C’est pour quand le grand dépoussiérage ?

 

Conservatisme, rigidité, la justice française est embourbée et envasée dans sa lourdeur et son irréactivité. Apathique, elle donne l’impression d’être gardée par des soldats de pierre, des statuts de moralité communautaire. Les magistrats et les avocats en sont

toujours, cent ans plus tard, à jouer encore aux effets de manche pour s’impressionner eux-mêmes et rallonger leurs procédures avec les honoraires qui vont avec !

 Et le client dans tout cela ? Pris en tenaille, en otage dans ce système grabataire, il n’a pas d’autre statut que celui de demandeur ou de défendeur, de prévenu ou de victime. Client, il ne peut attendre de ce fait respect et considération. De plus, la corporation se sert les coudes alors que, comme dans tous les métiers, les Hommes ne sont pas égaux face à la compétence, l’honnêteté, le professionnalisme, face aux qualités préparatoires et oratoires. Dans toutes les professions, le lcient doit pouvoir avoir des recours auprès d’un Conseil de l’Ordre suprême, juste et neutre.

 Tous les secteurs d’activité évoluent, progressent et s’améliorent. Qui dit « client » dit « commerce ». Alors pourquoi les justiciables se sentent ils des otages face à une institution qui non seulement ne s’est pas adaptée aux évolutions sociales mais bien au contraire, s’enterre dans un système complètement archaïque, dépassé, qui fait de plus en plus tâche et de façon injuste ?

 

France Lumiere