de France Lumiere

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Plus lent que moi tu meures !! Deux ans en première instance s’écoulent entre l’introduction du dossier au Greffe jusqu’aux attendus du jugement. Tout dépend ensuite de la ville où le Conseil des Prud’hommes est saisi. Rajoutons à cela la réactivité controversée de certains avocats qui se disent surbookés comme les ministres.

Force est de constater que les cabinets d’avocats groupés (SCP, SCM etc.), se comportent mieux que les pratiquants isolés.

Au sein d’une telle structure, un dossier peut être plaidé par l’un de ses associés, même si rien ne vaut l’original. Car il faut compter avec les nombreux incidents de procédure, pour appeler cela poliment lorsque cela est au détriment du justiciable, ….citons le poème de Paul Vorlaine « … Blessent mon cœur d’une langueur monotone… ». Un avocat du « demandeur » qui conclu le premier jet 15 jours avant l’audience de plaidoiries, ne peut pas agir dans l’intérêt de son client. Il possède toutes les billes et le dossier est parfaitement recevable en l’état. Il se paye donc sa tête tout simplement. Il est largement rémunéré pour faire le jeu de son contradicteur qui lui, ne tarde évidemment pas à demander le report pour conclusions tardives ! Et le client, quant à ce pauvre bougre, il se prend 6 mois dans la vue ! Rassurons nous, il en est ainsi pour toutes les juridictions où ces bonhommes en robe noire sévissent.

Le collège de conseillers prud’homaux élus par le peuple est aussi mis aux cribles de l’enquête UFC Que choisir (n° 501 de mars 2012). L’illisibilité des jugements provoque une interjection assez systématique. « 61 % de taux d’appel en 2008 contre seulement 13 % pour les tribunaux de grande instance ». Et vlan, vous vous en prenez pour deux ans de plus !

Alors le bouquet final revient à l’avocat qui « oublie » de demander des dommages et intérêts pour le préjudice subi, calculable, quantifiable et vérifiable, du fait de votre chômage qui se prolonge, perdure. Heureusement, il vous reste vos bons et loyaux mouchoirs pour éponger votre sueur à faire bouger votre avocat pour une procédure qui s’avère longue, coûteuse et aléatoire. Mais soyons rassurés. Désormais il faudra payer pour introduire une instance en justice et alimenter tout ce cirque.

France LUMIERE