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de France Lumiere

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Une rêne de bride qui casse, un pneu qui crève, une perche qui se brise, une chute, les incidents techniques sont nombreux sur une épreuve olympique. Personne n’est en effet à l’abri d’un accident, d’une déficience matérielle. C’est le

lot de tout sportif. Prenez par exemple le cas d’une roue de coulisse d’aviron qui cède. Bien sûr, les athlètes de haut niveau exercent leur art sur du matériel de haute précision et haut de gamme. Certains fabricants n’hésitent pas du reste à profiter des grandes compétitions internationales pour peaufiner leurs produits déjà bien éprouvés.

 Evidemment, après avoir enduré des années et des années d’entraînements, de privations, d’engagements, rater sa finale olympique pour un problème mécanique, la pilule est difficile à avaler. C’est bien pire évidemment quand ce sportif est attendu par les médias pour avoir mené en tête des compétitions mondiales dans sa catégorie. La presse ne fait pas de cadeau aux champions. Sous ses airs de tolérance, elle a des mots très durs, implacables. Depuis plusieurs olympiades, et heureusement, des consultants viennent renforcer l’équipe de commentateurs. C’est tant mieux. Pratiquants de ce sport de haut niveau, ils jettent un regard empreint d’admiration et de compréhension. Ils maîtrisent toutes les subtilités techniques de la discipline. Le sportif ainsi suivi n’est pas fustigé systématiquement comme ce fut longtemps le cas avant l’avènement de ces professionnels sportifs lors des reportages.

En attendant, connaître des contre-performances liées à une faille technique, c’est évidemment plus que malheureux : le sentiment d’être mal payé en retour, après tant de travail acharné, remonte amèrement à la surface du sportif concerné. Parfois il peut parvenir à s’en sortir. Prenons l’exemple du vététiste qui termine médaille de bronze avec une selle hors service ou le franchissement du dernier obstacle d’un oxer avec une rêne manquante. Tout cela se paye cash : des points en moins, de mauvais chrono, une place au classement général loin des tous meilleurs. Mais c’est la dure loi du sport. Le problème des JO, c’est qu’il faut attendre quatre longues années avant de pouvoir prendre sa revanche sur le mauvais sort.

 France LUMIERE