de France Lumiere

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Tout survient souvent trop vite. Les conséquences, quant à elles, se digèrent des mois, des années durant. Les victimes se comptent comme des mouches après l’usage d’un insecticide. En lisant le mode d’emploi des pulvérisateurs, cela rassure de savoir que les substances prévoient et préviennent les effets indésirables. Cela laisse le temps de s’y préparer,

d’anticiper, de sauvegarder l’indispensable. A cette image, un changement trop radical de cap connu selon une stratégie quinquennale à vision mondiale, reviendrait à rouvrir trop vite une blessure qui n’a pas eu le temps de se guérir et encore moins de se cicatriser. La maîtrise de tous les sujets facilite les anticipations, les réactivités, les bons réflexes, l’orchestration de toutes les forces humaines et les courants de pensées positives et non nombriliques.

Il y a des périodes d’existence où l’à-peu-près n’a pas sa place, surtout dans le changement. La France est malade de sa dette publique. A force de vouloir garder ses bouées de secours autour du ventre, mois après mois, contribue à vouloir faire couler le navire par cette surcharge pondérale. On ne peut sortir plus qu’il ne rentre : le confort a un prix mais le dû est un gouffre. Ainsi, tous les autres passagers, solidairement, sont entraînés par le fond à goûter, avec amertume, une croisière où seule la coque est visible de la surface, la tête à l’envers. Une bonne façon de côtoyer les bas-fonds et d’approcher de plus près leurs habitants aux corps luminescents.

Un changement peut être bien digéré s’il ne s’assimile pas à du tout et du n’importe quoi. A trop regarder dans son pré carré, qui se limite souvent à la rondeur de son nombril, c’est oublier un peu vite à scruter l’horizon mondial bouché mais à gagner, le sombre environnement, où l’avenir doit guider ses actes présents. Que le remède ne soit pas pire que le mal. Les girouettes, dopées par le vent, peuvent menacer les semences.

France LUMIERE