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La Banque postale va prélever des frais pour tous les retraits d'espèces au distributeur en dehors de son réseau au-delà de cinq opérations mensuelles. Une mesure qui permet à la banque de s’aligner sur la concurrence et qui devrait être suivie par d’autres décisions défavorables à ses clients.

 

C’est à partir du 1er septembre 2012 que les clients de la Banque postale se verront appliquer le montant de 0,65 € à partir du sixième retrait dans un distributeur n’appartenant pas à son réseau. Une somme qui se situe actuellement dans la fourchette basse des tarifs (la moyenne tourne plutôt autour de 0,80 €). Mais sans certitude aucune sur le maintien de ce niveau dans le futur. Autre mauvaise nouvelle pour les clients de la banque : tous les comptes dormants ou très faiblement actifs feront l'objet d'une facturation de 35 € par an. Annoncée dans un premier temps pour le mois de juin, la décision est cependant repoussée d’un an. Le groupe a en effet annoncé son intention de consulter les associations de consommateurs avant d’en fixer le prix, même si pour le moment la brochure tarifaire fait toujours état de cette nouvelle facturation de 35 €.

Vers un changement de ligne ?

Depuis sa création en 2008, la Banque postale n’a pas caché son ambition de devenir une banque comme les autres : compétitive et distribuant l’ensemble des produits bancaires et financiers du marché (épargne, comptes bancaires, assurances, crédits). La disparition de son monopole sur la distribution du livret A a renforcé cette mutation. Mais la jeune banque a aussi toujours revendiqué l’image de « la banque la plus accessible ». Avec notamment des tarifs bancaires souvent dans la moyenne basse. Avec aussi le lancement d’assurances « vertueuses » (la prime aux anciens clients et non aux nouveaux) ou le refus de la pratique des taux d’appel en matière de crédits… Citons également la diffusion de prêts à destination de certaines populations généralement exclues (apprentis, intérimaires, etc.).

Alors pourquoi ce nouveau changement de cap ? Faut-il y voir, comme certains le murmurent, la patte du nouveau directeur Philippe Wahl qui a remplacé depuis le début de l’année l’emblématique Patrick Werner, créateur de la Banque postale ? À son arrivée, les syndicats se sont inquiétés de l’éventuelle application de méthodes à l’anglo-saxonne de cet « ancien » de la Royal Bank of Scotland. Une banque actuellement attaquée par certaines collectivités pour leur avoir distribué des prêts toxiques… En tout cas, il se confirme que la Banque postale devrait annoncer d’ici la fin de l’année une autre nouveauté : la distribution de crédits revolving !

Élisa Oudin

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