de France Lumiere

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Moulin à vent ? Girouette ? Montagnes russes ? On veut tout et son contraire ? Les indécis, combien sont celles et ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent ? Capricieux, éternellement imprononçables, certains individus font preuve d’un réel manque de fiabilité, d’engagement. En fonction du vent, des courants, ils sont capables de tourner le dos aux tendances

porteuses. Le pire, c’est qu’ils sont souvent silencieux sur le pourquoi, la raison de leurs actions, ne savent pas mettre les mots sur leurs réflexions, leurs pensées. Ce n’est sans doute pas donné à tout le monde finalement. Mais quand même, c’est un peu facile. Est-ce la peur tout bonnement qui dicte leur conduite ? Ne pas avoir les moyens de ses ambitions ?

 Dans le psychisme, une case est atteinte qui l’empêche « d’être fini ». Lorsqu’un tel personnage se rencontre, il est préférable de très vite s’apercevoir des risques potentiels pour les autres et discerner les raisons de son propre malheur. Des mi-figues, mi-raisins, il en faut mais le moins possible dans son entourage de proximité. Souvent, c’est leur vie durant qu’ils traînent les savates et ne marchent pas vraiment droit, n’étant pas vraiment fixé de l’endroit où ils veulent se rendre. S’ils ne savent pas pour eux-mêmes de ce qu’il leur faut, ce qu’ils veulent ou non, il est fort à parier qu’ils ne sauront pas davantage se prononcer pour les autres, pour autant que ça les intéresse du reste. Passer à côté du positif, de « l’énergie » communicative et dopante, c’est se priver d’une réelle force de changement. Mais il y a des personnes qui ne veulent et ne peuvent pas changer. Ce sont des butineurs permanents qui ne s’inscrivent pas dans la durée mais dans l’éphémère et le superficiel. D’autres en revanche, peuvent en faire une stratégie d’attente pour mieux connaître avant de s’engager. Ceux là par contre savent l’exprimer. Il faut juste que cela ne dure pas trop longtemps car sinon le piège se referme sur eux.

 Concentrés sur eux-mêmes, les indécis perpétuels passent à côté de leur ombre sans vraiment la voir et ne s’aperçoivent pas qu’ils sont penchés dangereusement sur leurs doutes permanents. La peur les rigidifient ou au contraire les exultent de tout sans rien choisir. Ils font s’éloigner d’eux ceux par qui la mouvance et l’engagement sont possibles. Les électrochocs seraient peut-être la solution, mais, dans certains cas, c’est déjà trop tard. Adviendra que pourra !

 France LUMIERE