de France Lumiere

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Dans une moindre proportion, les français vivent moins à crédit que les américains. Dans le secteur bancaire, une loi est venue mettre un peu d’ordre aux crédits à la consommation. Non, les ménages ne sont pas assez endettés ! Les formules se sont multipliées au gré des innovations dans ce secteur. En ce domaine, il y a de quoi rassurer : la créativité ne manque

pas. Une loi sort et bouche une faille. Mais, quasi immédiatement, un nouveau trou se fait jour et donc de nouvelles dérives apparaissent. Loi curative mais pour quand les lois préventives ? La loi « Lagarde » permet, depuis mai 2011, d’opposer des limites et certaines obligations pour accéder au crédit revolving. Alors le changement s’imposant, tant dans les usages que les pratiques, cette dénomination a eu droit à son relooking.

 On ne parle désormais que de « crédit renouvelable ». Pour le reste, peu de changement sont proposés, sauf que le consommateur devra montrer pattes blanches avant de contracter. Plutôt une excellente chose donc, il était temps. La responsabilité des organismes bancaires est donc pressentie. Ne pas proposer n’importe quoi à ces taux usuriers, surtout dès 3.000 € de crédit. Il y a le choix de garde-robe : prêts personnels, prêts affectés, crédits renouvelables, facilités de paiement, crédits gratuits.

 Les banques vont devoir se serrer la ceinture. Les marges en « revolving », ou désormais « crédit renouvelable » (et non plus crédit permanent) sont, hors périodes difficiles, de 8 ou 9 %. Les autres  13 % fournissent le refinancement, provisions pour les risques clients, les dividendes à verser aux actionnaires et les risques bancaires des établissements de crédits.

 Au-delà des changements d’étiquettes, il faut saluer l’adaptation des banques  à imaginer de nouveaux filets à pigeons. Internet a fait exploser toutes les mauvaises pratiques. S’endetter pourrait devenir un sport national si l’on n’y prend garde !

 France LUMIERE