de France Lumiere

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Evidemment, c’est tentant quand même. Entre le permissible, le tolérable, l’acceptable et l’interdit, la graduation de tolérance semble flexible et sans couleur à ceux qui aiment à l’interpréter ainsi. Mais lorsque l’amende sur le fait tombe au minimum, cela change la donne. Un billet de spectacle acheté à l’avance ne peut servir à son propriétaire suite à un

impondérable. Le cadeau est tout trouvé. Le garder en relique n’a pas de sens. Une, deux, quatre, au même tirage, sont revendus au prix d’achat sans autre but lucratif et la transaction passe le seuil de la légalité. Internet a modifié l’usage de la réservation et de l’acquisition. Aucun réel cadre n’opposait ces pratiques de second marché. Il aura fallu, comme souvent, de nombreux litiges pour qu’une loi ne sorte des guichets.

L’article 313-6-2 émerge suite à la loi du 12 mars 2012 et porte sur l’organisation des manifestations sportives et culturelles. Le code pénal intègre donc l’interdiction d’une pratique habituelle de la revente des billets de spectacle. 15.000 ou 30.000 euros, pour cause de récidive, ces sanctions financières potentielles devraient calmer les fraudeurs mais pas les vendeurs à la sauvette. Lors d’un match de foot ou de rugby où plus aucun gradin n’est disponible, il est fort à miser que sous les manteaux bien des billets changeront de mains avec une belle plus-value au passage.

Malgré les technologies avancées, dont le code barre, les détournements de billets frappés d’annulation et réédités après vol ou déclaration fictive sévissent toujours. Le trafic repart de plus belle. Allez dire à un fan inconditionnel de l’Olympique de Marseille qu’il ne sera pas de la fête, vous verrez le feu d’artifice aux premières loges !

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