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de France Lumiere

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« A » comme Aviron et Angleterre. Cette nation est l’une des toutes premières au niveau mondial pour cette discipline en particulier. Elle domine de sa suprématie légendaire depuis les années 30. Les deux universités de grand renom ont

marqué l’histoire par leurs affrontements permanents. L’une après l’autre, elles rivalisent tour à tour des plus belles victoires, s’attirant à elles les sportifs universitaires de haut niveau. L’aviron se sublimait à la première lettre de l’alphabet de très belle manière. Le fair-play britannique, « B », deuxième lettre de l’alphabet, a accompagné ce continent lors de toutes les épreuves sportives internationales. Plus qu’une réputation, un art de vivre et de se comporter. Le respect de ses adversaires, le sens de la gagne comme celui de l’échec, voilà un pays qui s’est imposé, à tous ces titres, dans l’esprit historique des JO.

 Seulement voilà ! Pour synthétiser cette première semaine d’olympiade, la Grande-Bretagne ne nous avait pas habitués à ne pas figurer dans le tableau des médailles, colonne « or ». Au vélodrome, quelques jours auparavant, une pistarde britannique avait déjà créé un précédent. Un mauvais départ, un espoir d’un nouveau podium qui s’envole et comme par pur hasard tous les prétextes sont bons. Moins de 100 mètres après une course d’aviron, un incident technique peut être signalé, du moment où celui-ci compromet le bon déroulement de la course du prétendant à la victoire.

 Une « coulisse d’aviron » est un siège qui, comme le nom l’indique, coulisse sur des rails à l’aide de quatre roulettes. Lorsque l’on connaît la structure technique et les composants de cette assise, une réparation de fortune « au tournevis » s’assimile à se payer la tête de tous les pratiquants de ce sport magnifique. Annoncer la « casse » d’une roue de coulisse revient à faire un véritable pied de nez de mauvais joueur aux malheureux concurrents et une tâche indélébile à la planète Aviron mondiale.

 Si les Britanniques sont capables de perdre la valeur éthique, morale et sportive, vers quoi allons-nous aux JO comme ailleurs ?

 France LUMIERE