Merci Pierre-Jean Llorens pour le partage de cet article :

http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/32135/utilisation-intense-un-telephone-mobile-donne-t-elle-le-cancer.php

Une étude publiée démontre encore une fois les possibles dangers pour la santé d'une exposition continue aux radiofréquences.

L'ANSES (l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) avait en 2011 mis en place un dispositif visant à répondre à des questions spécifiques en matière desécurité sanitaire : il s'agit de la création d'un groupe d'expertise sur la thématique Radiofréquence et santé.http://www.anses.fr/fr/documents/AP2011sa0150Ra.pdfFruit de l'aboutissement de deux années de travail, les résultats de l'évaluation des risques liés à l'exposition aux radiofréquences ont été publiés le 15 octobre 2015 et sont accessibles dans un avispublic de l'Agence. A ce titre, l'ensemble deseffets sanitaires potentiels des radiofréquences, cancérogènes ou non, ont été étudiés, et leurs niveaux de preuve classés.Signalons en premier lieu que lespremières conclusionsde l'évaluation des risques ne mettent pas en évidence d'effets sanitaires avérés. Cependant, et en accord avec le classement des radiofréquences proposé par l'Organisation mondiale de la santé, certaines publications évoquent une possible augmentation durisque de tumeur cérébrale,sur le long terme, pour lesutilisateurs intensifs des téléphones mobiles, y compris les sms et mms.
Mais les téléphones ne sont pas les seuls coupables, car l'exposition aux ondes se fait également par les points d'accès wifi, les tablettes numériques, les téléphones sans fil intérieurs, les antennes relais, etc.Ensuite, différents effets biologiques sont mis en avant par l'expertise. Il s'agit d'effets concernant lesommeil, lafertilité mâleou encore lesperformances cognitives. Néanmoins, il convient de signaler que les niveaux de preuve restent somme toute assez limités : en effet,aucun lien de causalitén'a pu être réellement établi entre les effets biologiques décrits sur des modèles cellulaires soumis aux tests, et d'éventuels effets sanitaires qui en résulteraient.Chez l'homme, un effet physiologique à court terme a toutefois été observé sur lesommeil(troubles du sommeil) et chez la souris, l'exposition chronique aux radiofréquences pourrait induire une amélioration des performances cognitives et de la mémoire. Des études devraient être menées chez les malades d'Alzheimer.Par ailleurs, l'Agence souligne, dans le cadre de son rapport, un développement massif desusagesdesradiofréquencesdans les environnementsextérieursouintérieurs, ce qui conduit à uneexposition grandissantede la population, en raison de la multiplication des sources d'expositions.

L'Agence a dressé une liste de plusieurs recommandations concernant les radiofréquences, dont voici la teneur. Soulignons que les résultats des études scientifiques sur lesquels est basé le rapport ont notamment été obtenus après une exposition des rongeurs pendant une période de 12 mois.

 Manifestement la durée semble bien faible quand on sait que les radiofréquences font partie de notre quotidien et que leurs sources se multiplient sans cesse. En outre, les tableaux des études font largement état d'une absence de données de qualité, autrement dit, la période d'étude a sans doute été trop courte pour donner des résultats probants.