Un immense merci tout particulier à Pierre Jean Llorens pour l'aide énorme qu'il apporte à la constitution minutieuse de cette revue de presse la plus complète possible ; vous y trouverez différences facettes d'un état des lieux variés sur ces sujets :

L’agrément pour les services à domicile : 4 années de trop ?

 

Évaluateur externe, j’interviens auprès de différentes structures (EHPAD, Logement Foyer, IME, SESSAD, SPASAD, SAD, SSIAD, etc.). Certaines de ces structures (commerciales ou à but non lucratif) sont agréées et, lorsque j’interviens, elles ont donc au minimum plus de 4 ans d’existence. 

Or je suis parfois surpris que non seulement certaines d’entre elles aient fonctionné tout ce temps avec des pratiques « très limites » (absence de contrat de prestation, enfermement de la personne désorientée, absence de prescription médicale, délai de rétractation non respecté, etc.) mais aussi que les instances de tarification ne soient pas intervenus avant. Aussi, je m’interroge aujourd’hui sur la pertinence de l’agrément.

En effet, normalement, un structure de service à domicile souhaitant l’agrément, et qui le demande, l’obtient pour une durée de 5 années. 

La demande d’agrément

En vue de faire bénéficier ses clients des avantages fiscaux le gérant/responsable doit déclarer sa structure en même temps que sa demande d’agrément par l’intermédiaire du site internet NOVA.

Pour l’agréer, la DIRECCTE demandera un certains nombres de documents. Seuls les documents suivants peuvent être demandés :

  • les informations et les photocopies relatives à la personne morale ou à l’entrepreneur individuel (nom ou raison sociale, adresse, nom et adresse des gérants ou des responsables, nom et adresse du gestionnaire, extrait du registre du commerce et des sociétés ou du répertoire des métiers, copie des statuts ou documents équivalents),
  • la liste des prestations et des activités proposées, des publics et des clients concernés, des départements d’exercice de ces activités,
  • pour les établissements comportant plusieurs établissements, la charte de qualité pluri-établissements prévue au 4° de l’article R.7232-7 du code du travail,
  • un modèle de la documentation précisant son offre de service, les tarifs des principales prestations proposées avant déduction des aides, les financements potentiels et les démarches à effectuer ainsi que sur les recours possibles en cas de litige,
  • un modèle de devis,
  • un modèle de document prévoyant une information des clients et usagers en matière fiscale,
  • un modèle du livret d’accueil et, le cas échéant, de ses annexes,
  • pour les prestations destinées aux personnes âgées ou handicapées un modèle de cahier de liaison,
  • un modèle de contrat écrit précisant la durée, le rythme et le coût de la prestation,
  • un modèle de contrat de travail,
  • en cas de démarchage à domicile, un modèle de contrat avec bordereau de rétractation,
  • un modèle de facture et du document prévoyant l’information annuelle de ses clients en matière fiscale,
  • le questionnaire relatif au respect du cahier des charges. 

Des contrôles ?

Durant cette période de 5 années, il peut EVENTUELLEMENT recevoir la visite des inspecteurs et contrôleurs du travail, les agents de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes accompagnés des agents du conseil général suite à une plainte/réclamation d’un client ou … d’un concurrent.

Cependant, à la lecture de cet article, on s’aperçoit que le dossier d’agrément se fait uniquement sur dossier. En outre, ce dossier d’agrément, qui est, je le rappelle, pour les activités en lien avec les personnes fragiles (personnes âgées/handicapées et enfants de moins de trois ans), ce dossier, disais-je, est déposé AVANT que le service soit en activité.

En clair, le service à domicile transmet des informations sur ses documents futurs et son fonctionnement tout aussi …futur.

Certes, souvent des services à domicile ayant un agrément simple ou étant seulement déclaré, demandent, suite à plusieurs années de fonctionnement, un agrément. Mais, théoriquement, rien n’interdit à un nouveau service de demander directement un agrément.

Ce qui veut dire aussi que les services de la DIRECCTE vont agréer un service à domicile sur ses intentions et non en se basant sur une activité déjà existante. Et, en cela, nous pouvons le regretter. 

Proposition

Il serait intéressant que, comme font certaines DIRECCTE, il y ait une période d’essai d’une année. 

Une année où le service à domicile devra mettre en place tout ce que à quoi il s’est engagé dans sa demande d’agrément. L’agrément serait valable qu’une seule année la première fois. 

Si, suite à une visite sur site (et j’insiste sur la visite), la structure répond à tous ses engagements, y compris la totalité des contraintes du cahier des charges, alors l’agrément est validé pour une période de 4 ans, soit 5 ans au total. Bien évidemment, lors du renouvellement de l’agrément, la durée serait, comme le prévoit les textes, de 5 ans.

Durant la première année de fonctionnement, le service à domicile ne pourra intervenir que pour un nombre limité de personnes de GIR 3 à GIR 6. La DIRECCTE devra cependant, avant de valider la première année, suivre le service à domicile et donc rencontrer, conseiller et écouter le responsable/gérant de la structure. 

Pour ce travail de pédagogie, il devra y avoir véritablement des moyens mis en place par l’Etat, en vue de fournir à chaque DIRECCTE un personnel formé au service à la personne. 

Nous avons, en effet, pu constater malheureusement qu’il y avait un véritable fossé entre l’idée que se faisait le fonctionnaire de la DIRECCTE des services à domicile et de la réalité de terrain.

Nous pourrions d’ailleurs proposer que ces fonctionnaires fassent un petit stage d’une semaine au sein d’un service à domicile qui est agréé depuis quelques années…

 
Deux sénateurs ont rendu un rapport d'information sur la situation de l'aide à domicile. dans lequel ils montrent les impasses et les contradictions à l'oeuvre, tant en matière de tarification, de formation que de conditions de travail. 
Ils demandent la fixation d'un tarif national de référence de l'APA et un engagement de l'Etat pour une remise à niveau des tarifs.
Par moments, on croit lire une déclaration des fédérations associatives de l'aide à domicile. 
Les sénateurs, tous deux du Pas-de-Calais, Dominique Watrin (groupe communiste) et Jean-Marie Vanlerenberghe (centriste) n'y vont pas avec le dos de la cuillère dans le rapport d'information sur l'aide à domicile (1).
 Illustrations. Sans une réforme structurelle du secteur, les mesures ponctuelles [fonds d'urgence, NDLR] ne font que retarder un processus inexorable de détérioration de la situation financière des services.
Les services d'aide à domicile sont confrontés à un ensemble de paradoxes qui les conduisent à une situation proche de l'impasse.

Complexité à tous les étages

De façon méthodique, les deux parlementaires égrainent les difficultés qui fragilisent l'ensemble du secteur. Celui-ci se définit par un maître mot : la complexité. Les services répondent à une double injonction des pouvoirs publics : favoriser la cohésion sociale en accompagnant les publics fragiles et soutenir le développement de l'emploi en assurant une perspective professionnelle à des personnes peu ou faiblement qualifiées (comme le souhaitait le plan Borloo de 2005). 
Cette dualité se retrouve dans la coexistence de deux formes juridiques : l'agrément (par les services du travail) et l'autorisation (par le conseil général). Ces deux procédures correspondent à des logiques différentes : soutien à l'emploi pour l'agrément ; construction d'une offre de services médico-sociaux en fonction des besoins identifiés sur les territoires départementaux pour l'autorisation, estiment les deux sénateurs.

En finir avec le droit d'option

Cette situation a des conséquences sur la politique tarifaire : les structures agréées ont toute liberté en ce domaine alors que les services autorisés sont dépendants d'un tarif de référence fixé par le conseil général. Celui-ci est compris entre 17 et 25 euros. Plus grave : 
En 2010, 60 % des conseils généraux appliquaient une tarification moyenne inférieure à celle de la Cnav" (2), un tarif déjà jugé insuffisant par la plupart des observateurs. 
Dans ces conditions marquées par l'inégalité de traitement, le rapport préconise de mettre fin au système du droit d'option entre autorisation et agrément. 
Nous estimons souhaitable de s'orienter vers un système unique d'autorisation, fondé sur une contractualisation entre le service et le financeur permettant la définition d'un certain nombre de missions de service public, tranchent les deux parlementaires qui ont conscience de proposer un bouleversement pour le secteur D'autres sénateurs qui s'expriment lors de cette présentation approuvent cette idée de simplifier le système.

Un tarif national de référence pour l'APA

Mais ce renforcement de la dimension service public de l'aide à domicile n'a de sens que si on met fin aux disparités incroyables dans le tarif de référence de l'APA. Aussi est-il proposé que l'étude nationale des coûts confiée par la DGCS à un cabinet extérieur débouche sur la fixation d'un tarif national de référence de l'APA qui serait modulable suivant certaines caractéristiques, notamment géographiques. 
L'augmentation des tarifs qui en résulterait serait prise en charge à 100 % par l'État pour un coût compris entre 300 et 500 millions d'euros.

L'inspection du travail doit mettre son nez

Le rapport n'oublie pas de parler des conditions de travail et des politiques salariales jugées insuffisantes. 
Divers aspects sont cités : prise en compte limitée des frais professionnels, gel du point d'indice depuis 2009 qui conduit à un tassement des rémunérations au niveau du Smic, politiques de formation insuffisantes, usure et risques professionnels…
 Il souhaite que l'inspection du travail mette un peu plus souvent son nez dans les structures, d'autant que ni les Direccte, ni les conseils généraux ne vérifient le respect des règles sociales.

Développer la mutualisation

Pour autant, les structures d'aide à domicile ne sont pas épargnées par les critiques. Elles doivent aujourd'hui monter en compétences à tous les niveaux pour fournir des compétences à tous les niveaux. 
Les sénateurs préconisent de développer des systèmes de mutualisation autour, par exemple, des groupements de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS) permettant la mise en commun de fonctions support et de personnels d'encadrement.

Une nouvelle politique tarifaire, et vite !

Le rapport s'arrête également sur l'expérimentation tarifaire conduite dans une dizaine de départements, laquelle présente des avantages certains, en termes de souplesse et de valorisation des missions d'intérêt général, notamment pour la prévention et la lutte contre l'isolement. 
Pour autant, les parlementaires mettent le doigt sur quelques points à approfondir. Par exemple, la forfaitisation du reste-à-charge risque de susciter de l'incompréhension dans les situations où l'ensemble du plan n'a pas été consommé pendant un mois donné. 

En termes de calendrier, ils se demandent s'il est bien utile, comme le prévoit la loi sur le vieillissement (lire ici et ), de prolonger d'un an l'expérimentation. Le rapport préconise de confier à l'Igas une évaluation du dispositif pour en dégager les conclusions et réformer au plus vite la tarification. 
Il est urgent d'agir, insistent Dominique Watrin et Jean-Marie Vanlerenberghe, rapporteurs d'un document au titre explicite : Un système à bout de souffle à réformer d'urgence.


(1) Nous nous sommes appuyés sur la présentation du rapport en commission des affaires sociales du Sénat le 4 juin, le rapport n'étant toujours pas publié sur le site de la Haute Assemblée, une semaine plus tard.

(2) Elle était de 19,40 € l'heure en 2013.

 
http://www.tsa-quotidien.fr/_Include/ActuelSite/images/commun/separateur.gif);background-repeat:repeat-x">Par Noël Bouttier
ALIMENTATION: Le plaisir de manger fait aussi le bien vieillir
 
http://www.santelog.com/news/gerontologie/alimentation-le-plaisir-de-manger-pour-bien-vieillir_12971_lirelasuite.htm#lirelasuite

L’alimentation, combinée à l’activité physique, est appelée à jouer un rôle clé dans notre capital Santé, et en particulier au cours du vieillissement. Les chercheurs de l’institut national de la recherche agronomique (INRA) livre avec un nouveau dossier, les pistes alimentaires les plus prometteuses permettant de vivre plus longtemps en bonne santé. 

 

Il s’agit non seulement d’éviter la malnutrition et de répondre aux besoins nutritionnels des plus âgés mais aussi de contribuer, par l’alimentation à prévenir ou retarder les troubles physiologiques et cognitifs. 

 

Polyphénols pour les os, produits laitiers et carnés (pas trop cuits) pour les muscles et vitamine A et oméga 3 pour le cerveau pourraient contribuer, tout naturellement à lutter contre la dépendance. Sans oublier la notion de plaisir, une condition pour éviter la dénutrition.

 

On retiendra principalement de ce dossier,

  • l’action de certains polyphénols, comme
  • la fisétine des fruits rouges ou des pommes, sur la santé du tissu osseux et dont la consommation quotidienne permet de réduire la perte de masse osseuse,
  • l'oleuropéine, un polyphénol de l’olive, également sur la santé du tissu osseux des femmes ménopausées.
  • Plus largement, de nombreux polyphénols, bien documentés pour leurs propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires ont déjà montré leurs bénéfices pour la santé. Pour n’en citer qu’un, le resvératrol, présent dans le vin et le raisin notamment, a démontré ses bénéfices aussi contre le vieillissement et le déclin cognitif
  • La vitamine A et les omega-3 contre les pertes de mémoire :

La vitamine A et ses acides rétinoïdes, par voie pharmacologique ou nutritionnelle, induit une forte régression des altérations cérébrales, avec l’âge et favorise la récupération des performances de mémoire et d’apprentissage.

 

 Les besoins en vitamine A, présente dans le foie de poissons et dans les légumes colorés sont augmentés chez le sujet âgé et deviennent plus important au cours du vieillissement.

 

Quant aux omega-3, de nombreuses études ont démontré que ces acides gras indispensables pour l’organisme, présents dans les poissons gras ou certaines huiles telles que l’huile de noix et de colza jouent un rôle bénéfique sur le système cardiovasculaire adulte et la mémoire et ont des effets protecteurs contre le déclin cognitif lié à l’âge et la maladie d’Alzheimer.

 

  • Les produits laitiers et carnés pas trop cuits pour une santé musculaire optimale :

Alors que les personnes âgées sont victimes de nombreuses pathologies telle que la sarcopénie ou diminution de la masse musculaire, les protéines du lait et la leucine peuvent jouer un rôle prépondérant dans la synthèse protéique et contribuer à préserver la force musculaire et des performances physiques. 

 

Idem, pour la viande, une température de cuisson faible, proche de 70°C, permet une digestion plus rapide et une meilleure assimilation des protéines.

  • Enfin, le plaisir de manger est sans doute le meilleur rempart contre la dénutrition qui touche aujourd’hui 15 à 40% des personnes âgées vivant en institution et 50 à 70% de celles hospitalisées. 

 

L’Inra rappelle ici les facteurs pouvant influer sur le comportement alimentaire et conduire à la dénutrition, comme les troubles de la déglutition ou de la mastication. Il existe des stratégies dites sensorielles qui, via des aliments mieux adaptés et un plus grand plaisir alimentaire permettent deprévenir et lutter contre la dénutrition et donc la dépendance.

Source: INRA Les chercheurs se mettent à la table des seniors

Accéder au Dossier Santé logVitamines et minéraux pour le sujet âgé

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Mieux répondre aux besoins de seniors : Une étude incite les entreprises et marques à mieux intégrer cette cible dans leur stratégie

 

La dernière étude mondiale sur les consommateurs met en évidence la nécessité pour les distributeurs, marques et fournisseurs de services de mieux répondre aux besoins de seniors toujours plus nombreux.

L'augmentation du nombre de personnes âgées de plus de 65 ans et de leur pouvoir d'achat représente pour les distributeurs, les marques et les fournisseurs de services une opportunité en matière de santé et de bien-être pour cette population, selon l'étude de Nielsen, leader mondial de l'information et des insights sur ce que voit et achète le consommateur.

Selon cette enquête mondiale de Nielsen sur le vieillissement des consommateurs, auprès de plus de 30.000 personnes sur Internet dans 60 pays, plus de la moitié des consommateurs mondiaux (51%) affirment ne pas voir de publicité qui s'adresse aux consommateurs plus âgés, et la moitié disent qu'il est difficile de trouver des étiquettes faciles à lire. 43% des répondants ont du mal à trouver des emballages faciles à ouvrir.

 Plus de 4 sur 10 ne trouve pas d'aliments qui répondent à des régimes alimentaires particuliers (45%), qui offrent des petites portions individuelles (44%) ou disposent d'informations nutritionnelles clairement étiquetées (43%). 

Les consommateurs interrogés éprouvent des difficultés dans la recherche de services tels que le logement (46%), les transports (44%), la finance (44%), l'assurance médicale (39%) et la livraison de repas (36%).

Ces résultats tirent la sonnette d'alarme pour les fabricants, les distributeurs et autres services marketing afin de toucher et mieux répondre aux besoins des consommateurs âgés , a déclaré Todd Hale, vice-président, Consumer & Shopper Insights, Nielsen.

Les personnes âgées de plus de 65 ans sont déjà plus nombreuses que les enfants de moins de 14 ans dans de nombreux pays développés comme le Japon, l'Allemagne et l'Italie. 

Tandis que le nombre de seniors augmente, leur pouvoir d'achat progresse également et nombreux sont ceux qui disposent de plus de temps pour faire les boutiques et dépenser, que leurs homologues plus jeunes.


L'étude de Nielsen révèle aussi que pour une personne sur trois, les magasins n'offrent pas de rayons dédiés aux produits dont ont besoin les seniors (34%), ne disposent pas d'accès pour les handicapés (33%) ou ne proposent pas d'assistants pour porter les sacs de courses (36%). 

Environ une personne sur quatre dans le monde affirme que les points de vente ne sont pas équipés des bancs pour s'asseoir (29%), de parkings pour handicapés suffisants (25%), de toilettes pour les handicapés (23%), des articles à portée de main (23%), ou encore des accès et des portes pour les personnes handicapées (22%).

 

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Services pour les seniors : des perceptions différentes selon les régions du globe


L'Amérique du Nord s'adapte pour répondre aux besoins des seniors. Pour 53% des répondants, les informationsnutritionnelles sont clairement étiquetées sur les emballages, les aliments sont adaptés à leurs besoins nutritionnels particuliers (52%), l'éclairage est suffisant (51%), le point de vente offre des toilettes pour handicapés (38%) et offre des rampes et des portes pour les handicapés (37%), des chariots électroniques (36%), des options de livraison en ligne (34%), de larges allées pour l'accessibilité des handicapés (34%) et un service courtois à la clientèle (33%).

L'Asie-Pacifique et le Moyen-Orient / Afrique arrivent en tête de classement pour répondre aux besoins des seniors. Disponibilité d'emballages faciles à ouvrir (54% pour ces 2 continents), des bancs pour s'asseoir (29% et 25%, respectivement), l'assistance pour les sacs à provisions (24% et 27%, respectivement), facilité à atteindre les rayonnages (30% et 33%, respectivement), et des promotions sur les produits adaptés aux besoins des familles plus petites (23% et 27%, respectivement).

À l'inverse, plus de la moitié des répondants européens et latino-américains disent qu'ils ont du mal à trouver des produits qui sont faciles à lire (61% et 59%, respectivement) et clairement étiquetés avec l'information nutritionnelle (53% et 54%, respectivement). 

Les consommateurs Français sont dans la moyenne européenne, avec 62 % qui ont du mal à trouver des produits qui sont faciles à lire et clairement étiquetés avec l'information nutritionnelle (54 %).

46% des Européens (47% des Français) interrogés disent qu'ils n'arrivent pas à trouver des aliments qui répondent à des besoins nutritionnels particuliers. 

45% des Européens et 38 % des Français affirment que les magasins dans lesquels ils font leurs courses ne sont pas équipés de rayons spécifiques pour les seniors, et plus de la moitié ne trouvent pas de chariots électriques (59% et 55 %, respectivement) ni d'aide pour porter leurs sacs (52% et 54 %, respectivement). 

Plus de 4 Latino-Américains sur 10 estiment que les magasins ne fournissent pas de bancs pour s'asseoir (49%), ou ne possèdent pas un rayon consacré aux plus âgés (45%) ou un accès pour les handicapés (43%).

 Comme les distributeurs et les fabricants souhaitent tous se différencier par leurs produits et services, ils devraient être à l'écoute des besoins des seniors, partout dans le monde , rajoute Todd Hale.  

Les améliorations telles que l'utilisation de polices plus grandes sur les étiquettes et les affiches, une mise en place des produits pour une meilleure accessibilité, et un service accueillant peuvent être des réels atouts pour fidéliser la clientèle.

 

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Attrait avéré du e-commerce alimentaire !


Plus d'un tiers (37%) des personnes interrogées disent qu'ils commandent déjà des produits de grande consommation en ligne pour une livraison à domicile, et plus de la moitié (54%) sont prêts à essayer le service s'il s'avère disponible.

Les coupons en ligne pour l'achat de produits de grande consommation sont déjà utilisés par 32% des répondants, l'Asie-Pacifique (41%) et l'Amérique du Nord (38%) dépassant la moyenne mondiale. 

Trois quarts des répondants en Amérique latine, 64 % au Moyen-Orient / Afrique, 61 % en Europe, 60 % en France et 54 % en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord se disent prêts à utiliser des coupons en ligne pour l'achat de produits de grande consommation.

Les listes de courses en ligne et sur mobiles sont également utilisées par près d'un quart (23%) des répondants dans le monde, tandis que trois répondants sur quatre en Amérique latine sont prêts à utiliser des listes de courses en ligne si le service s'avère disponible, avec 6 sur 10 au Moyen-Orient / Afrique (63%), en Asie-Pacifique (62%), Amérique du Nord (62%) et Europe (61%).

 Bien que les conclusions soient basées sur les réponses d'internautes et donc sur-pondèrent la réelle attractivité d'internet, les résultats reflètent le potentiel du web. commente Todd Hale.  

Avec l'utilisation croissante d'Internet, les services marketing doivent s'assurer qu'ils sont connectés avec les seniors également ! 

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Pas forcément seul à la maison...


Près de la moitié (46%) des internautes dans le monde répondent avoir des difficultés à trouver des services et de l'assistance adaptés aux personnes âgées.


La moitié des personnes interrogées envisage de vivre à la maison avec soit un conjoint (38%) soit accompagnés de professionnels de la santé (12%).

Le recours à la famille pour les plus âgés est plus fort au Moyen-Orient / Afrique, 45% s'attendent à vivre à la maison avec un conjoint et 27% avec leurs enfants, ce qui est presque le double de la moyenne mondiale de 15%.

Près d'un quart (23%) des Nord-Américains envisagent de vivre dans une résidence avec des services, comparativement à 15% à l'échelle mondiale, et 17% en Asie-Pacifique s'attendent à vivre dans une maison de repos, par rapport à la moyenne mondiale de 13%.

Au niveau Européen, 41% des répondants envisagent de vivre chez eux avec leur conjoint, 10% dans une maison de repos et 17% dans une résidence avec services. 

Des chiffres encore plus élevés en France : plus de la moitié des répondants y envisagent de rester chez eux avec leur conjoint, 16% de vivre dans une résidence avec services et 19% accompagnés de professionnels de santé.

 

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif);background-color:initial;background-repeat:no-repeat">Zoom sur l'enquête globale Nielsen


L'enquête en ligne sur les seniors dans le monde a été menée du 14 août au 6 septembre 2013 auprès de plus de 30 000 consommateurs dans 60 pays différents, à travers l'Asie Pacifique, l'Europe, l'Amérique Latine, l'Europe de l'Est, l'Afrique et l'Amérique du Nord.

L'enquête en ligne sur le moral des consommateurs lancée en 2005 par Nielsen, mesure la confiance, les préoccupations majeures et les habitudes de consommation. 


Pour davantage d'informations, merci de visiter http://www.nielseninsights.eu/ 

ou http://www.nielsen.com/us/en/newswire.html, ou encore de contacter Nielsen France.

 

La fin de vie en France : L'INED analyse les lieux de fin de vie et de décès

 

Les femmes et les plus âgés toujours plus souvent en maison de retraite

L'Ined publie ce jour dans Population un article qui analyse les parcours de fin de vie au cours du dernier mois de l'existence. 

Ces résultats permettent de mettre en évidence les éventuelles limites du maintien à domicile et de mieux comprendre les ressorts de l'hospitalisation au stade de la fin de vie. Ils ont été recueillis et analysés à partir de l'enquête  La fin de vie en France  réalisée en 2010.


Aujourd'hui en France, la mort survient à des âges de plus en plus élevés et souvent précédée de maladies chroniques. Ces décès arrivent de plus en plus dans les institutions, hôpital ou maison de retraite.

 

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Des lieux de fin de vie qui changent au cours du dernier mois de l'existence


Quatre semaines avant le décès, vivre à domicile est la situation la plus fréquente. Mais à l'approche du décès, le maintien à domicile ou en maison de retraite se raréfie au profit de l'hospitalisation. 

En un mois, la proportion de personnes hospitalisées fait plus que doubler : près de 7 hommes sur 10 et de 6 femmes sur 10 décèdent à l'hôpital.

 A l'inverse, seule une faible proportion d'hommes (20 %) et de femmes (16,3 %) meurent chez eux et 23,4 % des femmes et 10,5 % des hommes meurent en maison de retraite. 

Le départ de l'hôpital pour regagner le domicile ou la maison de retraite est exceptionnel. Moins de 4 % des personnes font ce trajet (2, 3 % vers leur domicile et 1,3 % vers la maison de retraite) et très rarement durant la dernière semaine de vie (0,6 %).

 

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Des parcours différents selon la pathologie et le type de prise en charge


Le type de maladies et la finalité des traitements conditionnent les lieux de la fin des patients, toutes les situations cliniques ne permettant pas le maintien à domicile des personnes en fin de vie. 

Contrairement aux personnes atteintes de cancer qui passent plus souvent le dernier mois de leur existence à l'hôpital celles qui décèdent de maladies infectieuses, cardio-vasculaires, de l'appareil respiratoire ou de l'appareil digestif entrent plus souvent à l'hôpital la dernière semaine de leur vie. 

De même, il y a plus souvent transfert vers l'hôpital lorsque la finalité du traitement est la guérison et plus souvent un maintien dans lieu de vie si le traitement vise au confort du patient.

 

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Les femmes et les plus âgés toujours plus souvent en maison de retraite

Les femmes sont en effet plus souvent prises en charge en maison de retraite en raison de leur veuvage qui est plus fréquent. 

Elles sont plus âgées et ont le plus fort risque de passer le dernier mois de leur vie en maison de retraite et à cette étape de la vie, elles peuvent changer de lieu de séjour essentiellement pour entrer à l'hôpital.

Pour lire l'intégralité de l'article :

 

Le dernier mois de l'existence : les lieux de fin de vie et de décès en France, Population n°4, 2013

Sophie Pennec (Ined), Joëlle Gaymu (Ined), Alain Monnier(Ined), Françoise Riou (CHU de Renne s, Université de Rennes 1), Régis Aubry (Observatoire national de la fin de vie, CHU Besançon), Silvia Pontone (Hôpital Robert Debré- APHP, Ined), Chantal Cases (Ined)

 

Rappel des principaux résultats de l'enquête  La fin de vie en France 

Réalisée en 2010 par l'Ined, l'enquête La fin de vie en France  a permis pour la première fois en France de mieux connaître les circonstances de la fin de vie.

Selon l'enquête :

- pour près d'un décès sur deux (48 %), le médecin déclare avoir pris une décision médicale en ayant conscience qu'elle était susceptible d'abréger la vie du patient ;


- dans leur grande majorité, les décisions prises s'appuient sur les dispositions de la loi Leonetti qui permet sous certaines conditions de limiter ou d'arrêter un traitement ou de donner des médicaments pour soulager des souffrances ;


- la plupart du temps, les décisions ont été prises sans intention d'accélérer la survenue de la mort (45 % sur 48 % des décisions) ;
- dans 27 % des cas, la décision a été d'intensifié le traitement de la douleur ;


-dans 0.8 % des cas, il y a eu administration d'un médicament pour mettre délibérément fin à la vie du patient. Dans plus de la moitié de ces cas, il s'agit d'une sédation pour détresse terminale ;


- les décisions de fin de vie ne sont pas toujours discutées avec les équipes soignantes (elles sont discutées dans 63 % des cas), avec un autre médecin (44 %) et la famille est associée sur un décès sur deux ;


- 16 % des personnes décédées ont exprimé le souhait d'accélérer leur mort mais les demandes explicites d'euthanasie restent rares.

L'enquête a consisté à interroger pour chaque décès le médecin ayant rempli le certificat de décès et porte au total sur 4 891 décès.

Pour en savoir plus :

 

Les décisions médicales en fin de vie en France, Population et Sociétés n° 494, novembre 2012

Sophie Pennec (Ined), Alain Monnier (Ined), Silvia Pontone (Hôpital Robert Debré-APHP, Ined), Régis Aubry (Observatoire national de la fin de vie, CHU Besançon)

 

Le SNRA répond à l'appel de la Ministre Michel DELAUNAY pour un encadrement des loyers en Résidences avec Services pour Seniors


http://www.capgeris.com/tendances-marches-1411/le-snra-repond-a-l-appel-de-la-ministre-michel-delaunay-pour-un-encadrement-des-loyers-en-residences-avec-services-pour-seniors-a26938.htm

Les résidences-services pour seniors ont connu un certain engouement dans les années 1970 à 1990. Cependant, leur fonctionnement, laissé à la seule gestion du Syndicat de Copropriété, aidé d’un Syndic et d’un directeur, se heurte aujourd'hui à plusieurs difficultés dont la presse s’est fait l’écho et qu'il convient de résoudre.


Michèle Delaunay, Ministre déléguée aux personnes âgées, a annoncé, à cette occasion, qu’elle souhaitait mieux encadrer les résidences services pour Seniors en pointant le manque de «distinction claire entre le loyer/mensualité, les charges de la résidence et les services individualisés».


Le SNRA (Syndicat National des Résidences avec services pour les Ainés), dont les membres représentent, à eux seuls, plus de 80% des ouvertures de résidences-services pour seniors des cinq dernières années et prévues dans le futur proche en France, rappelle que les résidences exploitées par ses 

adhérents,professionnels du secteur, font une distinction très nette entre les charges de copropriété supportées par les propriétaires et les charges liées à la restauration, àl’animation et à l’aide à domicile supportées par l’exploitant unique de ces résidences qui les répercutent sur les seuls usagers de ces services.


Le SNRA est, bien entendu, à la disposition de Madame la Ministre, Michèle Delaunay, pour participer au groupe de travail qui a été mis en place.

 

Zoom sur le SNRA:

 

Créé fin 2010, le SNRA (Syndicat National des Résidences avec services pour les Aînés) regroupe la plupart des principaux acteurs du secteur des Résidences services pour Seniors, mode d’hébergement associant offre de services, sécurité et convivialité.


Il a pour vocation de faire reconnaître les résidences services pour seniors comme un type d’habitat particulièrement adapté au vieillissement de la population. Il s’engage notamment à accompagner la professionnalisation de ses membres.


Le SNRA compte parmi ses membres : Bleu résidences, Cogedim Club, Espace Vie, La Girandière, Les Jardins d’Arcadie, Ovelia, Les Sénioriales. Le SNRA a rejoint, en juillet 2013, la Fédération des Entreprises de Services à la Personne.


La présidence du SNRA est assurée par François GEORGES (Les Jardins d’Arcadie) et la vice-présidence par Pascal CADEAU (La Girandière).

 

Salariés & Aidants : 16 jours d'absence par an, c'est le coût moyen d'un salarié qui assume le rôle d'aidant familial

 


La première application web d’information-service à destination des entreprises pour les salariés aidants ...

 

En France, 8,3 millions de personnes* aident régulièrement à titre non professionnel 5,5 millions de personnes (enfant ou personne âgée) vivant à domicile. Le soutien peut être financier, matériel (taches de la vie quotidienne) ou moral.

Parmi elles, 4,3 millions aident au moins une personne de leur entourage âgée de 60 ans ou plus.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">47% des aidants occupent un emploi
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">7% sont au chômage
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">33% sont retraités, retirés des affaires ou en pré-retraite
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">13% sont dans une autre situation d’inactivité professionnelle

 

En moyenne – et faute d’enquête sérieuse sur le phénomène – il est possible d’avancer qu’un salarié sur dix est aidant familial. 

Ce qui signifie qu’en sus de son travail et de la gestion de sa famille directe, il doit souvent aide et assistance à un proche âgé.

Ce phénomène nouveau à un coût : il engendre de l’absentéisme.

16 jours d’absence par an. C’est le coût moyen d’un salarié qui assume le rôle d’aidant familial auprès d’un proche âgé en perte d’autonomie. Cette dépense est partagée entre l’assurance maladie et les entreprises elles-mêmes.

Pour réduire les coûts liés à l’absentéisme, Agevillage, fort de sa connaissance du secteur (20 000 articles rédigés, 25000 adresses dans son annuaire, forums…) crée MonAgevillage, une application web que les entreprises peuvent mettre à la disposition de leurs salariés.

Sans être obligés de s’absenter, ils peuvent s’informer et monter un dispositif d’assistance autour d’une personne âgée proche en perte d’autonomie.

En cas de besoin, MonAgevillage peut être doublé d’un service d’assistance téléphonique fonctionnant en continu, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

 

Pourquoi MonAgevillage ?

 

La France dispose d’un système d’aide sociale performant – comparativement à d’autres pays – mais qui avec le temps s’est complexifié : CLIC, CCAS, MAIA, APA, Ehpad, résidences services…

Les services sont là, les aides et les conseils aussi… mais l’empilement des sigles et le fait que les nouvelles structures se sont ajoutées aux anciennes sans les remplacer, crée de l’opacité.

Résultat : nul ne sait plus à quelle porte frapper, ni à qui s’adresser.

MonAgevillage propose une information personnalisée géo-localisée, hiérarchisée constamment mise à jou

 

interview de Laurent GIROUX, fondateur de la société DEFIS

http://www.capgeris.com/tendances-marches-1411/interview-de-laurent-giroux-fondateur-de-la-societe-defis-a24484.htm
Fort de son expérience dans le secteur des services aux personnes âgées et des EHPAD, Mr Giroux nous livre une vision prospective de ce secteur

Capgeris

Quelles innovations pourrait-on envisager dans le secteur de la formationdes intervenants évoluant dans les SAP ?

Laurent GIROUX

Il n'y a pas à proprement parlé d'innovation à envisager. Ce qui importe actuellement est la formation de base tout simplement. Aujourd'hui, des services à domicile sont dans l'obligation de recruter du personnel ayant peu ou pas de formation du fait du manque de personnel. Beaucoup, parmi le grand public ou demandeurs d’emploi,   considèrent encore que tout le monde peut intervenir auprès de personnes âgées ou personnes handicapées, ce qui est totalement faux !

Capgeris

CLIC, Maison Départementale de l'Autonomie , CODERPA, CC(/I)AS, Equipes APA des Conseils Généraux, Associations de SAP (ADMR et autres) et Réseaux Gérontologiques… : 
comment les usagers peuvent-ils s'y retrouver aujourd’hui dans ce dédale de sources d’information ?
Quel interlocuteur pour quelles informations ?

Laurent GIROUX

Il est vrai qu'il existe beaucoup de sources d'information, internet est peut être le premier, ce qui n'est pas sans danger. Car l'inconvénient d'internet est que tout le monde peut se dire « expert » et dire n'importe quelle ânerie ! Qui va contester ou corriger ? Là aussi nous l'ignorons...

L'inconvénient en France est que nous créons beaucoup de services ou structures sans supprimer les anciennes. Pourquoi avoir créé des MAIA tout en maintenant les CLIC ? Pourquoi ne pas avoir fusionné ? Les CODERPA qui sont des instances de réflexion (et non d'information) qui existent depuis 1982 auraient du être fusionné aussi avec les CLIC. Car aujourd'hui, qui connait les CODERPA en dehors des professionnels de la gérontologie ? D'ailleurs, depuis 2005 ces instances n'ont pratiquement plus aucun pouvoir. C'est parfois de la simple « réunionite ». Depuis la loi du 11 février 2005, pourquoi ne pas avoir élargit les missions du CLIC vers le handicap comme l’autorisent les circulaires de 2000 et 2001 qui mettent en place les CLIC?

Capgeris

Quelle est votre vision des SAP dans les 20 prochaines années ?

Quelles sont les perspectives d’évolution pour ce secteur ?

Laurent GIROUX

Ma première crainte est que les services à domicile fusionnent entre eux ou soient rachetés par les plus grosses structures. Ainsi, comme pour les “entreprises d'intérim”, nous ne verrons plus qu'un nombre limité de services à domicile.

Autre remarque : l'ANSP (agence nationale de service à la personne) a lancé un nouveau chantier alors qu'elle va prochainement disparaitre : « la charte qualité -services à la personne 2013 ». Or je ne pense pas que cela soit véritablement ce dont a besoin le secteur des services à domicile. Ce dont nous avons besoin est un REFERENTIEL dans un cadre règlementaire homogène et stable. Une charte ou label n'est pas obligatoire et ne veut rien dire si le client ne sait rien sur l’engagement !

Il faut cependant être réaliste. Nous devons améliorer la qualité au sein de tous les services à domicile. Un haut responsable d'une agence me disait, il y a quelques années, que nous n'étions qu'à la préhistoire du service à domicile. Pour cela nous devons offrir des conditions de travail décentes aux intervenants à domicile. Nous ne pouvons pas dire à la fois que les intervenants à domicile font un travail formidable, demander une formation de qualité et ne pas verser un salaire qui ne soit pas à la hauteur de notre discours. Parallèlement il faut des responsables de secteur ou des encadrants qui soient véritablement du secteur social et médico social. Nous avons encore des structures qui embauchent des commerciaux, des anciens agents immobiliers pour devenir des professionnels de la gérontologie et du handicap et donc faire des évaluations des besoins à domicile pour des personnes désorientées ou lourdement handicapées, c'est aberrant !! Comment ces structures peuvent elles être crédibles auprès des partenaires sociaux et médico sociaux (assistantes sociales ou coordinatrices CLIC) ?

Enfin il faut supprimer les deux cadres règlementaires (autorisation et agrément) pour n'en garder qu'un seul (agrément). Il faut sécuriser et harmoniser le cadre juridique et administratif des activités.

Il faut ensuite, comme dit plus haut, arrêter de créer des labels à ne plus en finir. Les personnes fragiles sont déjà perdus par tous les termes utilisés ou les documents : mandataire, prestataire, 2 conventions collectives (bientôt trois), des tva différentes selon l'activité et le client, etc. Faisons le ménage déjà dans les services à domicile, c'est le cas de le dire ! Pourquoi, par exemple, ne pas créer un seul modèle de livret d'accueil, un seul modèle de contrat de prestation ? Pourquoi l'ANSP ne le fait pas ?

Enfin les services à domicile doivent faire (ou non) une évaluation interne, peuvent faire (ou non) une évaluation externe en fonction qu'ils soient autorisés ou agréé ou certifié. Arrêtons cela ! Rendons obligatoire au moins l'évaluation externe, que le service soit ou non certifié. La certification est un audit, pas l'évaluation externe !

Dans sa pratique et son discours il semble que l'ANSP ne favorise que les grosses structures en laissant de côté les « petites ». Il suffit d'ailleurs de voir ceux qui ont été invité pour la mise en place de sa charte. Mais ce discours n'est pas seulement tenu par l'ANSP, certains politiques sont d'accord sur ce point. Selon eux, le fait d'être une grosse structure est synonyme de « qualité ». Certes, la taille permettra de faire des économies sur certaines activités fonctionnelles mais un certain nombre de coûts ne seront pas nécessairement réduits  notamment concernant la surface des locaux (les m2 des locaux augmenteront en même temps que le nombre de salariés), le temps administratif non productif augmentera aussi avec le nombre de salariés (réunions de coordination, réunions d'équipe, réunions de responsables de secteurs, réunions des cadres, réunions des directeurs départementaux ou régionaux, etc). Et on ne parle pas des nouveaux coûts « marketing » pour survivre face aux autres gros concurrents...associatifs notamment. N'oublions pas que lorsque O2, ADHAP ou Age d'Or services atteignent moins de 100 millions de chiffre d'affaire chacun, l'ADMR dépasse le milliard d'euros et l'UNA, le double !

Le défi des structures commerciales qui se lancent dans le secteur social et médico social sera d'avoir des clients mais aussi de les garder. Or, aujourd'hui, trop de structures « chassent » les clients sans chercher à les garder. Cela sera leur perte !

Il est donc important que les politiques et l'ANSP (ou l'agence qui le remplacera) se posent les questions suivantes : La course à la taille est-elle la seule solution ? La satisfaction du client est elle en fonction de la taille de l'entreprise ? Les prix baisseront-ils pour autant ? Les clients s'y retrouveront-ils ? L’individualisation de la prise en charge connaît-elle l’économie d’échelle ? Les intervenants seront-ils plus performants dans les grandes structures ?

Capgeris


Certains Services d’Aide à Domicile - notamment ceux intervenant auprès de personnes âgées - sont concernés par la mise en œuvre d’une évaluation interne et externe de leurs activités et de la qualité des prestations qu’ils délivrent, en vertu de la loi du 2 janvier 2002. Où en est le secteur des SAP aujourd’hui dans cette démarche ?

Laurent GIROUX

Effectivement les services à domicile agréés non certifiés sont tenus de faire une évaluation externe. Aujourd'hui ces services se démarquent largement des autres catégories d'ESSMS. Ils représentent la catégorie qui connait le plus fort déploiement avec 1 331 missions d'évaluation externes réalisées depuis 2010 sur un total de 2043 missions. Les derniers chiffres que nous avons en notre possession à ce jour concernent le 1er semestre 2012 : sur la totalité des évaluations externes, les services à la personne représentent 65 % ! En moyenne une évaluation externe coûte pour un service à domicile 3500 euros. Ce que nous pouvons regretter c'est premièrement que l'ANESM qui habilite les organismes d'évaluation ne se porte pas garant sur les compétences des évaluateurs externes, deuxièmement certaines structures de services à domicile préfèrent la certification en vue d'être dispensé d'évaluation externe, alors que ce n'est pas la même chose...

Capgeris

L’une des priorités de cette dernière décennie dans l’accompagnement des personnes âgées dépendantes a été la médicalisation des structures d’hébergement. On a ainsi assisté à la naissance - par transformation et/ou création - de nombreux EHPAD. Il semble aujourd’hui que la tendance s’inverse et l’on assiste, pour le moins, à un ralentissement.

Pensez-vous que l’offre existante soit en mesure, aujourd’hui et demain, de répondre aux besoins ?

Laurent GIROUX

Vous avez raison sur le fait qu'il y a peut être un ralentissement. Nous devons en profiter d’ailleurs pour nous poser la question non pas si le nombre d'EHPAD est suffisant mais s'il est judicieux de continuer à construire aujourd'hui des EHPAD ?

Prenons l’exemple danois. Selon Jean-Michel CAUDRON, lors des Rencontres Prospectives “Où vivre vieux en 2030 ?” en décembre 2010 à Paris organisé par UNR Santé, l’Etat danois a décidé d’arrêter la construction de maisons de retraite traditionnelles (dans le sens d’institutions publiques) à partir du 1er janvier 1988. Depuis cette date, toute nouvelle maison de retraite publique (souvent des maisons de retraite existantes transformées en établissement moderne) prend la forme d’un hébergement subventionné à but non lucratif, où les résidents sont locataires, comme dans n’importe quel autre logement. Les maisons de retraite modernes ont également la particularité de comporter une séparation des lieux de vie et des locaux de soins ou de services. En avril 2008, 75 082 personnes au Danemark vivaient en EHPA :

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Pour les plus de 60 ans, il s’agit d’un pourcentage de 5,7% de la population qui vit en EHPA
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Pour les plus de 75 ans, il s’agit d’un pourcentage de 15% de la population qui vit en EHPA
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Si l’on exclut les personne vivant en EHPA non dotés de personnel de soins permanent (logements subventionnés pour seniors), il s’agit de 9,7% de la population de 75 ans et plus qui vit en maison de retraite
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Il existe au total 77 000 places en EHPA au Danemark, dont 34 300 en établissements de soins « modernes », 12 500 en maisons de retraite « ancien modèle », et 30 200 en logements pour seniors

Depuis la réforme des EHPA en 1987, 41 000 places en établissements publiques traditionnels ont été supprimées ou transformées en logements de soins modernes

Au total, 58 000 places en logements de soins ou logements pour seniors ont été créées depuis cette date, soit un surplus par rapport au nombre d’anciennes places supprimées

En 2007, une loi sur les logements de soins privés a été adoptée qui contribue à augmenter l’offre d’EHPA au Danemark

Depuis la fin des années 1980 la politique générale au Danemark favorisait le maintien à domicile des personnes âgées

Aujourd’hui, cette tendance s’inverse cependant, si bien que les municipalités incitent désormais leurs citoyens à déménager en établissement de soins pendant qu’ils sont eux-mêmes capables d’en prendre la décision et de trouver l’établissement de leur choix

Les communes espèrent ainsi faire des économies, car les personnes âgées dépendantes qui ont un besoin permanent de soins et de services à domicile, sont extrêmement coûteuses.

Au 1er janvier 2009, une garantie publique est entrée en vigueur au Danemark assurant aux personnes âgées ayant besoin d’une place en maison de retraite qu’elles ne doivent pas attendre plus de 2 mois avant d’en obtenir une.

Le gouvernement danois a par conséquent pris plusieurs mesures afin de favoriser la construction de nouveaux EHPA par les communes, dont la réduction de 14 à 7% de la part directe des communes dans le financement des projets de construction (le reste du financement étant constitué par des crédits fonciers et une petite contribution des résidents)

Capgeris

Dans ces conditions, entre Maintien à Domicile, Résidence avec Services pour Seniors,  Foyer Logement, EHPAD : y a-t-il un – ou des - axes à privilégier selon vous ? Faut-il envisager aujourd’hui d’autres modes d’habitat pour les seniors ?

Laurent GIROUX

À savoir qu'il y a environ 700.000 places (EHPAD et logements foyers compris) et nous avons 15 millions de personnes âgées de plus de 60 ans en France, dont un million de personnes dépendantes. Nous ne devons pas, selon moi, augmenter de façon importante le nombre d'EHPAD. C'est une solution parmi d'autres. Les établissements ne sont pas et ne doivent pas être la seule solution. N'oublions pas que nous sommes de futures personnes âgées dépendantes : ce que nous faisons ce jour, sera NOTRE avenir, NOTRE manière de vivre ! Faisons preuve d'imagination, d'innovation ! Actuellement dans ma commune, dont je suis élu, nous sommes en réflexion sur un projet de béguinage du 21ème siècle. Il y a une véritable attente de la part des administrés et ce projet avance vite et bien !

 

Frédéric Serrières vous livre une chronique intitulée 13 impacts du vieillissement démographique sur la consommation

 
http://www.capgeris.com/tendances-marches-1411/frederic-serrieres-vous-livre-une-chronique-intitulee-13-impacts-du-vieillissement-demographique-sur-la-consommation-a21395.htm

Frédéric Serrière, Senior Strategic (expert du vieillissement démographique et du marché des Seniors)
 

e vieillissement démographique entraîne des changements dans les comportements de consommation aussi importants que ceux engendrés par la mondialisation. Ces phénomènes sont actuellement occultés, en grande partie, par la crise économique, explication souvent «partielle» à des baisses ou des variations d'activités. Or, c'est à une restructuration profonde de la consommation à laquelle nous assistons avec le vieillissement de la population et donc des consommateurs.

Voici 13 des impacts importants du vieillissement démographique :

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Vers un plus grand nombre de générations

Nous passons de 4 à 5 ou 6 générations vivants au même moment. Ce phénomène impacte fortement de nombreux secteurs avec des besoins qui évoluent et des situations plus complexes et variées : les loisirs intergénérationnels, relations enfants / parents âgés... Les relations entre les générations et les transferts financiers intergénérationnels engendrent également des changements profonds.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Un changement de la structure de consommation

En vieillissant, les besoins, les envies, les rapports à la consommation changent. Par exemple, un couple de 55 ans avec un parent âgé dépendant aura des priorités différentes d'un couple dont les parents sont en bonne santé. Les étapes de vie ayant un impact sur la consommation sont nombreuses : achat d'un logement, couple, naissance des enfants, départs des enfants, périodes de chômage, départ à la retraite, divorces, problèmes de santé...

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Une stagnation (voire une baisse) de la consommation globale

Les différentes études européennes ou américaines indiquent une stagnation de la consommation ou une baisse de la consommation globale dans les pays vieillissant pour les 25 prochaines années en dehors de tout changement concernant l'immigration ou la natalité. En France, un document de l'Insee sur les effets d'âge et de génération, indique une stabilisation de la consommation total avec cependant des secteurs en hausse et d'autres en baisse. Dans les pays comme l'Allemagne qui connaissent un taux de vieillissement accéléré, la consommation pourrait baisser de 2,5 à 3% d'ici 2025 en raison du seul facteur démographique.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Des secteurs en hausse : santé, loisirs, dépenses de la maison, services...

En vieillissant la consommation évolue. Certaines dépenses sont en hausse tels que la santé et les dépenses de la maison avec des personnes qui restent plus souvent à domicile. Ainsi, la consommation d'électricité est appelée à croître de 1,3% en 2025 uniquement sur la base du facteur du vieillissement démographique. D'autres facteurs sont à prendre en compte comme les facteurs générationnels. Une génération peut être sur-consommatrice d'un produit. C'est le cas des Boomers (50/65 ans) qui, en vieillissant, poussent la consommation d'électronique, du tourisme et du bien-être.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Des secteurs en baisse : équipement, transport, habillement, alimentation...

A l'opposé, certains secteurs d'activités sont à la baisse : les biens d'équipements, les transports, les vêtements ou l'alimentation générale. Or ces tendances fortes sont actuellement cachées par la crise économique. Par exemple, en 2006/2007, au Japon, pays le plus « vieux » du Monde, le marché automobile baissait structurellement de 4% par an, en raison du vieillissement démographique. Un autre phénomène est aussi à expliquer : en vieillissant une personne a tendance à acheter des biens de meilleure qualité et à les garder plus longtemps augmentant ainsi le cycle de renouvellement et en engendrant ensuite une baisse des ventes de certains produits.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Une augmentation des cycles de renouvellement

Certaines études montrent des changements importants chez les Boomers : ils achètent des produits de meilleure qualité qui ont une durée de vie plus longue. Ainsi, les cycles de renouvellement augmentent. En raison de ce phénomène, le marché automobile devrait décroître de 12,5% d'ici à 2025 et le secteur électroménager de 8,6% en dehors de tout facteur lié à la crise économique.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Une hausse des économies

Le taux d'épargne des Français a augmenté en 2011 à 16,8%, son plus haut niveau depuis 1983 notamment en raison de la crise économique. Au delà, les craintes concernant l'avenir ont tendance à inciter à économiser. Or ces craintes augmentent en vieillissant. Ainsi, le taux d'épargne en Europe est prévu de progresser de 1,2% à horizon 2025 en Europe poussé par des Seniors qui économisent en prévision des héritages et des potentiels problèmes de santé.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Baisse des dépenses liées au travail

Les dépenses de fournitures, de vêtements, de transports liés au travail sont en baisse dans une population vieillissante avec de plus en plus de personnes à la retraite et un nombre d'actifs qui se réduit. Le taux d'emploi a diminué fortement, passant de 56 % en 1975 à 51 % aujourd'hui. Avec le départ à la retraite de la plus importante génération, les gains de productivité et d'autres facteurs, le taux d'emploi devrait diminuer en Europe. Avec une baisse programmée du nombre d'actifs, certains types de consommation vont décroîtres.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Vers une reprise en main des Boomers

La génération « Baby boom » a été le centre d'intérêt des entreprises depuis les années 50 jusqu'au milieu des années 80. Après un oubli qui aura durée 15 ans, les Boomers redeviennent des clients très importants : ils sont 15 millions, ont un pouvoir d'achat supérieur à la moyenne de 30 à 40% et arrivent à la retraite avec plus de temps de loisirs. Cependant, cette génération est celle qui a pratiqué le plus longtemps la société de consommation Des récentes études indiquent qu'ils arrivent au bout d'un cycle : de plus en plus nombreux sont les Boomers qui prennent conscience de la « futilité » d'une part de leurs achats. Autrement dit, ils commencent à délaisser les achats liés exclusivement à un « plaisir compulsif immédiat ». Entre 2008 et 2010, d'après une étude de Focalyst, les achats impulsifs ont baissé de 41% aux Etats-Unis chez cette génération.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Vers plus de personnes avec du temps libre

Le vieillissement démographique a pour effet une augmentation du nombre de retraités et ainsi du nombre de personnes avec du temps libre. D'après l'Insee, le nombre des 65 ans et plus va passer de 10,1 millions en 2012 à plus de 13 millions en 2020 et 16 millions en 2030. C'est une opportunité unique. A noter, cependant, que l'âge de la retraite diffère dans les pays européens et recule dans la plupart des pays.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Vers une hétérogénéité de la demande

Les études en sociologie montrent qu'en vieillissant, une personne prend ses décisions, consomme, et agit d'avantage par rapport à ses besoins propres et à ce qui est important pour elle et moins par rapport à une mode. Ainsi, l'individualisation des demandes augmente et engendre une nécessaire plus forte hétérogénéité des offres. Ce phénomène est encore amplifié par un facteur générationnel des 50/65 ans plus qui sont attachés à la valeur de liberté de choix et à l'individualisme.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Vers une augmentation du coût d'acquisition d'un client

L’hétérogénéité de la demande et la nécessité de proposer des offres plus individualisées via un nombre plus important de canaux de distribution, augmentent sensiblement les coûts d'acquisition d'un client dans de nombreux secteurs. Le chiffre de 30/35% est souvent cité par les acteurs du tourisme par rapport aux Seniors plus âgés.

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Vers des valeurs de durabilité, d'authenticité, de respect de l'environnement

La maturité des générations et les facteurs générationnels des 50/65 ans, redistribuent les valeurs importantes. Même si la crise économique a tendance à modérer ce phénomène, nous assistons à une hausse des valeurs de durabilité, d'authenticité et de respect de l'environnement.

 

http://www.lamaisondesaidants.com/http://www.aveclesaidants.fr/

Un nouveau site participatif et collaboratif pour les aidants familiaux
 

La Maison des Aidants lance  Aidants en Mouvement , le premier site participatif et collaboratif pour les Aidants familiaux.

Les Aidants sortent de l'ombre

Les 8,3 millions d'Aidants familiaux en France, qui accompagnent chaque jour un proche dépendant sortent de plus en plus de l'ombre dans laquelle leur rôle patient et invisible les avait jusqu'ici laissés.

Mais il leur manquait encore :

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">un espace d' expression directe de leurs besoins,
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">un espace de mutualisation d'expériences,
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">un espace de construction de l'identité commune qu'ils partagent au-delà de leurs diversités.
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">Un espace de dialogue avec les professionnels de l'aide, du soin ou de l'accompagnement

 

Aidants en Mouvement affiche l'objectif ambitieux de proposer un tel espace :

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">riche d'informations et de conseils pour les soutenir, en tâchant d'embrasser toutes les problématiques qui traversent la vie des Aidants,
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">ouvert sur l'Europe et le monde : la condition des Aidants et des politiques en leur faveur au-delà de nos frontières peut fournir des sources d'inspiration et de réflexion au plan national,

Aidants en Mouvement, site collaboratif et participatif :

  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">« Billet d'humeur » et « Dossiers-débat » permettent aux Aidants de s'exprimer directement et de choisir les thèmes qui les concernent,
  • http://www.capgeris.com/img/a/i/puce_carreJ.gif) 0px 4px no-repeat">« Boîte à outils de l'Aidant » et « L'Aidant face à » laissent la possibilité aux Aidants d'apporter leurs propres contributions pour compléter les dossiers professionnels de l'inestimable valeur de leur expérience

Conçu avec et pour les Aidants, le souhait des fondateurs est qu' Aidants en Mouvement  soit le présage d'un véritable mouvement des Aidants.

http://www.silvereco.fr/wp-content/uploads/2014/04/Etude_%C3%AAtre_aidant_une_solidarit%C3%A9_en_mouvement.pdf

 

Les Lauréats des meilleures initiatives et innovations destinées à l’amélioration de la qualité de vie des aînés

http://www.nuit-du-grand-age.fr/
 

Les Trophées du Grand Age & du Bien Vieillir, le Prix de la Ministre, couvriront les thèmes suivants :

♦ Bien vieillir chez soi et dans la Cité
♦ Hébergement collectif et Maisons de retraite
♦ Prévention pour soi et les siens
♦ Santé et avancée en Âge

Divers débats et tables rondes seront organisés autour des thèmes :
♦ Silver Economie
♦ Bien Vieillir
♦ Gérontechnologie
♦ Le futur de l’offre d’hébergement collectif
♦ L’aide aux aidants
♦  Alzheimer
♦ Santé
♦ Nutrition et dénutrition.

 

Catégorie « Bien vieillir chez soi et dans la Cité”


LE RESIDENTIEL NUMERIQUE, ASSOCIATION DELTA REVIE 83, GENERATION PLUME, ORPEA CROSNE, PULSE & PULPE, ORPEA ST QUENTIN, CENTRE HOSPITALIER LA PALMOSA, CONSEIL GÉNÉRAL ALPES MARITIMES, GROUPE SOS SENIORS, HANDICARE, IPERIA INSTITUT, FILIEN ADMR, CHU NICE, ORPEA LES JARDINS DE CAMILLE, ASSOCIATION FLVS, ASSYSTEL, ONELA, SENIOR COTTAGE, RECIPROCITE, SERENISSIMO, DOMUS PREVENTION, GERIA CONTRACT, MEDICA / GROUPE KORIAN, BOUYGUES TELECOM

 

> Catégorie “Hébergement collectif et Maisons de retraite”


DOMUSVI, ORPEA TERGNIER, ORPEA CAHORS, LEGRAND, ORPEA LES CEDRES DE PARON, ORPEA LES JARDINS DE JOUVENCE ALBI, RÉSIDENCE DE L’AAR, DOMITYS, ORPEA LEONARD DE VINCI, FM2J, GROUPE SOS SENIORS, SEGA, ORPEA BELLEVUE, ORPEA CRAMPEL (TOULOUSE), MARIANNE DEVELOPPEMENT, ORPEA BEAULIEU CAEN, ORPEA LAS PEYRERES, ORPEA SAINT MARTIAL, ASSHUMEVIE, FONDATION ASILE SAINT JOSEPH, PHILOGERIS, ORPEA LES MUSICIENS, RESIDENCE LE MESNIL, ORPEA LES JARDINS DE SALOME, SAS ONE ACAJOU

 

> Catégorie “Prévention pour soi et les siens”


ARKEA ASSISTANCE, DES SOINS & DES LIENS, LE BELVÉDÈRE, GROUPE SOS SENIORS, INPES, RESSOURCES MUTUELLES ASSISTANCE, CONSORTIUM EUROPÉEN KINOPTIM, ATOUT’AGE, ASSOCIATION AVENIR SPORT ET SANTE, IDUTAIP, PGI, ORPEA L’ANGELIQUE NIORT, HENRI SANIEZ, GIP SAP, AG2R, MON AGE VILLAGE, GEPSAL 59, O2

 

> Catégorie “Santé et avancée en Âge”


ILÉNA LESCAUT, FOVÉA INTERACTIVE, DENT’ADOM, STREAMVISION, ACUITIS, GROUPE SOS SENIORS, LABORATOIRE ROTTAPHARM / SENIOR MOBILITÉ, EHPAD LA FAIENCERIE & CULTURE ET COMPAGNIE, HOM’AGE, ORPEA LE RELAI DES SENS, C2S, INNO3MED, ORPEA LES JARDINS D’INES (CAGNES SUR MER), LABORATOIRES EXPANSCIENCE

Le Palmarès 2014 des Trophées du Grand Age et du Bien Vieillir

 

Catégorie 1 : Bien Vieillir chez soi et dans la cité

  • Lauréat : Récipro-cité, pour son engagement dans la réalisation d’un projet d’habitats intergénérationnels
  • Coup de cœur du jury : Génération Plume pour le lancement de sa marque FILIGRAM spécialisée dans les sous-vêtements invisibles et étanches pour l’incontinence urinaire

Catégorie 2 : Hébergement collectif et maisons de retraite

  • Lauréats ex-aequo : Domusvi pour la collaboration de ses résidents avec l’Association « Les Petits Princes » qui réalise les rêves des enfants malades en créant des oeuvres destinées à être vendues au profit de l’association
  •  
  • Lauréats ex-aequo : Résidence Orpéa « Saint-Martial » qui favorise l’utilisation de tablettes tactiles lors d’ateliers thérapeutiques afin de stimuler les capacités cognitives des résidents
  •  
  • Coup de coeur du jury : Service Public Essonnien du Grand Age pour sa constitution du premier GCSMS regroupant tous les EHPAD publics du département et s’inscrivant dans la participation à des actions de recherche pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées

Catégorie 3: Prévention pour soi et les siens

  • Lauréat : Association « Des Soins et des Liens » pour sa mise en valeur de l’avancée en âge à travers un parcours de soins beauté en 3D riche en conseils et pratiques adaptés
  •  
  • Coup de coeur du jury : Résidence Orpéa « L’Angélique » pour le projet « Envol » qui illustre une formidable énergie intergénérationnelle entre les élèves de la classe d’Intégration scolaire de l’école Notre Dame et les aînés de la résidence
  •  
  • Une Mention spéciale du Synerpa (hors concours) a été décernée à l’association Avenir Sport Santé pour son label Résidence Sport Santé (R2S) qui a pour objectif de garantir une activité physique adaptée en rapport avec les recommandations du Ministère de la Santé et des agences régionales de santé
  •  
  • Meilleur espoir de l’année : Henri SANIEZ qui dans le cadre d’un projet pour son baccalauréat s’est posé la question : Comment contribuer à résoudre le problème de la dépendance chez les personnes âgées en anticipant le diagnostic de la perte de la force musculaire ? Des mesures et interviews en EHPAD lui ont permis de conclure que mettre cette application sur smartphone pourrait être innovant

Catégorie 4 : Santé et Avancée en Âge

  • Lauréat : Association DENTADOM (premier service de soins dentaires à domicile ou en EHPAD) qui effectue sur le lieu de vie des personnes âgées dépendantes ou handicapées des soins bucco-dentaires complets
  •  
  • Coup de coeur du jury : Résidence Orpéa « Le Relai des Sens » avec le projet « Miel » qui consiste à installer 10 ruches sur le toit de l’établissement non seulement pour des plaisirs gourmands mais aussi pour traiter les plaies chroniques, notamment les escarres des résidents.

Le portail de la silver économie Silvereco.fr vient de lancer l’annuaire national de la Silver économie qui recense gratuitement l’ensemble des sociétés, associations et institutions du secteur.

 

 

fin de compléter son offre, le portail de la silver économie Silvereco.fr vient de lancer l’annuaire national de la Silver économie, qui recense gratuitement l’ensemble des sociétés, associations et institutions du secteur.

Annuaire silvereco : recenser les acteurs de la silver économie pour mieux fédérer la filièrelogo-annuaire-silvereco

L’annuaire de la silver économie propose de recenser gratuitement l’ensemble des acteurs de la filière. 

Depuis son lancement plus de 150 entreprises se sont déjà inscrites en une quinzaine de jours.

La mise en place de cet annuaire s’inscrit dans le cadre du contrat de filière qui pointe la nécessité de faire un recensement des acteurs. 

C’est aussi la suite logique d’une première mission confiée en 2013 à Jérôme Pigniez, fondateur du portail silvereco.fr, par Michèle Delaunay, alors qu’elle était ministre déléguée aux personnes âgées, et qui consistait à identifier les acteurs du secteur afin de mieux les fédérer.

CARTE-~1C’est dans la poursuite de cette dynamique que l’annuaire silvereco.fr permet aujourd’hui de trouver un acteur de la silver économie par zone géographique (silver régions) ou par catégorie (« aménagement de l’habitat », « technologie », « santé », « services à la personne » …) .

Il est destiné tant aux professionnels souhaitant avoir une visibilité particulière ou recherchant des partenaires, qu’aux particuliers souhaitant trouver une structure, un produit ou un service.

 

 

 

 

 

Groupe-mirabelle.org/actualites-dossiers

Les conditions d'activité de l'aide à domicile dans notre pays sont loin d'être satisfaisantes. Ce site baptisé  Mirabelle  est né de la volonté d'un collectif d'acteurs associatifs de l'aide à domicile qui ne se résignent pas à subir une telle situation.  Soucieux d'échanges et de partage d'expériences ils veulent nourrir les réflexions indispensables au développement et à la pérennité des services d'intérêt général dont ils ont la responsabilité.

Du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, ces acteurs, majoritairement issus du réseau de l'ADMR (aide à domicile en milieu rural), ont éprouvé le besoin de s'organiser pour mettre en œuvre ce qu'ils ne trouvent plus au sein de leur Union nationale : le dialogue, les conditions de l'échange et du débat, la nécessaire critique constructive pour répondre ensemble à la problématique de l'aide à domicile aujourd'hui et demain. 

Ils espèrent d'ailleurs être rejoints par d'autres responsables du secteur de l'aide à domicile, portés par les valeurs associatives et la notion d'intérêt général et prêts à apporter leurs talents et leurs compétences pour avancer dans leurs réflexions et leurs fonctionnements.

Cette nécessité de travail collectif est notamment apparu à partir de deux constats au sein de l'ADMR :


 - Des fédérations départementales dans la tourmente ont besoin de s’épauler, d’échanger et surtout de conseils pour se défendre ou se réorganiser. Ces associations doivent d’urgence résoudre leur problématique et dépasser leur incompréhension face aux agissements de l’Union Nationale.

- Des fédérations, conscientes des nécessaires évolutions dans le fonctionnement et le positionnement des associations, expriment le besoin de travailler ensemble pour devenir, au sein des réseaux existants, force de soutien et de propositions, sans forcément entrer en dissidence.

S'informer, échanger, agir


Convaincus de ce que la création et l'intelligence collectives ne peuvent émerger que d'un groupe composé de personnalités et de pensées multiples, des élus et salariés d'associations et plusieurs fédérations départementales Admr ont donc créé Mirabelle , une association ouverte pour :

- Dénoncer les dysfonctionnements
- Se doter de forces et de moyens pour se défendre chaque fois que ce sera nécessaire
- Réhabiliter les bonnes pratiques
- Informer
- Construire ensemble des fonctionnements et des outils
- Être force de propositions dans la construction de nos services
- Et toutes sortes de choses utiles à l'avenir, dans un esprit de construction.

On trouvera plus précisément dans ce site des informations et les analyses de « Mirabelle » sur des situations, des décisions qui concernent les conditions d'activité et l'avenir de nos associations d'aide à domicile.
 
Délibérément nous n'avons pas ouvert d'espace de dialogue immédiat. Il est par contre tout à fait possible d'écrire et bien évidemment nous entrerons en contact pour répondre à vos interrogations et, si vous le souhaitez et si vous adhérez à nos objectifs, vous associer à notre entreprise de construction de l’avenir des services d’aide à domicile, dans le respect des valeurs que nous défendons, pour le bien être des bénéficiaires et des salariés.

Pourquoi Mirabelle  ?

Ce fruit, dont la chair a un goût si particulier, n'exprime véritablement toute sa saveur et sa typicité que s'il se développe dans son terroir d'origine, les quatre départements lorrains. C'est pour marquer  l'importance des valeurs de leurs territoires, que des responsables associatifs ont choisi, non sans gourmandise, de se baptiser groupe « Mirabelle » afin de contribuer ensemble à l'avancée des réseaux auxquels ils appartiennent.

 
La CCU BAD devait unifier les conditions de travail des aides à domicile quel que soit leur employeur. Cela aurait pu - aurait dû - être un progrès social, une avancée pour les salariés de toute la branche.  
 
Nous savons désormais qu’il n’en est rien pour les 100 000 salariés de l’ADMR qui ont perdu par rapport à l’ancienne convention. 
 
La signature de cette convention met les fédérations départementales et les associations ADMR dans une position impossible : d’un côté le devoir d’appliquer la convention , de l’autre faire face à la colère des salariés qui menacent de faire grève si les conditions de travail antérieures à la CCU BAD ne sont pas rétablies.

Une convention biaisée dès son origine 

Cette nouvelle convention se voulait unique. Hors, il y a déjà plusieurs fausses notes : La première: un avenant exclusif pour l’ADMR permettant aux salariés une indemnisation de 60% des trajets domicile.
 

 La deuxième étant que les fédérations et les associations, vu le climat social, sont obligées de négocier au niveau départemental la conservation de certains avantages de l’ancienne convention. Les fédérations et les associations doivent donc faire face aux nouvelles charges imposées par la CCU (complémentaire santé…). 

Les signataires de la convention s’en défendent en avançant que cette CCU est opposable aux financeurs. La capacité de financement des conseils généraux n’est pas exponentielle, la négociation des tarifs horaires est déjà âpre dans de nombreux départements. Il est illusoire de penser que cette augmentation des coûts n’aura pas d’incidence sur la santé financière, déjà fragile, de nombreuses associations et fédérations ADMR.

Lorsque l’on évoque la possible déstabilisation financière des associations, les défenseurs de la CCU BAD avancent l’argument que la dépense induite par la complémentaire santé sera compensée par la baisse des indemnités kilométriques. Au détriment manifeste du pouvoir d’achat des salariés et ce n’est pas la réévaluation de l’indemnité kilométrique (de 0.35 à 0.37 centimes) qui arrangera les choses.

Des associations ADMR contraintes de céder 

Les associations locales et les fédérations départementales ADMR se retrouvent aujourd’hui dans une position insoutenable. Tout naturellement, les salariés en colère se retournent contre leurs employeurs (grèves, manifestations, pétitions…) afin d’obtenir  le maintien des avantages acquis dans l’ancienne convention collective ADMR. Dans certains endroits la pression est tellement forte que les associations doivent céder au détriment de l’équilibre financier des structures. La convention collective « unique » vole déjà en éclat seulement quatre mois après sa mise en application.

 

http://www.groupe-mirabelle.org/article/pratique/46-ou-est-mon-maillot-de-bain-.html

Février 2012

 UBU Roi en Savoie

  1. La tentation des CESU pour échapper à la nouvelle CCU BAD...attention danger
  2. Groupement d'Employeurs du secteur de l'Aide à Domicile

Décembre 2011

  1. Filien : Le mailon fort et lucratif de l'ADMR
  2. L'adhésion à Mirabelle : comment cela marche ?
  3. Une nouvelle fenêtre est ouverte pour contester la Convention collective de branche de l'aide.

Novembre 2011

 NSI : le maillon faible mais coûteux de l'ADMR

Octobre 2011

 Pourquoi le Groupe Mirabelle ?

  1. La Nouvelle Convention Collective Unique de la branche aide à domicile
  2. L'Union nationale ADMR et ses filiales
  3. Comptes 2010 de l'UN ADMR : une information au compte-goutte dans un océan d'opécité et de dettes !
  4. Le système d'information de l'ADMR
  5. L'adoption des nouveaux statuts ADMR

 

 

 

Dimanche 6 novembre 2011, le Groupe Mirabelle accède enfin aux comptes 2010 de la « Nouvelle société de services informatiques ADMR », autrement dit NSI. Soit exactement 12 jours avant l’assemblée générale de l’Union nationale (UN) ADMR. Pour autant s'il n'est pas facile d'ajuster correctement ce dernier élément dans le puzzle des comptes de la maison mère, les enseignements qu'on en retire méritent d'être soigneusement analysés.

 

Chiffre d’affaires en hausse de 75%

Ce qui frappe, dans les comptes 2010 de NSI, c’est l’augmentation spectaculaire du chiffre d’affaires : + 75% . Il passe de 2 331 741 € en 2009 à 4 103 079 € en 2010. Sachant que NSI évolue sur un marché fermé (l’ADMR), cela voudrait-il dire que les fédérations ADMR se sont massivement équipées en produits NSI en 2010, notamment avec PHILIA le logiciel de gestion de la relation client ? Cette hypothèse est cependant difficilement valable, car il est avéré que PHILIA rencontre de sérieux problèmes de fiabilité et cela retarde son déploiement dans le réseau, déploiement qui de toute manière aurait pris plusieurs années.

Si on regarde les comptes de l'union nationale, on note l’acquisition, en 2010, d’un logiciel pour 2 405 245 €. Il serait tout de même étrange que ce logiciel n'ait pas été acquis auprès de NSI, d'autant que les comptes de la filiale et ceux de la maison mère présentent de curieuses analogies : 2 569 896 € de dettes (tous fournisseurs confondus) dans les comptes de l’UN et 1 460 506 € de créances clients (identifiées UN) dans les comptes de NSI…

Dès lors on est en droit de s'interroger : quelle est l'utilité du logiciel concerné par cette vente importante à la maison mère (un montant de 2,4 M€ non négligeable puisqu’il représente l’équivalent des fonds propres et réserves de l’UN en dehors des subventions CNSA) ? Et pourquoi devrait-elle racheter ledit logiciel qui, de fait, lui appartient déjà par l’intermédiaire de la holding les Domiciliennes dont NSI est une composante ? Est-ce pour contribuer à l’augmentation du chiffre d’affaires de NSI et, dans ce cas, pourquoi ?

 

Faibles liquidités, créances gigantesques

Il apparaît donc que près de la moitié du chiffre d’affaires 2010 de NSI n’a pas été encaissé, avec les conséquences qu'on peut imaginer pour sa solvabilité.

Il est également important, pour l'avenir, de savoir si le chiffre d’affaires de NSI devra rester à ce niveau pour couvrir les charges, qui elles, sont manifestement récurrentes d’une année à l’autre (charges fixes de personnel notamment même si une amorce de baisse semble engagée avec le licenciement du directeur adjoint). Pourtant les ventes et redevances informatiques, liées à l'exploitation de PHILIA qui n'est pas encore au point, pourront difficilement amortir les lourds investissements et, dans ce cas, les comptes de NSI risquent fortement d’être déficitaires en 2011.

Il faut également savoir qu'en terme de solvabilité de NSI, ses liquidités s’établissaient à 5 800 € au 31 décembre 2010 pour 2 M€ de créances clients. Il était donc vital que les clients créanciers, principalement l’UN, payent rapidement, cela a-t-il été réalisé en 2011 ? Du coté des dettes, on ne note aucun emprunt auprès d’un établissement financier, mais en revanche 1 669 096 € sont dus (à moins d’un an) auprès de la holding ADMR les Domiciliennes.

Un système de dettes réciproques

Ainsi, avec les éléments apportés par les comptes 2010 de NSI et de l'Union nationale (cf notre dossier), il est possible d’établir que le lien entre les différentes filiales de l’ADMR se construit sur des dettes réciproques. La question est maintenant de savoir comment celles-ci vont être honorées puisqu’il est apparent qu’aucune de ces structures ne dispose des liquidités suffisantes au 31 décembre 2010 sachant que toutes ces dettes sont à court terme (moins d’un an).

Certes le 25 juin 2010, le « système » a été alimenté en liquidités par le versement d’un acompte de 1 918 377 € de la CNSA (Caisse nationale de solidarité et d’autonomie) au titre de la convention de partenariat signée le 5 mars 2010. Mais quel est le montant total de la subvention (nous n’avons pas pu nous procurer cette annexe de la convention) ? Et cette subvention ne doit-elle pas être redistribuée aux fédérations plutôt que d’alimenter ce système ? Que se passera-t-il quand les subventions seront épuisées ?

 

Menaces sur la bonne gestion des fédérations

Cette situation économique, pour le moins précaire, résulte de la volonté des dirigeants de l’ADMR de mettre en place un système d’information national. Cette volonté légitime a d’ailleurs été suggérée par les préconisations de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et confortée par la convention avec la CNSA permettant le financement d’une partie du système d’information.

Ce n’est donc pas sur le choix stratégique de ce système d’information qu’il faut se poser des questions, mais plutôt sur son dimensionnement, la qualité de sa mise en œuvre et enfin la portée politique envers les fédérations et les associations locales ADMR.

En premier lieu, l’ambition de ce système d’information est-elle adaptée aux capacités financières et technologiques du réseau ADMR ? Rappelons que ce système comprend entre autres : le développement complet d’un logiciel web de la relation client (PHILIA), l’évolution du progiciel de gestion ADMR (COLIBRI), le développement complet de la télégestion via la technologie IP (PHILIATEL), la mise en place d’une infrastructure de télécommunication (contrat Orange), une gestion électronique des documents centralisée… et en plus le renouvellement des matériels informatiques !

Ce système devait être conçu, géré et mis en place par NSI. Cette société, même soutenue par l’UN ADMR, disposait-elle des ressources (technologiques, humaines et financières) suffisantes pour mener à son terme un projet d’une telle envergure ?

L’état actuel du système d’information national nous permet d’en douter : PHILIA connaît de tels dysfonctionnements et lourdeurs d’utilisation (nécessitant même le développement d’une nouvelle application PHILIA PRIME, moins complexe paraît-il). À ce jour, moins d’une dizaine de fédérations utilisent PHILIA pour l’intégralité de leurs associations. PHILIATEL n’en est qu’à ses balbutiements. Le développement de COLIBRI en application web est reporté aux calendes grecques. Le contrat Orange concernant les télécommunications a été diffusé dans le réseau sans transparence. Quant à la gestion électronique des documents (GED), pas de nouvelles…

Le coût réel du système d’information national semble dépasser les prévisions et, par là même, les capacités de l’ADMR. La subvention de la CNSA (convention initiale) porte uniquement sur l’acquisition de matériel (poste clients PC et serveurs pour les fédérations et les associations) à hauteur de 65% pour un montant maximal de 1 894 750 €. L’ADMR doit donc autofinancer une part les développements informatiques de NSI sans oublier les 35% du matériel en complément du CNSA.

Un autre problème se dessine : les enjeux politiques liés à la mise en place de ce système. Rappelons que les nouveaux statuts ADMR de 2008 imposent aux fédérations et aux associations d’adhérer à tous les produits et services choisis par l’UN ADMR. Il leur faut, en théorie, embrasser l’ensemble du système d’information national. Mais à la vue des performances dudit système, il paraît difficile de blâmer celles qui tentent d’y échapper. Cependant, ces mêmes fédérations et associations, en cherchant à utiliser des outils qu’elles jugent plus performants que ceux proposés par l’UN, se voient interdire toute possibilité de financement CNSA de leur matériel informatique, financement réservé exclusivement aux seuls utilisateurs du système national ADMR.

Bonjour la logique et adieu la bonne gestion !

Comptes NSI 2010

 

Nutrition et détoxication du foie : info ou intox ?

http://www.sante-et-nutrition.com/nutrition-et-detoxication/

Nutrition et détoxication du foie : info ou intox ?
Faut-il se détoxifier ?

Jeune, monodiète, drainage : info ou intox ? La détoxication est un thème indémodable pour les médias. Mais que ce cache-t-il véritablement derrière cesterme ? Est-ce efficace, nécessaire ? Sommes-nous exposés aux toxiques en permanence ? Faisons le point sur ces régimes détox
Que sont les xénobiotiques ?

Nous sommes quotidiennement confrontés à un environnement toxique pour notre foie : médicaments, hormones, antibiotiques contenus dans les viandes animales industrielles, alcool, tabac, pilules contraceptives, pesticides, herbicides, gaz d'échappement, métaux lourds, phtalates, bysphénol A, additifs alimentaires, solvants, détergents, etc.

Autant de substances étrangères à l'organisme regroupées sous le terme dexénobiotiques (littéralement molécules étrangères à la vie ) et pour la majeure partie inconnues de l'environnement de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Et cette liste est malheureusement non exhaustive. On pourrait la compléter par tous les composés issus des cuissons à haute température, les amines hétérocycliques contenues dans les grillades ou les fritures, les corps de Maillard donnant ce fameux gout grillé aux aliments. Que des bonnes choses pour le palais, me direz-vous. Peut-être, tout est affaire de gout. Par contre votre organisme, lui, apprécie guère cette accumulation de toxiques. Au même titre que les pollutions électromagnétiques.

Fort heureusement, la machinerie cellulaire est encore une fois formidablement organisée pour y répondre efficacement. L'organisme dispose en effet de plusieurs organes d'élimination, les émonctoires, pour traiter et éliminer les toxines. Il s'agit principalement des poumons, de la peau, des intestins et du foie. En cas de défaut d'élimination de ces toxiques, les conséquences pour la santé peuvent être multiples et d'importance variable : perturbation des réactions enzymatiques des cellules, troubles endocriniens, augmentation des risques de cancer, lésions de certains organes, etc. Tout dépend de la dose, de la voie d'absorption, du type et de la gravité de l'exposition.

Le foie est le principal organe en charge d'assurer la détoxication. Il assure le dur labeur de traiter la plupart des molécules étrangères à l'organisme et de filtrer en permanence le sang circulant dans l'ensemble de l'organisme. Les cellules qui le constituent – les hépatocytes – bénéficient pour ce faire d'une longue durée de vie, de l'ordre d'une année voire de 500 jours, et d'une capacité importante de régénération.
Quels sont les signes d'un besoin de détoxication hépatique ?

Quand le foie n'est plus en mesure d'éliminer efficacement les xénobiotiques, différents troubles fonctionnels non spécifiques peuvent apparaître : fatigue chronique, difficultés de récupération, acouphènes, migraines, somnolences post-prandiales, mauvaise haleine, langue chargée, réveils nocturnes, teint pâle ou jaunâtre, nausées avec sensibilité accrue aux odeurs fortes, à l'alcool ou à la caféine, etc. Bien entendu, l'analyse et la pondération de ces troubles fonctionnels par un professionnel de santé demeurent indispensables pour déterminer leur lien possible avec une surcharge hépatique, indépendamment de l'existence d'une perturbation des marqueurs biologiques (transaminases, gamma GT, bilirubine, phosphatases, etc.).
Comment votre foie élimine-t-il les xénobiotiques ?

Pour assurer l'élimination des xénobiotiques, le foie intervient en plusieurs étapes dans l'objectif de transformer la substance initialement toxique en un dérivé soluble pouvant être éliminé par les urines et les matières fécales. La plupart de ces molécules toxiques sont en effet liposolubles, expliquant d'ailleurs qu'elles s'accumulent dans les cellules graisseuses, les adipocytes. Le foie va donc solubiliser ces substances à travers trois étapes complexes. Une première phase, dite d'activation : les enzymes de cette phase, regroupées pour la plupart sous le terme de cytochromes P450, vont oxyder les toxiques liposolubles en dérivés intermédiaires. Une seconde phase, dite de conjugaison, est en charge de transformer ces dérivés en molécules hydrosolubles. Une troisième phase, dite de solubilisation, élimine enfin les métabolites de l'organisme grâce à la bile. Toutefois, les dérivés intermédiaires issus de la première phase peuvent s'avérer plus toxiques que la molécule originelle. C'est par exemple le cas de l'acétaldéhyde issu de la métabolisation de l'alcool, ou encore de certains composés issus de médicaments. Il peut par ailleurs exister une interaction entre ces dérivés et certaines protéines cellulaires à l'origine de la formation d'haptènes, molécules potentiellement impliquées dans des réactions inflammatoires ou immunitaires. Un équilibre entre ces différentes phases est donc essentiel, ce dernier dépendant du niveau d'exposition aux xénobiotiques, de la prédisposition génétique et du statut nutritionnel.
Quels sont les effets de l'alimentation sur le foie ?

La consommation importante d'alcool, d'aliments riches en pesticides, additifs, hormones ou antibiotiques dans les viandes animales, une cuisson trop forte des aliments sous forme grillée (y compris tous les produits brunis par réaction de Maillard : croute de pain, biscuits, produits torréfiés, etc.) sont autant de facteurs alimentaires augmentant le travail de détoxication. Une consommation importante et chronique d'aliments glucidiques à fort index glycémique ou de produits riches en sirop de maïs (produits industriels, soda) favorise également les risques d'accumulation de graisses dans le foie, nommée stéatose non alcoolique.

Le statut micronutritionnel est essentiel pour permettre aux enzymes en charge de la détoxication hépatique d'assurer leurs fonctions : antioxydants (vitamines C, E, béta-carotène, polyphénols, flavonoïdes, caroténoïdes, Zinc, Manganèse, Cuivre, Sélénium), acides aminés (méthionine, cystine, glutamine, arginine), oligo-éléments, Magnésium, vitamines B (B1, B2, B3, B5, B6, B9 et B12). Une alimentation riche en végétaux frais, d'origine biologique, crus ou cuits à chaleur douce est donc le premier geste santé à réaliser pour prendre soin de son foie.

Certains aliments permettent de soutenir les fonctions de détoxication du foie : on peut ainsi citer les brocolis (à privilégier jeune, cuit à chaleur douce et non surgelé), les choux, l'ail, le curcuma, le café (maximum 2 café par jour, d'origine biologique et avant 17h, traditionnel et non au percolateur favorisant le passage d'Aluminium).

Le jus de pamplemousse est lui à éviter en cas de surcharge de toxiques ou chez les personnes sous traitement médicamenteux, du fait de son action inhibitrice sur les enzymes de la première phase de détoxication.

L'hydratation est un facteur essentiel pour assurer une détoxication hépatique efficace : boire au minimum 1,5 à 2L d'eau par jour. En cas de consommation d'alcool, privilégier les vins rouges d'origine biologique compte tenu des teneurs en résidus de pesticides et en sulfites (vins blancs moelleux notamment), le tout avec modération bien entendu (1 à 2 verres par jour).

Privilégier une chaleur douce pour la cuisson (vapeur) afin de limiter la production de composés toxiques (corps de Maillard, amines hétérocycliques produites lors des grillades notamment).
Quel est l'intérêt d'une complémentation et de la phytothérapie ?

De nombreux actifs végétaux peuvent être utilisés pour soutenir les fonctions hépatiques, voire stimuler la détoxication. Certains extraits végétaux permettent de stimuler la sécrétion de bile ou son évacuation vers l'intestin, afin de drainer le foie en cas de surcharge ou de foie paresseux : artichaut, radis noir, romarin. D'autres actifs sont utilisés pour leurs propriétés protectrices : chardon-marie, curcuma associé à la pipérine du poivre pour améliorer sa biodisponibilité.

Enfin, le desmodium est particulièrement intéressant pour favoriser la régénération des cellules du foie suite à une atteinte médicamenteuse, alcoolique ou virale (hépatite). L'ail des ours, la Coriandre et la Chlorellasont quant à eux davantage utilisés pour favoriser l'élimination des métaux lourds. Les complexes micronutritionnels sont destinés à soutenir les fonctions de détoxication du foie à travers les enzymes de phase 1 et 2 : sulforaphane,taurine à dose physiologique (200mg), vitamines du groupe B, minéraux et antioxydants.

Avoir recours à un jeûne ou à une monodiète permet en toute logique d'alléger le travail du foie, la quantité de nutriments et de xénobiotiques étant ainsi considérablement réduite. L'organisme pourra alors naturellement consacrer son énergie à éliminer l'excès de toxiques accumulés antérieurement et à son fonctionnement général. Ces phases de restrictions alimentaires doivent toutefois demeurées ponctuelles : de tels choix doivent en effet s'envisager sur le court terme au risque de générer des déficits nutritionnels, donc une moindre efficacité des réactions enzymatiques et une difficulté à la réintroduction d'une alimentation plus conventionnelle. Jeûner un jour par mois, voire plus fréquemment pour certains, n'entravera pas le statut en micronutriments. Pour autant une telle démarche ne s'avère pas indispensable pour permettre au foie d'assurer ses fonctions.
En conclusion, faut-il systématiquement réaliser une cure de détoxication ?

Au regard de l'environnement dans lequel nous évoluons et du nombre de xénobiotiques auxquels nous sommes quotidiennement confrontés, oui, j'aurais tendance à conseiller de soutenir la détoxication par une cure de micronutriments et d'extraits végétaux au moins une fois par an. Elle n'est pour autant pas indispensable pour tous et dépend, d'une part de notre phénotype (ou prédisposition génétique) et d'autre part du niveau d'exposition aux toxiques. Si vous êtes sujet(te) aux troubles fonctionnels évoqués précédemment, une telle cure peut s'avérer nécessaire. Et bien entendu, elle ne trouve à mon sens sa pleine légitimité qu'intégrée à une démarche globale de prise en charge de la qualité de l'alimentation et de l'hygiène de vie générale. Prenez-soin de votre foie, il le mérite !
Notre environnement est-il toxique ?

Médicaments, hormones et antibiotiques contenus dans les viandes animales industrielles, alcool, tabac, pilules contraceptives, pesticides, herbicides, gaz d'échappement, métaux lourds (pour ne citer que le Cadmium contenu dans le tabac ou encore le Béryllium présents dans certains amalgames dentaires, le Plomb, le Mercure, l'Arsenic, le Nickel ou l'Aluminium), phtalates, bysphénol A, additifs alimentaires, solvants, détergents, etc. Autant de substances totalement étrangères à l'organisme auxquels nous sommes régulièrement confrontés depuis quelques décennies et regroupées sous le terme de xénobiotiques littéralement molécules étrangères à la vie . Notre environnement est devenu bien différent de celui dans lequel évoluaient nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Cette liste est malheureusement non exhaustive.

On pourrait la compléter par les composés issus des cuissons à haute température, les amines hétérocycliques formées lors des grillades ou des fritures, les corps de Maillard donnant ce fameux gout grillé aux aliments. Que des bonnes choses pour le palais, me direz-vous. Peut-être, tout est affaire de gout. Par contre votre organisme, lui, apprécie guère cette accumulation de toxiques. D'autres sources de pollutions, issues la plupart du temps d'un organisme vivant, peuvent exister : on parle de toxines endogènes quand elles sont produites par l'organisme humain (les métabolites hormonaux ou l'ammoniac par exemple) ou exogènes si elles proviennent d'un organisme étranger (comme la toxine botulique). Toutefois pour des raisons de simplification, nous regrouperons l'ensemble des substances sous le terme de toxiques .

Mais alors... Serions-nous tous condamnés face à cette invasion de toxiques ? Fort heureusement, non. La machinerie cellulaire est encore une fois formidablement organisée pour y répondre efficacement. L'organisme dispose en effet de plusieurs organes d'élimination, les émonctoires, pour traiter et éliminer les toxines. Il s'agit principalement des poumons, de la peau, des intestins et du foie. Toutefois, comme pour l'ensemble des fonctions cellulaires, tout est une question d'équilibre et d'homéostasie : en cas de défaut d'élimination ou d'excès d'exposition à ces toxiques, ceux-ci peuvent s'accumuler dans l'organisme.

La notion d'intoxication est complexe. Certaines substances peuvent en effet s'avérer hautement toxiques et engendrer des troubles endocriniens, une lésion de certains organes voire un décès. D'autres possèdent quant à eux des effets plus insidieux, du fait de leur accumulation progressive dans l'organisme. Ils peuvent être à l'origine d'un risque accru de cancer par mutation de l'ADN ou d'une perturbation des réactions enzymatiques des cellules, entraînant fatigue, perte de vitalité et troubles fonctionnels. Tout dépend de la dose, de la voie d'absorption, du type et de la gravité de l'exposition. Les effets à long terme de ces toxiques peuvent par ailleurs s'additionner pour créer une malencontreuse synergie, l'effet cocktail , délicate à évaluer. Le système d'évaluation des risques est en effet avant tout fondé sur l'établissement de Doses Journalières Admissibles (DJA) par l'organisme pour chaque polluant ou sur la mesure de biomarqueurs d'exposition dans les urines et dans le sang. La science relative à la toxicologie étant complexe mais en dehors du sujet, j'invite ceux qui souhaitent approfondir ces notions à explorer les ouvrages du Pr Narbonne, expert Français toxicologue et auteur du livre Sang pour sang toxiques . Nous n'aborderons donc pas ici la toxicité aiguë des substances dangereuses pour l'organisme, mais davantage les effets insidieux sur la vitalité de tous ces xénobiotiques polluant le foie.

Le foie, un organe majeur pour notre santé

Imaginez une usine de retraitement des déchets active 24h sur 24, assurant plus de 500 fonctions différentes et en charge de filtrer tout ce que vous buvez, mangez ou faites pénétrer dans votre organisme, ce tout au long de la vie, le tout représentant à peine 1,5kg : il s'agit de votre foie. C'est un organe essentiel au maintien d'un état de santé optimal et dont l'implication dans de nombreux troubles fonctionnels est souvent sous-estimé. En effet, nos pensées pour le foie sont en général dédiées aux lendemains difficiles, après une soirée bien arrosée ou un repas copieux. Mais au delà de son rôle dans la digestion, le foie assure le dur labeur de traiter la plupart des molécules étrangères à l'organisme et de filtrer en permanence le sang circulant dans l'ensemble de l'organisme. Fort heureusement, les cellules qui le constituent – les hépatocytes – bénéficient pour ce faire d'une longue durée de vie, de l'ordre d'une année voire de 500 jours. Elles possèdent par ailleurs une capacité de renouvellement particulièrement étonnante. Le foie d'un rat se reconstitue par exemple en moins de 10 jours lorsque l'on réalise une ablation de 70% de celui-ci. De manière schématique, vous régénérez votre foie environ une fois par an, en particulier la nuit. Pour l'anecdote, dans la mythologie, Prométhée fut condamné par Zeus à se faire éternellement dévorer le foie le jour par un aigle tandis qu'il se reconstituait la nuit, après avoir volé les Dieux en offrant le feu sacré à la race humaine. La capacité de régénération du foie semblait donc déjà connue des Grecs anciens !
Quels sont les signes d'un besoin de détoxication ?

Sans foie, point de vie. Au delà de son rôle de détoxication, le foie assure en effet bien d'autres fonctions. On peut ainsi citer la formation de la bile, la mise en réserve des glucides sous forme de glycogène, la participation au métabolisme des graisses, la formation de corps cétoniques (en cas de jeûne) et d'urée, la synthèse des enzymes, des protéines plasmatiques de l'inflammation, des facteurs de coagulation, etc. Bref. On comprend aisément que le foie ait besoin d'énergie !

Une sollicitation prolongée à travers une consommation importante de xénobiotiques peut s'avérer à l'origine de nombreux troubles fonctionnels non spécifiques, tels que :

Fatigue chronique,
Difficultés de récupération,
Acouphènes,
Migraines,
Somnolences post-prandiales,
Mauvaise haleine,
Langue chargée,
Réveils nocturnes (le foie étant particulièrement actif la nuit, les réveils entre 2 et 4h du matin seraient, selon la médecine chinoise, caractéristiques d'une faiblesse hépatique),
Teint pâle ou jaunâtre,
Nausées avec sensibilité accrue aux odeurs fortes, à l'alcool ou à la caféine, etc.

Si vous faites êtes fumeur, amateur d'alcool, gros buveur de café, peu soucieux de l'origine biologique des aliments consommés, sous traitement médicamenteux ou hormonal, si vous ne disposez pas d'une prédisposition génétique favorable et que vous êtes sujet à plusieurs des symptômes évoqués précédemment, cet article est fait pour vous ! Bien entendu, l'analyse et la pondération de ces troubles fonctionnels par un professionnel de santé demeurent indispensables pour déterminer leur lien possible avec une surcharge hépatique. Ces signes peuvent en effet ne pas être associés à une perturbation de la biologie classiquement utilisée comme marqueur d'une atteinte hépatique (transaminases, gamma GT, bilirubine, phosphatases, etc.). Pour autant votre foie peut s'avérer dépassé par cet afflux de xénobiotiques ou en déficit de micronutriments indispensables à la bonne réalisation de ses fonctions. Par ailleurs, le métabolisme du foie étant étroitement lié à celui de l'intestin à travers ce que l'on appelle le cycle entéro-hépatique, il est fréquent qu'une perturbation du métabolisme de l'un des deux organes impacte celui du second.

Prenons l'exemple de Mme S., femme dynamique de 28 ans. Mme S. vit à Paris, est cadre et amatrice de café à longueur de journée pour compenser la fatigue liée à des soirées parfois bien arrosées. Sous pilule contraceptive et fumeuse, elle banalise la prise de paracétamol du fait de ses maux de tête répétés et de ses acouphènes qu'elle attribue à son rythme de vie stressant. Elle vient consulter car elle se sent fatiguée, sujette à des inconforts digestifs récurrents et à des réveils nocturnes.
Elle attribue cette fatigue à une alimentation constituée de repas pris bien souvent à l'extérieur et sans petit déjeuner car elle n'a pas faim le matin, se réveillant nauséeuse. Elle est adepte des régimes détox dont elle entend régulièrement parler : après avoir testé le régime raisins, le jeûne, la monodiète et le régime sans gluten, elle souhaite s'inscrire dans une démarche globale, consciente que son hygiène de vie est étroitement liée à son état.

Comment votre foie élimine-t-il les xénobiotiques ?

Pour assurer l'élimination des xénobiotiques, le foie intervient en plusieurs étapes, dans l'objectif de transformer la substance initialement toxique en un dérivé soluble pouvant être éliminé par les urines et les matières fécales. La plupart de ces molécules toxiques sont en effet liposolubles, expliquant d'ailleurs qu'elles s'accumulent dans les cellules du tissu adipeux, les adipocytes. Pour cette raison, les poissons gras en fin de chaîne alimentaire tels que le saumon ou le thon peuvent accumuler des quantités significatives de métaux lourds, à l'inverse des petits poissons (sardines, maquereaux, anchois) qui sont donc à privilégier. La parenthèse étant refermée, revenons à notre foie qui doit donc éliminer ces substances à travers trois étapes complexes. Courage, un peu de concentration s'impose :

Une première phase, dite d'activation. Les enzymes de cette phase, regroupées pour la plupart sous le terme de cytochromes P450, vont « oxyder » les toxiques liposolubles. Le stress oxydatif est généralement considéré comme responsable du vieillissement cellulaire, mais n'oublions pas qu'il assure des rôles essentiels au bon fonctionnement de l'organisme lorsqu'il est bien contrôlé, à l'instar de cette première phase. Il s'agit du système d'oxydation le plus puissant de l'organisme. Le statut en micronutriments est donc essentiel pour permettre à ces complexes enzymatiques de fonctionner de manière optimale : les vitamines B2, B3, B6, B9 et B12, le Magnésium, le Zinc, le Manganèse, le Chrome et le Cuivre sont particulièrement importants.

Une seconde phase dite de conjugaison. Elle est en charge, non pas de garantir une bonne syntaxe, mais de transformer les substances oxydées issues de la première phase en molécules hydrosolubles pouvant être ainsi éliminées par les urines et la bile. Cette transformation est assurée selon différents mécanismes en fonction de la nature des substances. On parle alors de sulfoconjugaison, de glucurono-conjugaison, de détoxication par méthylation ou par acétylation. Au delà de leur dénomination technique, ces réactions sont surtout dépendantes du statut nutritionnel, notamment en Glutathion, Taurine, Arginine, Glutamine, Ornithine, oligo-éléments, vitamines B2, B5, B6, B9, B12 et C. Par ailleurs, le début de cette seconde phase neutralise les dérivés oxydés issus de la première phase : l'organisme doit donc bénéficier d'un statut optimal en nutriments antioxydants et assurant le bon fonctionnement de certaines enzymes au nom soporifique de SOD (Super Oxyde Dysmutase) et GPx (Glutathion Peroxydase) : vitamines C, E, bêta-carotène, Sélénium, Cuivre, Manganèse, Zinc, flavonoïdes, etc. Dans le cas contraire, le stress oxydatif consécutif à la première étape de détoxication sera à l'origine de composés intermédiaires instables potentiellement plus toxiques que les substances originelles.
Une dernière phase dite de solubilisation, en charge d'éliminer enfin les métabolites de l'organisme grâce à la bile.

Le mécanisme de détoxication hépatique, complexe, est régit par l'équilibre entre les différentes phases. En fonction de notre génétique, notre capacité à transformer les toxiques en dérivés intermédiaires peut varier de manière significative. Par ailleurs, la première phase est dite « inductible » : pour faire simple, les enzymes peuvent devenir de plus en plus efficaces et de plus en plus nombreuses en fonction du niveau d'exposition aux toxiques. Ce qui peut apparaître de prime abord comme un avantage certain. Oui, à la condition essentielle que la seconde phase soit toutefois aussi efficace. En effet, rappelez-vous que les molécules intermédiaires peuvent être plus toxiques que les molécules originelles. C'est d'ailleurs une des raisons de toxicité de certains médicaments chez des personnes présentant un déséquilibre de fonctionnement entre ces deux phases de détoxication. Il peut par ailleurs exister une interaction entre ces dérivés et certaines protéines cellulaires à l'origine de la formation d'haptènes, molécules potentiellement impliquées dans des réactions inflammatoires ou immunitaires. Prenons pour exemple l'alcoolisme chronique : la première phase permet de métaboliser l'éthanol (l'alcool) en dérivés toxiques, notamment l'acétaldéhyde, qui doivent alors être solubilisés au cours de la seconde phase. Si cette dernière est déficiente, les métabolites intermédiaires seront à l'origine d'une atteinte des cellules du foie, voire d'une cirrhose en cas d'exposition chronique. Cette notion d'inductibilité enzymatique explique d'ailleurs la raison pour laquelle les personnes consommant régulièrement de l'alcool sont de moins en moins sujettes à l'ivresse, l'alcool étant rapidement métabolisé en acétaldéhyde. L'efficacité de la seconde phase est, quant à elle beaucoup moins inductible que la première et sous la dépendance de nombreux facteurs, dont :

La prédisposition génétique. Citons à titre d'exemple le président Churchill qui tolérait une grande quantité d'alcool sans déclencher pour autant de complications majeures pour sa santé.
Le statut en micronutriments, évoqués précédemment, et en particulier en acides aminés soufrés (méthionine, cystéine, taurine), substrats essentiels à la phase de conjugaison.

La Taurine, bon ou mauvais pour la santé ?

L'image de la Taurine est régulièrement mise à mal à travers son utilisation à forte dose dans les boissons énergisantes et suite à l'avis exprimé par l'organisme en charge de la sécurité sanitaire, l'ANSES (anciennement AFSSA). Rappelons pourtant que la Taurine, à dose physiologique, est un dérivé d'acide aminé soufré indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Il intervient dans les métabolismes cardiaques, musculaires, de détoxication, de production des acides biliaires et compose naturellement les viandes, les produits laitiers, les algues ou encore les huitres. Les apports alimentaires représentent toutefois environ 200mg/jour, soit 5 fois moins qu'une seule canette de boisson énergisante, cette dernière associant par ailleurs et surtout d'autres ingrédients tels que la caféine ou le glucuronolactone à forte dose. Ce cocktail peut alors provoquer des complications détonantes sur le plan cardiaque ou psychique.

Quels sont les effets de l'alimentation sur le foie ?

Nous avons déjà évoqué les points essentiels : la consommation importante d'alcool, d'aliments riches en pesticides, additifs, hormones ou antibiotiques dans les viandes animales, une cuisson trop forte des aliments sous forme grillée (y compris tous les produits brunis par réaction de Maillard : croute de pain, biscuits, produits torréfiés, etc.) sont autant de facteurs alimentaires augmentant le travail de détoxication par le foie. Une consommation importante et chronique d'aliments glucidiques à fort index glycémique favorise également les risques de stéatose hépatique non alcoolique (voir encadré et article complet sur l'index glycémique).
Faites-vous du foie gras ?

Nous parlons bien ici de votre foie et non de celui des oies ou des canards. Touchant de 20 à 40 % de la population adulte dans les pays occidentaux et près d'un adolescent sur 3, la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD pour non-alcoholic fatty liver disease) peut progresser vers une cirrhose (25% des patients) voire engendrer un décès par atteinte hépatique (12% des patients atteints de cirrhose, selon une étude menée sur 132 patients pendant 10 ans). Cette maladie est étroitement liée au diabète : plus de 90% des patients obèses souffrant de diabète présente cette maladie.

De manière simple, une sédentarité chronique, des repas trop riches, notamment en glucides à index glycémique élevé sont à l'origine d'une sécrétion accrue d'insuline par le pancréas. Or l'insuline agit sur une hormone (HSL) favorisant la libération d'acides gras libres et leur diffusion dans le foie, tout en augmentant la conversion de glucose en acides gras, qui pourront alors former des triglycérides stockés sous forme de graisse dans le foie. Une telle accumulation peut générer un afflux de composés inflammatoires du fait d'un stress oxydatif, à l'origine de fibroses puis de la cirrhose.

Plusieurs études menées par le Dr Ludwig ont mis en évidence un risque accru d'accumulation de graisses dans le foie suite à la consommation d'aliments à index glycémique élevé, notamment ceux riches en amylopectine. Pour rappel, l'index glycémique permet de quantifier l'effet des glucides présents dans un aliment sur l'élévation du taux de sucre, donc secondairement sur la sécrétion d'insuline (voir article).

Le fructose est un glucide possédant un index glycémique bas et a été de ce fait mis en avant pendant des années comme substitut idéal au sucre de table (saccharose). Consommé sous la forme de fruits ou de miel, il ne présente aucun risque pour la santé. A l'inverse, l'excès de fructose est à l'origine d'une accumulation de graisses dans le foie et de triglycérides dans le sang, d'un risque accru de diabète, d'obésité, voire d'hyperperméabilité intestinale. Or de nombreux produits industriels et sodas, en particulier issus d'outre-atlantique, contiennent du sirop de maïs riche en fructose (High Fructose Corn Syrup) utilisé pour ses propriétés industrielles en terme de liant et de pouvoir sucrant. Il s'agit là d'un exemple caractéristique de l'effet bénéfique d'un nutriment à faible dose et délétère lorsqu'il est consommé à l'excès.

Bonne nouvelle... ce mécanisme est réversible : réduire la consommation d'aliments à index glycémique élevé tout en veillant à un apport suffisant de graisses (huiles d'olive, de colza, de noix, de lin, avocat, petits poissons gras, oléagineux) et de protéines de qualité est un geste particulièrement bienveillant pour le foie.

Le statut micronutritionnel est essentiel pour permettre aux enzymes en charge de la détoxication hépatique d'assurer leurs fonctions, nous l'avons mentionné précédemment : antioxydants (vitamines C, E, béta-carotène, polyphénols, flavonoïdes, caroténoïdes, Zinc, Manganèse, Cuivre, Sélénium), acides aminés (méthionine, cystine, glutamine, arginine), oligo-éléments, magnésium, vitamines B (B1, B2, B3, B5, B6, B9 et B12). Une alimentation riche en végétaux frais, d'origine biologique, crus ou cuits à chaleur douce est donc le premier geste santé à réaliser pour prendre soin de son foie.

Certains aliments permettent de soutenir les fonctions de détoxication du foie : on peut ainsi citer le brocoli, les choux de Bruxelles, l'ail, le curcuma. Ils possèdent la propriété de stimuler les gènes des enzymes de la seconde phase, point intéressant pour les personnes présentant un phénotype défavorable. Le brocoli (en particulier les jeunes pousses) est riche en sulforaphanes reconnus pour leurs propriétés sur la prévention du cancer. Plus précisément, le brocoli contient un actif de la famille des glucosinolates et une enzyme, la myrosinase qui interagissent pour produire le sulforaphane, uniquement lorsque le végétal est croqué, la mâche permettant de mettre en contact les deux actifs. Par ailleurs une étude publiée dans la revue Journal of Food Science en 2013 révèle que cette enzyme est inactivée par la cuisson ou la surgélation. Rien de tel donc que de jeunes pousses de brocoli frais ! Vous pouvez également les agrémenter de radis (blanc ou noir), chou (rouge, chinois), roquette, cresson, moutarde forte ou wasabi, qui contient naturellement de la myrosinase.

Le café, riche en antioxydants et acide caféique, présente de nombreux bénéfices sur la santé, en particulier dans le cadre de la prévention de la maladie de Parkinson, d'Alzheimer, du diabète ou de certains cancers (pancréas). Boire quotidiennement du café semble également réduire les risques de maladies chroniques du foie. Toutefois, sa consommation mérite d'être modérée (environ 2 cafés par jour, d'origine biologique et avant 17h, traditionnel et non au percolateur favorisant le passage d'Aluminium) compte tenu des effets de la caféine sur le système nerveux.

Le jus de pamplemousse inhibe quant à lui l'activité des enzymes du complexe cytochrome P450 de la première phase du fait de la présence d'un composé spécifique, la naragénine. Le jus est donc à éviter en cas de surcharge hépatique ou chez les personnes sous traitement médicamenteux (statines, benzodiazépines, ciclosporine et cisapride notamment). Le Millepertuis traditionnellement utilisé dans les compléments alimentaires pour le traitement des syndromes dépressifs ou des troubles du sommeil, majore lui l'activité des cytochromes P450, de même que le tabac, l'alcool et certains médicaments (anti-infectieux, anti-épileptiques).

Bien entendu, l'hydratation est un facteur essentiel pour assurer une détoxication hépatique efficace. Il est d'ailleurs bien connu que les lendemains de soirées bien arrosées sont particulièrement difficiles pour les personnes qui n'ont pas pris la peine de s'hydrater suffisamment (avec de l'eau !) pour compenser l'effet déshydratant de l'alcool. Boire au minimum 1,5 à 2L d'eau par jour est donc essentiel.

L'effet délétère de l'alcool sur le foie n'est par ailleurs plus à démontrer. Mais qu'en est-il du vin ? Riche en resvératrol, un antioxydant particulièrement puissant pour protéger des maladies cardio-vasculaires et dégénératives, du cancer et du diabète, il expliquerait en partie le French Paradox. Toutefois, le vin peut également contenir de nombreux pesticides et de fortes quantités de sulfites, en particulier les vins blancs moelleux, majorant ainsi la surcharge en xénobiotiques du foie et réduisant la dégradation de l'alcool. Attention donc à la qualité et à l'origine du vin. Les vins d'origine biologique sont à privilégier, pour votre foie autant que pour les viticulteurs, parole d'amateur !

Privilégier une chaleur douce pour la cuisson (vapeur) afin de limiter la production de composés toxiques (corps de Maillard, amines hétérocycliques produites lors des grillades notamment).
Quel est l'intérêt d'une complémentation et de la phytothérapie ?

De nombreux actifs végétaux peuvent être intéressants pour soutenir les fonctions hépatiques, voire stimuler la détoxication. Toutefois, plusieurs types d'actions peuvent être distinguées.

Certains extraits végétaux sont utilisés pour stimuler la sécrétion de bile (action cholérétique) ou son évacuation vers l'intestin (action cholagogue), afin de « drainer » le foie en cas de surcharge ou de foie paresseux :

L'artichaut est naturellement riche en un composé, la cynarine, dont la spécificité est son action cholérétique. Malheureusement, les propriétés de l'artichaut sont ici relatives à l'utilisation de la tige et non des feuilles du bouton floral qui ornent nos assiettes.
Le radis noir possède les mêmes propriétés ainsi qu'une action cholagogue (il facilite l'évacuation de la bile vers l'intestin), de même que le romarin.

Les complexes micronutritionnels sont eux destinés à soutenir les fonctions de détoxication du foie à travers les enzymes de phase 1 et 2.

D'autres actifs sont utilisés pour leurs qualités protectrices :

Le curcuma possède des propriétés hépato-protectrices. Son association à la pipérine, extraite du poivre, permet par ailleurs d'améliorer sa biodisponibilité.
Le chardon-marie, riche en silymarine, est également régulièrement utilisé pour les mêmes qualités.
Le sulforaphane est le principe actif du brocoli dont nous avons parlé précédemment. Certains compléments alimentaires proposent des extraits standardisés et sont souvent associés aux vitamines, minéraux et antioxydants évoqués au cours de cet article. Le glutathion (stocké dans le foie) et l'acide alpha-lipoïque (intervenant dans le recyclage du glutathion) sont des antioxydants naturellement produits par l'organisme et parfois proposés sous forme de complémentation en cas d'atteinte hépatique ou de déficits.
L'apport de Taurine peut également être intéressant en cas de besoin accru de soutien des fonctions hépatiques.
En cas de sollicitation importante du foie, les besoins en vitamine B3 sont majorés. L'organisme peut en effet fabriquer partiellement cette vitamine en utilisant un acide aminé particulier, le Tryptophane, dont on a déjà évoqué l'intérêt dans la production d'un neuromédiateur, la sérotonine. Dans le cadre d'un programme micronutritionnel, il s'agit d'un point à considérer en cas de troubles de l'humeur notamment (voir article http://www.sante-et-nutrition.com/vous-etes-irritable-fleur-de-peau-voire-deprime-vous-avez-des-pulsions-sucrees-incontrolables-retrouver-la-bonne-humeur-dans-votre-assiette-prenez-plaisir-manger-du-chocolat-la-bonne/).
Enfin, le Desmodium est une plante d'origine Africaine, particulièrement intéressante en cas d'atteinte des cellules du foie (les hépatocytes) et dont l'importation en France est attribuée au Dr Pierre Tubéry dans les années 1970. A la différence des autres actifs mentionnés précédemment, le Desmodium adscendens possède la propriété d'intervenir sur la régénération des hépatocytes : il est donc notamment conseillé en cas de cirrhose, d'hépatites ou suite à une chimiothérapie.
L'ail des ours, la Coriandre et la Chlorella sont quant à eux davantage utilisés pour favoriser l'élimination des métaux lourds.

Que de solutions pour un seul besoin ! Effectivement, à l'image de travail de votre foie et du nombre de mécanismes impliqués, les actions possibles sont multiples. Mais il existe un besoin essentiel et commun à toutes ces situations : la nécessité de bénéficier d'enzymes fonctionnelles, donc d'une alimentation riche en micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides aminés soufrés) et d'une bonne hydratation.Ainsi, le foie assurera ses fonctions efficacement. En fonction des situations, le choix peut alors se porter vers une restauration du statut en micronutriments en priorité, associée à des végétaux à l'action détoxifiante (artichaut par exemple pour les toxines et chlorella pour les métaux lourds) ou soutenant la régénération des hépatocytes (le desmodium) si ces derniers ont été atteints par un traitement médicamenteux ou une hépatite.

Avoir recours à un jeûne ou à une monodiète (de raisin ou de tout autre aliment rendu vertueux par les médias) permet en toute logique d'alléger le travail du foie, la quantité de nutriments et de xénobiotiques étant ainsi considérablement réduite. L'organisme pourra alors naturellement consacrer son énergie à éliminer l'excès de toxiques accumulés antérieurement et à son fonctionnement général. Ces phases de restrictions alimentaires doivent toutefois demeurées ponctuelles : de tels choix doivent en effet s'envisager sur le court terme au risque de générer des déficits nutritionnels, donc une moindre efficacité des réactions enzymatiques et une difficulté à la réintroduction d'une alimentation plus conventionnelle. Jeûner un jour par mois, voire plus fréquemment pour certains, n'entravera pas le statut en micronutriments. Pour autant une telle démarche ne s'avère pas indispensable pour permettre au foie d'assurer ses fonctions.

Et le foie du sportif ?

Bien souvent délaissé au profit des muscles ... le foie est pourtant un organe essentiel en matière de pratique sportive. Il est notamment en charge de stocker, sous forme de glycogène hépatique, le glucose distribué dans le sang entre les repas. Son métabolisme est en étroite relation avec celui de son acolyte, le glycogène musculaire : il est donc impliqué dans la gestion de la performance, notamment à travers les métabolismes de la glycogénolyse, de la néoglucogénèse et du cycle de Cori. Par ailleurs, l'activité physique est responsable d'une production accrue de déchets que le foie va devoir éliminer, d'autant plus que contrairement à d'autres organes, l'entraînement en endurance ne semble pas associé à une adaptation du foie, hormis une légère augmentation de sa taille. Cet organe, bien que fortement irrigué (de l'ordre de 1,5 à 1,8 L par minute au repos) est relativement « bien » protégé au cours de l'effort, malgré une légère diminution du volume sanguin hépatique (de l'ordre de 15%, variable en fonction de l'activité physique). Les pathologies hépatiques liées à la pratique sportive sont avant tout d'origine traumatique (en cyclisme notamment), virale (en cas de ravitaillement douteux) ou secondaires au coup de chaleur à l'effort. Toutefois la prise de médicaments, de compléments alimentaires dont la traçabilité n'est pas garantie, ou de produits dopants augmente de manière significative les risques de toxicité hépatique, au delà de tout débat éthique. Certains écrits mentionnent une légère baisse des taux de glutathion après l'exercice qui, associée aux pertes accrues en oligo-éléments et à la consommation importante d'oxygène, expose le sportif à des risques majorés de stress oxydatif.

En conclusion, faut-il systématiquement réaliser une cure de détoxication ?

Au regard de l'environnement dans lequel nous évoluons et du nombre de xénobiotiques auxquels nous sommes quotidiennement confrontés, oui, j'aurais tendance à conseiller de soutenir la détoxication par une cure de micronutriments et d'extraits végétaux au moins une fois par an. Elle n'est pour autant pas indispensable pour tous et dépend, d'une part de notre phénotype (ou prédisposition génétique) et d'autre part du niveau d'exposition aux toxiques. Si vous êtes sujet(te) aux troubles fonctionnels évoqués précédemment, une telle cure peut s'avérer nécessaire. Et bien entendu, elle ne trouve à mon sens sa pleine légitimité qu'intégrée à une démarche globale de prise en charge de la qualité de l'alimentation et de l'hygiène de vie générale.

 

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Les-resultats-de-leur-barometre-seniors-telephonie-mobile-internet
 
 
British Journal of Nutrition

 Aimez-vous les chips ? La réponse à cette question et plus généralement les préférences alimentaires sont largement influencées par des déterminants sociaux, économiques, culturels ou cognitifs:Sexe, âge, niveau socio-économique, tabagisme ou consommation d’alcool, sont ainsi des critères qui déterminent notre attirance pour le gras, salé ou sucré, révèle, entre autres résultats, la nouvelle analyse de données de la cohorte française NutriNet-Santé. Ainsi, les femmes seront plus attirées par la sensation de gras-sucré et les hommes plus attirés par la sensation de gras-salé . 

 

Des conclusions, présentées dans le British Journal of Nutrition qui vont permettre non seulement de détecter des profils défavorables sur le plan de la santé et appelle à de nouvelles initiatives de prévention ciblant ces combinaisons de facteurs de risque d’obésité.

Les différentes analyses des données de la cohorte NutriNet-Santé ont déjà révélé ou confirmé, qu’une forte attirance pour la sensation de gras était associée à des profils alimentaires plus défavorables, en particulier en raison d’apports en calories et en acides gras saturés élevés et que les personnes atteintes d’obésité avaient une attirance plus forte pour la sensation de gras.  

 

Ici, les chercheurs Aurélie Lampuré et Caroline Méjean (Inserm/Inra/Cnam/Université Paris 13) révèlent l’association entre une forte attirance pour le gras et des caractéristiques sociodémographiques, économiques, psychologiques ou de mode de vie.

L’analyse menée par questionnaire sur un échantillon de 37.181 adultes participant à l’étude NutriNet-Santé a évalué le degré d’appétence pour des aliments spécifiques, le niveau d’assaisonnement préféré, les menus types et les comportements alimentaires des internautes. Parmi les principaux résultats :

  • les femmes sont plus attirées par la sensation de gras-sucré , les hommes par la sensation de gras-salé ,
  • sont plus attirées par le gras, les personnes à profil,

-         plutôt jeune : L’attirance pour le gras diminue avec l’âge et le risque d’être attiré par le gras, est de 5 à 10 fois plus élevé chez les individus les plus jeunes.

-         de faible niveau socio-économique (risque de 1,2 à 1,4 fois plus élevé).

-         à tendance hyperboulimique vs restriction consciente de la prise alimentaire (risque de 2 à 4 fois plus élevé), particulièrement chez les femmes.  

-         Fumeur (plutôt gras-salé),

-         consommateur d’alcool (idem).

Le régime de perte de poids est fortement associé à une attirance pour le gras :

 Les femmes qui déclarent suivre actuellement un régime pour perdre du poids sont plus attirées (30% de plus) par le gras.

Cibler les profils et les comportements défavorables : En précisant ainsi les caractéristiques sociodémographiques attachées aux préférences alimentaires, cette étude permet d’établir des profils défavorables sur le plan de la santé en raison de la combinaison de plusieurs facteurs de risque. 

 

Elle apporte des indications précieuses aussi pour les campagnes d’information visant à limiter la consommation des aliments gras, salés et sucrés. Enfin, elle appelle à nouveau les industriels à réduire la teneur en graisses, sucres et sel tout en tentant de préserver le goût et la texture des aliments.

Sources: Communiqué NutriNet-Santé Une forte attirance pour le gras (gras salé ou gras sucré) est associée à des profils individuels bien spécifiques et British Journal of Nutrition 04 septembre 2014 DOI: org/10.1017/S0007114514002050 Liking for fat is associated with sociodemographic, psychological, lifestyle and health characteristics

Plus de résultatsde NutriNet-Santé

 

 

Toutes thématiques
>>> Amis de la terre: Association de protection de l’homme et de l’environnement, démocratique et solidaire.
>>> APE: Agir Pour l’environnement. Association de mobilisation citoyenne en faveur de l’environnement.
>>> BEE: Bureau Européen de l’Environnement - Fédération de 150 associations environnementales(en anglais, avec quelques pages en français). S’intéresse à la problématique pesticides
>>> FNE: France Nature Environnement. FNE rassemble près de 3000 associations réparties sur l’ensemble du territoire et oeuvrant pour une meilleure protection de la nature et de l’environnement. Propose un dossier pesticides.
>>> Fondation Science Citoyenne: Association qui œuvre à une réappropriation citoyenne et démocratique de la science et de la technique afin de les mettre au service du bien commun.
>>> Greenpeace France: Greenpeace est une ONG international qui s’occupe avant tout des problèmes écologiques les plus critiques à l’échelle planétaire.
>>> IEW: Inter Environnement Walonie. Fédération d’associations d’environnement actives en Wallonie. Propose un dossier pesticides
>>> MCE: Maison de la Consommation et de l’Environnement. Propose un dossier pesticides
>>> Réseau Cohérence: Cohérence propose des alternatives économiquement rentables, écologiquement saines et socialement équitables. Travaille sur la question des pesticides.

Climat
>>> IPCC: Intergovernmental Panel on Climate Change ou Groupe d’Experts Intergouvernnemental sur l’Evolution du Climat (GIEC).Créé par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le rôle du GIEC est  » d’évaluer l’information scientifique, technique et socio-économique pertinente pour comprendre le risque du changement climatique d’origine humaine. »

NRJ-Nucléaire-Irradiation
>>> ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie. Susciter, animer, coordonner, faciliter ou réaliser des opérations ayant pour objet la protection de l’environnement et la maîtrise de l’énergie.
>>> CRIIRAD: Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité.
>>> Public citizen: Pages sur la question de l’irradiation des aliments (en anglais et en français).
>>> Sortir du nucléaire: Cette association tente de réunir toutes les personnes qui souhaitent exprimer leur volonté d’une sortie du nucléaire

Santé
>>> ARTAC: Association française pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse. L’ARTAC s’est engagée dans la prévention et la précaution pour contribuer à diminuer le nombre de nouveaux cas de cancers, encourager le dépistage et améliorer le pronostic des cancers diagnostiqués. Dénonce les effets cancérigènes de certains pesticides

>>> EPHA: European Public Health Alliance. Regroupe près de 100 ONG travaillant sur la santé publique en Europe (en anglais). Travil sur la santé environnementale et la question des pesticides


>>> EHP: Environmental Health Perspectives. Journal de publications scientifiques sur l’impact de l’environnement sur la santé humaine (en anglais). De nombreuses publications relatives aux pesticides


>>> CHU de Brest Centre Hospitalier Universitaire de Brest. Des informations scientifiques sur la santé environnementale. Des données sur les pesticides.

>>> le Réseau Environnement Santé: Réseau d’ONG et de scientifiques qui traite de la question du lien entre dégradation de l’environnement et impact sur la santé.

>>> le réseau européen HEAL

Eau
>>> ERB: Eau et Rivières de Bretagne. Association qui travaille sur des problèmes de gestion et de protection de l’eau et des milieux naturels. Propose un dossier sur les pesticides

Consommation

>>> Action consommation: Association faisant la promotion de la consommation responsable comme levier économique, levier politique et facteur de transformation, individuelle et collective.
>>> Biocoop: Réseau de magasins coopératifs de produits biologiques et d’écoproduits.

• SITES SUR LES PESTICIDES


NOUVEAUTE
>>> Pesticides non merci!: Site grand public sur la présence des résidus de pesticides dans l’alimentation .Ce site a été inité par le MDRGF. Retrouvez un repas type intéractif.


>>> Stop-pesticides: Site grand public sur les pesticides avec des témoignages d’experts .Ce site a été inité par le MDRGF. Retrouvez des extraits du film « Pesticides non merci! »
>>> no-pesticide: Site d’information sur la stratégie de communication du lobby des pesticides. Découvrez comment les lobbies de la chimie nous manipulent


>>> ACAP: Action Citoyenne pour les Alternatives aux Pesticices. Collectif d’associations initié par le MDRGF luttant contre les pesticides et faisant la promotion du bio.


>>> CAP: Coalition pour les Alternatives aux Pesticides au Quêbec. Dossier important sur les pesticides en milieu urbain – lutte contre l’usage des pesticides au jardin (en anglais et français).
>>> NCAP: Northwest Coalition for Alternatives to Pesticides. NCAP travaille pour la protection de la population et de l’environnement en faisant la promotion d’alternatives aux pesticides. Vous trouverez sur ce site de nombreuses fiches produits/subtances (en anglais)
>>> PANNA: Pesticide Action Network North America (en anglais)
>>> PAN-UK: Pesticide Action Network United Kingdom (en anglais)
>>> PAN-Europe: Pesticides Action Network - Europe (en anglais, avec quelques pages en français)
Réseau de 600 ONG, dont F. Veillerette est adminitrateur, qui travaille sur les dangers liés à l’utilisation des pesticides de synthèse.
>>> PAN – Pesticides – Database : Base de données de PAN sur les pesticides, classés par substance ou produit, avec pour chacun une fiche détaillée sur leur toxicité (en anglais).
>>> Pesticide [s.n]: Campagne de fédérations d’associations de protection de l’environnement belges. Sorte de portail généraliste sur la question (en français et néerlandais).
>>> Femme d’agriculteur: Une femme d’agriculteur victime des pesticides témoigne et encourage les autres femmes d’agriculteur à en faire autant.

• SITES SUR LES PRODUITS CHIMIQUES

>>> Vigitox : Un site didactique de Greenpeace sur les substances chimiques et leur dissémination dans notre environnement quotidien. Il permet notamment de traquer les produits dangereux dans votre environnement
>>> IPEN: International POPs* Elimination Network - * POPs – Persistent Organic Pollutants
IPEN est un réseau d’ONG travaillant pour l’élimination des POPs (en anglais).
>>> FAN: Fluoride Action Network Pesticide Project- le réseau FAN est une coordination internationale qui a pour but d’informer le public sur la toxicité du fluor et sur l’impact pour la santé de ce produit. (en anglais).

• SITES SUR LES OGM

>>> Detectives OGM: Un site de Greenpeace faisant le point sur la présence des produits OGM dans l’alimentation en France avec notamment la liste des magasins et produits contaminés.
>>> Inf’OGM: Information et veille citoyenne sur les risques liés à la diffusion des organismesgénétiquement modifiés. Des infos sur les pesticides
>>> CRII-GEN: Le CRII-GEN est un comité d’expertise sur les OGM et les pesticides, indépendant des producteurs d’OGM, interrogé depuis sa création sur des points précis par un certain nombre de grands acteurs de l’agro-alimentaire et ou de l’environnement – Président du comité scientifique : GE Séralini.

 SITES SUR LES ALTERNATIVES AGRICOLES UTILISANT PEU OU PAS DE PESTICIDES

Agriculture biologique
>>> Agence Bio: Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique.
>>> Agri Bio : Le portail de l’agriculture biologique.
>>> FNAB: Fédération Nationale d’Agriculture Biologique. La FNAB est un organisme professionnel à vocation syndicale créé en 1978 qui fédère les groupements régionaux d’agrobiologistes.Visant un développement cohérent, durable et solidaire du mode de production biologique français, qui proscrit les pesticides de synthèse, elle a pour objectif la défense et la représentation des agriculteurs biologiques.
>>> FIBL: Institut de recherche de l’agriculture biologique au niveau européen.
>>> GreenTrade : Greentrade est la référence des Professionnels de l’Agriculture Biologique. C’est une plateforme d’échange internationale entre agriculteurs, transformateurs et réseaux de distribution.
>>> IFOAM: Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Bio (en anglais). L’IFOAM a pour mission d’unifier et d’assister le mouvement biologique.
>>> ITAB: Institut Technique de l’Agriculture Biologique. L’ITAB a pour objectifs la coordination de la recherche et l’appui aux actions techniques dans le domaine de l’agriculture biologique. Des recherches sur les alternatives aux pesticides de synthèse
>>> Nature et Progrès: Association de consommateurs et de professionnels oeuvrant pour la promotion de l’agriculture biologique en informant le plus grand nombre. Une excellente revue qui reprend des articles sur les pesticides
>>> Objectif Bio : Objectifbio regroupe les acteurs essentiels de la promotion de la bio, qui souhaitent sensibiliser l’ensemble de la société française à la nécessité d’un développement immédiat et à grande échelle de la production biologique. Dénonce les effets des pesticides

Agriculture Bio-dynamique
>>> MCBD: Mouvement de Culture Bio-Dynamique.
Agriculture durable
>>> AMAP: Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne. Partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme (panier fermier).
>>> CIVAM: Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture en Milieu rural. Les Civam renforcent les capacités d’initiative des agriculteurs, des ruraux, pour maintenir des campagnes vivantes et accueillantes, par un développement durable et solidaire.
>>> RAD: Le Réseau Agriculture Durable, créé en 1994, promeut les systèmes agricoles économes et autonomes, qui utilisent peu de pesticides.

Production Intégrée
>>> GAWI: Groupement d’Arboriculteurs pratiquant en Wallonie les techniques Intégrées qui utilisent peu de pesticides. Groupement reconnu comme Centre Pilote régional de Référence et d’Expérimentation (en français et anglais).


>>> IP suisse: Production Intégrée Suisse. IP-SUISSE réunit les paysans qui, sur leurs exploitations familiales, produisent en tenant compte des besoins du marché, tout en restant en accord avec les principes de la protection de l’enviro
Divers

nnement et des animaux. (en français )

>>> SOLAGRO: Solagro, initiatives pour l’énergie, l’environnement, l’agriculture


>>> Confédération Paysanne: La Confédération paysanne est un syndicat paysan, né en 1987. Depuis sa création, la « Conf’ » remet en cause le modèle de développement agricole productiviste des 4O dernières années. Depuis quelques années la Conf soutient l’objectif de réduction de l’utilisation des pesticides


>>> Intelligence verte: Intelligence verte se bat pour une redécouverte et une sauvegarde d’espèces végétales rares dans l’un des plus grands conservatoires de végétaux anciens de France. Promeut une agriculture bio sans pesticides de synthèse
>>> Chemin FaisantUn tour de france des producteurs qui pratiquent l’agriculture durable.


>>> Autour du Bio : Autour du Bio est un site d’informations d’échanges et de services, destiné à tous ceux qui sont sensibles aux problématiques du citoyen d’aujourd’hui, telles que le respect de l’environnement et la pollution par les pesticides, l’agriculture biologique ou le commerce équitable.

• SITES SUR LES DECHETS

>>> CNIID: Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets. Le CNIID fait la promotion de la réduction à la source de la toxicité et de la quantité des déchets.


>>> GAIA: Global Alliance for Incinerator Alternatives - Global Anti-Incinerator Alliance (en anglais). S’intéresse à l’incinération des pesticides

• SITES INSTITUTIONNELS

Justice
>>> Légifrance: Le service publique de la diffusion du droit
>>> Lois et décrets: Site recensant les lois et décrets disponibles sur divers sites Web français

Ministère
>>> Ministère de l’Agriculture et de la Pêche – MAP . dossier sur l’homologation des pesticides
>>> Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable – MEDD
>>> Ministère de la santé

Institutions européennes et internationales


>>> Parlement européen


>>> Commission européenne


>>> US-EPA : US-Environmental Protection Agency. Sa mission est de protéger la santé et l’environnement. Cette agence correspond plus ou moins à notre Minitère de l’Environnement (en anglais). De nombreuses données sur les pesticides

Recherche


>>> AFSSA: Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. Sous la tutelle des ministères de la Santé, de l’Agriculture et de la Consommation, l’Afssa a été créée en 1999 en application de la loi relative à la veille sanitaire et à la surveillance des produits destinés à l’homme. Dorénavant partie prenante de l’évaluation des pesticides


>>> AFSSE: Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale. Sous la tutelle des ministres de l’écologie et de la santé, l’AFSSE a pour but de protéger la santé humaine en contribuant  à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’environnement, d’évaluer les risques sanitaires liés à l’environnement etc.


>>> CIRC: Centre international de Recherche sur le Cancer ou International Agency for Research on Cancer (IARC) Le CIRC fait partie de l’OMS. Sa mission consiste à coordonner et à mener des recherches sur les causes du cancer chez l’homme (en anglais ou en français). Liste de substances cancérigènes, dont certains pesticides


>>> CNRS: Centre National de la Recherche Scientifique. Le CNRS est un organisme public de recherche fondamentale. Propose un dossier sur les pesticides


>>> IFEN : Institut français de l’Environnement. L’IFEN est un service à compétence nationale rattaché directement au Ministre de l’Ecologie. Il organise et anime la collecte et le traitement des données sur l’environnement et les risques naturels et technologiques en vue de la production et de la diffusion de l’information sur l’environnement. De nombreuses données sur les pesticides dans les eaux


>>> INEPS: Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé. Créé en 2002 par la loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, l’INEPS est un établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Santé.


>>> INERIS: Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques. L’INERIS est un Établissement Public sous la tutelle du Ministère de l’Ecologie. Il réalise ou fait réaliser des études et des recherches permettant de prévenir les risques que les activités économiques font peser sur la santé, la sécurité des personnes et des biens ainsi que sur l’environnement.


>>> INRA: Institut National de Recherche Agronomique. L’Inra fait de la recherche fondamentale principalement dans les sciences de la vie, mais aussi dans les sciences économiques et sociales, les mathématiques et l’informatique appliquée, les sciences de l’environnement, les sciences de l’aliment, la réduction des pesticides…


>>> INSERM: Institut national de la Santé et de la Recherche Médicale. L’Inserm est le seul organisme public français entièrement dédié à la recherche biologique, médicale et en santé des populations. Réalise des études sur les pesticides


>>> INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.


>>> INVS: Institut National de Veille Sanitaire. Établissement public dont la mission générale est de surveiller, en permanence, l’état de santé de la population et son évolution. Des études sur les pesticides .

• SITES PARTENAIRES

>>> Notre-planète.Info: S’informer sérieusement ? Communiquer précisément ? Bienvenu(e) sur notre-planete.info, le portail Internet de référence en environnement, géographie et écologie.

>>> Preservons la planète: Avec ce site, découvrez les gestes que nous pouvons faire au quotidien pour sauvegarder notre planète et la léguer en bon état aux générations futures.

>>> Toxic planet: Site coup de coeur pour un auteur de BD qui s’interroge sur l’état de notre planète.


Portails/annuaires environnement


>>> Agora21: Bibliothèque virtuelle regroupant les principaux documents internationaux relatifs aux thématiques liées au développement durable. Des données sur les pesticides


>>> Apiservices: Site pour la promotion de l’apiculture de production et de l’abeille, l’intégration de l’apiculture dans les projets ruraux et l’introduction de l’informatique dans les gestion apicole. Des infos sur les pesticides


>>> Ecobase21:ECOBASE 21 est un moteur de recherche qui a pour vocation de devenir une sorte de « Google du développement durable ».


>>> FrequenceTerre: Radio du web – Annuaire nature et environnement . Des infos sur les pesticides
>>> Infoxygene: Site d’information éco-citoyen sur l’environnement et le développement durable. Des infos sur les pesticides


Distributeurs
>>> Zone-Ecolo: Distributeur de produits originaux alliant écologie, économie, technologie et revue du web écocitoyen.
Revue et édition
>>> De la planète:  »L’état de la planète » est une revue bimestrielle à but non lucratif qui examine les indicateurs du bien-être de la Terre. Nous suivons et évaluons la pollution (pesticides…), les changements climatiques, la couverture forestière…

>>> Yves Michel: Maison d’édition qui publie des ouvrages anticipant d’autres modes de vie, d’autres modes d’action, se recentrant sur des valeurs humaines plutôt que mercantiles, remettant les besoins des humains avant le profit financière.

>>> Revue S!lence: S!lence est une revue pour une écologie radicale et sociale. Vous y trouverez des dossiers complets avec des propositions alternatives. La vision est globale afin de vous informer le mieux possible.
Annuaire de liens
>>> Annuaire-de-France: Annuaire de liens très très large . Des liens en relation avec les pesticides

Faune et flore
Ligue de Protection des Oiseaux. La LPO a pour but « la protection des oiseaux et des écosystèmes dont ils dépendent et, en particulier, la faune et la flore qui y sont associées »,
Santé

>>> Artémisia Collège: association pour l’enseignement et la promotion des sciences et techniques naturelles de santé physique et psychique, en particulier l’aromatologie.

>>> Fibromyalgie France: association nationale regroupant des adhérents dans toute la France, fibromyalgiques et proches de malades fibromyalgiques. Découvrez aussi leur blog.


>>> Votre Santé: Site de la revue “Votre santé”. Informations sur l’actualité du monde de la santé, sur les   nouveaux produits de santé, des témoignages de lecteurs, de responsables d’associations d’usagers et de professionnels de santé.

 

Voici une recette des croquants provençaux a préparer. Normalement ce ne sont que des noisettes mais on peut

 
ajouté des amandes ou des noix. Il faut essayer et goûter.
 
 
Après fabrication Ils se conservent très bien dans une boite en fer.
 
Délicieux pour accompagner le café d'après le repas ou du ptit-dèj.
 
Plus ils vieillissent plus ils sont... croquants ! donc attention à nos dents gourmandes
 
 bonne journée
 
Pierre-jean
Croquants provençaux