Merci Pierre-Jean Llorens pour le partage de ces articles :

Étude annuelle réalisée online durant l'été 2012 dans 3 pays : France, Royaume-Uni et Espagne pour le compte d'Orange Advertising, auprès de plus de 3000 mobinautes (dont 1077 en France) et auprès de plus de 1300 tablonautes (dont 336 en France). Orange Exposure compare directement les usages du smartphone et de la tablette avec, cette année, un sur-échantillon de 900 adolescents mobinautes (âgés de 11 à 17 ans), dont 300 pour la France.

L'étude Orange Exposure 2012/2013 confirme l'intensification et la complémentarité des usages internet sur mobile et tablette, et révèle pour la 1ère fois des données sur la consommation des adolescents.

Dans cette nouvelle édition (la 4e en France), l'étude montre, et ce n'est pas une surprise, l'accélération de la pénétration des mobinautes, en particulier en France avec +12 points gagnés en 1 an et un taux sur les tablonautes qui a doublé par rapport à l'an dernier. Elle mesure également l'intensification des usages numériques et révèle des comportements de consommation média sur smartphone bien distincts entre les adolescents et les adultes.

Android, premier OS en France sur mobile

La plate-forme iOS ne peut plus être considérée comme la seule plate-forme, car la pénétration d'Android augmente dans tous les pays et montre une avance certaine en France. Selon l'étude, 41% des utilisateurs de smartphone possèdent un terminal Android (38 % au Royaume-Uni, 50% en Espagne), soit une augmentation de 11 points depuis l'an dernier en France. Malgré la percée d'Android, iOS continue de progresser avec 28% de pénétration en France (+ 2 points vs 2011). D'un point de vue publicitaire, les annonceurs comme les agences doivent reconnaître que les consommateurs sont de plus en plus attirés par des plateformes et technologies émergentes, et concevoir leurs campagnes pour les deux OS.

Sur tablette, IOS domine toujours le marché avec 65% des possesseurs d'iPad. En 2012, 2 possesseurs d'iPad sur 3 possèdent d'ailleurs également un iPhone.

Des pratiques multi-écrans intensifiées

Orange Exposure révèle cette année que les mobinautes utilisent les écrans (mobile, tablette, TV et PC) de façon plus interchangeable qu'auparavant, cherchant l'écran le mieux adapté à leurs besoins du moment. Utiliser plus l'internet mobile ne signifie d'ailleurs pas diminuer son usage internet sur PC : la navigation sur Internet depuis un PC a en effet été positivement impactée : 30% des mobinautes déclarent passer plus de temps sur l'internet fixe depuis qu'ils possèdent un smartphone.

La tablette est considérée  comme un PC en mieux (67% des utilisateurs de tablettes y cherchent les mêmes choses que sur leur PC, et déclarent que les tablettes leur permettent de gagner du temps); le smartphone est perçu comme un  PC mobile   c'est un moyen rapide et efficace d'obtenir des informations n'importe où et n'importe quand  pour plus de 70% des mobinautes) et vraiment personnel.

L'étude montre également que 74% des mobinautes et des tablonautes accèdent à Internet tout en regardant la TV au moins une fois par semaine (26% depuis le mobile et 39% depuis la tablette)  Ce multi-tasking offre de nombreuses opportunités aux annonceurs. En effet, 1 mobinaute sur 3 envisage un achat suite à ce qu'il a vu à la télévision et autant répondent aux numéros courts qui apparaissent sur les publicités télévisées.

Les phablettes  et le t-commerce, deux tendances émergentes

Avec l'explosion du marché des mini-tablettes ou phablettes, les frontières se réduisent entre smartphones et tablettes, conduisant à une évolution des usages qui deviennent plus hybrides entre les deux médias. Les écrans plus larges des smartphones facilitent, par exemple, l'accès au multimédia et la taille réduite des tablettes augmente leur portabilité. En Espagne, 16 % des personnes possédant une tablette possèdent la Samsung Galaxy Tab, la tablette la plus  portable vs 13% en France et 6% au Royaume-Uni.

Par ailleurs, le t-commerce, c'est-à-dire l'achat sur tablette, devient un nouveau canal de vente : plus d'1 utilisateur de tablettes sur 2 a utilisé son terminal pour acheter, collecter ou réserver quelque chose sur internet au cours des 6 derniers mois et 65% pensent utiliser leurs tablettes pour effectuer une de ces activités dans le futur.

Le smartphone, écran préféré des adolescents

Pour la première fois cette année, l'étude Orange Exposure mesure les usages de l'internet mobile chez les adolescents âgés de 11 à 17 ans. Près d'1 adolescent sur 2 accède à internet sur son mobile en France (65% en Espagne et 69% au Royaume Unis). Cette étude établit clairement que le mobile est au centre de leurs usages média.

Le mobile est pour les adolescents français leur écran préféré : 64% des adolescents le préfèrent aux autres écrans car c'est le mien et celui de personne d'autres donc je peux faire ce que je veux, quand je veux avec .

Et pour la quasi-totalité (92%), cela leur permet d'avoir un accès à tout dans leur poche . Les adolescents ont d'ailleurs une approche plus personnelle de leur smartphone que les adultes, dont l'usage est plus fonctionnel.

En termes de contenus, ils préfèrent en priorité les jeux (92%), la musique (88%), les réseaux sociaux (86%) et recherchent des informations sur leur portail (72%). Le média mobile prend une place croissante dans leurs activités au détriment d'autres activités de divertissement comme le jeu vidéo : -11 points. La consommation d'internet sur le PC n'est pas impactée.

Autre enseignement de cette étude, une appétence accrue des adolescents pour les réseaux sociaux et la télévision sociale : 1 adolescent sur 2 discute de ce qu'il regarde à la télévision en même temps sur des réseaux sociaux avec ses proches.

Par ailleurs, en France, ils déclarent suivre en moyenne 98 marques sur Facebook (vs 80 au UK et 43 en Espagne) et un peu plus de la moitié d'entre eux rejoint volontiers la communauté d'une marque pour obtenir plus d'informations sur les produits ou services qu'elle propose (notamment des jeux, des promotions) et interagir avec la marque.

Néanmoins en matière de publicité sur mobile, les adolescents font preuve de discernement et ne s'engagent qu'auprès de marques et de campagnes qui répondent vraiment à leurs besoins spécifiques et mettent en avant des critères d'exclusivité.

En France, 19% des adolescents seraient prêts à répondre à un message publicitaire sur leur téléphone, « la confiance en l'annonceur » constituant le principal facteur de décision.

-----------------------------------------

Relai d'une info :

http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/audience-linkedin-viadeo-france-0113.shtml

L'audience de LinkedIn dépasse celle de Viadeo en France

Dans la lutte qui oppose les deux réseaux sociaux professionnels dans l'Hexagone, le leader mondial a finalement pris les devants.

 

Si LinkedIn est le leader incontesté des réseaux sociaux professionnels dans le monde, il ne se situait jusque-là qu'en 2e position en France, derrière le français Viadeo. Une situation qui s'est inversée en novembre où le site a réussi à attirer plus de 4 millions de visiteurs uniques, selon Médiamétrie//Netratings, dépassant ainsi Viadeo à 3,7 millions.

Le réseau professionnel américain vient par ailleurs d'annoncer avoir dépassé le seuil des 200 millions de membres dans le monde, enregistrant plus de 13 millions de nouveaux inscrits depuis novembre 2012. "Deux nouveaux membres s'inscrivent sur LinkedIn chaque seconde", explique la société. LinkedIn revendique aujourd'hui plus de 160 millions de visiteurs uniques dans le monde.

-----------------------------------------

OVH lancera son offre de VPN géolocalisé le mois prochain

Guillaume Champeau - publié le Lundi 07 Janvier 2013 à 19h28 - posté dans Télécoms

http://www.numerama.com/magazine/24702-ovh-lancera-son-offre-de-vpn-geolocalise-le-mois-prochain.html

Les offres de services VPN permettant de géolocaliser virtuellement l'abonné à l'étranger seront proposées par OVH à partir du mois de février 2013.

Mise à jour 20h15 : Octave Klaba, le directeur et fondateur d'OVH, nous indique que l'offre devrait être proposée autour de 5 euros par mois. Elle sera accessible aux abonnés de tous les FAI français en tant que VPN traditionnel, mais seuls les clients OVH pourront choisir de localiser leur adresse IP aux Etats-Unis, au Canada ou en Europe.

Les tests alpha réalisés en interne sont jugés "concluants", "ça marche bien sur tous les FAI français et en 3G, mais il reste encore pas mal de tests à faire", nous indique Octave Klaba. Dans un premier temps, d'ici quatre à cinq semaines, le service sera lancé en bêta. Il sera limité aux clients OVH, et aux FAI français, grâce à un contrôle sur l'IP source.

----

Au début de l'été 2012, OVH avait annoncé le lancement prochaine d'une offre de fourniture d'accès à internet avec VPN géolocalisé, qui permettrait notamment à ses abonnés de se connecter depuis la France avec une adresse IP américaine, asiatique, ou britannique, pour accéder aux services qui ne sont théoriquement pas proposés en France. On pense bien sûr à des services comme Hulu ou Netflix, qui permettent d'accéder à des vidéos en ligne gratuitement ou par abonnement.

Autre effet d'aubaine, l'utilisation d'un VPN permet de passer entre les mailles du filet pour échapper à l'Hadopi (mais sauf erreur de notre part, c'est déjà le cas pour tout abonné d'OVH, qui ne dispose pas d'accord d'interconnexion avec la Haute Autorité, et dont les adresses IP des abonnés ne sont donc pas traitées).

Depuis cette annonce, OVH est resté très discret sur son offre. Mais au détour d'une interview très intéressante qu'il livre aux Echos, s'agissant des conflits d'interconnexion entre les FAI et les gros éditeurs de services en ligne (en particulier Google), le fondateur d'OVH Octave Klaba annonce que "nous allons proposé en février un VPN pour les internautes qui ont besoin d'accéder de façon neutre à tous les contenus".

Le prix de l'option et ses modalités technologiques ne sont pas encore communiquées. Actuellement, les offres ADSL d'OVH sont proposées à partir de 29,89 euros par mois avec modem-routeur Wifi, 2 lignes téléphoniques et appels illimités vers 40 destinations, et stockage cloud en ligne. L'opérateur propose aussi du SDSL (débits symétriques upload/download) à partir de 29,90 euros par mois.

---------------------------

300 euros : le prix d'un lien hypertexte vers un journal

http://www.numerama.com/magazine/24657-300-euros-le-prix-d-un-lien-hypertexte-vers-un-journal.html

Les journaux irlandais commencent à envoyer la facture. Regroupés comme en France autour d'une même organisation, les grands quotidiens d'Irlande demandent que les sites payent au minimum 300 euros pour faire un lien hypertexte vers l'un de leurs articles, même lorsqu'aucun contenu de l'article n'est reproduit. Et ce quand bien même le lien leur permet de recevoir des visiteurs et donc d'attirer de nouveaux lecteurs.

Les journaux européens ont décidé de se livrer une course à l'absurdité. En Belgique, les journaux ont obtenu de Google qu'il soit davantage avantagé sur les sites des journaux. En Allemagne, la presse a le soutien du gouvernement pour inciter Google à dé-référencer les titres allemands. En France, les grands quotidiens sont main dans la main avec l'Elysée pour menacer Google de faire adopter une loi qui créerait un droit exclusif plus strict encore que le droit d'auteur, menaçant la liberté de citation sur laquelle reposent souvent ces journaux.

Mais le plus absurde vient d'Irlande. Un cabinet d'avocats révèle que l'association des Quotidiens Nationaux d'Irlande, qui rassemble 15 grands journaux du pays, a commencé à envoyer des mises en demeure aux sites internet qui ont l'outrecuidance de faire des liens hypertextes vers leurs articles. Ils exigent de ces sites internet qu'ils achètent une licence au titre de leurs droits d'auteur, avec un prix de base de 300 euros... pour 5 liens maximum.

On ne parle pas de reproductions d'articles, totale ou partielle, mais bien de simples liens hypertextes menant vers l'article original. En l'espèce, le cabinet McGarr parle en exemple d'une association britannique contre les violences faites aux femmes, Women's aid, qui a décidé de faire appel aux avocats lorsqu'elle a commencé à recevoir courriers postaux, e-mails et coups de téléphones de la part des journaux irlandais qui lui affirmaient qu'elle devait acheter une licence pour faire un lien vers les articles qui parlaient de l'association. Ubuesque.

Le cabinet dévoile le barème tarifaire communiqué par les Quotidiens Nationaux d'Irlande :

  • 1 – 5 liens : 300.00 €
  • 6 – 10 liens : 500.00 €
  • 11 – 15 liens : 700.00 €
  • 16 – 25 liens : 950.00 €
  • 26 – 50 liens : 1,350.00 €
  • + de 50 liens : Négociable

Evidemment, une telle demande ne repose sur aucun fondement juridique sérieux. Mais en juillet 2012, les journaux avaient répondu (.pdf) à une consultation publique sur la révision du droit d'auteur, en affirmant qu'ils estimaient qu'un lien vers un contenu protégé par le droit d'auteur constitue effectivement une violation des droits d'auteur. Elle demandait au législateur de préciser clairement dans la loi que le fait de réaliser des liens profonds vers un contenu protégé par le droit d'auteur sans se conformer aux conditions d'utilisation du site lié et sans tenir compte des intérêts commerciaux de l'éditeur à protéger ses propres droits d'auteur est illicite. Elle n'autorisait les liens que s'ils étaient réalisés sans but lucratif.

En France, un tel barème n'a pas été dévoilé. Mais l'ambition des grands journaux est sensiblement la même, quoique plus limitée. Dans son projet de loi inepte que prévoit de reprendre le gouvernement s'il n'y a pas d'accord entre la presse et Google, l'association de la presse d'Intérêt Politique et Général (IPG) demande l'ajout d'un article de loi qui dispose que la création de liens hypertextes vers les journaux ouvre droit à une rémunération équitable au profit des organismes de presse lorsque ces liens proviennent de moteurs de recherche ou de services de référencement.