de France Lumiere

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Une, parfois deux, rarement trois véhicules sont détenus au sein d’une même famille, en particulier en milieu rural. Alors la danse des billets commence. Dès le premier jour de mise en service, une voiture coûte à son propriétaire et cette décote marque le début des festivités. Un véhicule qui ne roule pas s’abîme, même dans un garage ou un abri bien protégé. Le

gouffre financier s’ouvre pour engloutir les fonds investis pour le bon entretien d’une auto utilisée régulièrement. Les consommateurs y regardent à deux fois désormais. La vente des « occasions » a le vent en poupe et l’on en comprend mieux les raisons. Durant les quatre premières années, une automobile bénéficie d’une garantie choisie lors de l’achat neuf avec prolongation ou non sur trois ans éventuellement. Il est donc préférable de rester dans le réseau de la marque.

Très vite, en fonction de l’état d’usure de la voiture, se tourner vers le réseau secondaire voire parallèle apparaît comme judicieux. La pertinence du remplacement de certaines pièces, du nombre d’heures d’intervention peuvent être remis en cause lors d’opérations incentives organisées par les constructeurs. Le client final paye toutes les factures, les bonnes ou mauvaises stratégies et gestion. Les écarts s’affichent comme assez révélateurs d’une tendance exponentielle allant vers la surconsommation. Un exemple concret, juste pour le principe de démonstration : 700 euros une courroie de distribution sur le devis d’un agent d’une grande marque nationale, pièces et main d’œuvre, contre 400 € demandés, pour la même prestation, par un mécanicien freelance, tout aussi compétent pour ce faire. Les constructeurs exigent et imposent des équipements, du personnel qualifié, régulièrement formé, un budget de communication, etc. Les charges de fonctionnement ne sauraient à elles seules justifier certains dérapages, pour ne pas dire abus.

Certaines réparations accessibles sur le bloc moteur ne nécessitent pas des ponts d’élévation, d’autres n’y échappent pas. De plus en plus d’employés de garages de renom prennent leur envol, qu’il s’agisse d’une activité principale ou complémentaire. Le travail au noir, répréhensible, n’a pas fini malgré tout de se développer face aux bourses qui maigrissent comme peau de chagrin au fur et à mesure de l’augmentation du coût de la vie. Sans voiture, un quidam perdu dans la pampa campagnarde n’est rien. Cherchez l’erreur !

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