de France Lumiere

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Il y a celles et ceux qui veulent donner les modes d’emploi, trucs et astuces quant à la pratique, la vraie, soi-disant, des Réseaux sociaux professionnels. Ils s’organisent autour de tablées pour en discuter, échanger, s’informer. Le mot d’ordre est lancé : ouvrir son carnet d’adresses. Au sortir d’une telle rencontre, où la mise en place de recommandations est une

invitation pour poursuivre sur d’autres organisations du même type, l’on s’attend, évidemment, à voir tout cela suivi d’effets. Et là, surprise ! Il ne se passe rien.

Ce qui est encore plus surprenant, ce sont ces mêmes animateurs de Réseaux qui se limitent eux-mêmes, et, de ce fait, leur propre communauté de connaissances. Impossible de consulter les contacts de ces administrateurs de groupes. Comme c’est étrange ! Ce comportement va-t-il dans le sens de l’ouverture du carnet d’adresses ? Refuser à son réseau l’accès des membres avec qui l’on est en relation est en totale contradiction avec le concept même de cette mouvance sociale. Pire : c’est faire injure à l’idée que l’on injecte lors des soirées de rencontre sur ce thème en plus. « Faites ce que je dis, mais ne faite pas ce que je fais. » Cela se résume finalement à cela. Alors quelle crédibilité apportée à celles et ceux qui en ont plein la bouche mais qui sont totalement incapables d’assumer leurs formules toutes faites ?

Il ne faut pas s’y tromper. Les personnes qui se ferment ainsi au concept des toiles d’araignées que sont, que doivent être les réseaux, n’ont qu’un intérêt très limité. Allons jusqu’à dire qu’un objectif, bien différent de la générosité et de l’altruisme des animateurs de vrais réseaux, guide cette conduite. Il est rassurant de penser que cette démarche ne fait pas longtemps illusion. Encore faut-il avoir déjà un peu expertisé les réseaux pour en avoir conscience.

France LUMIERE