de France Lumiere

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Dans les immeubles, les copropriétaires et locataires ne sont pas tous égaux. Aucun logement ne se ressemble. Aucun n’a les mêmes dimensions ou la même situation, exposition. Entre le rez-de-chaussée et le dernier étage, des murs au nord ou au sud, aucun appartement ne se chauffe de la même façon. Il y a des occupants qui se surchauffent et d’autres qui se laissent chauffer par leurs

voisins, par la présence de canalisations bouillantes. Sur une colonne d’immeuble, le réseau de chauffage se révèle souvent déséquilibré.

Un nouveau décret n° 2012-545 vient de sortir à ce sujet. Un arrêté devrait suivre sous peu, pour préciser son application et citer les cas où l’individualisation des frais de chauffage sera privilégiée. Car l’essence même du décret concerne la répartition des charges de chauffage et la mise en place d’un système de comptage. Les syndics, et autres prestataires, vont influencer la décision de mise en place. Il est facile de comprendre que de tels répartiteurs de frais ne sont pas justes et qu’il conviendrait de les éviter.

Le chauffage collectif pèse sur les charges mensuelles et faire des économies passe par la reconnaissance de la réelle consommation. Les économies d’énergie sont l’affaire de tous et la prise de conscience de chacun. Rajouter un pull à son tee-shirt ne devrait pas être jugé comme un crime de l’es majestés ! Devant la passivité de certains propriétaires, lors des assemblées régulières, il y a matière se demander qu’est-ce qui finalement leur chauffe vraiment les oreilles. A l’heure de la récession, limiter sa consommation de chauffage est l’un des premiers gestes citoyens pour la planète. L’insouciance et le « j’menfoutisme » sont à déplorer pour la collectivité. Le sujet mérite bien que l’on se penche sur une meilleure équité. Ceux qui se chauffent plus que les autres payent plus. C’est normal.

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