de la collection DREES Méthodes qui compare les taux de personnes vaccinées et non vaccinées publiés en open data par différentes institutions. La mise en place dans des délais très courts d’une base permettant le suivi de la vaccination (VAC-SI), mise à jour quotidiennement, ainsi que la publication d’indicateurs journaliers, ont permis de suivre en temps réel le déploiement de la campagne de vaccination et d’obtenir des estimations de la couverture vaccinale contre le Covid-19. Ces estimations sont pour la plupart convergentes au niveau national sur l’ensemble de la population, mais des différences selon les groupes d’âge soulèvent des questions méthodologiques complexes, qu’il est possible d’analyser aujourd’hui avec le recul dont on dispose sur les données et indicateurs.

 

Il existe aujourd’hui quatre sources de données publiées en open data par trois institutions différentes sur la couverture vaccinale contre le Covid-19 en France : en rapportant la population vaccinée aux estimations de population de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), Santé Publique France estime à 6,5 % la part de personnes non-vaccinées au 14 août 2022 parmi les personnes âgées de 18 ans ou plus. Cette estimation s’élève à 6,6 % selon la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM). Sur la population des personnes âgées de 20 ans ou plus, la DREES estime la part des non- vaccinés à 7,0 % ; enfin, la CNAM estime que 13,9 % de la population des 20 ans ou plus ayant consommé des soins remboursés en France en 2021 serait non vaccinée à la même date. Les trois premières sources donnent ainsi des estimations nationales convergentes au global, même si on constate des écarts plus importants par groupes d’âges. Les profils par âge de la part de personnes non-vaccinées sont par ailleurs très différents entre les trois premières sources et la quatrième.

 

L’objet de ce dossier est d’expliciter les différences méthodologiques qui expliquent les écarts plus ou moins importants entre ces quatre sources, afin d’identifier des améliorations possibles des indicateurs publiés en open data, mais aussi de proposer des estimations alternatives. Les raisons expliquant les écarts sont multiples. Elles tiennent à la définition du concept d’âge retenu, à la prise en compte ou non de la mortalité des personnes vaccinées, au choix de la population de référence à laquelle est rapportée la population vaccinée, ainsi qu’à la qualité perfectible de l’appariement de la base des personnes vaccinées (VAC-SI) avec d’autres sources permettant d’envisager des estimations du taux de vaccination parmi des populations larges, tels que la base des « consommants » de soins de la CNAM, ou encore le système d’information sur les tests de dépistage Covid-19 (SI-DEP).

 

Les choix méthodologiques qui ont présidé à l’élaboration de ces statistiques ont été contraints par la nécessité de produire très rapidement et à haute fréquence des indicateurs pour le suivi de la campagne de vaccination, dans un contexte d’urgence sanitaire, et en mobilisant des données issues d’un système d’information (VAC-SI) lui-même mis en place dans des délais extrêmement courts. Disposant d’un plus grand recul sur ces données et indicateurs, il apparaît aujourd’hui important d’en explorer les limites respectives et de mener des analyses complémentaires.

 

En prenant en compte la mortalité et en appliquant plusieurs redressements sur les données, l’appariement des bases de données sur la vaccination (VAC-SI) et sur le dépistage (SI-DEP) conduit ainsi à proposer plusieurs alternatives aux estimations existantes, visant à assurer une plus grande homogénéité entre population vaccinée et population de référence (Graphique). Bien que ce travail ne permette pas de conclure sur un chiffre de façon certaine, il conduit à estimer in fine que le taux de personnes non vaccinées, âgées de 20 ans ou plus, résidant en France, se situe probablement entre 8 et 12 %, soit un niveau un peu plus élevé que celui vers lequel pointent les chiffres qui bénéficient de la plus forte couverture médiatique. D’après ces estimations alternatives, le taux de personnes non-vaccinées serait le plus élevé autour de 30 ans, en cohérence notamment avec le profil par âge estimé sur la base des consommants de la CNAM, comme sur la base des réponses à la troisième vague de l’enquête EpiCov.

 

L’exploitation de la quatrième vague de l’enquête EpiCov, en cours de collecte actuellement, devrait fournir une estimation complémentaire du taux de personnes vaccinées en population générale qui ne soit pas sujette aux mêmes limites que celles inhérentes aux sources et aux méthodes utilisées aujourd’hui. En revanche, elle ne fournira qu’une estimation ponctuelle ; la base VAC-SI demeure et demeurera l’outil central pour assurer le suivi de la couverture vaccinale en France.


Graphique • Taux de non-vaccinés par âge et par sexe selon différentes options

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AVIS DE DIFFUSION

 
 

Paris, le 20/10/2022

 
 

Covid-19 et mortalité : les chiffres disponibles et leurs usages

 

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie un document de la collection DREES Méthodes qui analyse et compare les données issues de différentes institutions concernant l’impact de la pandémie sur la mortalité en France.

 

Il existe plusieurs séries de statistiques permettant d’apprécier les impacts de la pandémie de Covid-19 sur la mortalité en France. Certaines sont diffusées par Santé publique France (SPF), d’autres par l’Insee, d’autres encore par le centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc). Toutes ces séries de données n’ont pas les mêmes objectifs, et surtout ne sont pas toutes disponibles au même rythme : certains chiffres sont connus dans les jours qui suivent la période analysée, d’autres plusieurs mois, voire plusieurs années après. Souvent, les plus longues à produire sont les plus précises.

 

Les chiffres issus des établissements hospitaliers (Si-Vic) et des établissements sociaux et médicaux sociaux (SurvESMS) sont les plus rapidement disponibles, ce qui les rend tres utiles, mais par construction ils sont imparfaits. Les statistiques de surmortalité « toutes causes » issues de l’exploitation des données d’état civil de l’Insee montrent indirectement des tendances nationales et locales, mais sans isoler strictement l’impact du Covid. L’exploitation rapide des certificats de décès comportant une mention de Covid-19 offre une bonne vision quatre à six mois après la période observée. Seule l’analyse des causes de décès entièrement codées permettra d’obtenir un diagnostic complet de l’impact du Covid sur la mortalité.

 

Cette publication méthodologique de la DREES présente en détail toutes ces sources, les compare et analyse leurs résultats entre mars 2020 et l’été 2022. Les différents constats qui en ressortent ne soulignent pas de résultats contradictoires.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 20/10/2022

 
 

Semaine du 10 au 16 octobre 2022 : Ralentissement du nombre de tests réalisés, un constat posé pour toutes les tranches d’âge de la population

 

Depuis octobre 2020, la Direction de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie chaque semaine un communiqué sur le volume et les délais de validation des tests RT-PCR et antigéniques réalisés la semaine précédente. Ces résultats sont issus des données du système d’information SI-DEP.

 

Stagnation du nombre de tests RT-PCR naso-pharyngés, RT-PCR salivaires et antigéniques réalisés cette semaine

Entre le 10 et le 16 octobre 2022, 1 666 000 tests RT-PCR et antigéniques pour la détection du SARS-Cov2 ont été validés (dont 55,1 % de tests antigéniques), contre 1 641 600 tests (dont 55,6 % de tests antigéniques) la semaine précédente (+1 %). Le nombre de tests est en hausse pour les moins de 16 ans et les plus de 40 ans (graphiques 1A et 1B). Par rapport à la semaine précédente, les variations de volumes sont de :

  • +4 000 tests pour les moins de 16 ans (+2 %),
  • -8 000 tests pour les 16-25 ans (-5 %),
  • -3 000 tests pour les 26-40 ans (-1 %),
  • +5 900 tests pour les 41-65 ans (+1 %),
  • +10 600 tests pour les 66-75 ans (+5 %),
  • +15 000 tests pour les plus de 75 ans (+8 %).

 

Cette semaine, le nombre de tests RT-PCR salivaires est en très légère hausse (+2 %), 72,8 % d’entre eux ont été réalisés sur des enfants âgés de 11 ans ou moins (graphique 1C).

Graphique 1A • Nombre de tests RT-PCR et antigéniques réalisés par semaine glissante

 
 
 
 

Graphique 1B • Nombre de tests (RT-PCR et antigéniques) sur 7 jours glissants par tranche d’âge

 
 
 
 

Graphique 1C • Nombre de tests salivaires sur 7 jours glissants par tranche d’âge

 
 
 
 

Fortes variations de la proportion de tests antigéniques dans l’ensemble des tests selon l’âge et le département

Au cours de la semaine du 10 au 16 octobre 2022, les tests antigéniques représentent 55,1 % de l’ensemble des tests, mais cette proportion varie fortement selon l’âge : elle atteint ainsi 68,0 % chez les 16-25 ans, contre 35,8 % chez les plus de 75 ans (graphique 2). On note également de fortes disparités territoriales (carte 1) : au cours de la semaine dernière, les départements pour lesquels la part de tests antigéniques est la plus importante sont la Guadeloupe (80,8 %) et Paris (77,2 %).

 

Graphique 2 • Proportion de tests antigéniques réalisés parmi le total des tests RT-PCR et antigéniques (en %) par tranche d’âge, en date de validation sur une semaine glissante

 
 
 
 

Carte 1 • Proportion de tests antigéniques par département (en %)

 
 
 
 

Des délais de validation stables

Sur l’ensemble des tests (RT-PCR et antigéniques) validés la semaine du 10 au 16 octobre 2022, la part des tests validés le jour ou le lendemain du prélèvement s’élève à 99 % (graphique 3). Pour les tests RT-PCR seuls, la durée médiane entre prélèvement et validation du résultat est stable à 0,3 jour (graphique 4). La part des tests RT-PCR validés en moins de 24 h est stable à 95 % (graphique 5). Presque tous les départements ont un délai médian entre prélèvement et validation du résultat d’un test RT-PCR inférieur à 12 h (carte 2).

Graphique 3 • Part des résultats validés le jour ou le lendemain du prélèvement pour les tests RT-PCR et antigéniques

 
 
 
 

Graphique 4 • Évolution des délais entre prélèvement et validation du résultat pour les tests RT-PCR

 
 
 
 

Graphique 5 • Distribution des délais entre prélèvement et validation du résultat des tests RT-PCR

 
 
 
 

Carte 2 • Délais entre prélèvement et validation du résultat des tests RT-PCR par département

 
 
 
 
 
 
Consulter la datavisualisation
 
 

Méthodologie

 

La DREES exploite les données pseudonymisées du système d’information SI-DEP, qui portent notamment sur l’ensemble des tests RT-PCR réalisés par les laboratoires d’analyse médicale, et comportent des informations à la fois sur les résultats des tests et sur leurs délais de réalisation. Le calcul des délais pour les tests RT-PCR se fait à partir de la date de prélèvement du test (jour, heure, minute), déclarée par le laboratoire, et de la date d’intégration (jour, heure, minute) du test dans le système d’information, intégration qui doit se faire très rapidement après la validation du test. Les délais ici présentés pour les tests RT-PCR correspondent aux délais entre la date de prélèvement et la date d’intégration des résultats dans SI-DEP. Cependant, la date d’envoi des résultats aux patients par le laboratoire peut être postérieure à l’intégration des résultats dans SIDEP. Les délais entre date de prélèvement et réception des résultats des tests RT-PCR par les patients pourraient donc être supérieurs à ceux mesurés via SIDEP. Les statistiques présentées portent sur l’ensemble des tests RT-PCR réalisés, en date de validation du résultat.

 

Depuis le 17 octobre 2020, les tests antigéniques sont autorisés dans le cadre des dépistages individuels. Ils doivent être remontés depuis lors dans la base SIDEP par les laboratoires. En revanche, la saisie d’information dans SIDEP pour les professionnels de santé n’est possible que depuis le 16 novembre 2020, et a connu une phase de montée en charge. Afin d’estimer le nombre total de tests antigéniques réalisés depuis entre le 17 octobre 2020 et fin novembre 2020 – période pendant laquelle la base SIDEP n’était pas exhaustive sur ce type de tests, la DREES a utilisé les données de l’Assurance maladie sur le nombre de tests remboursés en date de soins en complément des données renseignées dans SIDEP.

Par ailleurs, si une même personne a réalisé successivement deux tests, ces deux tests sont comptés. Les données sur le nombre de tests diffèrent de celles publiées par Santé publique France, en date de prélèvement du test.

 

Enfin, entre début mars et début juin 2020, préalablement au déploiement complet de SIDEP, la DREES a mis en place à la demande du centre de crise sanitaire du Ministère de la Santé un système d’information permettant de comptabiliser le nombre de tests RT-PCR réalisés en France, à partir des déclarations des sites réalisant les tests (et non les prélèvements comme dans SIDEP).

 

Dans le cadre de l’exploitation des données SIDEP, la DREES procède à quelques retraitements des données. En particulier, les tests remontés avec un pseudonyme manquant sont supprimés. Dans le cas d’un même test remonté plusieurs fois (mise à jour de certaines informations sur le patient par exemple), la DREES conserve la ligne la plus récente, à l’exception de la date d’intégration dans SIDEP dont on retient la valeur la plus ancienne, assimilée à la date de validation du résultat.

 
 

À propos de la DREES

 

Mise en place par le décret du 30 novembre 1998, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) fait partie avec l’Insee et les autres services statistiques ministériels du service statistique public (SSP). Son rôle est de fournir des informations fiables et des analyses dans les domaines du social et de la santé. L’action de la DREES s’appuie, depuis plus de 20 ans, sur un engagement déontologique dont les principes, codifiés et partagés au niveau européen, sont l’indépendance professionnelle, l’engagement sur la qualité, le respect du secret statistique, l’impartialité et l’objectivité. La DREES est aussi un service statistique ministériel dont la mission prioritaire est d’accompagner et d’évaluer les politiques publiques sociales et sanitaires.

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[Etude Delta-EE] 
Portrait robot des propriétaires de véhicules électriques


Paris, le 18 octobre 2022 - Quelques jours après les annonces d’Emmanuel Macron pour un passage au 100 % électrique d’ici 2035 comprenant de nouvelles aides comme le bonus écologique de 7000€ et l’accélération du leasing, Delta-EE, cabinet européen de recherche et de conseil spécialisé dans la transition énergétique, dévoile sa nouvelle étude sur “les détenteurs européens de véhicules électriques”. L’occasion de dresser un portrait robot de ces nouveaux utilisateurs tandis que l'obtention de véhicules électriques continue sa progression, notamment dans l’Hexagone (+21% le mois dernier). 


Des hommes millenials 
Aujourd'hui, les détenteurs de véhicules électriques sont majoritairement des hommes en Europe (cf 58%). Toutefois, la parité commence à faire son chemin. Par exemple, sur des marchés plus mûrs comme la Norvège, les femmes représentent même 52% des détenteurs de véhicules électriques.

En France comme en Europe, plus de la moitié des propriétaires de véhicules électriques ont entre 25 et 44 ans (55%). Si le véhicule électrique séduit les nouvelles générations, Delta-EE révèle que seuls 5,5 % des seniors de plus de 65 ans interrogés possèdent un véhicule électrique. Après des années à avoir roulé en véhicule thermique, casser ses habitudes est logiquement plus compliqué pour cette partie de la population.


Des citadins, CSP+ 
L’étude dévoile que la majorité des utilisateurs sont des citadins (54% en France, 69% en Pologne et en Italie, 68% en Espagne). Actuellement, c’est dans les villes que les bornes de recharge sont les plus nombreuses, et donc logiquement, ce sont les citadins qui s’équipent le plus vite en véhicule électrique par rapport à leurs homologues en zone rurale. 

De même, les revenus des propriétaires de véhicules électriques restent supérieurs à la moyenne. En Norvège, pays au revenu moyen le plus élevé des marchés étudiés, 40% des détenteurs de véhicules électriques gagnent plus de 4 500 € par mois. En France, 76% des sondés  gagnent plus de 2 701€ par mois. 

Le coût d’achat d’un véhicule électrique reste encore élevé et par conséquent réservé qu'à une partie de la population. La multiplication des aides et des primes, comme en ce moment en France , va certainement donner un coup de pouce à sa démocratisation.


Soucieux de l'environnement et de réaliser des économies
Si les considérations environnementales restent les principales motivations pour l'achat d'un VE (32%), selon Delta-EE, 31% des conducteurs optent également pour un véhicule électrique afin de faire des économies sur le long terme. 


Qui achètent directement leurs véhicules électriques
Les conducteurs de véhicules électriques privilégient l'achat direct sans option de financement. Selon l’étude Delta-EE, 77% des Français ont acheté directement leur véhicule électrique et seulement 20% privilégient l’achat par leasing ce qui équivaut à la moyenne européenne des pays sondés. 

La Norvège, toujours en avance sur ses voisins, est le pays qui privilégie le plus l’obtention de véhicules électriques de seconde main (30% vs 18% pour la France). 

Les autres pays en sont encore au stade des achats neufs. Il est primordial d’accélérer l'utilisation de véhicules de seconde main, comme avec le leasing de voiture d’occasion,  car le niveau de production des nouveaux véhicules est compromis à cause de la pénurie de semi-conducteurs et des répercussions de la crise sanitaire. 

 

Méthodologie 
Pour réaliser cette étude, Delta-EE a interrogé plus de 3 000 utilisateurs Européens de véhicules électriques en Septembre 2022 dont plus de 600 utilisateurs en France. Les informations récoltées lors des enquêtes et du sondage ont été couplées aux données propriétaires et aux analyses existantes de Delta-EE afin de livrer une analyse précise des offres de fourniture pour véhicule électrique en France et en Europe.

A propos de Delta-EE
Delta-EE est un cabinet de recherche et de conseil spécialisé dans les énergies renouvelables. Pionnier sur son secteur, Delta-EE accompagne les entreprises depuis plus de 15 ans en les aidant à développer les meilleures stratégies, business model et propositions commerciales pour accélérer la transition énergétique à grande échelle. Avec plus d’une centaine de ressources documentaires à son actif (études, bases de données, livres blancs, podcasts, webinaires…), Delta-EE est une véritable Encyclopédie Verte 2.0. Les experts Delta-EE permettent aux clients - grands comptes comme PME et startups - d’accéder à des données et des analyses exclusives sur leurs marchés, afin de mieux piloter leurs investissements et accroître leur compétitivité. Delta-EE a son siège social à Édimbourg et possède des bureaux à Paris, Londres et Cambridge. 

Pour en savoir plus sur Delta-EE, veuillez cliquer ici. 

 

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AVIS DE DIFFUSION

 
 

Paris, le 12/10/2022

 
 

Comptes de la protection sociale :

mise à jour des données définitives pour 2019 et semi-définitives pour 2020


La DREES met à jour les données des comptes de la protection sociale (CPS) français avec des informations disponibles jusqu’en 2020. Ces comptes sont réalisés chaque année pour la France, sur un champ couvrant l’ensemble des régimes et des risques de la protection sociale. Ils fournissent une estimation des dépenses et des recettes de protection sociale couvrant la période 1959-2020.

 

En 2020, les dépenses de protection sociale augmentent de 7,7 %, pour atteindre 872 milliards d’euros. Les prestations sociales versées au titre du chômage et de la santé sont les principaux moteurs de cette croissance. Dans leur ensemble, les prestations sociales augmentent de 6,9 %.


Les dépenses exceptionnelles directement liées à la pandémie ont été consolidées pour s’établir à 43 milliards d’euros en 2020 (hors transferts internes), avec notamment une meilleure prise en compte des dépenses du chômage partiel. Plus de trois-quarts de ces dépenses exceptionnelles sont des prestations supplémentaires (36 milliards d’euros, dont 24 milliards d’euros au titre du chômage partiel). Les autres dépenses sont estimées à 8 milliards d’euros (2 milliards de stockage de masques et d’équipements médicaux supplémentaires et 6 milliards d’euros de mesures exceptionnelles de soutien en direction du système de protection sociale).


En 2020, les ressources de la protection sociale sont quasiment stables (-0,1 % par rapport à 2019). Les effets de la baisse d’activité sur les cotisations et les taxes affectées à la protection sociale sont compensés par une forte hausse des contributions de l’État au financement de la protection sociale.


Ces données complètent les estimations précédentes, qui portaient jusqu’à l’année 2020 (exercice provisoire); en raison de l’intégration de données qui n’étaient pas disponibles alors et de corrections, cette nouvelle diffusion induit des révisions des chiffres publiés.

 
 

AVIS DE DIFFUSION

 
 

Paris, le 10/10/2022

 
 

Mise à disposition de l’ensemble des données de l’enquête annuelle auprès des caisses de retraite


Dans le cadre de sa politique d’ouverture des données, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) met à disposition l’ensemble de la base de données issue de l’enquête annuelle auprès des caisses de retraite (EACR), après une première diffusion partielle de la base en décembre 2021.

 

Les données de l’enquête annuelle auprès des caisses de retraite (EACR) permettent un suivi annuel des effectifs de retraités ainsi que des montants de pensions versées. Ce suivi est publié dans l’ouvrage annuel de la collection Panorama sur « Les retraités et les retraites ». Les données mises à disposition contiennent des informations, de 2004 à 2020, sur les effectifs de bénéficiaires d’une pension de retraite, d’une rente d’invalidité ou d’incapacité permanente, selon le sexe, l’âge, le lieu de naissance, les conditions de liquidation, ou encore selon le montant perçu. Elles sont ventilées par année et par caisse de retraite, en tant qu’organisme verseur.
L’EACR est la seule source de données agrégées sur la retraite et l’invalidité (au sens large) avec des concepts harmonisés, ce qui assure une comparabilité d’un régime à l’autre, et également dans le temps. La DREES met en open data ces données, enrichies des données tous régimes estimées par le modèle Ancêtre.

 
 
Consulter la publication
 
 

Méthodologie

Les organismes participants à l’enquête sont : la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), qui intègre désormais la Sécurité sociale des indépendants (SSI), la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL), la Caisse nationale des barreaux français (CNBF), la Mutualité sociale agricole (MSA) pour les exploitants et salariés agricoles, le régime complémentaire des salariés du secteur privé (Agirc-Arrco), le Service des retraites de l’état (SRE), le Fonds spécial des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’État (FSPOEIE), la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL), le Régime additionnel de la fonction publique (RAFP), l’Ircantec, la Caisse nationale des industries électriques et gazières (CNIEG), la Caisse de retraite du personnel de la RATP (CRPRATP), la Caisse de prévoyance et de retraite du personnel de la SNCF (CPRPSNCF), la Caisse d’assurance vieillesse invalidité et maladie des cultes (CAVIMAC), la Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN), le régime de retraite de la Banque de France, la Caisse nationale autonome de sécurité sociale des mines (Canssm), l’Etablissement national des invalides de la marine (ENIM), la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (CSSM).

 
 

À propos de la DREES

 

Mise en place par le décret du 30 novembre 1998, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) fait partie avec l’Insee et les autres services statistiques ministériels du service statistique public (SSP). Son rôle est de fournir des informations fiables et des analyses dans les domaines du social et de la santé. L’action de la DREES s’appuie, depuis plus de 20 ans, sur un engagement déontologique dont les principes, codifiés et partagés au niveau européen, sont l’indépendance professionnelle, l’engagement sur la qualité, le respect du secret statistique, l’impartialité et l’objectivité. La DREES est aussi un service statistique ministériel dont la mission prioritaire est d’accompagner et d’évaluer les politiques publiques sociales et sanitaires.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 6/10/2022

 
 

Les maladies chroniques touchent plus souvent les personnes modestes et réduisent davantage leur espérance de vie


La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie une nouvelle étude sur les inégalités sociales face aux maladies chroniques. À partir de données socio-fiscales appariées aux données de santé (EDP-Santé), cette étude décrit, pour la période 2016-2017, les inégalités sociales d’incidence, de prévalence et d’espérance de vie face aux maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardioneurovasculaires, les maladies psychiatriques, les maladies neurologiques, les maladies du foie les maladies respiratoires chroniques ou encore les cancers.

 

Les personnes les plus modestes développent beaucoup plus souvent des maladies chroniques

Entre 2016 et 2017, les 10 % les plus modestes de la population française développent plus souvent une maladie chronique que les 10 % les plus aisés, à âge et sexe comparables : 2,8 fois plus de diabète, 2,2 fois plus de maladies du foie ou du pancréas, 2,0 fois plus de maladies psychiatriques, 1,6 fois plus de maladies respiratoires chroniques, 1,5 fois plus de maladie neurologiques ou dégénératives et 1,4 fois plus de maladies cardioneurovasculaires. En revanche, les personnes les plus modestes développent relativement moins de cancers. Ce constat ne tient cependant pas compte des éventuelles inégalités sociales devant le recours au dépistage et des différences selon le type de cancer (graphique).

 
 
 
 

Le risque de déclarer une maladie chronique est aussi très variable entre les groupes socioprofessionnels

Les ouvriers et employés développent plus souvent une maladie chronique que les cadres et professions intellectuelles supérieures. Ainsi, les ouvriers ont deux fois plus de risque de développer une maladie psychiatrique que les cadres et professions intellectuelles supérieures. Le risque est multiplié par 1,9 pour le diabète, 1,5 pour les maladies neurologiques ou dégénératives et les maladies du foie ou du pancréas, 1,4 pour les maladies respiratoires chroniques et 1,3 pour les maladies cardioneurovasculaires. En revanche, aucune différence significative de risque n’a été mise en évidence pour ce qui concerne les cancers.

 

Les personnes les plus modestes sont aussi plus nombreuses à vivre avec une maladie chronique

Comme elles développent plus souvent des maladies chroniques, les personnes les plus modestes sont aussi plus nombreuses à vivre avec l’une de ces maladies, et ce, bien que leur mortalité soit relativement plus élevée lorsqu’elles sont malades. Les inégalités sociales sont particulièrement marquées face au risque de vivre avec une maladie psychiatrique : les personnes les plus modestes vivent 2,8 plus souvent avec une maladie psychiatrique que les personnes les plus aisées alors qu’elles ne développent que 2,0 fois plus de maladies psychiatriques. La maladie affecte le niveau de vie : en effet, certaines maladies psychiatriques, si elles sont développées tôt dans la vie, peuvent réduire les chances de faire des études ou d’avoir un emploi, ce qui pèse négativement sur le niveau de vie.


Le diabète est plus inégalitaire chez les femmes, les maladies psychiatriques sont plus inégalitaires chez les hommes

Les inégalités sociales sont plus fortes chez les femmes que chez les hommes en ce qui concerne le diabète (le risque est multiplié par 3,5 entre les plus modestes et les plus aisées chez les femmes, et par 1,9 chez les hommes) et les maladies cardioneurovasculaires (risque multiplié par 1,5 contre 1,2 chez les hommes). Elles sont en revanche moins fortes chez les femmes que chez les hommes pour les maladies psychiatriques (2,4 contre 3,5 chez les hommes), les maladies du foie ou du pancréas (2,4 contre 2,8 chez les hommes) et les maladies neurologiques ou dégénératives (1,4 contre 1,6 chez les hommes).


Les maladies chroniques accentuent les inégalités sociales en matière d’espérance de vie

À tous les âges, les personnes atteintes d’une maladie chronique ont un risque de décéder supérieur à celui des personnes non atteintes. Il en est de même pour les personnes les plus modestes par rapport aux personnes les plus aisées. Sans les maladies chroniques, l’écart d’espérance de vie à la naissance entre les plus aisés et les plus modestes serait réduit de plus d’un tiers. Les maladies qui creusent le plus les inégalités en matière d’espérance de vie sont les maladies psychiatriques et les maladies cardioneurovasculaires.

Etude Avast

- infographie en pièce jointe -

 

Près de la moitié des Français connaissent le mot de passe des réseaux sociaux de leur ex-partenaire 

 

Une nouvelle étude Avast alerte sur les dérives et dangers de la connaissance des mots de passe par un ex-partenaire.

 

 

Paris, France, le 04 octobre 2022 - Avast, leader mondial des solutions de sécurité et de confidentialité en ligne, dévoile aujourd’hui une étude* centrée sur l’aspect digital que revêt une rupture. L’étude révèle en effet que les couples ont généralement l’habitude de partager les mots de passe de leurs appareils et divers comptes en ligne, ainsi que l’accès aux lieux que chacun fréquente.

 

Mais lorsqu’il y a une séparation, l’étude révèle l’apparition d’abus technologiques :

 

Une image contenant texte Description générée automatiquement

·        48% du panel a indiqué connaître le ou les mots de passe en ligne d’une autre personne. Pour 64% d’entre eux, il s’agit de ceux de leur partenaire du moment et pour 14%, de leur ex-partenaire.

·        Parmi les mots de passe connus par un ex-partenaire, on retrouve ceux :

o   Des réseaux sociaux (48%)

o   De services de streaming (43%)

o   D’un compte e-mail privé (31%)

o   De services bancaires en ligne (21%)

o   De comptes de paiement sur Internet (18%)

 

·        Près d’un Français sur dix affirme qu’au moins un de ses mots de passe a été utilisé de façon malveillante. Ainsi, 47% des sondés expliquent avoir changé leurs mots de passe après une rupture tandis que 49% ne le font pas.

 

·        34% des Français soupçonnent leur ex-partenaire d’avoir utilisé leurs mots de passe à des mauvaises fins, avec en tête la tranche des 35-44 ans qui est la plus méfiante à cet égard (47%).

·        Voici les situations les plus dénoncées après l’utilisation abusive d’un mot de passe :

o   La personne a modifié les paramètres de mon compte ou de mon appareil (29%)

o   La personne a changé mon mot de passe et bloqué mon accès (22%)

o   La personne m’a importuné, ainsi que mes amis (envoi de spams, etc. 22%)

o   La personne m’a géolocalisé (21%)

o   La personne a utilisé mon argent/a payé à partir de mes comptes en banque (17%)

o   La personne a abusé de mon identité et s’est fait passer pour moi (16%)

o   La personne a prélevé mon argent (15%)

o   La personne a créé une dette (opérateur, e-shops etc.) (8%)

 

« Ces statistiques sont clairement effrayantes ! » s’inquiète Jaya Baloo, Responsable de la sécurité des systèmes d'information chez Avast. « Avant, quand un couple se séparait, celui ou celle qui partait rendait ses clés et récupérait ses effets personnels et cela s’arrêtait là. Aujourd’hui, la donne a changé : pour les couples partageant appareils et mots de passe avec leur partenaire, les conséquences peuvent être terribles».

 

Bastien Dubuc, Country Manager France chez Avast, explique : « Au quotidien, il semble plus simple pour un couple de partager ses mots de passe pour regarder des films ou gérer l’administratif : cela simplifie grandement les choses. Seulement, les mots de passe sont avant tout personnels. Nous le voyons à travers cette étude, beaucoup de Français voient leur vie numérique fortement menacée. Il est bien plus intéressant de créer un compte e-mail dédié au couple par exemple et avoir le réflexe de changer régulièrement son mot de passe personnel, ne serait-ce qu’en termes de sécurité. »

 

Voici quelques conseils pour éviter tout usage malveillant de vos mots de passe :

 

·        Changez tous vos mots de passe (streaming, e-mails, réseaux sociaux, comptes bancaires, gaming) et activez la double authentification : c’est la première et la plus importante des actions à mettre en place.

·        Désactivez la fonctionnalité de localisation si vous n’en avez pas besoin, et n’autorisez pas vos applications à accéder à votre position en dehors de leur utilisation.

·        Réinitialisez la liste des appareils autorisés à se connecter à vos comptes : vous seul aurez ensuite la main pour valider une connexion depuis tel ou tel appareil.

·        Bloquez votre ex-partenaire : la quasi-totalité des réseaux sociaux, applications de chat/messages et boîtes e-mails permet de bloquer certains contacts.

·        Vérifiez les paramètres de sécurité et de confidentialité de vos applications et réajustez si nécessaire.

·        Réinitialisez tous vos comptes sur vos sites e-commerce favoris liés à votre carte bancaire et/ou à un e-wallet (Paypal, etc.).

·        Soyez très prudents sur les sites de rencontre : n’indiquez pas vos réseaux sociaux, ni votre localisation, évitez les photos impliquant d’autres personnes, etc. Bon à savoir : certains sites offrent la possibilité de blacklister l’ex-partenaire intrusif par le biais de son numéro.

 

Autant de conseils (et bien plus encore) qu’Avast et l’association britannique Refuge, qui lutte contre les violences domestiques faites aux femmes et aux enfants, ont compilé dans un « Guide de la rupture amoureuse digitale », disponible à ce lien en anglais : https://refugetechsafety.org/digitalbreakup/  .

 

*Étude réalisée du 26 août au 5 septembre 2022 auprès de 1001 répondants en France.

 

À propos d’Avast

Avast, une entreprise de NortonLifeLock, est un leader mondial des produits de sécurité et de confidentialité en ligne, et est basée à Prague, en République Tchèque. Elle protège les utilisateurs sous les marques Avast et AVG contre les menaces informatiques et celles grandissantes dans l’univers des objets connectés. Ses réseaux de détection des menaces sont parmi les plus avancés dans le monde, utilisant le machine learning et l’intelligence artificielle pour détecter et contrer les menaces en temps réel. Les solutions Avast pour ordinateurs, Mac et smartphones ont obtenu les meilleures récompenses et certifications par VB100, AV-Comparatives, AV-Test ou encore Se Labs. Avast est membre de la Coalition Against Stalkerware, de No More Ransom et de l’Internet Watch Foundation.

 

République FrançaiseLa lettre Service-Public.fr
Lettre n°1083 du 29 septembre 2022 Abonnement aux sujets d'actualité  twitter @servicepublicfr  service-public.fr sur Facebook

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 29/09/2022

 
 

Les prestations sociales et la fiscalité directe diminuent de 7,6 points le taux de pauvreté

 

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie son ouvrage annuel « Minima sociaux et prestations sociales ». Cet ouvrage offre un panorama complet des différents dispositifs permettant d’assurer la redistribution en faveur des ménages les plus modestes, mais aussi des conditions de vie, de l’insertion et des parcours de ces derniers. L’édition 2022 propose notamment des études sur les conditions de vie et de logement, l’isolement social, l’emploi, la conciliation des vies familiale et professionnelle, l’accompagnement et l’insertion, le niveau de vie, la santé et les trajectoires des bénéficiaires de minima sociaux et de la prime d’activité. Elle présente, en outre, les barèmes en vigueur à ce jour des prestations sociales et, pour la première fois, intègre dans le périmètre de cet ouvrage, les étudiants bénéficiaires de bourses sur critères sociaux de l’enseignement supérieur. Les effets des prestations sociales sur la réduction de la pauvreté y sont aussi analysés.

 

En 2019, les prestations sociales non contributives représentent 38 % du revenu disponible des ménages pauvres
En 2019, en France métropolitaine, 9,2 millions de personnes sont pauvres monétairement, au sens statistique du terme. Leur niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 102 euros par mois. Ceci correspond à un revenu disponible de 1 102 euros par mois pour une personne seule et de 2 314 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Les prestations sociales non contributives représentent au total 38 % de leur revenu disponible (13 % de minima sociaux, 11 % d’aides au logement, 10 % de prestations familiales et 3 % de prime d’activité). Elles augmentent le niveau de vie des personnes pauvres de 335 euros par mois en moyenne1, sans toutefois leur permettre de franchir le seuil de pauvreté.

 

En 2019, la redistribution diminue de 12,7 points le taux de pauvreté des jeunes de moins de 20 ans
Jointes à la fiscalité directe, les prestations sociales diminuent le taux de pauvreté de 7,6 points en 2019 : 14,6 % de la population métropolitaine est pauvre, contre 22,2 % qui le serait si ces prestations et les impôts directs n'existaient pas (schéma). L’effet de la redistribution sur le taux de pauvreté est particulièrement marqué pour les familles monoparentales (-20,7 points pour celles avec au moins 2 enfants), pour les familles nombreuses (-15,7 points pour les couples avec 3 enfants, -23,5 points pour ceux avec au moins 4 enfants), pour les jeunes de moins de 20 ans (-12,7 points) et pour les personnes handicapées de 15 ans ou plus2 (-11,9 points)

 

Schéma – Effet des prestations sociales et de la fiscalité directe sur le taux de pauvreté monétaire en 2019

 
 
 
 

Après une forte hausse en 2020 en raison de la crise, le nombre d’allocataires de minima sociaux diminue nettement en 2021
En légère hausse entre fin 2016 et fin 2019, le nombre d’allocataires de minima sociaux a augmenté de 4,4 % en 2020, sous l’effet de la crise sanitaire, pour atteindre 4,47 millions fin 2020. Les effectifs du revenu de solidarité active (RSA) ont particulièrement augmenté en 2020 (+7,4 % contre +0,6 % en 2019), alors que les effectifs de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), qui diminuaient très fortement depuis plusieurs années (-26 % entre fin 2015 et fin 2019), ont crû très légèrement (+0,9 %). En 2021, les effectifs du RSA et de l’ASS diminuent nettement (respectivement -6,2 % et -9,3 %). C’est aussi le cas pour les allocataires de l’allocation pour demandeur d’asile (ADA) [-24,1 %], en raison d’une forte baisse du nombre de dossiers de demande d’asile en instance. A l’inverse, le nombre d’allocataires du minimum vieillesse continue d’augmenter (+3,0 %, après +5,6 % en 2020). Au total3, le nombre d’allocataires de minima sociaux baisse de 3,5 % en 2021.
En incluant les conjoints et les enfants à charge, 7,1 millions de personnes sont couvertes par les minima sociaux fin 2020, soit une personne sur dix en France métropolitaine et une sur trois dans les DROM (hors Mayotte). 30,4 milliards d’euros ont été versés au titre des minima sociaux en 2020 (1,3 % du PIB), en hausse par rapport à 2019 (+6,8 %, en euros constants), sous l’effet de l’augmentation des effectifs mais aussi de revalorisations exceptionnelles des montants de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et du minimum vieillesse.

 

15 % des bénéficiaires de minima sociaux sortent des minima d’une fin d’année à la suivante
Environ 20 % des bénéficiaires du RSA sortent des minima sociaux4 d’une fin d’année à la suivante. Parmi eux, trois sur cinq sortent pour au moins cinq ans et la moitié ont un emploi à la fin de l’année où ils sortent. Nombreux sont toutefois les bénéficiaires du RSA faisant des allers-retours dans les minima sociaux. Deux bénéficiaires sur cinq fin 2020 âgés de 35 à 64 ans ont eu, au cours des dix années précédentes, au moins deux passages distincts par les minima sociaux : ils ont été au moins une fois présents dans les minima sociaux, en sont sortis, puis y sont revenus. Néanmoins, d’autres bénéficiaires du RSA restent dans les minima sociaux de manière très durable : 22 % des bénéficiaires de 35 à 64 ans ont passé les dix dernières années dans les minima sociaux.
Le taux de sortie des minima sociaux d’une fin d’année à la suivante est beaucoup plus faible (4 %) pour les allocataires de l’AAH, signe de leurs difficultés spécifiques d’insertion. En conséquence, leur persistance dans les minima sociaux est très forte : 55 % des allocataires de l’AAH âgés de 35 à 64 ans ont passé les dix dernières années dans les minima sociaux.

 

17 % des bénéficiaires du RSA ont un emploi
Fin 2019, 17 % des bénéficiaires du RSA ont un emploi : 68 % d’entre eux un emploi salarié, 34 % un emploi non-salarié . Pour certains, cet emploi est un tremplin vers la sortie du RSA mais, pour d’autres, cet emploi est trop instable ou trop faiblement rémunérateur pour leur permettre d’en sortir. 44 % des bénéficiaires du RSA salariés sont en CDD, en intérim ou en emploi aidé. Une grande majorité travaille à temps partiel (59 %). Les trois quarts des salariés bénéficiaires du RSA ont un salaire horaire net inférieur à 10,1 euros, alors que le salaire horaire médian de l’ensemble de la population salariée s’établit à 12,1 euros. Parmi les bénéficiaires du RSA en emploi non-salarié, le statut de microentrepreneur est largement majoritaire (81 %).

 

83 % des bénéficiaires du RSA soumis aux droits et devoirs sont orientés vers un parcours d’insertion
Fin 2020, 98 % des bénéficiaires du RSA sont concernés par les « droits et devoirs » associés à cette prestation, soit 2,3 millions de personnes. Si 83 % ont été orientés par leur conseil départemental vers un organisme d’accompagnement, cette part tombe à 57 % (en hausse toutefois de 10 points à champ constant par rapport à 2019) parmi les bénéficiaires ayant moins de 6 mois d’ancienneté dans le RSA. 42 % des personnes orientées l’ont été vers Pôle emploi. Seulement 47 % des personnes orientées vers un organisme autre que Pôle emploi ont un contrat d’engagement réciproque (CER). En moyenne, pour les personnes dont le foyer est entré dans le RSA en 2020, orientées fin 2020 et n’ayant connu qu’une orientation, 95 jours se sont écoulés entre leur date d’entrée dans le RSA et la date de leur première orientation.
L’insertion peut être entravée par divers freins sociaux à la recherche et à la prise d’un emploi (problèmes de santé, de mal-logement, etc.). L’accueil des enfants constitue un obstacle important à l’insertion professionnelle : 30 % des parents d’enfants de moins de 12 ans bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, sans emploi et en cherchant un, se déclarent limités dans leurs recherches par des problèmes de garde d’enfants.

 

Trois bénéficiaires du RSA sur quatre sont pauvres monétairement
En 2018, la moitié des personnes vivant dans un ménage bénéficiaire de minima sociaux (RSA, ASS, AAH ou minimum vieillesse) en France (hors Mayotte) vivent avec moins de 940 euros par mois, alors que le niveau de vie médian de l’ensemble de la population en France métropolitaine s’élève à 1 770 euros. La distribution du niveau de vie des bénéficiaires de minima sociaux dépend fortement de la prestation perçue, en lien avec les différences de barème et d’assiette des ressources. La moitié des personnes membres d’un ménage bénéficiaire de l’AAH ont un niveau de vie supérieur à 1 240 euros mensuels, contre 860 euros dans le cas du RSA. En 2018, 62 % des personnes membres d’un ménage bénéficiaire d’un minimum social se situent sous le seuil de pauvreté monétaire, contre 15 % de l’ensemble de la population. Cette part est de 31 % dans le cas de l’AAH et de 75 % dans celui du RSA.

 

1Cela correspond à une hausse du revenu disponible de 703,5 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.
2Y compris les personnes âgées.
3L’évolution entre fin 2020 et fin 2021 est calculée hors allocation veuvage (AV) et allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), dont les effectifs fin 2021 ne sont pas encore connus. Ces deux prestations représentent 72 000 allocataires fin 2020.
4Les minima sociaux considérés dans cette section sont le RSA, l’ASS et l’AAH.

 

Téléchargez l’ouvrage :

  • « Minima sociaux et prestations sociales - édition 2022 », sous la direction de Pierre-Yves Cabannes et Martin Chevalier, coordonné par Opale Echegu. Collection Panoramas de la DREES-social, septembre 2022.
  • Infographie
 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 28/09/2022

 
 

Les capacités d’accueil hospitalières en 2021

Données administratives de la statistique annuelle des établissements de santé

 

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie les premières données sur la capacité d’accueil hospitalière en 2021. Ces résultats sont issus des données administratives de la statistique annuelle des établissements de santé (SAE), collectées au premier semestre de 20221. Ils sont susceptibles d’être révisés d’ici à la fin de l’année 2022.

 

Fin 2021, 1 342 hôpitaux publics, 661 établissements privés à but non lucratif et 981 cliniques privées composent le paysage hospitalier français, soit 2 984 structures hospitalières (France métropolitaine et DROM). Le nombre de sites géographiques répertoriés continue de diminuer lentement (-0.2%) sous l’effet de réorganisations et restructurations.

 

Un recul du nombre de lits de 1,1 %, en lien avec le virage ambulatoire et la crise sanitaire
Depuis une vingtaine d’années, l’organisation de l’offre de soins évolue vers une hausse importante du nombre de places d’hospitalisation partielle (sans nuitée) et d’hospitalisation à domicile, en regard d’une diminution continue des capacités d’hospitalisation complète (lits). Des innovations en matière de technologies médicales et de traitements médicamenteux ont rendu possible ce « virage ambulatoire ».


Le nombre de lit d'hospitalisation complète a diminué à un rythme assez régulier avant la crise sanitaire (-0,9 % par an en moyenne de 2013 à 2019). La baisse est de -1,1 % en 2021, après -1,2 % en 2020. Pour limiter la contagion durant la crise sanitaire, de nombreuses chambres doubles ont été transformées en chambre simple et du personnel a été réaffecté aux unités Covid, entraînant une moindre capacité d’accueil dans leur service d’origine.

 

Le nombre de places d’hospitalisation partielle progresse de 3,4 % en 2021
Le nombre de places en hospitalisation partielle progresse régulièrement : depuis fin 2013, 15 000 places ont été créées, soit une hausse de 22,1 % en huit ans.


En 2020, la crise sanitaire a freiné cette dynamique, avec une progression du nombre de places limitée à 1,7 %, en deçà du rythme annuel moyen observé de fin 2013 à fin 2019 (+2,5 % par an). En revanche, entre fin 2020 et fin 2021, le nombre de places accélère (+3,4 %), ce qui compense entièrement le ralentissement de 2020.

 

Les capacités d’accueil de l’hospitalisation à domicile progressent de 6,8 %
Alternative à l’hospitalisation conventionnelle, l’hospitalisation à domicile (HAD) connaît une croissance régulière de ses capacités d’accueil, accentuée par la crise sanitaire. Après la forte progression de 10,5 % observée en 2020, elles augmentent encore de 6,8 % en 2021. En période de tension hospitalière, les établissements de santé accentuent leur recours à l’HAD.

 

En léger recul en 2021, les capacités d’accueil en réanimation restent supérieures de 10,2 % à leur niveau de fin 2019
La prise en charge des patients atteints de Covid-19 lors des vagues épidémiques de 2020 et 2021 a notablement reposé sur les capacités d’accueil en soins critiques : réanimation, soins intensifs et surveillance continue. Elles ont connu une forte progression de 3,6 % entre fin 2019 et fin 2020, pour prendre en charge les patients atteints du Covid-19 en phase aiguë.


Durant l’année 2021, les modes de prise en charge de ces patients ont évolué – en particulier avec l’arrivée à l’automne du variant Omicron -, permettant de réduire un peu le recours aux soins critiques. Au 31 décembre 2021, les établissements de santé disposent de 20 070 lits de soins critiques : c’est 240 de moins que fin 2020 (-1,2 %), mais 470 de plus que fin 2019 (+2,4 %), avant l’apparition de l’épidémie.


Parmi les lits de soins critiques, on compte :

  • 5 980 lits de réanimation (en baisse de 3,8 % par rapport à fin 2020, mais toujours supérieurs de 10,2 % au niveau de fin 2019),
  • 6 030 lits en soins intensifs (+0,8 % entre fin 2020 et fin 2021, après +0.5 %),
  • 8 070 lits de surveillance continue (-0,6 %, après -1,4 %).

 

Méthodologie :
La statistique annuelle des établissements (SAE) de la DREES décrit l’activité des établissements de santé (séjours et journées en hospitalisation complète et hospitalisation partielle, séances, etc.) et les facteurs de production associés (lits, places, équipements, personnel). L’intégralité de ses données est mise à disposition du public sur internet, sous la forme de deux jeux de données.
Les indicateurs présentés ici sont calculés à partir de la base administrative de la SAE 2021, dont la collecte a été réalisée au printemps 2022.
Provisoires, les données pourront être complétées et modifiées lors de la création de la base statistique de la SAE 2021. Celle-ci devrait être disponible fin octobre 2022.

 

1La DREES a publié, en juillet 2022, des bases statistiques corrigées pour les SAE 2013 à 2020, prises en compte ici. Cela se traduit par des révisions des évolutions calculées depuis 2013.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 27/09/2022

 
 

Poursuite de la baisse du taux de recours à l’IVG chez les plus jeunes en 2021

 

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie une étude sur le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) réalisés en 2021 et le compare à la situation en 2020 dans un contexte de crise sanitaire, et aux évolutions par rapport aux années précédentes. Cette publication annuelle fait un état des lieux sur les IVG au regard de l’âge des femmes, de leur âge gestationnel au moment de l’IVG, de leur département de résidence, de la méthode utilisée et du lieu de survenue de l’IVG.

 

Le nombre d’IVG demeure au niveau mesuré en 2020, sans retrouver le niveau de 2019

En 2021, 223 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été enregistrées en France, soit un volume stable par rapport à 2020. En 2020 on comptait 11 000 IVG de moins que l’année précédente du fait de la situation sanitaire, avec une baisse très concentrée sur les conceptions lors de la période du confinement de mars à mai 2020. Le taux de recours à l’IVG se maintient à 14,9 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2021 contre 15,6 ‰ en 2019.

 

Le recours continue à décroître parmi les plus jeunes femmes

C’est parmi les femmes âgées de 20 à 29 ans que les IVG restent les plus fréquentes : le taux de recours s’élève à 24,8 ‰ parmi les jeunes femmes âgées de 20-24 ans et atteint 27,2 ‰ pour celles âgées de 25-29 ans. En 2021, les taux de recours diminuent pour toutes les femmes âgées de moins de 30 ans, tandis qu’ils augmentent légèrement pour celles de 30 ans ou plus.

 

Les disparités territoriales s’accentuent, avec une baisse du taux de recours en France métropolitaine et une progression dans les DROM, hors Mayotte

Les taux de recours varient du simple au triple selon les régions. En France métropolitaine, ils varient de 11,3 IVG pour 1 000 femmes en Pays de la Loire à 21,8 IVG pour 1 000 femmes en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans les DROM hors Mayotte, les taux restés quasiment stables entre 2019 et 2020, reprennent leur progression entre 2020 et 2021, passant en moyenne de 28,4 ‰ à 29,5 ‰.

 

Le nombre d’IVG réalisées dans les établissements de santé, en nette baisse entre 2019 et 2020, continue de décroître

Très marquée à partir de mai 2020, la baisse du nombre des IVG réalisées dans les établissements de santé s’est poursuivie (146 700 en 2021, contre 154 200 en 2020 et 171 000 en 2019), tandis que les IVG hors établissements continuent leur progression (76 600 en 2021 contre 62 100 en 2019). 76 % du total des IVG sont médicamenteuses, qu’elles soient réalisées en établissement ou non.

 

À l’hôpital, la moitié des IVG sont réalisées avant huit semaines d’aménorrhée

Parmi les IVG médicamenteuses, qui représentent les deux tiers des IVG dans les établissements de santé, 76 % sont réalisées à moins de huit semaines d’aménorrhée (SA). C’est le cas de 20 % des IVG instrumentales, tandis que 18 % sont pratiquées à partir de douze semaines d’aménorrhée.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sous embargo jusqu’au 21 septembre 2022 à 6 heures

 
 

Paris, le 20/09/2022

 
 

L’état de santé de la population en France à l’aune des inégalités sociales


La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie un Dossier de la DREES sur l’Etat de santé de la population en France. Ce dossier en propose une synthèse et analyse les déterminants de de l’état de santé en mobilisant les données les plus récentes, avec un focus sur les inégalités sociales et territoriales de santé.


La santé est un concept complexe dont la mesure dépend de nombreux facteurs individuels et collectifs. Pour pouvoir les prendre en compte, il est important de s’appuyer des sources de données variées qui couvrent les différents champs permettant de mieux analyser les inégalités sociales de santé.

 

État de santé de la population : une évolution contrastée parcourue par de fortes inégalités
La population française est de plus en plus âgée et le sera davantage à l’avenir : 9 % de personnes sont âgées de 75 ans ou plus aujourd’hui, elles devraient être 16 % dans trente ans. L’espérance de vie continue de croître malgré une baisse conjoncturelle en 2020 du fait de l’épidémie de Covid-19, mais sur les dix dernières années sa croissance s’amoindrit. L’espérance de vie sans incapacité à 65 ans ralentit aussi mais progresse plus rapidement que l’espérance de vie à 65 ans. Les inégalités sociales de santé se manifestent dans l’apparition des maladies chroniques qui surviennent et touchent plus fréquemment les personnes aux faibles revenus. Des inégalités territoriales apparaissent en matière d’espérance de vie : celle-ci est plus faible dans le nord et l’est de la France métropolitaine ainsi que dans les cinq départements et régions d’outre-mer (DROM).


En ce qui concerne la santé mentale, une personne sur dix présente des symptômes évocateurs de troubles dépressifs en France métropolitaine en 2019 parmi les 15 ans ou plus, avec des écarts du simple au double selon le niveau de vie. Dans les DROM, la situation est plus critique avec au moins deux personnes sur dix concernées en Guyane ou à Mayotte. L’impact psychologique de l’épidémie de Covid-19 sur la population a été important, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes, avec des syndromes dépressifs atteignant 22 % parmi les 15-24 ans à la fin du premier confinement en mai 2020 et ne revenant pas à des niveaux d’avant l’épidémie dans les mois suivants (14 % en juillet 2021 contre 10 % en 2019). La situation est particulièrement préoccupante chez les adolescentes et les jeunes femmes.


Déterminants de la santé et prévention
Le champ des comportements qui ont un impact sur la santé est très large : il englobe pratiquement l’ensemble des activités du quotidien telles que l’alimentation, l’exercice physique, le sommeil, la sociabilité mais également la consommation de substances et les comportements à risque.


La France demeure dans le groupe de pays européens les plus consommateurs d’alcool. Même si la consommation continue de baisser, les alcoolisations ponctuelles importantes (API) augmentent : elles concernent 27 % des femmes et 50 % des hommes de 15 ans ou plus en 2019 en France métropolitaine, contre 17 % et 42 % en 2014. La consommation de tabac diminue également entre 2014 et 2019, mais la baisse semble s’interrompt en 2020, dans un contexte de crise sanitaire. Par ailleurs, plus de trois habitants sur quatre consomment tous les jours des fruits et légumes en France métropolitaine, mais c’est le cas de moins de la moitié des habitants dans les DROM, où la consommation de boissons sucrées est aussi plus répandue. La surcharge pondérale concerne 45 % des personnes en France dont 14 % souffrant d’obésité. Les prévalences d’obésité sont plus élevées dans le nord de la France et dans la plupart des DROM, ainsi que parmi les personnes les plus modestes.


Le recours aux dépistages est inégal selon le niveau de vie et la prévention est moins répandue dans les DROM, surtout à Mayotte. Les inégalités d’accessibilité aux professionnels de santé (et en particulier aux médecins généralistes libéraux) s’accentuent et risquent de pénaliser plus fortement les personnes les plus modestes.

 

De la naissance au grand âge, les problèmes de santé évoluent, les inégalités demeurent
Le type et l’importance des problèmes de santé sont très liés à l’âge, et dans le cas des femmes aux maternités. Trois groupes de population se distinguent sur le plan de l’état de santé de par leurs spécificités : les enfants et les adolescents, les femmes en âge de procréer et les personnes âgées.


Des inégalités sont présentes à tout âge, avec un risque de mortalité maternelle et de mortalité périnatale plus élevé dans les DROM qu’en France métropolitaine. La prématurité et les petits poids des bébés à la naissance sont plus fréquents lorsque la mère est de milieu modeste. Deux fois plus d’enfants d’ouvriers que d’enfants de cadres se retrouvent déjà en surpoids en grande section maternelle.


Aux grands âges, les problèmes de santé sont avant tout caractérisés par des pathologies multiples : 21 % des personnes âgées de 75 ans ou plus sont concernées par au moins 3 pathologies, contre 8 % entre 65 et 74 ans et 3 % entre 45 et 64 ans.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 15/09/2022

 
 

Les effets de la crise sanitaire pèsent encore en 2021 sur le niveau des dépenses de santé en France comme dans les pays de l’OCDE


La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie « Les dépenses de santé en 2021 ». Ce Panorama analyse les comptes de la santé en 2021 et replace ces résultats dans une perspective internationale. Les comptes de la santé recouvrent notamment la consommation de soins de santé en France et les financements correspondants, qu’ils relèvent de l’Assurance maladie, de l’État, des collectivités locales, des organismes complémentaires ou directement des ménages. La DREES présente pour la première fois, dans cet ouvrage, les résultats provisoires de la dépense courante de santé au sens international (DCSi), seulement 9 mois après la fin de l’année civile. Cet agrégat est utilisé par la majeure partie des pays de l’OCDE pour analyser les dépenses de santé.


En France, les effets de le crise sanitaire pèsent encore en 2021 sur le niveau de la dépense courante de santé au sens international (DCSi). Cet agrégat, qui recouvre la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) mais également les dépenses de soins de longue durée, de prévention et celles liées à la gouvernance du système de santé, augmente à nouveau en 2021 du fait de la crise sanitaire : +9,8 % en 2021 après +3,7 % en 2020 (graphique 1) pour s’élever à 307,8 milliards d’euros, soit 4 600 euros par habitant. Le rebond de l’activité médicale après son affaissement en 2020, mais aussi l’intensification de la campagne de dépistage et le déploiement de la vaccination contre le Covid-19 contribuent à l’accélération de la DCSi en 2021. Au total, sur le champ de la DCSi, le surcoût de dépenses liées à la crise de Covid-19 est estimé à 17,4 milliards d’euros en 2021 (après 14,8 milliards en 2020).

 

La CSBM comprend les soins hospitaliers (y compris cliniques), les soins de ville (médecins, infirmiers, laboratoires, etc.), les médicaments, les autres biens médicaux et les transports sanitaires. Elle s’élève à 226,7 milliards d’euros en 2021, soit 9,1 % du PIB. Cette dépense représente en moyenne de 3 350 euros par habitant.

 

En 2021, la CSBM accélère fortement : +7,9 % en valeur, après +1,6 % en 2020, année marquée par la chute d’activité engendrée par les mesures de restriction sanitaires. Il s’agit de la plus forte hausse des dépenses observée depuis 30 ans, période durant laquelle la CSBM a cru de 3,5 % par an en moyenne. Les mesures de garantie de revenus mises en œuvre pour faire face à la crise sanitaire (le dispositif d'indemnisation pour perte d'activité pour les professionnels de santé en libéral – DIPA - et la garantie de financement pour les cliniques privés) ont soutenu la CSBM en 2020. En l’absence de ces mesures de soutien, la CSBM aurait augmenté de 0,4 % en 2020 et de 8,8 % en 2021 (graphique 1).

 

Graphique 1 Évolution de la DCSi et de la CSBM en valeur

 
 
 
 

La DCSi augmente également fortement dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE en 2021, comme elle l’avait fait en 2020. Aux États-Unis, cette hausse atteint +4,0 % en 2021, après une croissance de 10,3 % en 2020 (graphique 2). Chez nos voisins européens, le Royaume-Uni enregistre une croissance de ses dépenses de santé en 2021 de 7,4 %, à la suite d’une croissance record en 2020 parmi les pays de l’OCDE (+15,7 %). En Allemagne, la croissance des dépenses de santé reste stable et élevée (+5,9 % en 2021 et +6,3 % en 2020). En France, dont nous disposons pour la première fois des données de la DCSi dans un délai aussi rapide (9 mois), la DCSi a accéléré en 2021, comme dans de nombreux autres pays européens (Autriche, Danemark, Norvège, Pologne, etc.).

 

Graphique 2 Évolution de la DCSi en valeur en 2020 et 2021

 
 
 
 

En 2021, la DCSi s’établit à 12,3 % du produit intérieur brut (PIB) en France (graphique 3). La France se situe près de cinq points derrière les États-Unis (17,8 % en 2021), qui sont de loin en tête des pays de l’OCDE. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni dépensent une part proche de leur PIB pour la santé, au-dessus des autres pays de l’UE-15 : respectivement 12,8 %, 12,3 % et 11,9 % en 2021.

 

Graphique 3 DCSi en % du PIB en 2020 et 2021

 
 
 
 

En France, en 2021, l’ensemble des secteurs de soins contribuent à la croissance de la CSBM. Y figurent notamment les soins hospitaliers de par leur poids mais aussi les trois secteurs concernés par la réforme du 100 % santé : les prothèses dentaires, les audioprothèses et l’optique médicale.

 

La consommation de soins hospitaliers publics et privés augmente de 6,2 % en 2021 (après +6,0 % en 2020 et +2,0 % en 2019). En 2020, l’augmentation de la consommation en valeur résultait surtout d’un effet prix, du fait des primes Covid, du début des revalorisations salariales du Ségur de la santé et de la mise en place du DIPA dans les cliniques privées, dans un contexte de baisse de l’activité en volume. En 2021, la continuation de cette forte progression de la consommation s’explique surtout par la montée en puissance des mesures du Ségur de la santé et par un rebond important de l’activité, notamment dans le secteur privé.

 

La consommation des trois postes de dépenses concernés par la mise en œuvre de la réforme du 100 % santé est particulièrement dynamique en 2021, après un repli en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire. La croissance de ces dépenses est soutenue par la montée en charge de ce dispositif mais également par un probable effet de report de consommation entre 2020 et 2021. Les soins de dentistes augmentent ainsi de 22,5 %, portés par la consommation de prothèses du panier 100 % santé, en hausse de près de 40 % en 2021. La consommation d’audioprothèses augmente de 60,0 % en 2021. La consommation d’optique médicale progresse également fortement en 2021 (+15,8 %), malgré un effet d’entraînement plus faible du 100 % santé que pour les prothèses dentaires et les audioprothèses.

La consommation de soins de médecins généralistes et spécialistes rebondit en 2021 après la baisse d’activité enregistrée en 2020 due aux restrictions de déplacements. La consommation de soins de spécialistes en 2021 dépasse celle de 2019, tandis que pour les généralistes la consommation retrouve son niveau de 2019.

 

La consommation de médicaments en ambulatoire augmente de 4,4 % en 2021 après six années consécutives de baisse. Cette progression s’explique par la hausse des volumes de médicaments (+7,7 %) liée à de fortes hausses de consommation sur plusieurs classes thérapeutiques et à l’arrivée sur le marché de nouveaux traitements coûteux. Cette augmentation des volumes de médicaments s’observe également dans d’autres pays d’Europe, et en premier lieu en Allemagne (une exploitation originale des dépenses pharmaceutiques en Europe en 2020 et 2021 est réalisée dans cet ouvrage).

 

Les dépenses des biens médicaux hors optique médicale et audioprothèses se stabilisent en 2021 (+0,9 %) (après une année très dynamique à +11,2 %) du fait notamment de la chute du prix des masques.

 

Le reste à charge des ménages augmente de 0,4 point en 2021, de 6,6 % de la CSBM à 7,0 % (après 7,2 % en 2019). La crise sanitaire a entraîné une recomposition importante de la structure de consommation et de financement des soins et biens médicaux en 2020. En effet, la prise en charge par l’Assurance maladie des dépenses exceptionnelles liées à la crise sanitaire s’est traduite par une hausse de sa participation au financement de la CSBM de 1,7 point entre 2019 et 2020, qui atteint près de 80 % de la dépense totale. En 2021, la part de la CSBM financée par la Sécurité sociale est quasiment stable. La fin de certaines mesures exceptionnelles mises en œuvre dans le cadre de l’urgence sanitaire et la reprise des consultations et des soins ont entrainé un rééquilibrage des dépenses entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires, mais cet effet a été compensé par le transfert des dépenses de la complémentaire santé solidaire (CSS) de l’État vers la Sécurité sociale. Le financement direct par l’État devient ainsi résiduel en 2021 (0,4 % de la CSBM, après 1,6 % en 2020). La part des organismes complémentaires augmente de 0,6 point en 2021, à 12,9 %, sous l’effet de l’essor du 100 % santé et de la reprise d’activité, notamment des soins délivrés en ville. Cette part était de 13,5 % en 2019, avant la crise sanitaire. Malgré la baisse induite par la réforme du 100 % santé, le reste à charge des ménages reste plus élevé que la moyenne pour les trois secteurs ciblés.

 

La France reste l’un des pays où le reste à charge des ménages en santé est le plus faible. Le reste à charge des ménages par rapport à la dépense courante de santé au sens international s’élève en 2021 à 8,9 % de la DSCi (8,8 % en 2020), soit le deuxième niveau le plus faible au sein des pays de l’OCDE (après le Luxembourg). Le RAC de la DCSi comprend le reste à charge sur les soins et biens médicaux (7,0 % de la CSBM, cf. ci-dessus) mais aussi le RAC sur les autres composantes de la dépense, notamment sur les soins de longue durée pour lesquels la participation des ménages est élevée en France. Enfin, dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, la crise sanitaire a conduit à une recomposition importante du financement des dépenses de soins réduisant la part de la DCSi financée par les ménages.

 

À propos de l’ouvrage
Les dépenses de santé en 2021 - Résultats des comptes de la santé - Édition 2022
Chaque année, les résultats des comptes de la santé sont présentés, en septembre, lors de la Commission des comptes de la santé, en présence du ministre de la Santé et de la Prévention, de représentants des professionnels de la santé, de personnalités et acteurs du secteur de la santé et d’un collège de personnalités qualifiées, composé de chercheurs et d’experts du domaine. Les travaux de cette commission s’inscrivent dans le cycle préparatoire du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, discuté au Parlement à l’automne. Élaborés par la DREES, les comptes de la santé constituent l’un des satellites des comptes nationaux de l’Insee, dont ils adoptent la méthodologie. Ils servent également de base à l’élaboration des comptes de la santé présentés dans les instances internationales (System of Health Accounts [SHA] de l’OCDE, d’Eurostat et de l’OMS) et permettent ainsi d’établir des comparaisons internationales sur des bases harmonisées.


Chaque année, des révisions méthodologiques sont apportées aux comptes de la santé afin d’en accroitre la précision et l’exhaustivité. L’ensemble des révisions opérées en 2022 modifient le niveau des dépenses et les montants pris en charge par chacun des financeurs sur plusieurs années. (pour plus d’information, consulter le site internet : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/article/regles-de-mise-disposition-de-linformation).

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 14/09/2022

 
 

Les salaires dans la fonction publique hospitalière

 

En 2020, le salaire dans la fonction publique hospitalière augmente de 5,9 %
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publient une étude sur les salaires dans la fonction publique hospitalière en 2020.


En 2020, un agent de la fonction publique hospitalière (FPH) perçoit en moyenne 2 463 euros nets par mois en équivalent temps plein ; cette moyenne prend en compte tous les salariés des hôpitaux et des établissements médico-sociaux publics, qu’ils soient fonctionnaires, contractuels ou personnels médicaux. Ce salaire net moyen augmente de 5,9 % en euros constants sur un an, 2020 ayant été marquée par une prime exceptionnelle « Covid-19 » et par la montée en charge de mesures prévues dans les accords du Ségur de la santé.


L’augmentation du salaire net moyen diffère selon le statut des agents de la fonction publique : elle est de 6,6 % en euros constants pour les fonctionnaires, de 8,5 % pour les contractuels et de 2,6 % pour les personnels médicaux.


En 2020, les disparités salariales dans la FPH diminuent légèrement, avec une hausse moins forte pour les plus hauts salaires. Le salaire net des femmes est inférieur de 19,1 % à celui des hommes ; à profil comparable, l’écart salarial est de 3,4 %.


Pour les salariés présents toute l’année en 2019 et en 2020 chez le même employeur et avec la même quotité de travail, soit près de deux agents sur trois de la FPH, le salaire net moyen augmente de 7,1 % en euros constants.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sous embargo jusqu’au 15 septembre 2022 à 6 heures

 
 

Paris, le 14/09/2022

 
 

Les effets de la crise sanitaire pèsent encore en 2021 sur le niveau des dépenses de santé en France comme dans les pays de l’OCDE


La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie « Les dépenses de santé en 2021 ». Ce Panorama analyse les comptes de la santé en 2021 et replace ces résultats dans une perspective internationale. Les comptes de la santé recouvrent notamment la consommation de soins de santé en France et les financements correspondants, qu’ils relèvent de l’Assurance maladie, de l’État, des collectivités locales, des organismes complémentaires ou directement des ménages. La DREES présente pour la première fois, dans cet ouvrage, les résultats provisoires de la dépense courante de santé au sens international (DCSi), seulement 9 mois après la fin de l’année civile. Cet agrégat est utilisé par la majeure partie des pays de l’OCDE pour analyser les dépenses de santé.


En France, les effets de le crise sanitaire pèsent encore en 2021 sur le niveau de la dépense courante de santé au sens international (DCSi). Cet agrégat, qui recouvre la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) mais également les dépenses de soins de longue durée, de prévention et celles liées à la gouvernance du système de santé, augmente à nouveau en 2021 du fait de la crise sanitaire : +9,8 % en 2021 après +3,7 % en 2020 (graphique 1) pour s’élever à 307,8 milliards d’euros, soit 4 600 euros par habitant. Le rebond de l’activité médicale après son affaissement en 2020, mais aussi l’intensification de la campagne de dépistage et le déploiement de la vaccination contre le Covid-19 contribuent à l’accélération de la DCSi en 2021. Au total, sur le champ de la DCSi, le surcoût de dépenses liées à la crise de Covid-19 est estimé à 17,4 milliards d’euros en 2021 (après 14,8 milliards en 2020).

 

La CSBM comprend les soins hospitaliers (y compris cliniques), les soins de ville (médecins, infirmiers, laboratoires, etc.), les médicaments, les autres biens médicaux et les transports sanitaires. Elle s’élève à 226,7 milliards d’euros en 2021, soit 9,1 % du PIB. Cette dépense représente en moyenne de 3 350 euros par habitant.

 

En 2021, la CSBM accélère fortement : +7,9 % en valeur, après +1,6 % en 2020, année marquée par la chute d’activité engendrée par les mesures de restriction sanitaires. Il s’agit de la plus forte hausse des dépenses observée depuis 30 ans, période durant laquelle la CSBM a cru de 3,5 % par an en moyenne. Les mesures de garantie de revenus mises en œuvre pour faire face à la crise sanitaire (le dispositif d'indemnisation pour perte d'activité pour les professionnels de santé en libéral – DIPA - et la garantie de financement pour les cliniques privés) ont soutenu la CSBM en 2020. En l’absence de ces mesures de soutien, la CSBM aurait augmenté de 0,4 % en 2020 et de 8,8 % en 2021 (graphique 1).

 

Graphique 1 Évolution de la DCSi et de la CSBM en valeur

 
 
 
 

La DCSi augmente également fortement dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE en 2021, comme elle l’avait fait en 2020. Aux États-Unis, cette hausse atteint +4,0 % en 2021, après une croissance de 10,3 % en 2020 (graphique 2). Chez nos voisins européens, le Royaume-Uni enregistre une croissance de ses dépenses de santé en 2021 de 7,4 %, à la suite d’une croissance record en 2020 parmi les pays de l’OCDE (+15,7 %). En Allemagne, la croissance des dépenses de santé reste stable et élevée (+5,9 % en 2021 et +6,3 % en 2020). En France, dont nous disposons pour la première fois des données de la DCSi dans un délai aussi rapide (9 mois), la DCSi a accéléré en 2021, comme dans de nombreux autres pays européens (Autriche, Danemark, Norvège, Pologne, etc.).

 

Graphique 2 Évolution de la DCSi en valeur en 2020 et 2021

 
 
 
 

En 2021, la DCSi s’établit à 12,3 % du produit intérieur brut (PIB) en France (graphique 3). La France se situe près de cinq points derrière les États-Unis (17,8 % en 2021), qui sont de loin en tête des pays de l’OCDE. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni dépensent une part proche de leur PIB pour la santé, au-dessus des autres pays de l’UE-15 : respectivement 12,8 %, 12,3 % et 11,9 % en 2021.

 

Graphique 3 DCSi en % du PIB en 2020 et 2021

 
 
 
 

En France, en 2021, l’ensemble des secteurs de soins contribuent à la croissance de la CSBM. Y figurent notamment les soins hospitaliers de par leur poids mais aussi les trois secteurs concernés par la réforme du 100 % santé : les prothèses dentaires, les audioprothèses et l’optique médicale.

 

La consommation de soins hospitaliers publics et privés augmente de 6,2 % en 2021 (après +6,0 % en 2020 et +2,0 % en 2019). En 2020, l’augmentation de la consommation en valeur résultait surtout d’un effet prix, du fait des primes Covid, du début des revalorisations salariales du Ségur de la santé et de la mise en place du DIPA dans les cliniques privées, dans un contexte de baisse de l’activité en volume. En 2021, la continuation de cette forte progression de la consommation s’explique surtout par la montée en puissance des mesures du Ségur de la santé et par un rebond important de l’activité, notamment dans le secteur privé.

 

La consommation des trois postes de dépenses concernés par la mise en œuvre de la réforme du 100 % santé est particulièrement dynamique en 2021, après un repli en 2020 dans le contexte de la crise sanitaire. La croissance de ces dépenses est soutenue par la montée en charge de ce dispositif mais également par un probable effet de report de consommation entre 2020 et 2021. Les soins de dentistes augmentent ainsi de 22,5 %, portés par la consommation de prothèses du panier 100 % santé, en hausse de près de 40 % en 2021. La consommation d’audioprothèses augmente de 60,0 % en 2021. La consommation d’optique médicale progresse également fortement en 2021 (+15,8 %), malgré un effet d’entraînement plus faible du 100 % santé que pour les prothèses dentaires et les audioprothèses.

La consommation de soins de médecins généralistes et spécialistes rebondit en 2021 après la baisse d’activité enregistrée en 2020 due aux restrictions de déplacements. La consommation de soins de spécialistes en 2021 dépasse celle de 2019, tandis que pour les généralistes la consommation retrouve son niveau de 2019.

 

La consommation de médicaments en ambulatoire augmente de 4,4 % en 2021 après six années consécutives de baisse. Cette progression s’explique par la hausse des volumes de médicaments (+7,7 %) liée à de fortes hausses de consommation sur plusieurs classes thérapeutiques et à l’arrivée sur le marché de nouveaux traitements coûteux. Cette augmentation des volumes de médicaments s’observe également dans d’autres pays d’Europe, et en premier lieu en Allemagne (une exploitation originale des dépenses pharmaceutiques en Europe en 2020 et 2021 est réalisée dans cet ouvrage).

 

Les dépenses des biens médicaux hors optique médicale et audioprothèses se stabilisent en 2021 (+0,9 %) (après une année très dynamique à +11,2 %) du fait notamment de la chute du prix des masques.

 

Le reste à charge des ménages augmente de 0,4 point en 2021, de 6,6 % de la CSBM à 7,0 % (après 7,2 % en 2019). La crise sanitaire a entraîné une recomposition importante de la structure de consommation et de financement des soins et biens médicaux en 2020. En effet, la prise en charge par l’Assurance maladie des dépenses exceptionnelles liées à la crise sanitaire s’est traduite par une hausse de sa participation au financement de la CSBM de 1,7 point entre 2019 et 2020, qui atteint près de 80 % de la dépense totale. En 2021, la part de la CSBM financée par la Sécurité sociale est quasiment stable. La fin de certaines mesures exceptionnelles mises en œuvre dans le cadre de l’urgence sanitaire et la reprise des consultations et des soins ont entrainé un rééquilibrage des dépenses entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires, mais cet effet a été compensé par le transfert des dépenses de la complémentaire santé solidaire (CSS) de l’État vers la Sécurité sociale. Le financement direct par l’État devient ainsi résiduel en 2021 (0,4 % de la CSBM, après 1,6 % en 2020). La part des organismes complémentaires augmente de 0,6 point en 2021, à 12,9 %, sous l’effet de l’essor du 100 % santé et de la reprise d’activité, notamment des soins délivrés en ville. Cette part était de 13,5 % en 2019, avant la crise sanitaire. Malgré la baisse induite par la réforme du 100 % santé, le reste à charge des ménages reste plus élevé que la moyenne pour les trois secteurs ciblés.

 

La France reste l’un des pays où le reste à charge des ménages en santé est le plus faible. Le reste à charge des ménages par rapport à la dépense courante de santé au sens international s’élève en 2021 à 8,9 % de la DSCi (8,8 % en 2020), soit le deuxième niveau le plus faible au sein des pays de l’OCDE (après le Luxembourg). Le RAC de la DCSi comprend le reste à charge sur les soins et biens médicaux (7,0 % de la CSBM, cf. ci-dessus) mais aussi le RAC sur les autres composantes de la dépense, notamment sur les soins de longue durée pour lesquels la participation des ménages est élevée en France. Enfin, dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, la crise sanitaire a conduit à une recomposition importante du financement des dépenses de soins réduisant la part de la DCSi financée par les ménages.

 

À propos de l’ouvrage
Les dépenses de santé en 2021 - Résultats des comptes de la santé - Édition 2022
Chaque année, les résultats des comptes de la santé sont présentés, en septembre, lors de la Commission des comptes de la santé, en présence du ministre de la Santé et de la Prévention, de représentants des professionnels de la santé, de personnalités et acteurs du secteur de la santé et d’un collège de personnalités qualifiées, composé de chercheurs et d’experts du domaine. Les travaux de cette commission s’inscrivent dans le cycle préparatoire du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, discuté au Parlement à l’automne. Élaborés par la DREES, les comptes de la santé constituent l’un des satellites des comptes nationaux de l’Insee, dont ils adoptent la méthodologie. Ils servent également de base à l’élaboration des comptes de la santé présentés dans les instances internationales (System of Health Accounts [SHA] de l’OCDE, d’Eurostat et de l’OMS) et permettent ainsi d’établir des comparaisons internationales sur des bases harmonisées.


Chaque année, des révisions méthodologiques sont apportées aux comptes de la santé afin d’en accroitre la précision et l’exhaustivité. L’ensemble des révisions opérées en 2022 modifient le niveau des dépenses et les montants pris en charge par chacun des financeurs sur plusieurs années. (pour plus d’information, consulter le site internet : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/article/regles-de-mise-disposition-de-linformation).

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 09/09/2022

 
 

Chez les personnes de 80 ans ou plus, le deuxième rappel protège contre l’infection et les formes sévères de Covid-19, mais cette protection s’érode dans le temps comme pour les autres doses


Dans le cadre de l’exploitation statistique menée sur les appariements entre les trois systèmes d’information sur la crise sanitaire du Covid-19 (SI-DEP, SI-VIC et VAC-SI), la Drees publie régulièrement des estimations de l’efficacité vaccinale contre l’infection au Covid-19 et les formes sévères associées.


La présente publication confirme les résultats de la précédente du 22 juillet 2022 ayant trait à l’effet du deuxième rappel pour les personnes de 60 ans ou plus, en tenant compte de l’existence ou non d’une infection préalable au Covid-19. De plus, elle apporte une information nouvelle sur l’évolution de cette protection au cours du temps pour les personnes de 80 ans ou plus. Les principaux points à retenir, sont les suivants :

  • le premier rappel apporte, pour les personnes de 60 ans ou plus, une protection contre l’infection symptomatique au variant Omicron, et plus encore contre les formes sévères et les décès, que la personne concernée ait présenté ou non un épisode infectieux au Covid-19 au préalable, mais cette protection s’érode dans le temps, notamment face à l’infection ;
  • le deuxième rappel, pour les personnes de 60 ans ou plus, permet de stopper l’érosion dans le temps de la protection conférée par le premier rappel, que la personne concernée ait présenté ou non un épisode infectieux au Covid-19 au préalable, en particulier si cet épisode est survenu avant l’arrivée d’Omicron ;
  • néanmoins, cette protection s’érode également dans le temps pour les personnes âgées de 80 ans ou plus ; pour les 60-80 les effectifs concernés sont à ce stade insuffisants pour mener des analyses robustes.

Pour rappel, à la différence des publications antérieures à celle du 22 juillet, l’efficacité vaccinale apportée par la vaccination par rapport aux personnes non vaccinées n’est plus présentée ni commentée. En effet, il est désormais plus pertinent et plus robuste techniquement de prendre, comme situation de référence, un statut vaccinal concernant un plus grand nombre de personnes. La protection apportée par les différents statuts vaccinaux est désormais comparée à celle dont disposent les personnes ayant reçu un schéma vaccinal initial complet, sans dose de rappel, depuis plus de 6 mois.

Graphique : risques relatifs, pour l’ensemble des personnes de 60 ans ou plus, en fonction du statut vaccinal (échelle logarithmique)

 
 
 
 

Les données publiées en open data (déclinées au niveau national, régional et par classes d’âge) seront mise à jour, sans évolution. Ces données sous forme de fichiers csv ainsi que des graphiques complémentaires en format PDF sont disponibles et continuent d’être actualisés chaque semaine sur le site de données ouvertes de la DREES.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sous embargo jusqu’au 6 septembre 2022 à 6 heures

 
 

Paris, le 05/09/2022

 
 

Suicide : Mesurer l’impact de la crise sanitaire liée au Covid-19 

Effets contrastés au sein de la population et mal-être chez les jeunes 

Cinquième rapport de l’Observatoire national du suicide


La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie le cinquième rapport de l’Observatoire national du suicide depuis sa création en 2013. Pour la première fois, ce rapport présente les premiers effets de la crise sanitaire liée au Covid-19 en matière de risque suicidaire.


Dès mars 2020, la santé mentale de la population française s’est globalement dégradée sous l’effet de la crise sanitaire. Concernant le suicide, deux phénomènes importants peuvent être distingués avec des effets différents selon l’âge et le sexe des individus. Le premier concerne la baisse des décès par suicide et des recours aux soins pour lésions auto-infligées en population générale lors des deux confinements de 2020. Le second phénomène date du deuxième semestre 2020 et se caractérise par une hausse très marquée des gestes suicidaires chez les adolescentes et les jeunes femmes. Ce phénomène a perduré au moins jusqu’au premier semestre 2022 et appelle à la vigilance dans cette sous-population.


Des travaux de recherche et des recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) convergent pour recommander une prévention globale du suicide des jeunes, s’appuyant sur un réseau d’acteurs entre lesquels des liens doivent être établis pour permettre un repérage des risques et une prise en charge coordonnée.


Centré sur l’impact de la pandémie de Covid-19 sur le suicide, ce cinquième rapport de l’Observatoire national du suicide est composé de deux dossiers thématiques et de 18 fiches.


Des gestes suicidaires en baisse au début de la pandémie, malgré une santé mentale qui décline

Les gestes suicidaires ont diminué au début de la pandémie, malgré une augmentation des troubles anxio-dépressifs et des difficultés de sommeil. Les décès par suicide ont baissé respectivement de 20 % et 8 % durant les deux confinements de 2020 par rapport aux années précédentes. Les passages aux urgences et les appels aux centres anti-poison pour auto-intoxication ont aussi diminué pendant le premier confinement et au cours de l’été 2020 par rapport aux années précédentes. Les hospitalisations en court-séjour pour lésions auto-infligées, utilisées pour estimer le nombre d’hospitalisations pour tentatives de suicide, baissent également de 10 % en 2020 par rapport à la période 2017-2019. Selon la revue de littérature présentée dans ce rapport, cette baisse du nombre de gestes suicidaires s’observe dans la plupart des pays à revenus élevés ou moyens. Ce résultat suggère que certains aspects de la crise sanitaire, et tout particulièrement les épisodes de confinement, ont pu atténuer ponctuellement le risque suicidaire. Le sentiment de partage d’une épreuve collective, le moindre accès à certains moyens létaux, une surveillance accrue par les proches et une grande adaptation du système de soins psychiatriques peuvent expliquer ce phénomène. Cependant, si l’on considère les 15 mois écoulés de début janvier 2020 à fin mars 2021, le nombre global de décès par suicide, leur répartition selon l’âge ou le lieu du décès ne paraissent pas avoir été affectés par la pandémie. En France, sur cette période, 11 210 décès par suicide, dont 75 % concernent des hommes, ont été dénombrés grâce à un algorithme d’identification automatique des suicides dans les certificats de décès. Le chiffre annuel correspondant, non définitif, est ainsi légèrement inférieur à la moyenne observée au cours de la période 2015-2019 et semble s’inscrire dans la tendance à la baisse observée depuis le milieu des années quatre-vingt.

 

En novembre 2020, selon l’enquête Epicov, 2,8 % des 15 ans ou plus déclarent avoir pensé à se suicider au cours des douze derniers mois (2,5 % des hommes et 3,1 % des femmes). Cette proportion varie significativement selon les caractéristiques sociodémographiques et les comorbidités des individus, notamment en la défaveur des femmes, des personnes dans une situation financière difficile, de celles présentant un handicap, des syndromes anxio-dépressifs, des comportements boulimiques ou des symptômes évocateurs du Covid-19. Les individus jeunes sont également significativement plus touchés : 5,0 % des 15-24 ans (3,6 % des hommes et 6,4 % des femmes de cette tranche d’âge) sont concernés, contre 1,3 % des personnes âgées de 75 ans ou plus (0,9 % des hommes et 1,6 % des femmes de cette tranche d’âge).


Une forte hausse du nombre de gestes suicidaires chez les jeunes, en particulier les jeunes femmes, à partir du second semestre 2020

Que ce soient pour les mineurs, les adolescents ou les jeunes adultes, et particulièrement pour ceux de sexe féminin, les travaux scientifiques montrent des taux de symptômes anxieux et dépressifs particulièrement élevés dès le début de la crise sanitaire, avec des pics pendant les épisodes de confinement. À partir de la fin 2020, un fait nouveau apparaît avec une augmentation très marquée des recours aux soins pour pensées et gestes suicidaires chez les adolescentes et les jeunes femmes. Ces évolutions accentuent des tendances préexistantes à la crise sanitaire. La plus grande vulnérabilité psychologique des jeunes face à la crise sanitaire a agi comme un facteur de risque supplémentaire à une santé mentale dégradée et aux conduites suicidaires, dont la crise du Covid-19 a joué un rôle d’accentuation et de révélateur.
Dans ce contexte, des recherches financées par l’Observatoire national du suicide soulignent que la prévention du suicide auprès des jeunes fonctionne quand elle est systémique, c’est à dire quand les différentes ressources s’articulent et se renforcent. Les résultats de ces recherches invitent également à interpréter le geste auto-infligé à la lumière de la trajectoire de l’individu plutôt que comme un acte isolé.


Une forte différenciation sociale du risque suicidaire

Ce rapport contient présente également une analyse inédite sur les conduites suicidaires en fonction des caractéristiques socio-démographiques, et en particulier du niveau de vie. L’appariement de l’échantillon démographique permanent (EDP) au Système national de données de santé (SNDS), exploité dans le rapport, permet d’analyser les tentatives de suicide en population générale, tout en apportant un éclairage inédit sur les inégalités socio-économiques. Sur des données antérieures à la crise sanitaire, un écart très marqué des taux d’hospitalisation pour lésions auto-infligées en fonction du niveau de vie est observé : ces taux sont plus élevés chez les plus modestes et plus faibles chez les plus aisés. Ce gradient est visible à quasiment tous les âges, et s’estompe seulement aux âges élevés. Pour tous les niveaux de vie, les femmes sont particulièrement vulnérables entre 15 et 19 ans mais plus particulièrement pour celles appartenant aux 25 % des ménages les plus modestes, leur taux d’hospitalisation pour lésions auto-infligées est ainsi près de huit fois supérieur à celui des hommes du même âge appartenant aux 25 % des ménages les plus aisés.

 

18 fiches thématiques présentant les dernières informations disponibles en matière de statistique

Les 18 fiches permettent de saisir de nombreux résultats statistiques sur les effets de la pandémie sur la santé mentale et les conduites suicidaires et reflètent la richesse des données disponibles en France. Elles s’appuient sur les sources habituellement mobilisées et exploitées, dans certains cas, de manière originale et plus rapide telles que les causes médicales de décès, les hospitalisations pour gestes auto-infligés ou encore le baromètre santé de Santé publique France. Elles mobilisent aussi les enquêtes conduites spécifiquement à l’occasion de la pandémie ainsi que de nouvelles sources, comme les données issues des centres antipoison. Les adaptations au contexte pandémique des actions de prévention du suicide, qu’il s’agisse de celles menées par les associations d’écoute et de prévention du suicide ou dans le cadre de la stratégie nationale de prévention du suicide, font également l’objet de fiches. D’autres fiches, sans lien avec la pandémie, portent sur des travaux originaux réalisés dans la continuité des rapports précédents. En complément, un Recueil numérique « Covid-19 & Suicide », proposant plus de 1 000 références ciblées couvrant la période de mars 2020 à juin 2022, est disponible sur le site Web de l’Observatoire national du suicide hébergé par la DREES.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sous embargo jusqu’au 2 septembre 2022 à 6 heures

 
 

Paris, le 01/09/2022

 
 

Les ménages les plus modestes et ceux parmi les plus aisés qui comptent des personnes en emploi dans le privé sont les plus soutenus pour bénéficier d’une couverture complémentaire santé

 

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie une nouvelle étude sur l’impact des assurances complémentaires santé sur la réduction des inégalités, ainsi que sur la distribution des aides socio-fiscales à la souscription d’une complémentaire parmi la population. En France, la quasi-totalité de la population est couverte par une assurance maladie complémentaire, en partie grâce à des dispositifs d’aides publiques s’adressant aux personnes modestes et aux personnes en emploi. Ces résultats inédits sont issus du modèle de micro-simulation Ines-Omar.

 

L’assurance maladie complémentaire est légèrement redistributive

Outre la redistribution horizontale qu’il a pour fonction d’opérer entre malades et bien-portants, le marché de la complémentaire santé privé opère de surcroît une légère redistribution verticale : on observe un léger écart entre la distribution des cotisations versées et celle des remboursements perçus sur l’échelle des niveaux de vie. Cet écart s’explique pour deux raisons. D’une part, la tarification pratiquée peut dans certains cas être différenciée selon le revenu des assurés. D’autre part, l’état de santé des populations modestes est plus dégradé que celui des populations aisées à âge donné, conduisant à davantage de remboursements. Il reste que la redistribution verticale opérée par l’assurance maladie complémentaire est beaucoup plus faible que celle opérée par l’assurance maladie obligatoire (dont le financement est plus directement proportionné au niveau de revenu des ménages).

 

Les dispositifs à destination des plus modestes jouent un rôle majeur dans l’accès aux soins

Jusqu’en 2019, la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) s’adresse aux plus modestes et fait office pour eux de complémentaire santé gratuite. Pour les personnes dont les revenus sont immédiatement supérieurs au seuil d’éligibilité, l’Aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) permet de recevoir un chèque réduisant le coût de la cotisation de complémentaire santé. Ces dispositifs jouent un rôle important dans la réduction des inégalités de niveau de vie, notamment grâce à l’ampleur des prestations versées par la CMU-C, équivalentes à 403 euros par an et par bénéficiaire. Ces deux dispositifs ont été remplacés en 2019 par la Complémentaire santé solidaire (CSS), dont les effets redistributifs sont légèrement supérieurs aux effets cumulés de la CMU-C et de l’ACS. En moyenne, pour les anciens bénéficiaires de l’ACS, le passage à la CSS a représenté un gain net de 29 euros par an et par bénéficiaire.

 

La participation des employeurs privés à la complémentaire santé de leurs salariés croît en moyenne avec le niveau de rémunération

Souscrits par l’employeur pour l’ensemble de ses salariés, les contrats d’entreprise ont été rendus obligatoires depuis 2016. Le taux de prise en charge de la cotisation par l’employeur et la qualité des couvertures proposées s’avèrent plus élevés dans les entreprises de grande taille et les secteurs à forte valeur ajoutée, tandis que les salariés les plus précaires sont les plus touchés par les exemptions d’obligation. Le montant moyen de participation employeur par salarié du secteur privé s’échelonne ainsi de 201 euros par an parmi les 10 % les plus modestes à 523 euros parmi les 10 % les plus aisés.

 

Les aides fiscales à destination des personnes en emploi favorisent davantage les ménages de niveau de vie élevé

Au-delà de la participation des employeurs, les contrats d’entreprise offrent aussi une fiscalité avantageuse. D’une part, la participation de l’employeur (que l’on peut assimiler à un surcroît de rémunération du salarié et qui est d’ailleurs à ce titre imposable à l’impôt sur le revenu - IR) ne se voit pas appliquer de cotisation sociale mais un forfait social, qui plus est à un taux dérogatoire avantageux : exonération pour les très petites entreprises et 8 % pour les autres entreprises. D’autre part, la part de la cotisation de complémentaire santé payée par le salarié est retirée de son assiette d’IR. La distribution selon le niveau de vie de ces aides fiscales est fortement inégalitaire. L’effet du taux dérogatoire de forfait social évolue du simple au triple entre le 2ème et le 10ème dixième de niveau de vie. De même, l’effet de l’abattement d’IR est par construction pratiquement nul pour les 40 % les plus modestes, tandis que les personnes au-dessus du dernier décile de niveau de vie en bénéficient six fois plus que celles proches du niveau de vie médian.


Les indépendants bénéficient eux-aussi d’un avantage fiscal : leur cotisation à une complémentaire santé est entièrement déductible de leur assiette de revenu imposable. Cette aide profite de façon négligeable aux 80 % les plus modestes, tandis qu’elle fait gagner en moyenne près de 700 euros par an aux ménages du dernier dixième de niveau de vie qui en bénéficient.


Une situation d’ensemble moins favorable aux classes moyennes et aux retraités

Au total, le montant total d’aides socio-fiscales dont bénéficient les ménages pour bénéficier d’une complémentaire santé s’élève à près de 4 milliards d’euros par an. Si les 20 % les plus modestes sont fortement soutenus, il apparait que les ménages des classes moyennes inférieures (au-dessus des 20 % les modestes, mais en dessous du niveau de vie médian) perçoivent en moyenne moins d’aides que la moitié de la population la plus aisée.

 

Cette répartition inégale des aides suivant le niveau de vie cache des disparités très prononcées à niveau de vie donné, suivant la situation des personnes vis-à-vis du marché du travail. La situation favorable des personnes en emploi dans le privé contraste avec celle des personnes retraitées, lesquelles - lorsqu’elles ne sont pas éligibles à la CSS - doivent s’acquitter des cotisations de complémentaire santé les plus élevées du fait de leur âge, sans qu’un dispositif d’aide publique ne leur soit dédié.

Graphique • Distribution de l’ensemble des aides à la complémentaire santé par ménage et selon le niveau de vie

 
 
 
 

Encadré : Présentation du modèle Ines-Omar
Outil de microsimulation développé par la DREES, le modèle Ines-Omar permet d’étudier le marché de la complémentaire santé et les dispositifs d’aide publique qui s’y rapportent. L’édition 2017 est centrée sur l’enquête Statistique sur les ressources et les conditions de vie (SRCV) 2017, dont le module complémentaire fournit de précieuses informations sur la couverture complémentaire santé. Les remboursements perçus par les bénéficiaires de la CMU-C sont imputés à partir du Système national des données de santé (SNDS). Les remboursements versés par les complémentaire santé et la cotisation due selon les caractéristiques du souscripteur sont simulés à partir des 500 contrats de l’enquête de la DREES sur les contrats de complémentaire santé les plus souscrits en 2016. L’enquête protection sociale complémentaire d’entreprise (PSCE) 2017 complète les connaissances sur les contrats d’entreprise. Enfin, le pseudo-appariement avec le modèle Ines permet de simuler les avantages socio-fiscaux à destination des personnes en emploi.

 
 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
 

Paris, le 30/08/2022

 
 

Retraite : entre 35 et 44 ans, les femmes des générations 1970 valident autant de trimestres que les hommes.

 

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie une étude sur les durées d’assurance des affiliés à partir de l’échantillon interrégimes de cotisants (EIC) 2017. Il s’agit de la première exploitation de la cinquième vague de cette enquête quadriennale, réalisée grâce aux remontées de données d’une soixantaine de régimes de retraite. Des données détaillées associées sont également publiées.

 

L’échantillon interrégimes de cotisants (EIC) 2017 de la DREES permet de dresser un panorama des droits directs à la retraite – tous régimes de retraite confondus – acquis jusqu’au 31 décembre 2017 par les affiliés nés entre 1946 et 1994. Il permet ainsi de suivre l’évolution, au fil des générations, des durées d’assurance validées auprès de l’ensemble des régimes de base du système de retraite français, aux différents âges de la carrière.


La durée d’assurance pour la retraite validée à 30 ans se stabilise autour de huit années
La durée d’assurance moyenne pour la retraite validée à 30 ans a fortement diminué entre les générations 1950 et 1976 (de 43,1 trimestres à 31,8 trimestres), et stagne autour de 32 trimestres pour les générations suivantes. Plusieurs facteurs l’expliquent : l’âge de fin de scolarité obligatoire, porté à 16 ans à partir de la génération 1953, l’allongement de la durée des études, et un chômage plus fréquent en début de carrière. L’écart entre sexes, à l’avantage des hommes, se réduit progressivement au fil des générations grâce à la participation accrue des femmes au marché du travail et à de nouveaux droits acquis au titre de l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF).


Les femmes des générations 1970 valident autant de trimestres que les hommes entre 35 et 44 ans
Sur toutes les tranches d’âge quinquennales comprises entre 30 et 49 ans, les femmes non retraitées sur les périodes considérées valident en moyenne au moins 4 années sur 5 : c’est le cas dès la génération 1968 pour la tranche 40-44 ans, dès la génération 1972 pour la tranche 35-39 ans et dès la génération 1980 pour la tranche 30-34 ans. Chez les hommes, ce rythme quinquennal de validation baisse légèrement sur ces mêmes tranches d’âge à partir de la génération 1954. En moyenne, les femmes valident autant de trimestres que les hommes sur la tranche d’âge de 30 à 34 ans à partir de la génération 1974, et sur les tranches de 35 à 39 ans et de 40 à 44 ans à partir de la génération 1972.


La part de femmes validant une durée complète entre 30 et 49 ans augmente
Sur la tranche d’âge 30-39 ans, la part des femmes et des hommes ayant validé 40 trimestres tend à converger : pour la génération 1946, ces pourcentages s’élèvent à plus de 66 % pour les hommes contre un peu plus de 40 % pour les femmes, tandis que pour la génération 1978, ils s’élèvent respectivement à 57 % et 51 %. Le constat est le même entre 40 et 49 ans : ces parts atteignent 56 % pour les femmes nées en 1968 et 63 % pour les hommes de cette même génération, soit 7 points de plus par rapport aux femmes nées en 1946 et 3,5 points de moins pour les hommes nés en 1946.


Le rythme de validation de trimestres décroît en fin de carrière
Entre 55 et 59 ans, et pour chaque génération, le rythme moyen de validation de trimestres diminue par rapport à la tranche quinquennale précédente. Néanmoins, le nombre de trimestres validés après 50 ans augmente au fil des générations. Entre 55 et 59 ans, il augmente de 2 trimestres pour les femmes et de 1,4 trimestre pour les hommes, entre les générations 1946 et 1958. La part d’individus (non retraités) ne validant aucun trimestre entre 50 et 59 ans diminue au fil des générations, mais demeure plus élevée que pour les tranches d’âge précédentes.


À 50 ans, les trimestres non cotisés représentent un peu plus de 20 % des durées validées par les femmes
Outre les trimestres cotisés au titre de l’emploi, la durée validée auprès des régimes de retraite comprend les trimestres acquis au titre de l’AVPF et les trimestres dits « assimilés » (service national, chômage, préretraite publique, reconversion, formation, maladie, maternité, invalidité et accidents du travail). À tout âge, la part de trimestres validés à ce titre par les hommes est moindre que celle des femmes. Pour les personnes nées entre 1954 et 1966, ils représentent à 50 ans 6 % à 11 % des durées validées pour les hommes contre un peu plus de 20 % pour les femmes.


Un nombre de trimestres validés au titre du chômage très sensible à la conjoncture économique rencontrée en début de carrière
À âge donné, le cumul du nombre de trimestres utiles validés au titre du chômage, de la préretraite, de la reconversion et de la formation augmente au fil des générations jusqu’à celle née en 1968. La différence d’évolution entre générations est notamment liée au contexte économique qui les touche à différents moments de leur carrière. La montée du chômage à partir de la fin des années 1970, puis sa stabilisation à un niveau élevé à la fin des années 1980, ont ainsi concerné les générations les plus jeunes dès leur entrée sur le marché du travail, alors qu’elles n’ont touché les générations plus anciennes qu’à un stade plus avancé de leur carrière.


La validation de trimestres au titre de la maladie augmente avec l’âge après 40 ans
Le nombre de trimestres utiles validés pour ces motifs est relativement faible à tout âge et pour toutes les générations. Quels que soient l’âge, le sexe et la génération, ils représentent moins de 2 % des validations totales depuis le début de carrière, et ils restent inférieurs à 1 % pour ceux qui ont moins de 50 ans fin 2017. Pour les femmes comme pour les hommes, ces trimestres sont acquis, pour l’essentiel, en fin de carrière. À partir de 40 ans, le cumul de ces trimestres augmente et accélère fortement après 50 ans. Quelle que soit la génération, les femmes valident plus souvent des trimestres à ce titre que les hommes mais avec des durées validées moindres.


Encadré : Présentation de l’échantillon interrégimes de cotisants (EIC)
L’échantillon interrégimes de cotisants (EIC), réalisé tous les 4 ans, permet d’étudier les droits directs à la retraite acquis par un échantillon de plus de 700 000 personnes de générations différentes qui sont ou ont été affiliées (y compris les personnes déjà parties à la retraite) au moins une fois au cours de leur carrière, à l’un des régimes de retraite partenaires de l’opération. La cinquième vague de l’EIC (EIC 2017), portant sur les droits acquis au 31 décembre 2017, représente les personnes vivantes ayant entre 23 et 71 ans. Cet échantillon est un panel : les individus tirés dans l’EIC 2001 sont suivis dans les vagues suivantes pour observer l’évolution de leurs droits acquis entre deux EIC. Il présente ainsi une connaissance globale des droits à la retraite acquis par les affiliés, sans reconstitution à partir de données déclaratives. Couplé avec l’Échantillon interrégimes de retraités (EIR), il permet également d’analyser les passages de l’emploi à la retraite et de réaliser des projections.

 
 

AVIS DE DIFFUSION

 
 

Paris, le 22/08/2022

 
 

Les services d’action éducative de l’aide sociale à l’enfance (ASE) et les clubs et équipes de prévention : activité, personnel et profil des jeunes suivis

 

La DREES diffuse pour la première fois sur son site en open data des données agrégées, issues de l’enquête auprès des établissements et services de la protection de l’enfance 2017 (ES-PE 2017), sur les services d’action éducative de la protection de l’enfance et sur les clubs et équipes de prévention. Les chiffres publiés portent sur le statut juridique et l’activité de ces services, ils détaillent les différents types d’emploi du personnel en fonction et décrivent les caractéristiques des jeunes accompagnés par ces dispositifs telles que leur âge, leur sexe, leur occupation, leur logement principal ou la durée de leur suivi.


Fin 2017, près de 400 services d’action éducative en milieu ouvert (AEMO) ou d’action éducative à domicile (AED) suivent environ 160 000 enfants et jeunes adultes protégés par des mesures de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Les services accompagnent ainsi près de 400 enfants ou jeunes adultes en moyenne.
En équivalent temps plein (ETP), 8 200 personnes travaillent au sein des services d’action éducative, représentant en moyenne 21 personnes à temps plein au sein de chaque service. Au total, sur l’ensemble des services d’action éducative, une personne en ETP (toutes fonctions confondues) suit 19 jeunes.


Les jeunes accompagnés par les services d’action éducative sont moins âgés que ceux accueillis en établissements de l’ASE (maisons d’enfants à caractère social, foyers de l’enfance, pouponnières, villages d’enfants et lieux de vie et d’accueil). Fin 2017, 58 % des jeunes suivis par les services d’action éducative sont âgés de moins de 12 ans, alors que 31 % des jeunes hébergés en établissements sont âgés de moins de 12 ans. Les jeunes majeurs suivis par les services d’action éducative sont extrêmement peu nombreux (1 %).


Fin 2017, environ 9 500 jeunes sont inscrits sur liste d’attente dans les services d’AEMO et d’AED sans être encore pris en charge (soit 5 % du total des jeunes suivis ou sur liste d’attente à cette date).

 

D’autre part, 135 000 enfants et jeunes adultes sont accompagnés par près de 300 clubs et équipes de prévention fin 2017. En moyenne, 470 jeunes sont suivis par structure. 3 600 personnes travaillent dans ces structures en ETP, correspondant en moyenne à 12 personnes à temps plein par club et équipe de prévention. Dans ces structures, le taux d’encadrement agrégé est de 3 personnes en ETP pour 100 jeunes suivis.


Au 31 décembre 2017, les garçons sont encore plus majoritaires parmi les jeunes accompagnés par les clubs et équipes de prévention (61 % de garçons) que parmi ceux suivis par les services d’action éducative (55 % de garçons). Les jeunes suivis par les clubs et équipes de prévention sont également plus âgés : 11 % des jeunes accompagnés ont moins de 12 ans, 48 % sont âgés de 12 ans à moins de 18 ans et 41 % sont majeurs.

 
 

AVIS DE DIFFUSION

 
 

Paris, le 19/08/2022

 
 

Allocataires du minimum vieillesse : mise à disposition des données 2013-2020


Dans le cadre de sa politique d’ouverture des données, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) met à disposition une nouvelle base de données issue de l’enquête annuelle sur les allocataires du minimum vieillesse.

 

Les données de l’enquête sur les allocataires du minimum vieillesse permettent un suivi annuel des allocataires ainsi que des masses de prestations versées. Ce suivi est réalisé principalement dans l’ouvrage annuel de la collection Panorama sur « Les retraités et les retraites ». Les données mises à disposition contiennent des informations, de 2013 à 2020, sur les effectifs d’allocataires du minimum vieillesse, selon le sexe, l’âge, le statut matrimonial, le département de résidence, ou encore selon le montant d’allocation perçu. Elles sont ventilées par année et par caisse de retraite, en tant qu’organisme verseur.