de France Lumiere

Quand la solidarité fait cohabiter deux générations

 Il y a ceux qui découvrent que leurs retraites ne leur permettent pas de vivre décemment. Il y a ceux qui constatent que le coût de la vie n’est plus assez couvert par leurs retraites. Il y a

les jeunes qui abordent la dure réalité de la vie au moment ou après leurs études. Il y a ceux qui abordent le 4ème âge dans la solitude avec peu de moyens. Et puis il y a ceux qui ont opté pour la co-location entre retraités ou cohabiter avec une personne plus jeune contre quelques menus services. Les deux critères identiques : les rapports humains et l’entre-aide, entre autre financière.

 Certains adultes n’ont pas eu la chance d’avoir des enfants et petits enfants. Il n’est pas trop tard pour imaginer cela. Dans ce cas, cette « famille » se choisira dans une parfaite harmonie et un partage équitable. Les étudiants sont parfois heureux d’avoir un toit à moindre coût, de rendre quelques services de proximité, de partager un repas, d’habiter avec une personne esseulée.

 Dans les 50 prochaines années, le niveau des retraites sera tel que les maisons du 3ème âge seront soit inabordables soit bondées. Le seul recours, pour une vieillesse décente, sera de vieillir à domicile en abritant soit d’autres retraités, soit une jeune génération désireuse d’un enrichissement mutuel. Cette ouverture à cette relation communautaire résoudra bien des difficultés existentielles à des générations qui, finalement, partageront les mêmes expériences, les mêmes ressentis, les mêmes émotions. Une réelle solidarité existera aussi face à l’avenir sombre qui s’annonce.

 

France Lumiere