Merci à Pierre Jean-Llorens pour le partage de ces articles :

Tous les jours des particuliers souhaitent faire de la place chez eux, et donnent ainsi gratuitement divers objets et meubles qui encombrent leur appartement ou maison et dont ils n'ont plus l'utilité.

Voici quelques uns des sites ou vous pourrez recevoir un objet gratuit qui vous sera peut être utile.

 

- Donnons.org :  Faites un don d'objet gratuit. Débarrassez vous gratuitement de vos objets encombrants ou devenus inutiles. Donnez les pour les bricoleurs, ou associations, site www.donnons.org

http://donnons.org/donnons234x120.gifhttp://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/05/logoBacheDonnons-300x119.jpg

- Recupere.fr : Recupere.fr est un site de don d'objets gratuits en ligne. Site de don 100% gratuit, donner  au lieu de jeter. Débarrassez-vous de vos objets encombrants ou devenus inutiles. Site : www.recupere.fr

http://www.recupere.fr/img/250x250.gif

- Objetgratuit.com : ObjetGratuit.com est un site de dons d'objets gratuits qui vous permet de donner et de récupérer des objets gratuitement plutôt que de les jeter : site www.objetgratuit.com ...

http://www.01test.com/p/og19.gif

- Toutdonner.com : Donner ou récupérer objets, meubles, vêtements... Faire don de tout ce qui vous encombre et ne vous sert plus. Le don solidaire et écolo. Site : www.toutdonner.com

http://www.amkashop.com/imgtous/blog/200905/toutdonner.jpg

Exclusif : Près d'un appel sur deux tombe à l'eau avec Free Mobile aux heures de pointe

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/exclusif-pres-d-un-appel-sur-deux-tombe-a-l-eau-avec-free-mobile-aux-heures-de-pointe-709036

Entre 18h00 et 21h00, le taux d'échec des appels par Free Mobile atteint 46%, c'est le résultat de l'enquête exclusive réalisée par Capital à Paris et à Lyon. La première à mesurer la qualité du réseau du nouvel opérateur.

Tickets Réseau en cours. Depuis mardi, sur le site de Free Mobile, une petite ligne au milieu d'un tableau d'incidents techniques informe les abonnés qu'ils peuvent rencontrer des problèmes d'appels en soirée. Un doux euphémisme : en fait de "problèmes" c'est un énorme dysfonctionnement que nous sommes en mesure de révéler.

Aux heures de pointe, c'est à dire entre 18h et 21h, le taux d'échec des appels téléphoniques passés sur Free Mobile atteint 46% à Paris et Lyon, quasiment un sur deux. Pour comparaison, il n'est que de 1% chez Orange, SFR et Bouygues.

Sur le reste de la journée, il approche encore les 14% quand les opérateurs historiques ne dépassent toujours pas 1% d'échec. Ce qui donne pour Free Mobile, une moyenne d'échec de 32% sur l'ensemble de la journée à Paris et à Lyon.

L'étude des débits internet n'est pas non plus à l'avantage de Free : dans 16% des cas, il a été impossible de télécharger un fichier de 2 mégaoctets sur son réseau aux heures de pointe. Un taux d'échec de transmission trois à huit fois supérieur à celui d'Orange, SFR et Bouygues Telecom.

Free, qui promet d'attaquer en justice quiconque dénigrera son réseau, aura du mal à contester ces chiffres. Ils sont, en effet, le fruit de 9.392 tests d'appels et de 3.619 tentatives de téléchargement, réalisées entre lundi et jeudi en centre-ville comme en banlieue, pour le compte de Capital, par les techniciens de la société Directique.

Un cabinet de référence dans le secteur, puisque c'est à partir de ses données que l'Arcep, l'Autorité de régulation du secteur, publie son rapport annuel sur la qualité de service des réseaux mobiles.

Free Mobile justifie ses bugs aux heures de pointe par la congestion des liens d'interconnexion avec le réseau d'Orange, l'opérateur qu'il a choisi pour couvrir les zones où il n'a pas encore implanté ses antennes. Et le trublion des télécoms promet de corriger la donne d'ici le 11 avril.

Ce sera sans doute plus compliqué. Les relevés de Capital montrent en effet que, même sur son propre réseau, Free Mobile offre une piètre qualité de service. Le taux d'échec des appels y atteint 4%, encore quatre fois plus que chez les autres opérateurs.

Quant aux transferts de données: les abonnés Free passant par les antennes installées par Xavier Niel échouent à télécharger leur fichier dans 34% des cas, contre 1 à 3% chez les concurrents.

Ces pannes à répétition présentent tout même un grand avantage pour Free : ses clients mécontents auront bien du mal à joindre B&You ou Sosh pour changer d'opérateur.

Gilles Tanguy

LE MARCHE DES TABLETTES EN 2012 EN FRANCE

http://www.gpomag.fr/site/index.php?option=com_content&view=article&id=1470%3Aetat-du-marche-des-tablettes-en-france-en-2012&catid=110%3Atribune-libre&Itemid=49

Suite à la dernière Mobile Monday « Tablettes et nouveaux usages », un point sur le marché avec Renaud MENERAT, président & fondateur de userADgents, agence conseil en marketing mobile spécialisée sur le développement et la promotion de sites HTML5 & d'applications pour Smartphones, tablettes et TV connectées.

Q : Le mobile et les tablettes semblent être au coeur de toutes les conférences marketing & digital en 2012, qu'en pensez-vous?

Renaud MENERAT : Entre juin 2008 et l'arrivée l'iPhone -qui a marqué le décollage des Smartphones- et Noël 2011 où il s'est vendu plus de tablettes que de PC, le paysage digital a été profondément bouleversé et, avec lui, la stratégie des marques. La consommation du numérique par les foyers, incluant les très courtisées « digital mums », a commencé à se fragmenter au travers de différents écrans. Le monolithique web (google + www) a vu son hégémonie remise en cause par les réseaux sociaux et l'arrivée de nouveaux écrans. Et ce qui était encore un phénomène marginal il y a quelques mois devient un réel enjeu business, notamment grâce à l'essor assez brusque de l'audience tablettes.

Q : Concernant les tablettes justement, les chiffres sont-ils là pour confirmer cette tendance?

RM : Avec près de 5 millions d'utilisateurs fin 2012 les tablettes représenteront au minimum 10% du trafic Internet en France, Apple détenant une position monopolistique. 10%, c'est un enjeu non négligeable pour des e-commerçants ou pour des médias qui sont aujourd'hui sur des secteurs très concurrentiels et/ou avec une activité traditionnelle qui s'essouffle. D'autant que, comme pour chaque segment émergent, cette audience CSP+ est sur-consommatrice, comme l'a montré une récente étude d'Adobe, avec un panier moyen supérieur de 21% aux consommateurs internet classiques.

Q : L'usage des tablettes est-il très différent de celui sur mobile ?

RM : L'usage des tablettes se fait à 70-80% à domicile, contrairement au mobile qui, logiquement, génère un usage à 70% hors foyer. Une étude Nielsen récente montrait ainsi que 30% de l'usage des tablettes se faisait devant la TV et 21% dans le lit.

Les tablettes ont donc un double impact sur les médias traditionnellement consommés au sein du foyer, avec une cannibalisation partielle mais également un formidable potentiel  d'« amplification » du signal. Deuxième écran, double écran, ou encore screen to screen, les qualificatifs ne manquent déjà plus pour illustrer cette capacité à enrichir et rendre interactive la bonne vieille télévision à papa.

On constate également un usage plus important du web vs les applications que sur les Smartphones.

Q : Justement, que conseillez-vous aux marques qui ont déjà un site web et pour certaines un site mobile ? Faut-il créer un site spécifique tablettes, notamment basé sur du HTML5 très à la mode ?

RM : Sur tablettes, la plupart des sites web existants " hormis ceux en flash pour l'iPad - sont accessibles et relativement adaptés. Beaucoup d'annonceurs vont donc se contenter de cette présence dans un premier temps.

Cependant, la mise en place d'un site sur tablette, sans être une nécessité, a fait un formidable écho au HTML5. Au-delà de la création d'un site sur tablettes l'enjeu est d'adresser la fragmentation des écrans, des Smartphones à la TV connectée. Le HTML5 est donc autant une réponse à la fragmentation des écrans que des OS.

En s'appuyant sur cette suite technologique (HTML + CSS3 + JS) que recoupe également la notion de responsive web, les annonceurs ont la capacité à déployer simplement une version spécifique pour les tablettes.
.
Et d'offrir ainsi, sur une même URL, une expérience optimisée aux consommateurs, quel que soit leur mode d'accès : qu'ils surfent d'un PC, d'une tablette, d'un Smartphone ou d'une TV connectée.

Q : Le marché des applications est-il donc moins dynamique sur tablettes ? Quel intérêt pour une marque d'aller sur un store ?

RM : L'App Store iPad ' qui représente plus de 95% du marché des tablettes en usage ' est effectivement moins dynamique.

N'oublions pas que les applications sont en partie nées du besoin de reformater le web pour des écrans plus petits -ceux des téléphones- ce qui est moins nécessaire sur une tablette de 10 pouces.

De plus le HTML5 permet désormais l'intégration à des sites de la géolocalisation, du stockage des données ou des notifications, des fonctionnalités nécessitant jusqu'alors une application. L'intérêt fonctionnel de l'application est donc moins important. Sans parler du fait que la tablette étant dans 80% des usages connectée en Wi-Fi, l'optimisation du transfert des données via des flux type JSON est moins critique.

Il y a cependant un certain nombre de secteurs et d'usages, notamment les services de jeux, de VOD & de TV pour le grand public ou les applications professionnelles pour lesquelles une application a tout son sens.

Q : Le marché de la publicité sur tablette existe?

RM :En tout cas, il a déjà un nom, le tabvertising !

Si l'on considère que 10% du trafic Web proviendra des tablettes d'ici fin 2012, c'est un potentiel d'au minimum 30/35M€ à optimiser en display sur la France.

Le potentiel est intéressant, pour les annonceurs comme pour les régies Web, compte tenu du décalage de tarif  entre les CPM/CPC/CPA web & nomade. Ces acteurs ont donc tout intérêt à commercialiser spécifiquement leur inventaire tablettes, d'autant que le point est assez facile à adresser technologiquement.

Sur le search, Google est d'ores et déjà en position quasi-monopolistique grâce à sa présence « par défaut» sur le navigateur Safari de l'iPhone & l'iPad, et bien évidemment sa mise en avant sur les terminaux Android. Le mobile, incluant les tablettes représente déjà 7% des revenus de Google en 2011 (2,5M$) et devrait monter à 25% en 2015. Il n'y a pas encore d'indicateur précis sur la part des tablettes dans ces chiffres, mais Adwords permet déjà le ciblage spécifique de ces terminaux.

Le tabvertising pourrait ainsi être le premier contributeur à la croissance du display digital en 2012.

En Grèce, le mouvement des pommes de terre fait baisser les prix

25 centimes d'euros le kilo en vente directe, contre 70 centimes au supermarché : ce sont les nouveaux tarifs des pommes de terre en Grèce, où les habitants, étranglés par les mesures drastiques imposées par les financiers, apprennent la débrouille et la solidarité. Les agriculteurs sont ainsi de plus en plus nombreux à s'engager dans ces circuits courts. Précisons qu'ils y gagnent aussi. Puisqu'aux dires des initiateurs de ce « mouvement des pommes de terre » ils les vendaient auparavant aux intermédiaires seulement 10 à 15 centimes d'euro le kilo !

Les populations s'organisent désormais pour procéder à des achats groupés de fruits, de légumes, d'huile d'olive, de riz et de farine. Et court-circuitent ainsi les intermédiaires, habitués à empocher de fortes marges. Selon certaines associations de défense des consommateurs, les prix à Athènes en 2009 étaient jusqu'à 30 % plus chers qu'à Berlin, dans une même enseigne de supermarché ! Depuis que les ventes directes se multiplient, les prix des pommes de terre en grande surface ont baissé de moitié… Comme quoi, quand cela s'impose, les profiteurs sont prêts à rogner leurs marges.

Ces milliardaires qui spéculent sur l'avenir de la planète

http://www.bastamag.net/article1988.html?id_mot=80

Ils possèdent des compagnies pétrolières, des gazoducs, des mines, des aciéries et même des médias. Ils influencent gouvernements et institutions pour empêcher toute réglementation trop contraignante. Et figurent parmi les plus grandes fortunes mondiales. Un rapport d'un centre de recherche aux États-Unis les considèrent, du fait de leur puissance et des pollutions que leurs activités génèrent, comme la plus grande menace qui pèse sur l'environnement et le climat. Qui sont ces multimilliardaires qui bâtissent leur fortune en hypothéquant l'avenir de la planète ?

Ils sont 50. Cinquante milliardaires à être pointés du doigt pour leur responsabilité individuelle dans la dégradation du climat. Ils tirent leurs richesses d'activités très polluantes, et n'hésitent pas à dépenser des millions pour influencer gouvernements et opinions. Leurs fortunes cumulées représentent 613 milliards d'euros. À 50, ils pèsent financièrement davantage que le Fonds européen de stabilité, censé défendre la zone euro " 17 pays " contre la spéculation. C'est dire la puissance qu'ils possèdent. C'est cette aberrante concentration de pouvoir que dénonce un rapport du Forum international de la globalisation (IFG), un institut indépendant installé à San Francisco, qui regroupe économistes et chercheurs, dont l'Indienne Vandana Shiva ou le Canadien Tony Clarke, connus pour leurs combats face aux abus des multinationales.

Leur volumineux rapport, Outing The Oligarchy  [1], a pour objectif « d'attirer l'attention du public sur les individus ultrariches qui profitent le plus " et sont les plus responsables " de l'aggravation de la crise climatique ». Du fait des pollutions qu'ils génèrent et de leur lobbying pour défendre les combustibles fossiles, ce groupe de milliardaires constitue, selon l'IFG, « la plus importante menace qui pèse sur notre climat ». L'institut a donc décidé de mettre des visages et des noms sur cette menace. Pour que les « 99 % » qui subissent les conséquences de leur enrichissement démesuré " pour reprendre la formule du mouvement Occupy Wall Street " sachent de qui on parle. Une sorte « d'outing » forcé.

L’homme qui valait 63,3 milliards

Ces 50 milliardaires sont états-uniens, russes, indiens ou mexicains. Mais aussi brésiliens, chinois (de Hong-Kong) ou israéliens. Certains sont bien connus en Europe : Lakshmi Mittal, PDG du géant de la métallurgie ArcelorMittal, Rupert Murdoch, le magnat des médias anglo-saxons, Silvio Berlusconi, l'ancien Premier ministre italien aux 6 milliards de dollars, Roman Abramovich, propriétaire du club de foot de Chelsea… D'autres sont anonymes pour qui n'est pas un lecteur assidu du classement des grandes fortunes édité par le magazine Forbes. Des anonymes pas comme les autres. Ils possèdent des compagnies pétrolières, des mines, des médias, une armée de gardes du corps.

Prenez le Mexicain Carlos Slim, l'homme le plus riche du monde (63,3 milliards de dollars), qui a pleinement profité de la privatisation de la compagnie publique des télécoms, Telmex. Il détient 222 entreprises à travers le monde, aussi bien dans les télécommunications, la banque, l'industrie minière, l'énergie, la restauration ou la santé, employant 250 000 personnes et générant un chiffre d'affaires annuel de 386 milliards de dollars. Si bien qu'il est « presque impossible de passer une journée au Mexique sans contribuer à enrichir Carlos Slim, que ce soit en téléphonant, en mangeant dans un de ses restaurants ou en déposant de l'argent à la banque ». Comme si chaque Mexicain lui versait 1,5 dollar par jour.

« Une large part de la richesse de Carlos Slim vient de ses holdings industrielles très destructrices en matière d'environnement », dénonce le rapport. Déplacement forcé de population pour ériger des barrages, contamination de sols à l'arsenic, destruction de villages, conditions de travail exécrables… Il semble que les industries de Carlos Slim ne reculent devant rien. « Ses partenariats, comme son initiative en faveur de la santé avec le gouvernement espagnol et l'influent Bill Gates, lui permettent de construire et de soigner une image positive, derrière laquelle il peut dissimuler l'étendue des dégâts environnementaux et humains de ses projets miniers ou pétroliers », regrettent les chercheurs de l'IFG.

Les nouvelles oligarchies émergentes

Pourquoi ces cinquante-là et pas Bill Gates (2e fortune mondiale) ou Bernard Arnault (1re fortune française, 4e mondiale) ? Les milliardaires correspondant à trois critères ont retenu l'attention des analystes : la richesse totale (mesurée par le magazine Forbes) ; les dommages écologiques et les émissions de carbone générées par leurs activités économiques [2] ; et leur soutien, affiché ou discret, aux politiques favorisant les activités fortement émettrices de CO2, comme l'industrie pétrolière. Résultat : les milliardaires des pays émergents sont les plus représentés. On ne compte que 2 Européens (hors Russie) " Silvio Berlusconi et le Chypriote (ex-Norvégien) John Fredriksen, un armateur qui a bâti sa fortune grâce à sa flotte de pétroliers " parmi, entre autres, 13 Russes, 9 Indiens, 3 Mexicains et 2 Brésiliens.

Les grandes fortunes européennes seraient-elles plus vertueuses que leurs homologues des pays émergents ? Pas forcément. La désindustrialisation et la financiarisation des économies du Nord les ont rendues moins polluantes. Et les nouveaux mégariches des anciennes puissances industrielles bâtissent aujourd'hui leur fortune sur la spéculation financière ou les nouvelles technologies de l'information (Internet). Cela ne rend pas leur accumulation de richesses moins obscène, juste un peu moins dévastatrice. Les auteurs du rapport n'exonèrent pas pour autant les anciennes dynasties industrielles européennes de leur responsabilité en matière d'environnement. Mais, en dehors de quelques magnats du pétrole états-uniens, celles-ci ne font plus partie de cette nouvelle « oligarchie des combustibles fossiles » qui tente de dicter sa loi en matière de production énergétique, d'extraction minière et de pollutions. Certains milliardaires de la vieille école, comme Warren Buffet, adoptent même des positions plutôt progressistes comparées au cynisme ambiant qui règne au sein de leur caste.

De Goldman Sachs à ArcelorMittal

Profil type de ces nouveaux milliardaires sans scrupules : Lakshmi Mittal. Malgré une fortune estimée à 19,2 milliards de dollars, le patron d'Arcelor continue de vider les hauts-fourneaux français et européens de leurs ouvriers métallos. Non par souci de polluer moins, mais pour « rationaliser » les coûts et profiter des pays où la réglementation publique est faible, ou inexistante. Son réseau d'influence est tentaculaire, y compris en dehors de la sidérurgie : de Wall Street " où il siège au conseil d'administration de Goldman Sachs, l'une des banques les plus puissantes du monde " à l'Europe (conseil d'administration d'EADS) en passant par l'Afrique du Sud, le Kazakhstan ou l'Ukraine.

Comment s'exercent concrètement les influences et le lobbying de ces 50 mégapollueurs ? Des États-Unis à la conférence sur le climat de Durban, les frères Koch sont devenus des maîtres en la matière. Avec une fortune estimée à 50 milliards de dollars, David et Charles Koch sont à la tête d'un vaste conglomérat d'entreprises opérant principalement dans le secteur de la pétrochimie. Leurs dollars s'accumulent par millions grâce à leurs participations dans des pipelines transportant du pétrole brut, des gazoducs, des produits pétroliers raffinés ou encore des engrais chimiques. La plupart des activités de Koch Industries, dont le siège est au Kansas, sont méconnues du grand public, à l'exception de quelques produits tels que les cotons DemakUP® ou encore le papier-toilette Lotus®. Charles et David Koch ont derrière eux une longue histoire d'engagement politique conservateur et libertarien. Leur père, Fred Koch, fut l'un des membres fondateurs de la John Birch Society, qui soupçonnait le président Eisenhower d'être un agent communiste. En 1980, les deux frères ont financé la campagne du candidat Ed Clark, qui se présentait à la droite de Reagan. Son programme préconisait l'abolition du FBI, de la Sécurité sociale ou du contrôle des armes…

Des millions pour les climatosceptiques

Considéré comme l'un des « dix premiers pollueurs atmosphériques aux États-Unis » par l'université du Massachusetts, Koch Industries a été poursuivi sous l'administration Clinton pour plus de 300 marées noires dans six États fédérés, avant de régler une amende de 30 millions de dollars en janvier 2000. Les frères Koch demeurent des soutiens inconditionnels du cercle des climatosceptiques, qui nient le changement climatique. Entre 2005 et 2008, ils ont dépensé plus d'argent que la compagnie pétrolière américaine Exxon Mobil (18,4 millions d'euros) pour financer des organisations qui, selon Greenpeace, « répandent des informations erronées et mensongères à propos de la science du climat et des politiques d'énergies propres ».

À l'occasion du sommet à Durban, Greenpeace a classé les frères Koch au top douze des dirigeants d'entreprises polluantes oeuvrant en coulisse pour miner un accord international sur le climat. Ils accordent ainsi d'énormes subventions à des associations industrielles comme l'American Petroleum Institute " un organisme représentant les compagnies pétrolières américaines. Si leur rôle dans les négociations climat est important, les frères Koch veulent rester discrets. Charles Koch a déclaré qu'il faudrait « lui passer sur le corps » pour que sa société soit cotée en Bourse. Sans cotation, la société n'a pas l'obligation de publier les subventions accordées aux diverses organisations. Une situation idéale pour pratiquer dans l'ombre un lobbying intensif. La compagnie a ainsi versé plus d'un million de dollars à la Heritage Foundation, « pilier de la désinformation sur les problématiques climatiques et environnementales », selon Greenpeace.

Les frères Koch auraient également largement participé à l'amplification du « Climate Gate » en novembre 2009. Ce scandale avait été déclenché par le piratage et la diffusion d'une partie de la correspondance des climatologues de l'université britannique d'East Anglia. Les Koch ont financé des organismes, comme le think tank de la droite radicale Cato Institute, dont ils sont cofondateurs, pour monter en épingle cette affaire, mettant ainsi en doute l'existence du réchauffement. Autre fait marquant : en réponse au documentaire du vice-président Al Gore sur le changement climatique, les deux milliardaires ont versé 360 000 dollars au Pacific Research Institute for Public Policy pour le film An Inconvenient Truth… or Convenient Fiction (Une vérité qui dérange… Ou une fiction qui accommode). Un pamphlet totalement climatosceptique.

Du pétrole dans le Tea Party

Koch Industries a également initié, il y a un an, une campagne référendaire visant à empêcher l'entrée en application de la loi californienne de lutte contre le changement climatique (dite « AB32 »). Leur argument : le développement des énergies propres en Californie coûterait beaucoup d'emplois à l'État… Aux côtés d'autres groupes pétroliers, les frères Koch y ont investi un million de dollars. Leur proposition a finalement été rejetée, et la loi impose aujourd'hui à la Californie une réduction de 25 % de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (afin de revenir au niveau de 1990). Malgré ce revers, le comité d'action politique de Koch Industries, KochPac, continue de pratiquer un lobbying intensif à Washington, en vue d'empêcher toute législation contraignante en matière d'émissions de gaz à effet de serre. D'après le rapport de Greenpeace, le comité a dépensé plus de 2,6 millions de dollars en 2009-2010 pour suivre le vote de la loi Dodd-Frank, qui vise une plus grande régulation financière.

Les frères Koch financent aussi le très conservateur Tea Party et participent au groupe Americans for Prosperity (AFP). Créé en 2004, l'AFP est à l'origine de nombreuses manifestations contre l'administration Obama, notamment contre son projet de taxe sur le carbone. La Cour suprême ayant levé depuis janvier 2010 les limites au financement des campagnes électorales nationales par les entreprises, il semblerait que les Koch soient prêts à investir encore plus d'argent dans le Tea Party en vue des élections de 2012. Leur lobbying est si tentaculaire qu'ils sont surnommés « Kochtopus », un jeu de mots mêlant leur nom de famille à celui de la pieuvre (octopus en anglais).

Les 99 % sacrifiés par les 1 % ?

Pour restreindre le pouvoir de ces nouvelles ploutocraties et de ces fortunes démesurées, le rapport de l'IFG préconise une série de mesures fiscales pour assurer une véritable distribution des richesse : indexer les hauts salaires sur les plus bas, par exemple, imposer davantage et plus lourdement les très hauts revenus, ou taxer les transactions financières. De nouvelles réglementations pour empêcher ces énormes concentrations de sociétés et sanctionner les dégradations environnementales qu'elles provoquent sont également nécessaires.

Il y a urgence : « Une augmentation de 4 °C de la température mondiale (...) est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, les pauvres et les personnes vulnérables de l'ensemble de la planète, alerte Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International, à Durban. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 %. » Cela signifie que les États, les gouvernements et les citoyens doivent reprendre la main. D'autant qu'ils sont sous la pression de plus en plus forte des « marchés financiers », dont ces 50 multimilliardaires sont des acteurs incontournables…

Sophie Chapelle et Ivan du Roy

Notes

[1] Outing The Oligarchy, billionaires who benefit from today's climate crisis, International Forum on Globalization.

[2] Grâce, notamment, à des indicateurs de développement durable comme le Dow Jones Sustainability Index, ou le CSR Hub Rating, mesurant la responsabilité sociétale des entreprises.

Règles d'imposition des couples qui se constituent ou se séparent

http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/29766/regles-imposition-des-couples-qui-se-constituent-ou-se-separent.php

Modalités d'imposition des foyers fiscaux changeant de situation matrimoniale en cours d'année à partir de l'imposition des revenus de 2011.

Plan :

  1. Introduction
  2. Conditions d'exercice de l'option

Introduction

Dans le cadre de la lutte contre les niches fiscales et dans un souci de simplification de la règle fiscale, l'article 95 de la loi de Finances pour 2011 a réformé les modalités d'imposition des foyers fiscaux changeant de situation matrimoniale en cours d'année.
A cet effet, le législateur a substitué aux impositions multiples une imposition unique des intéressés, commune ou séparée, pour l'ensemble de leurs revenus de l'année. Près de 600.000 contribuables devraient chaque année connaître avec ce nouveau système un ressaut d'imposition, et la mesure permettra à l'Etat de récolter un gain estimé à 500 millions d'euros par an.

Pris pour application de cette réforme qui s'applique à compter de l'imposition des revenus de l'année 2011, le décret (n°2012-448) du 3 avril 2012, insère un nouvel article 43 bis à l'annexe 3 du Code général des impôts qui réforme les règles fiscales applicables :

  • l'année du mariage ou du pacs :
    Les personnes mariées et celles liées par un pacte civil de solidarité (PACS) sont soumises à une imposition commune pour les revenus dont elles ont disposé pendant l'année du mariage ou de la conclusion du PACS. Toutefois, les époux et les partenaires liés par un pacte civil de solidarité peuvent opter pour l'imposition distincte des revenus dont chacun a personnellement disposé pendant l'année du mariage ou du PACS ainsi que de la quote-part des revenus communs leur revenant.
  • l'année du divorce ou de la séparation :
    Chacun des ex-époux ou ex-partenaires est soumis à une imposition distincte des revenus dont il a personnellement disposé ainsi que de la quote-part des revenus communs lui revenant au cours de l'année de séparation, divorce ou dissolution d'un PACS.

Le décret précise les conditions d'exercice de l'option pour l'imposition distincte des revenus de l'année du mariage ou de la conclusion du PACS, mais aussi définit les revenus personnels et les revenus communs en cas d'imposition distincte (y compris les cas de divorce, séparation ou dissolution du PACS), les critères de leur répartition et les obligations justificatives qui leur sont rattachées.

Conditions d'exercice de l'option

Chacun des époux ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité peut exercer l'option pour l'imposition distincte des revenus dont chacun a personnellement disposé pendant l'année du mariage ou de la conclusion du pacte, ainsi que de la quote-part des revenus communs lui revenant, sur la déclaration d'ensemble de ses revenus. Il mentionne sur sa déclaration l'identité de son époux, épouse ou partenaire.

Si l'option n'est pas exercée par chacun des époux ou partenaires dans les conditions prévues ci-dessus et dans les délais prévus au premier alinéa de l'article 175 du Code général des impôts, les époux ou partenaires sont soumis à l'imposition commune dans les conditions de droit commun.

Revenus personnels et revenus communs

En cas d'imposition distincte, constituent des revenus personnels :

  • les traitements, salaires,
  • les pensions et rentes viagères,
  • les rémunérations allouées aux gérants et associés de certaines sociétés,
  • les bénéfices non commerciaux,
  • les bénéfices industriels et commerciaux,
  • les bénéfices agricoles.

Les autres revenus ou profits dont le couple a disposé au cours de l'année du mariage, de la séparation, du divorce, de la conclusion ou de la dissolution du pacte civil de solidarité sont réputés constituer des revenus communs.

Obligations justificatives

Pour justifier de la répartition de la quote-part des revenus communs, le contribuable doit démontrer la propriété exclusive ou la répartition réelle des revenus et profits par tout document de nature à établir l'origine de propriété des biens ou sommes concernés.

Sont considérés comme tels :

  • l'acte authentique mentionnant l'origine de propriété et, selon les cas, la répartition dans l'indivision ou le démembrement ;
  • tout justificatif établi par les établissements payeurs, les prestataires de services d'investissement, les établissements de crédit ou organismes habilités à détenir et à négocier des valeurs mobilières pour le compte de particuliers au nom du ou des bénéficiaires des revenus ou produits attestant du montant de ces revenus ou produits ainsi que de leur date de mise à disposition ;
  • tout justificatif attestant de l'origine de propriété des droits sociaux ou valeurs mobilières ainsi que de la date de réalisation et du montant des gains correspondants en cas de cession de ces droits sociaux ou valeurs mobilières pendant l'année d'imposition.

Sur demande de l'administration fiscale, les contribuables doivent produire ces documents.

© 2012 Net-iris

Prix immobiliers en zone euro : Baisse des prix dans une zone à trois vitesses

http://www.gecodia.fr/Prix-immobiliers-en-zone-euro-Baisse-des-prix-dans-une-zone-a-trois-vitesses_a3907.html

Les prix des logements en zone euro sont en baisse fin 2011. D'un trimestre sur l'autre, le recul est comparable à celui de la crise de 2008-2009. S'il reste quelques pays toujours en hausse, l'affaiblissement est partout visible. Irlande, Espagne et Grèce sont les plus touchées par la crise immobilière.



Prix immobiliers en zone euro : Baisse des prix dans une zone à trois vitesses
En zone euro, les prix immobiliers au dernier trimestre de 2011 reculent de 0,2 % sur un an, soit la première baisse depuis début 2010 (données BCE). Le fléchissement était visible depuis le début de l'année dernière et c'est accentué à partir du second semestre. Sur un trimestre, le recul est très sensible avec une chute de 1 % entre le T3 et le T4, un recul comparable à celui observé au plus fort de la crise immobilière européenne de 2008-2009.

Sur l'ensemble de l'année, les prix ont tout de même progressé en moyenne annuelle de 1,0 %, après +1,1 % en 2010 et -3,2 % en 2009. On est loin des rythmes observés entre 2000 et 2007, quand les prix progressaient en moyenne de 6 % par an.

Au sein de la zone euro, on distingue toujours une Europe à 3 vitesses.

Quelques pays se distinguent par une progression sensible des prix. La France, La Belgique, l'Autriche et l'Allemagne enregistrent encore des hausses supérieures à 2 % sur un an, rythme supérieur à l'inflation. Toutefois, on peut noter que les prix fléchissent aussi, notamment pour le marché français, le plus dynamique de la zone euro.

Viennent ensuite les pays peu ou prou en stagnation (Italie, Finlande, Portugal, Luxembourg, Malte).

Enfin, les prix immobilier en Espagne, Irlande, Grèce, Slovénie et Pays-Bas sont en nette baisse. L'Irlande se distingue de cet ensemble par la chute toujours très rapide de la valeur des biens (-16 % sur un an) mais l'Espagne est désormais sur ses talons (-11 %). Le marché immobilier grec, après avoir longtemps résisté, commence aussi à craquer (-6 %). Enfin, pour les Pays-Bas (pays à forte hausse de prix avant crise et à très fort endettement des ménages) la chute s'accentue sans atteindre encore la gravité de celles des PIGS.

A retenir :

La chute des prix immobiliers illustre les répercussions de la crise de dette sur les banques (crédit moins abondant), de la récession (chômage et salaires contraints), de l'austérité (hausse d'impôts), de l'endettement des ménages (élevé partout) et enfin d'une valorisation immobilière toujours supérieure aux niveaux de longue période (prix trop hauts par rapport aux revenus et rendement locatif faible).

La hiérarchie avec une zone euro à trois vitesses reflète la gravité des facteurs précédents selon les pays.

Ceci alimente la récession via la chute de l'investissement et de l'emploi dans la construction qui alimente à son tour la chute de l'immobilier.

Enfin, ceci met un peu plus la pression sur les banques européennes à travers la montée des créances douteuses (ménages mais surtout entreprises et promoteurs).

© www.gecodia.fr Prix immobiliers en Europe (ancien + neuf) - var. sur un an
Principaux indices sept-09 déc-09 mars-10 juin-10 sept-10 déc-10 mars-11 juin-11 sept-11 déc-11
Europe (Eurostat) -4.2% -2.5% 0.2% 2.4% 1.8% 1.3% 0.7% 0.1% -0.2% :
Zone euro (BCE) -3.8% -2.3% -0.8% 1.4% 1.8% 1.9% 2.0% 1.1% 1.0% -0.2%
Zone euro sept-09 déc-09 mars-10 juin-10 sept-10 déc-10 mars-11 juin-11 sept-11 déc-11
Allemagne -0.6% -0.7% -1.5% 0.7% 1.4% 1.5% 3.1% 2.3% 2.7% 2.3%
France -7.7% -4.1% 1.2% 5.3% 6.5% 7.6% 7.0% 7.1% 6.3% 4.3%
Italie (semestriel) : -0.6% : -0.2% : 0.4% : 0.9% : 0.5%
Espagne -7.0% -4.3% -2.9% -0.9% -2.2% -1.9% -4.1% -6.8% -7.4% -11.2%
Pays-Bas -5.1% -5.0% -4.4% -2.0% -0.6% -1.0% -1.2% -1.9% -2.7% -3.4%
Belgique -1.4% 1.3% 3.8% 5.9% 5.9% 5.9% 3.1% 3.5% 4.0% :
Autriche 3.4% 1.9% 5.7% 5.3% 5.0% 6.8% 3.9% 1.4% 5.8% :
Grèce -5.1% -4.0% -1.8% -4.7% -5.2% -7.0% -5.4% -4.9% -4.3% -5.9%
Finlande 0.4% 7.9% 11.4% 10.3% 8.0% 5.2% 4.1% 3.2% 2.7% 1.0%
Irlande -20.6% -19.1% -16.6% -13.0% -11.3% -11.0% -11.1% -12.4% -13.5% -15.8%
Portugal -0.8% -0.6% 1.3% 1.6% 2.8% 1.6% 0.6% 0.2% -0.8% -0.8%
Slovaquie -10.9% -5.0% 1.1% 4.2% 4.6% 1.5% 1.1% : : :
Slovénie -14.3% -12.3% -8.3% -3.7% -1.3% -2.1% -2.5% -2.8% -4.3% -2.7%
Luxembourg -2.6% -2.3% 2.6% 4.4% 5.7% 5.1% 2.4% 5.7% 1.9% :
Malte -2.5% -1.4% 4.5% 0.5% 1.5% -2.0% -2.6% 0.0% 1.8% :
Sources : BCE, Insee, Eurostat, INE En italique, estimation à partir des données nationales

L'Équipe Gecodia.fr

Mardi 3 Avril 2012