Grand merci à Pierre-Jean Llorens pour ces articles en partage :

Insolite: des emballages comestibles pour réduire nos déchets ?

http://www.reponseatout.com/pratique/environnement/emballages-comestibles-a106842

L'idée des scientifiques est de remplacer les emballages plastiques par des emballages entièrement comestibles et ainsi réduire les déchets.

Des emballages comestibles existent déjà, mais plus récemment, des scientifiques américains, dont le docteur David Edwards, ont mis au point une nouvelle génération d'emballages. Ces emballages se dissolvent dans l'eau, devenant ainsi un complément alimentaire. L'objectif de ces scientifiques est de parvenir à réaliser des emballages consommables ayant le même goût que les produits emballés, ou ayant des propriétés antioxydantes.

Un emballage au goût des aliments

Un emballage a pour fonction d'empêcher la putréfaction de la nourriture en faisant barrage entre l'oxygène et l'aliment à protéger. Et les emballages comestibles de ces chercheurs conservent cette fonction. De plus, pour certains, ils constitueraient un moyen d'éviter la toxicité des emballages plastiques dont l'aliment peut s'imprégner. En effet, les chercheurs ont réussi à assembler du polymère biodégradable avec des particules de nourriture.

Le docteur David Edwards n'en n'est pas à son coup d'essai. Il avait déjà mis au point une boîte en peau de tomate pour contenir un gaspacho et une bouteille en peau de raisin pour contenir du vin. A l'Université de Bourgogne, les scientifiques ont réalisé, eux, des emballages à partir de gluten, d'amidon, ou de protéines de lacto-sérum, à l'apparence plastique mais garantis mangeables.

Propriétés antimicrobiennes

Il ne devrait pas y avoir d'inquiétude au niveau de l'hygiène. A l'Université de Bourgogne, on précise que l'emballage sera doté  de propriétés antimicrobiennes , le rendant ainsi  actif  ou  intelligent  et donc propre à la consommation. Pour plus de sureté, il suffira aux consommateurs de nettoyer leurs produits sous l'eau, le polymère étant biodégradable dans l'eau.

Même s'ils saluent l'invention, certains se demandent pourquoi ne pas tout simplement continuer à promouvoir la vente en vrac qui permet, elle aussi, de réduire les déchets.

Par Maëla Priolet

Un téléphone qui voit à travers les murs

Deux scientifiques ont inventé une puce pour téléphone qui permettrait de voir à travers les objets. Une avancée technologique intéressante, non pas pour espionner son voisin, mais pour aider la médecine.

Vous avez toujours rêvé de voir à travers les murs, tel un super héros ? Votre souhait est en passe de devenir réalité. Deux scientifiques de l'Université du Texas, à Dallas, ont inventé une puce téléphonique avec vision à rayons X, ce qui pourrait donner l'impression à certains de posséder les pouvoirs de Superman.

La puce est capable de distinguer une fréquence térahertz du spectre électromagnétique, comprise entre les infrarouges et les micro-ondes, et d'en sortir une image. Elle fonctionne grâce à un semi-conducteur à oxyde de métal complémentaire (CMOS), fréquemment utilisé dans les ordinateurs portables, les téléphones multifonctions, les téléviseurs ou encore les consoles de jeux vidéo. Ce microprocesseur étant devenu courant, il est désormais relativement bon marché. L'autre avantage de l'invention est que les images sont prises sans lentille, le module reste donc petit et léger, facile à transporter.

Selon Kenneth O, professeur d'ingénierie électronique, la combinaison du CMOS et de térahertz signifie qu'on peut mettre cette puce et un émetteur au dos d'un téléphone portable, et en faire un appareil de poche qui peut voir à travers les objets .

A quoi ça sert ?

Le scientifique espère, dans un premier temps, qu'une telle avancée permettra de désengorger les réseaux de communication mobile. Mais la réelle intention des chercheurs est d'obtenir un système d'imagerie complet, pouvant permettre aux médecins de voir à l'intérieur du corps de leurs patients. Cependant le professeur Kenneth pense qu' il y a des tas de choses qu'on devrait pouvoir faire auxquelles nous n'avons tout simplement pas encore pensé .

Une dernière chose, si vous avez peur que votre voisin un peu louche puisse vous déshabiller d'un simple  clic , n'ayez crainte. Les deux scientifiques affirment avoir bridé la portée de l'appareil à moins de 10 centimètres pour éviter toute pratique abusive et ne pas porter atteinte au respect de la vie privée.

Par Mathilde Bourge

http://www.60millions-mag.com/actualites/archives/alerte_rouge_pour_les_boites_jaunes_nbsp

Alerte rouge pour les boîtes jaunes !

Faudra-t-il, un jour, inscrire les boîtes aux lettres de La Poste sur la liste des espèces menacées ? En toute discrétion, plus de 3 500 d’entre elles ont disparu l’année dernière. L’agacement grandit dans les zones rurales.

Le mal frappe un peu partout en France. Tout d’un coup, une boîte aux lettres disparaît. Envolée ! Et voilà les usagers contraints de parcourir quelques centaines de mètres en plus – parfois quelques kilomètres à la campagne – pour poster leur courrier…

La Poste refuse de le reconnaître. Mais les statistiques officielles laissent penser qu’elle a entrepris un « nettoyage » de son parc de boîtes jaunes pour supprimer les moins utilisées.

Les chiffres sont planqués dans un rapport publié il y a quelques jours sur son site Internet. Il s’agit des résultats de la qualité du service universel postal, dont la publication annuelle est exigée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).

Pas de politique nationale de suppression ?

Selon ce bilan, La Poste a supprimé 3 682 boîtes aux lettres l’année dernière. La France en compte désormais 144 610, contre plus de 148 000 l’année précédente. C’est 2,5 % du parc en moins : la baisse est franche ! Jusqu’alors, le nombre de boîtes variait peu. Il avait même augmenté entre 2007 et 2009.

« À l’échelle du territoire, la baisse reste faible », réagit un porte-parole de La Poste. Il dément l’existence d’une « politique nationale » de suppression des boîtes aux lettres : « Le parc évolue de manière continue : des boîtes pas assez utilisées sont supprimées, d’autres sont relocalisées, par exemple là où un nouveau lotissement est créé. »

Dégradation du service rendu aux usagers

La raréfaction des boîtes se double de l’avancée de l’heure de levée pour certaines de celles qui sont maintenues. Moins d’une boîte sur cinq est aujourd’hui relevée après 13 heures : très exactement 18,6 % des boîtes, selon ce bilan, contre 19,6 % il y a deux ans. Les deux éléments – boîtes supprimées et levées plus précoces – participent à la dégradation du service rendu aux utilisateurs.

La grogne monte chez les habitants des zones rurales, principales victimes du phénomène. Les personnes âgées et celles qui ne disposent pas de voiture sont les plus gênées. La presse régionale s’en fait régulièrement l’écho, comme en Indre-et-Loire ou en Seine-et-Marne.

« Dans certaines communes, les trois quarts des boîtes sont concernées [par les suppressions], s’alarme le sénateur Michel Boutant, président du conseil général de la Charente. Sur des communes rurales étendues, certains hameaux seront désormais dépourvus de boîtes aux lettres. » Sa question écrite au gouvernement, publiée en janvier dernier au JO Sénat, reste sans réponse à ce jour.

Absence complète de concertation

Si la loi encadre strictement l’implantation des bureaux de poste, agences postales et points de contact, pour éviter les « déserts postaux », rien n’a été prévu pour les boîtes aux lettres. « Il n’y a pas d’obligation d’un nombre minimal », reconnaît-on à l’Arcep. La Poste fait donc comme bon lui semble.

Et sur le terrain, l’agacement s’ajoute à l’inquiétude : de nombreux retraits de boîtes « s’effectuent sans concertation avec les élus locaux ou avec les représentants des usagers », rappelle Familles rurales dans un communiqué publié en début d’année. Et l’association consumériste et familiale de dénoncer : « Les habitants du milieu rural ne doivent pas être les oubliés du service public postal. »

Benjamin Douriez

Source : 60 millions de consommateur

http://www.60millions-mag.com/vos_droits/conseils_d_experts/impots_comment_calculer_vos_frais_de_transport

Impôts : comment calculer vos frais de transport

Au moment de remplir votre prochaine déclaration d’impôts, vous choisirez peut-être de déduire vos frais réels au lieu d’appliquer le forfait légal de 10 %. Cette option peut s'avérer avantageuse. Découvrez comment calculer les dépenses liées à vos déplacements domicile-travail.

Des milliers de salariés franchissent le pas chaque année et optent pour la déduction de leurs frais réels, y compris ceux qui ont de modestes salaires. Il est vrai que le système est avantageux dès que vos frais professionnels dépassent 10 % de vos revenus salariaux.

«Opter pour les frais réels» consiste simplement à inscrire le montant total de vos frais réels supportés en 2011 dans la colonne "Frais réels" de votre déclaration des revenus, ligne AK, ou BK pour votre conjoint. L’Administration déduira ces frais de votre salaire au moment où elle calculera votre imposition. Il reste à savoir ce que vous pouvez inscrire ou non dans la case.

C’est la Direction générale des impôts (DGI) qui fixe la liste des dépenses professionnelles déductibles. Parmi ces dépenses, figurent les frais de transport.

L’article 83-3° alinéa 7 du code général des impôts vous permet de déduire de plein droit vos frais réels de transport jusqu’à 40 kilomètres, donc un maximum de 80 kilomètres (pour l’aller et le retour) par jour.

Important : au moment où vous déclarez vos frais réels, vous n'avez pas à fournir les justificatifs, même si vous utilisez une déclaration sur papier. Mais conservez-les précieusement pendant les 3 années suivantes, car ils peuvent vous être réclamés par le service des impôts.

D'après un article de Myriam Fleurange, publié dans le hors-série spécial fiscal de 60 millions de consommateurs (février-mars 2009).

Lancement du premier moteur de recherche handi-responsable !

http://www.repandre.com/Lancement-du-premier-moteur-de,24068.html

Qu'est ce que la recherche Handi- Responsable ?

Quotidiennement lors de vos recherches sur le web vous générez des revenus publicitaires. www.handicherche.fr propose de reverser 50 % de ses revenus publicitaires aux associations oeuvrant en faveur des personnes en situation de handicap.

Un principe simple : Plus nous serons nombreux à adhérer à la recherche Handi-Responsable, plus nous financerons efficacement les associations !

D'où vient cette idée ?

Dans un monde de plus en plus socialement responsable où les citoyens ont conscience de l'impact que leurs actions quotidiennes ont sur leur environnement. La recherche solidaire sur internet est l' expression la plus concrète de ce constat.

En choisissant la cause du handicap nous souhaitons sensibiliser le plus grand nombre aux problèmes de discriminations dont souffrent les personnes en situation de handicap (2ème cause selon la HALDE). Sensibiliser aussi sur le fait que le handicap n'est pas une maladie contagieuse et peut toucher tout le monde sans distinction. A l'heure des débats sur la dépendance et de notre population vieillissante, la situation de handicap est une question qui doit tous nous préoccuper. www.handicherche.fr soutient l'idée que face aux carences de l'Etat sur ces questions, financer les actions du monde associatif est la meilleure réponse que l'on puisse apporter.

Julien Melis, Fondateur de www.handicherche.fr et qui porte ses valeurs, a décidé de mettre tous ses efforts dans la conduite de ce projet. Il s'agit à la fois d'un projet idéologique mais aussi humain car c'est pendant une période de chômage que julien Melis a décidé de créer son propre emploi. Son ambition : « Je souhaite renforcer l'idée que la solidarité n'est pas un luxe mais une nécessité et qu'elle est accessible à tous. » Vivre avec cette croyance est un objectif qui n'est pas nouveau, mais devenu primordial. C'est une prise de conscience qui s' est élevée au rang de nécessité pour la survie et le confort de nous tous.

Tous concernés...  http://handicherche.fr/

- Les associations : utiliser un geste du quotidien et les nouvelles technologies de télécommunications pour financer à long terme les actions des associations oeuvrant dans le handicap.

www.handicherche.fr propose aussi aux associations d'administrer un blog et des fonctionnalités web2.0 pour garder le « contact » avec leurs membres.

- Les particuliers : valide ou en situation de handicap chaque particulier peut agir simplement pour promouvoir et financer des associations. L'objectif affiché de toucher le plus grand nombre permet de créer un lien entre tous les citoyens.

- Les professionnels : les inciter à participer à notre action répond à un double objectif pour les entreprises, les collectivités locales (mairies, régions) : sensibiliser leurs collaborateurs en interne à la notion de handicap (l'utilisation de ce moteur de recherche est un pas vers le monde associatif lié au handicap ; ensuite communiquer en externe sur leur engagement dans la cause du handicap.

En cas de vol de votre téléphone

Avant de se  faire voler, tapez ceci sur votre téléphone :

Étoile    *

Dièse   #

Zéro    0

Six        6

Dièse  #

Vous obtenez le numéro de série de votre téléphone portable, il s'affiche immédiatement sur votre écran.

Ce code est unique  Inscrivez-le et conservez-le précieusement.

En cas de vol de votre téléphone, appelez votre opérateur et donnez-lui ce code.

Votre téléphone pourra alors être complètement bloqué, même si le voleur change la carte SIM.

Vous ne récupérerez probablement pas votre téléphone, mais vous êtes néanmoins assuré que le voleur ne pourra en aucun cas s'en servir... et vous n'aurez pas de facture mirobolante à payer !

Bon à savoir !!!
En cas de perte ou de vol de portable
A faire et à noter sur un bout de papier dans votre portefeuille
Info très utile, pour une fois, et on peut se demander pourquoi les marchands de téléphone ne la transmettent pas aux utilisateurs ! Une sorte de revanche si on vole votre téléphone peut-être !!!
Tapez ceci sur votre téléphone :
étoile, dièse, zéro, six, dièse
et vous obtenez le numéro de série de votre téléphone portable, il
s'affiche immédiatement sur votre écran.
Ce code est unique.. Inscrivez-le et conservez-le précieusement. Si jamais on vole votre téléphone, appelez votre opérateur et donnez-lui ce code. Votre téléphone pourra alors être complètement bloqué, même si le voleur change la carte SIM.
Vous ne récupérerez probablement pas votre téléphone, mais vous êtes néanmoins assuré que le voleur ne pourra en aucun cas s'en servir... et vous n'aurez pas de facture mirobolante à payer !
Si cette info s'étend à tout le monde, les voleurs de téléphones portables n'auront plus qu'à se recycler, car le vol deviendra inutile

L'arthrose : le point avec l'Inserm sur une maladie à part entière

L'arthrose, longtemps considérée comme une fatalité liée au vieillissement, ne bénéficie que de traitements symptomatiques destinés à soulager la douleur. Mais il s'agit en réalité d'une maladie articulaire à part entière, avec plusieurs facteurs de risques bien identifiés conduisant à la destruction du cartilage. La recherche sur les mécanismes en cause est très active ; elle devrait permettre de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques dans les années qui viennent pour développer des médicaments spécifiques contre l'arthrose.

La dégradation du cartilage et de l'articulation
L'arthrose est la maladie articulaire la plus répandue. Elle se caractérise par la destruction du cartilage qui s'étend à toutes les structures de l'articulation, notamment l'os et le tissu synovial.

Le cartilage, qui tapisse les extrémités osseuses d'une articulation et leur permet de glisser l'une sur l'autre, perd en épaisseur, se fissure et finit par disparaître, entraînant des douleurs et un handicap majeur avec une perte de mobilité.

Actuellement, les mécanismes de cette dégradation sont mal connus et font l'objet d'une recherche active.

Plusieurs facteurs de risque identifiés
La destruction du cartilage est un véritable processus pathologique lié à l'âge, un dysfonctionnement métabolique, un excès de pression, à certaines maladies de l'articulation ou encore à la fragilité naturelle du cartilage. L'hérédité est un facteur de risque possible, notamment pour l'arthrose des mains.

Les contraintes mécaniques comme la surcharge pondérale, le port fréquent de charges lourdes, une activité physique trop intense contribuent à abîmer le cartilage. Certaines anomalies anatomiques ou séquelles de traumatisme y participent également. D'autres maladies touchant l'articulation comme la chondrocalcinose, l'ostéonécrose ou la polyarthrite rhumatoïde, peuvent également favoriser son apparition. Enfin, des désordres métaboliques générés par une obésité semblent également être en cause. Les personnes obèses présentent par exemple deux fois plus de risque de développer une arthrose des main.

L'arthrose très fréquente après 65 ans
Seulement 3 % de la population de moins de 45 ans est touché par l'arthrose, 65 % après 65 ans et 80 % au-delà de 80 ans.

La fréquence de la maladie varie en fonction de la localisation :
- L'arthrose de la colonne vertébrale est la plus fréquente dans la tranche d'âge 65-75 ans (70 à 75 % des personnes) mais reste le plus souvent silencieuse.
- L'arthrose des doigts est la deuxième localisation la plus fréquente (60 %) et se traduit par des déformations irréversibles.
- Les arthroses du genou et de la hanche concernent respectivement 30 % et 10 % des personnes de 65 à 75 ans. Elles sont plus invalidantes car touchent de grosses articulations qui portent le poids du corps.
Toutes les autres articulations peuvent être concernées mais l'épaule, le coude, le poignet, la cheville sont plus rarement atteints.

Une évolution imprévisible
Les lésions du cartilage ne régressent pas au cours du temps et leur évolution n'est pas linéaire. Elle peut être très rapide et rendre nécessaire la pose d'une prothèse, par exemple de la hanche, en moins de 5 ans. L'arthrose peut également évoluer lentement, sur plusieurs années, sans induire de handicap majeur.

Deux phases se succèdent à un rythme imprévisible : une phase chronique, au cours de laquelle la gêne quotidienne est variable et la douleur modérée, entrecoupée de crises douloureuses aiguës accompagnées d'une inflammation de l'articulation. La douleur est alors vive, survenant dès le matin et parfois la nuit. Durant la phase chronique il est recommandé de conserver une activité physique régulière mais de mettre l'articulation au repos lors des crises douloureuses. C'est en effet au cours de cette phase qu'intervient la destruction du cartilage.

Des traitements uniquement symptomatiques
Il n'existe que des traitements symptomatiques pour soulager la douleur. Aucune thérapeutique anti-arthrosique capable de protéger le cartilage n'est actuellement disponible. Les traitements médicamenteux doivent toujours être associés à des mesures non médicamenteuses.

Les antalgiques aident à lutter contre la douleur. Le chef de file est le paracétamol mais d'autres molécules sont disponibles et adaptées à différents paliers de douleur.

En cas de poussée inflammatoire, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie orale ou sous forme de gel ou pommade sont utiles. Pour passer un cap, le médecin peut recourir à une infiltration de corticoïdes consistant à injecter ces anti-inflammatoires puissants directement dans l'articulation. On limite le nombre d'injections en général à trois par an pour une même articulation.

Certains traitements, dits à longue durée d'action, peuvent soulager plus lentement mais plus durablement les patients en cas de douleur persistante. Leur effet pourrait se maintenir près de 6 mois mais reste néanmoins le plus souvent modeste. Il s'agit par exemple de la chondroïtine sulfate, la glucosamine sulfate, les insaponifiables d'avocat et de soja ou encore la diacerhéine.

D'autres solutions visent une antalgie de 6 mois. L'injection d'acide hyaluronique, encore appelée visco-supplémentation, consiste à injecter un produit visqueux de composition proche du liquide synovial physiologique. Le lavage articulaire s'applique à l'articulation du genou et permet de la débarrasser des débris cartilagineux à l'aide de sérum physiologique sous anesthésie locale. L'efficacité de ces techniques est toute relative et controversée dans la littérature scientifique.

Les mesures à prendre sont indispensables pour limiter la progression de la maladie et doivent être personnalisées en fonction des pathologies associées et de la localisation de l'arthrose.

Il est recommandé de :
- perdre du poids en cas d'excès,
- pratiquer une activité physique régulière et d'intensité modérée en dehors des poussées inflammatoires, par exemple de la marche à raison de 3 fois une heure par semaine,
- éviter de porter des charges lourdes,
- adapter son environnement à son état de santé, par exemple s'aider de rampes dans la baignoire ou mettre les ustensiles à portée de mains dans la cuisine,
- se munir d'une canne lors des poussées,
- porter des semelles orthopédiques en cas d'arthrose du genou (gonarthrose), etc.

Place de la prothèse
La prothèse, articulation artificielle qui remplace l'articulation malade, nécessite une intervention chirurgicale, l'arthroplastie. Elle est indiquée pour la hanche ou le genou en cas de handicap sévère. Si elle permet le plus souvent d'améliorer nettement la qualité de vie, son efficacité est néanmoins limitée à une quinzaine d'années en moyenne.

Vers des traitements ciblés anti-arthrosiques
Identifier les mécanismes de l'arthrose
L'arthrose a longtemps été présentée comme une « usure » du cartilage alors qu'il s'agit bien d'un syndrome destructeur et inflammatoire, associé à différents facteurs de risque. Les scientifiques ne parlent plus d'arthrose en général mais « des arthroses » en fonction du profil du patient : arthrose liée à l'âge, arthrose liée à une obésité, arthrose liée à une maladie de l'articulation, etc. Ces situations entraînent des mécanismes pathologiques distincts faisant intervenir différents signaux moléculaires entre les tissus de l'articulation : l'os, le cartilage et le tissu synovial. La compréhension de ces mécanismes permettra au cours des prochaines années de disposer, d'une part, de biomarqueurs prédictifs de l'évolution de la maladie au moment du diagnostic et, d'autre part, de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques. L'objectif est d'individualiser la prise en charge et les traitements en fonction de ces profils.

Lutter contre l'inflammation et stimuler la production de cartilage ou d'os
En attendant d'obtenir de nouvelles cibles thérapeutiques, plusieurs molécules anti-inflammatoires sont en cours d'évaluation. Une inflammation locale semble effectivement impliquée dans la dégradation du cartilage. A ce titre, les facteurs d'inflammation comme les cytokines (interleukine 1 ou encore TNF-alpha), présents localement, sont des cibles thérapeutiques potentielles. Des essais ont eu lieu pour tester des anticorps monoclonaux dirigés contre ces facteurs. Les résultats concernant l'interleukine 1 sont assez décevants et ceux contre le TNF-alpha, avec notamment l'adalimumab pour l'arthose du genou et de la main, sont en cours.

D'autres molécules sont destinées à stimuler la production de cartilage, ainsi un facteur de croissance qui active la fabrication de la matrice cartilagineuse par les chondrocytes ou encore la lubricine qui semble présenter la même activité. Il s'agit de molécules recombinantes injectées en intra- articulaire. Des essais sont en cours chez l'homme avec pour objectif d'obtenir des résultats structuraux c'est-à-dire la restauration ou la stabilisation du cartilage.

Des molécules ayant un effet ciblé sur l'os sont également testées dans l'arthrose, comme l'acide zoledronique ou encore le ranelate de strontium, déjà commercialisés pour traiter l'ostéoporose caractérisée par une fragilité osseuse, et en cours d'évaluation chez l'homme dans l'arthrose du genou.

Remplacer le cartilage altéré
L'autre objectif des chercheurs est de réparer les lésions cartilagineuses, voire de remplacer le cartilage grâce à des greffes de cellules injectées directement dans l'articulation. Des essais sont en cours avec des chondrocytes associés à un biomatériau pour fabriquer un cartilage semi-artificiel ou des cellules souches.

Dans le premier cas, il s'agit de concevoir un échafaudage dans un matériau compatible avec l'organisme, autour duquel les chondrocytes greffés peuvent se multiplier et produire une nouvelle matrice cartilagineuse. Les premiers résultats chez l'animal montrent des résultats encourageants surtout après traumatisme d'un cartilage sain. Malheureusement, dès lors que l'environnement est très enflammé avec une coopération de l'os et du tissu synovial dans la maladie, la prise de greffe est plus difficile.

D'autres équipes travaillent sur les cellules souches adipocytaires. Ces cellules indifférenciées prélevées dans les tissus graisseux peuvent devenir des chondrocytes sous l'influence de l'environnement articulaire et grâce à différents facteurs de croissance. Le projet européen ADIPOA, coordonné par le centre hospitalier universitaire de Montpellier, teste cette voie de recherche pour traiter les patients atteints d'arthrose débutante. Les premiers résultats sont encourageants mais ils montrent que l'effet bénéfique sur le cartilage serait davantage lié à la forte activité anti-inflammatoire des cellules souches qu'à leur capacité à se différencier en chondrocytes.

Plusieurs années sont donc encore nécessaires pour valider et confirmer l'intérêt d'une ou plusieurs de ces stratégies thérapeutiques chez l'homme.

 

Senioractu.com

http://www.rhumatologie.asso.fr/images/arthrose/arta14.jpg

http://www.rhumatologie.asso.fr/04-rhumatismes/grandes-maladies/0b-dossier-arthrose/sommaire-arthrose.asp

A. Qu'est-ce que l'arthrose ?


B. Comment va évoluer mon arthrose ?


C. Comment fait le médecin pour poser le diagnostic d'arthrose ?


D. J'ai une arthrose...


E. Comment traiter l'arthrose ?


En savoir plus :


F. Où trouver de l'info ?

Pour vous aider à vous documenter sur ce sujet, nous vous proposons une liste qui ne se veut pas exhaustive. :

Livres :

Tous les moyens pour vaincre l'arthrose - Dr P.Jacquemart - Ed Trajectoire 1998
L'arthrose et les affections rhumatismales - Dr Bernard Saal - Ed Albin Michel 1993
L'arthrose - Pr. E. Vignon ; Dr C. Mansat - Ed Privat 2001
Mieux vivre avec une arthrose - Dr A. Chabot - Ed Arnaud Franel
Arthrose en 100 questions - Pr M.Dougados et coll. - Assistance Publique Hôpitaux de Paris- Ed NHA Communication


Sites Internet pour le grand public :

Arthrolink :  http://www.arthrolink.com

Prennez votre retraite en Equateur !

300 euros pour le loyer d'un appartement meublé à Cuenca
300 euros pour le loyer d'un appartement meublé à Cuenca (©Wikimédia)

Si vous n'êtes pas encore sûr de l'endroit où vous souhaitez écouler une retraite paisible, informez-vous sur les possibilités qu'offre Cuenca en Équateur. L'une des destinations les moins chères au monde pour les retraités.

(LaVieImmo.com) - Partez en immersion chez les Incas. Cuenca est une belle ville de caractère colonial, située à 440 kilomètres au sud de Quito. Son développement économique et son hétérogénéité ethnique lui octroient le titre de patrimoine culturel de l'humanité, à l'Unesco. Le climat y est printanier toute l'année, les soins de qualité et la diversité de ses expatriés est l'une des plus fortes d'Amérique Latine, rapporte l'hebdomadaire américain US News.

Il y a certes d'autres villes similaires en Équateur, mais Cuenca est réellement le foyer culturel du pays. Des spectacles y sont régulièrement programmés : des représentations d'opéra, des pièces de théâtre ou encore des expositions de peinture y sont généralement gratuites.

1 dollar le repas

Cependant, la vertu principale de la capitale de la province de Azuay reste incontestablement son coût de la vie. En effet, la qualité des services est supérieure aux prix pratiqués. Le prix du repas fixé à 1 dollar (76 centimes d'euros) est toujours en vigueur à Cuenca (contrairement à d'autres villes du pays où ce montant a été revu à la hausse). Un prix probablement dû à la position géographique de la ville où des fruits tropicaux et du poisson frais sont vendus chaque matin au marché municipal. Pour se déplacer d'un quartier à l'autre, un trajet en bus coûte 25 centimes de dollar et le carburant n’est qu'à 40 centimes le litre (la rédaction estime qu'à ces prix-là, il n'est plus la peine d'effectuer une conversion de devises).

Cuenca est également une destination phare, aussi bien pour les touristes que pour les étudiants qui veulent s'initier à la langue hispanique. Plusieurs cours de langue sont disponibles à des prix très abordables. Le rayonnement culturel vanté par la ville est dû essentiellement aux touristes et étudiants qui arpentent la ville sur toute l'année, souligne le journal.

Un marché du logement très abordable

Mais c'est probablement pour les prestations en termes de logement que les retraités affluent vers cette petite ville équatorienne. En effet, comptez 400 dollars (305 euros) pour le loyer d'un appartement meublé. Le non meublé est abordable à partir de 300 dollars (228 euros). Et si vous souhaitez vous porter acquéreur d'un logement, comptez environ 40 000 dollars pour un petit appartement. Grâce à la clémence de la météo à Cuenca, vous n'aurez pas besoin de chauffage ni de climatiseur, ce qui allège considérablement les charges. Et pour les plus écolos d'entre vous, sachez que la ville est en grande partie piétonne, une aubaine pour les personnes qui cherchent à fuir la pollution urbaine causée par les voitures.

Un budget de 420 euros par personne

Cuenca n'est certainement pas la ville la plus abordable de l'Équateur. Le mois vous coûtera environ 1,100 dollars (840 euros) si vous partez en compagnie de votre douce moitié. Certes, d'autres villes comme Cotacachi ou Vilcabamba, ne nécessitent qu'un budget mensuel de 650 dollars (500 euros) pour vivre décemment. Mais il faut également prendre en compte d'autres facteurs comme le climat, les infrastructures, la vie culturelle… des facteurs qui font largement sortir Cuenca du lot.

Badr Lebnioury - ©2012 LaVieImmo.com
La grande précarité des petites mains des instituts de sondage
 

Alimentant quotidiennement les discussions politiques, les sondages sont depuis des mois au coeur du débat médiatique. Et pourtant, derrière les chiffres et les enquêtes d'opinion, se cachent des travailleurs précaires qui cumulent parfois des centaines de CDD.

A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, les enquêteurs vacataires qui constituent la moitié des effectifs des instituts de sondages, lèvent le voile sur une précarité imposée dans un secteur en pleine expansion.

20.000 salariés chez les principaux instituts

Tomber malade ou prendre des vacances, impossible. Je suis restée jusqu'à six ans sans prendre de vacances par peur de ne pas réussir à boucler mes fins de mois, assure Cosima Calabro, déléguée CGT et enquêtrice à l'Ifop depuis quinze ans. Elle comptabilise à ce jour plus de 3.000 contrats. Dans le secteur des instituts de sondage (dont les plus connus en France sont Ipsos, BVA, TNS Sofres ou Médiamétrie), on compte près de 20.000 salariés. Et la moitié d'entre eux sont des vacataires, disposant d'un contrat à durée déterminée, dit d'usage, c'est-à-dire payés à l'enquête. Des périodes d'embauches, qui peuvent varier de quelques heures à plusieurs jours.

Les sondeurs aiment bien dire que c'est un travail effectué par des marginaux ou des étudiants qui ont besoin d'un petit boulot. Mais en réalité, le salarié type est une femme dans la quarantaine avec plus de dix ans d'ancienneté, affirme Valérie Baggiani, de la Fédération CGT des sociétés d'étude.

Moins de 1.000 euros par mois

Payés à la tâche et le plus souvent à temps partiel chez plusieurs employeurs, les vacataires doivent courir après les contrats pour arriver à se nourrir, se loger et payer leurs factures, a récemment dénoncé la CGT. Notre activité est très cyclique, explique Patrice Bergen, président de Syntec études marketing et opinion, la fédération patronale du secteur. Il assure d'ailleurs qu'une part des salariés se satisfait très bien du CDD d'usage. CQFD.

M. Bergen cite à l'appui une étude du secteur, selon laquelle en dépit de la précarité, des faibles rémunérations et de la nécessité de recourir à plusieurs employeurs, les personnels apprécient certains côtés positifs du métier, notamment  la souplesse dans la gestion du temps de travail, à plus de 80% des personnes interrogées. De son côté, la CGT évalue la rémunération des vacataires à moins de 1.000 euros par mois et déplore un système qui les contraint à compter sur les allocations chômage comme complément de ressources.

2 milliards d'euros en 2010 de chiffre d'affaires pour le secteur

Pour le sociologue Rémy Caveng, maître de conférences à Amiens, le fait de toucher l'assurance chômage est la condition sine qua non pour qu'il y ait des professionnels des sondages et que cette économie tienne. D'ailleurs, les salariés sous contrat à durée indéterminée (CDI), ne sont pas mieux lotis. Ils ont un CDI classique d'environ 60 heures mensuelles. Pour obtenir des heures en plus, il faut être docile et se montrer obéissant. C'est le même principe que dans la grande distribution, affirme l'universitaire, auteur d'une étude intitulée Un laboratoire du salariat libéral : les instituts de sondage.

Rémy Caveng observe même une dégradation des conditions de travail, due à la concurrence exacerbée qui conduit les entreprises à tirer les tarifs vers le bas et augmenter les cadences. Ce qui n'est d'ailleurs pas sans incidence sur la qualité des enquêtes.

En dix ans, les instituts de sondages ont doublé leur chiffre d'affaires, évalué à 2 milliards d'euros en 2010 par le patronat. Vitrine de la profession, les sondages politiques ne sont qu'une part marginale de ce chiffre d'affaires.

Les principaux clients des instituts étant les groupes de distribution et les banques-assurances.

Pour autant, la CGT rappelle que tous ceux qui ont attaqué aux prud'hommes avec un nombre important de contrats CDD, ont gagné soit une requalification de leur contrat de travail en contrat à durée indéterminée (CDI), soit des dommages et intérêts.

Dans les files d'attente de la CAF : C'est pas ça, la vie

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/18/dans-les-files-d-attente-de-la-caf-c-est-pas-ca-la-vie_1686636_3224.html

Cela se passe pendant l'année de l'élection présidentielle, pas celle-là, la précédente, en 2007. On est à l'automne, au moment où, dans les fermes et les maisons de la Creuse, on remplit les cuves de fuel en prévision des grands froids. A Guéret, les agents de la caisse d'allocations familiales (CAF) voient alors arriver des gens qui ne venaient jamais dans leurs bureaux : des retraités avec des pensions de quelques centaines d'euros à peine, mais qui en vivaient silencieusement depuis toujours et se seraient étonnés d'être considérés comme pauvres. Cette année-là, ils poussent la porte de la CAF, gauches, effarés d'avoir à demander quelque allocation, se présentant tous par la même phrase : Pour la première fois, je n'ai plus les moyens de faire rentrer le fuel.

Chargé de la gestion à l'agence, Patrick Perrichon se souvient en avoir discuté avec ses collègues : On voyait que quelque chose était en train de se passer. Mais quoi ? Six mois plus tard éclatait la crise économique. La CAF de Guéret, préfecture de la Creuse, est la plus petite de France : 15 salariés, 17 000 allocataires. Un tiers d'entre eux vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Ici comme ailleurs, cette branche de la Sécurité sociale, chargée de verser les prestations familiales ou sociales (dont le revenu de solidarité active, RSA), est le premier maillon qui relie les Français à l'Etat. Ou alors le dernier.

Retour en 2012, ces jours-ci exactement, juste avant le nouveau scrutin : à la CAF de Guéret, dans le bureau d'Emilienne, il y a Pierrot, cheveux noirs sur le front, blouson de cuir et sourire du joli garçon accoudé au baby-foot. Il vient vérifier le montant de ses allocations, ce qui consiste ici à dévider sa vie. Pierrot est éboueur, 1 100 euros par mois ; sa femme enchaîne des petits boulots. Leur fille va fêter ses 3 ans et la nouvelle sonne comme une catastrophe : l'allocation jeune enfant" s'arrête (182 euros). On ne va plus y arriver, annonce Pierrot. Il faudra lâcher l'appartement au village, revenir s'installer chez sa mère. Pierrot parle tout seul : "Et si on arrêtait aussi la nounou ? Et si on vendait la voiture ?

ON TRAVAILLE, ON FAIT TOUT CE QU'IL FAUT ET ON SE VOIT TOMBER

De toute façon, tout est compté, ils ne bougent plus ou presque, s'autorisant de moins en moins l'hypermarché et plus jamais la sortie au lac de Courtille, le dimanche après-midi. Et si on ne travaillait plus ? Et si on vivait des aides ? Des gens font ça, non ? Pierrot n'est pas en colère. Il ne jette pas ses phrases, rage aux lèvres, pour annoncer un vote Front national parce que, décidément, trop de gens profitent du système, surtout les étrangers - terme qui désigne ici les Anglais, un temps considérés comme les vampires de la Creuse, achetant nos châteaux et vivant de nos allocs. Non, Pierrot sourit. Il raconte ce monde où les voitures s'arrêtent parce qu'on n'a plus de quoi mettre de l'essence. On travaille, on fait tout ce qu'il faut et on se voit tomber. C'est pas ça, la vie. Il regarde par la fenêtre les toits de Guéret dans le vert tendre des prés. Puis, à Emilienne derrière son ordinateur, il demande : "Et vous, vous savez pour qui voter ?

Patrick Perrichon, à la gestion, tempère. Cette année, beaucoup de jeunes viennent nous dire la même chose : et si on arrêtait de travailler ? Ils se sentent à la limite, ils ne le font pas, heureusement. Pourtant, ses collègues et lui se posent la même question qu'en 2007, avant la crise : Quelque chose est en train de se passer. Mais quoi ?

Il est 7 h 30, à la CAF toujours, mais à Grenoble cette fois, dans l'Isère. Vu d'ici, Guéret paraît loin, à l'opposé même : Grenoble est une grosse agence urbaine (850 salariés, 216 000 allocataires). L'accueil n'ouvre que dans une heure, mais des personnes commencent à affluer. Ce matin, ce sont deux soeurs blondes, avec le même chignon en pelote posé haut sur la tête, qui sont arrivées les premières. Cela fait des jours que des agents, notamment de la CGT, envoient des SOS : les bureaux sont débordés, ils n'y arrivent plus.

En attendant l'ouverture, on se met à parler présidentielle, presque malgré soi. Hier soir, j'ai dit à mon mari : éteins-moi cette télé, il y a encore les élections, explique une soeur à chignon. Et l'autre : Nous, en ce moment, on ne l'allume plus du tout, sauf quand on a des invités, bien sûr. Sinon, ça fait trop triste. Avant, elles voulaient être coiffeuse. Puis vendeuse. Puis femme de ménage. Maintenant, elles disent qu'elles seront ce qu'on veut, c'est-à-dire rien pour l'instant, précise l'une, sans fâcherie. Aucune n'a le souvenir d'un fait ou geste de la campagne électorale. A vrai dire, personne n'en a retenu une seule réplique dans la file d'attente ce jour-là. Pourtant j'ai bonne mémoire, s'étonne lui-même un boulanger devenu déménageur. Je pourrais vous réciter la recette que j'ai vue sur Cuisine-TV.

La dernière fois, il avait voté Ségolène Royal. Il le regrette. J'aime gagner, il dit. Je suis un battant.Une femme annonce qu'elle a choisi Chirac. Quand un Turc derrière elle dans la queue lui révèle qu'il ne se présente pas, elle encaisse rudement le choc. De toute façon, les politiques ne font que s'envoyer des gros mots entre eux, reprend une soeur à chignon. Avant, au moins, c'est nous qui les engueulions, ça défoulait. Mais même les insultes, ils nous les ont piquées . Un soleil pâle flotte dans un ciel pâle, les montagnes paraissent très près, juste au bout du parking.

A SAINT-DENIS, QUATRE HEURES POUR ATTEINDRE L'ACCUEIL DE LA CAF

A 8 h 30, un vigile ouvre les portes de la CAF avec une bonne humeur désarmante et pour 1 100 euros par mois. Il complète avec un deuxième boulot le week-end : nettoyer les hôtels des stations de ski. Le patron vient le chercher en camionnette à 5 heures du matin et le ramène le soir. 68 euros. Le vigile a bien observé chaque candidat à l'élection. Il reste perplexe : Je n'arrive pas à m'identifier à l'un d'eux.

Le nouveau cahier des charges impose que l'attente n'excède pas vingt minutes : elle culmine parfois à deux heures, ici comme dans les grands centres, le Nord ou Clermont-Ferrand. A Saint-Denis, dans le 93, il faut quatre heures pour atteindre l'accueil. Il y a toujours plus de crise économique, toujours plus de mesures et de législation, toujours moins de personnel : ici, comme dans l'ensemble des services de l'Etat, seul un départ à la retraite sur deux est remplacé, les congés maternité ne le sont plus du tout.

Une dame avec une poussette déplie son relevé de compte pour prouver qu'elle n'a plus rien : ses allocations n'ont pas été versées. Un dossier met deux mois à être traité en ce moment, répond l'agent. Seize mille attendent dans les Bouches-du-Rhône.

En 2010, Jean-Louis Deroussen, président du conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (la CNAF, qui regroupe les CAF locales), s'était alarmé d'une possible "implosion". En poussant un coup de gueule, il croyait décrocher des effectifs, comme ça se faisait habituellement, raconte un cadre de la caisse. Il a réussi à gratter quelques CDD, pas plus. C'est alors que tout le monde a compris que l'époque avait changé : La crise ne touche pas seulement les allocataires, mais nous aussi, reprend le cadre. Désormais, il faut faire avec ce qu'on a.

Aujourd'hui, certaines caisses doivent fermer ponctuellement pour écluser les retards. Partout, les services de travailleurs sociaux se réduisent. Ici, une photocopieuse s'arrête, parce que le contrat d'entretien n'a pas été payé. Des rumeurs de restructuration circulent, des fonctions valsent. Un peu comme à La Poste ou à ERDF, les arrêts maladie et les dépressions augmentent, surtout dans les grands centres. Dans le cadre d'un plan gouvernemental d'urgence sur le stress et les risques psycho-sociaux au travail, une enquête interne menée en 2011 sur l'ensemble de la Sécurité sociale relève que 5 % des salariés ont pu avoir "des pensées mortifères ou suicidaires".

En ces temps d'élections, reconnaître un manque de moyens reviendrait de fait à s'engager dans la campagne. Jean-Louis Deroussen s'est fait silencieux et prudent, mettant en avant de réelles réussites, comme la décentralisation de la plate-forme téléphonique de Paris à Guéret.

Plus haut que Grenoble, vers Lyon, Vienne est une ville coquette de 30 000 habitants. A la CAF locale, des allocataires apportent des chocolats à Noël et quelques-uns refusent de toucher le complément RSA, par crainte des voisins. Chacun se connaît, y compris les SDF, toujours les mêmes sur le même banc, et personne n'imagine se retrouver, un jour, assis à leurs côtés.

Aujourd'hui, c'est Ben qui arrive au guichet. Couvreur-zingueur, la chemise d'une blancheur de lessive, 2 200 euros par mois jusqu'à l'année dernière : Clara, la femme de sa vie, était fière de le présenter à ses parents. Ils ont eu trois enfants et aussi une ambition : ouvrir un local de restauration rapide. C'était l'idée de Clara, "qui a toujours eu une certaine classe". Il y a un an, les chantiers ralentissent, Ben ne trouve plus d'embauche. Clara finit par lui demander de partir, gentiment.

"ET SI J'ARRÊTAIS TOUT?"

Pour parler de sa vie maintenant, de sa voiture qu'il ne fait plus rouler depuis qu'il dort dedans, de ce sentiment de n'être plus un homme, Ben a un mot : Le gouffre. Quelques fois, il s'assoit au volant, fait tourner le moteur et allume l'autoradio. Alors, il se sent en sécurité. Il se dit qu'il n'est pas à plaindre, que le système social français est le meilleur du monde, il a entendu ça quelque part et le répète avec confiance. Il se met à espérer qu'on va parler football aux informations. Et puis non, c'est encore la voix d'un homme politique, qu'il arrive mal à distinguer des autres. "Pourvu que les gens ne se révoltent pas, pense Ben. Je pourrais tout perdre."

La femme en face de lui, à l'accueil, ce jour-là, s'appelle Jeanne. Elle doit aller vite, tenir les cadences, dégager les gens, c'est le terme officiel. Entre elle et les allocataires de l'autre coté du guichet, il n'y a parfois presque rien : Jeanne a 52 ans, divorcée, une fille, 1 300 euros net. Ça fait un moment que les Chèques Restaurants servent surtout à remplir le frigo et qu'elle oublie de partir en vacances. C'est la fibre sociale qui me fait tenir, dit-elle. Ici, on est dans l'Etat d'en bas, comme on a pu dire la France d'en bas. En 2009, quand le RSA a été lancé, cela avait été une des surprises à la direction de la CNAF : des salariés de la caisse se sont retrouvés bénéficiaires d'un complément des minima sociaux.

A la CAF de Guéret, Emilienne et sa collègue Martine regardent Pierrot qui s'en va avec son blouson de cuir. Martine se souvient de la naissance de son fils, quand, elle aussi, elle s'est dit : Et si j'arrêtais tout ?

Quand vous observez les gens qui sont parvenus à une grande réussite et que vous les enviez, il est fort probable que, dans vos réflexions, vous présumez que ces personnes détiennent des éléments que vous n'avez pas, c'est-à-dire qu'ils ont plus de veine, plus de compétences, plus de courage, plus d'intelligence, plus de clairvoyance ou même plus de « je ne sais quoi ». Votre raisonnement est juste en ce qui concerne quelques personnes, mais ce n'est pas le cas pour la très grande majorité des individus qui ont obtenu des résultats exceptionnels.

Beaucoup de gens croient qu'il existe un secret, une recette magique ou un billet gagnant qui peut faire « la » grande différence dans leur progression vers la prospérité. Or, ce mystère ne réside pas à l'extérieur de vous, loin de là. En fait, il se trouve déjà en vous. Ceux qui ont réalisé de grandes choses sont les premiers à dire que ce qui a engendré leur succès, c'est « le travail, la persévérance et la détermination ».

Est-ce que vous les croyez? Probablement que non parce que vous mettez aussi beaucoup d'efforts, d'acharnement et de fermeté dans vos projets et, pourtant, vous êtes loin de réaliser vos rêves. Alors, pourquoi la réussite fonctionne-t-elle pour eux et non pour vous? C'est peut-être parce que vous êtes trop pressé de vouloir atteindre votre objectif, que vous n'y mettez pas suffisamment de rigueur ou que vous ne remplacez pas vos actions par de meilleures qui vous aideraient à atteindre plus rapidement votre but.

Chaque jour, vous devez progresser un petit peu vers votre objectif ou votre rêve même si cela vous rend inconfortable ou vous fait souffrir. C'est ce qu'on appelle la stratégie des « petits pas », qui se traduit par l'addition de chacune des petites activités que vous entreprenez vers votre objectif. Cette stratégie des « petits pas » n'est pas une démarche temporaire avec un début et une fin, c'est plutôt un mode de vie au quotidien. Cette manière d'agir vous permet de vous dépasser et de réaliser des choses de plus en plus grandioses, et ce, peu importe votre âge.

Pour ne citer qu'un exemple, supposons que votre rêve consiste à courir un marathon de 42 kilomètres. Vous pouvez certainement réaliser ce rêve, non pas en commençant votre entraînement deux semaines avant l'événement, mais plutôt durant les deux années qui précèdent le marathon.

En appliquant ce système des petits pas, vous aurez parfois l'impression de faire du sur place et même de reculer, mais ces obstacles passagers vous permettront d'évoluer plus rapidement. Ces moments de turbulence vous feront peut-être mal sur le coup, mais ils vous feront faire un « grand pas » vers l'abondance si vous persévérez dans la stratégie des « petits pas ». Les circonstances qui se produisent sont à votre image et si vous n'aimez pas ce qui arrive dans votre vie, n'essayez pas de changer les autres ou même votre environnement, vous devez d'abord vous changer. Voici quelques idées qui vous aideront à mettre la stratégie des « petits pas » en place et, ainsi, réaliser ce que vous souhaitez :

  1. Réfléchissez aux « pourquoi » : faites une liste de toutes les raisons pour lesquelles vous désirez réaliser vos buts et gardez-les précieusement dans votre mémoire active, car ce sont vos éléments de motivation les plus importants. Plus vos motifs sont forts et profonds, plus vos chances de réaliser vos buts augmentent.

  2. Faites ce qui vous passionne : vous devez accomplir des activités que vous aimez, qui vous stimulent et qui vous animent, sinon vous risquez d'abandonner rapidement en cours de route.

  3. Fixez un rêve, un objectif ou un but : est-ce un objectif qui vous tient vraiment à coeur? J'espère que oui, sinon l'application de la stratégie des « petits pas » sera difficile à réaliser de façon rigoureuse. N'ayez pas peur d'affirmer votre rêve, même s'il peut vous sembler trop grand ou trop important.

  4. Sortez juste assez de votre « zone de confort », mais pas trop : la plupart des gens savent ce qu'ils doivent faire pour que leur rêve devienne réel, mais ils ne le font pas, car ces actions les obligent à sortir de leur confort. Êtes-vous de ceux-là? J'espère que non, car ce sont ces efforts qui vous font progresser le plus. N'essayez pas de tout régler et de tout changer en très peu de temps. Un bon dosage entre sortir juste assez de sa « zone de confort » et agir prudemment sans vouloir en faire trop vous récompensera à long terme.

  5. N'abandonnez jamais : plus vous progressez vers la réalisation de vos ambitions, plus vous comprenez la profondeur et le vrai sens des mots travail, persévérance et détermination.

  6. Faites-vous aider : qui peut vous appuyer, vous inspirer et vous soutenir dans vos tâches pour aller de l'avant? Votre meilleur mentor est la personne qui a déjà réalisé ce que vous désirez. Osez communiquer avec elle et, si votre détermination est assez forte, il y a de très grandes chances que cette personne vous épaule dans votre cheminement.

Même si vous êtes tous différents, vous avez l'opportunité d'accomplir de grandes choses. Peu de gens ont la foi quand vient le temps d'utiliser la stratégie des « petits pas ». Prenez la décision de commencer maintenant et votre degré de réussite, d'ici quelques années, sera excellent.

Bons « petits pas »!

Jean-Pierre Lauzier
Conférencier, formateur, expert-conseil
JPL Communications inc.

http://www.jeanpierrelauzier.com/bulletin_motivation_petit_pas.html

Que vous soyez vendeur, dirigeant ou même parent, plus vous êtes capable d'influencer les autres, que ce soit une personne ou un groupe, à prendre une décision ou à accomplir une action en fonction de ce que vous voulez, plus vous obtenez ce que vous désirez.

Pour avoir de l'influence sur les autres, c'est-à-dire pour les amener à agir en fonction de vos idées, de vos méthodes ou de votre façon de faire, vous avez deux options :

  • Soit que vous faites appel à la force ou même à la peur (cette alternative peut donner, à court terme, de bons résultats mais rarement à long terme);
  • Soit que vous utilisez beaucoup d'empathie (ce qui vous procurera d'excellents résultats autant à court qu'à long terme).

Mais qu'est-ce que l'empathie? La définition du grand dictionnaire terminologique se lit comme suit : « Habileté à percevoir, à identifier et à comprendre les sentiments ou émotions d'une autre personne tout en maintenant une distance affective par rapport à cette dernière ». En d'autres termes, c'est votre capacité de vous mettre à la place de l'autre personne et de bien la comprendre.

Avoir de l'empathie consiste d'abord à saisir les raisons qui amènent une personne avec qui vous parlez à agir d'une certaine façon ou à avoir de telles réactions, et ce, avant même que vous portiez un jugement sur elle. Les gens n'exécutent pas des choses pour se détruire, ils les font plutôt parce qu'ils croient que c'est ce qu'il y a de mieux pour eux. Par exemple, si une personne prend une décision, c'est qu'elle est convaincue que son choix est le meilleur sinon elle chercherait une autre alternative. Donc, avant que vous vous fassiez une opinion sur son comportement ou sur son action, assurez-vous de bien comprendre ses raisons.

Alors, comment faire pour développer votre empathie? Voici les différentes étapes que je vous propose :


Vous devez dégager un sentiment sincère de vouloir aider la personne qui est en face de vous. Il vous sera difficile d'avoir de l'empathie si vous avez un gros ego et que vous faites des choses uniquement pour votre propre bénéfice.

Dans une relation de confiance, tous doivent sortir gagnants, pas seulement vous.
Posez beaucoup de questions. Intéressez-vous en toute bonne foi à l'autre personne. Vous devez tenir compte des raisons qui incitent le client, l'employé ou l'enfant à agir ainsi.
Écoutez avec toute votre attention. Trop de personnes font l'erreur de n'écouter qu'à moitié et ont l'impression qu'écouter les autres est une perte de temps, mais c'est tout le contraire qui se produit. Plus vous prenez le temps nécessaire qui est requis pour bien écouter les propos de votre interlocuteur, plus il sera attentif et disposé à écouter ce que vous avez à lui proposer.
Allez en profondeur dans votre compréhension et ne soyez pas de ceux qui assument beaucoup trop rapidement qu'ils perçoivent bien la pensée de l'autre. Trouvez ce qu'il y a de spécifique et unique à la situation de cette personne ou de cette entreprise; alors, votre offre pourra être encore mieux adaptée à sa réalité.
Confirmez à votre interlocuteur que vous comprenez bien sa position et que si vous aviez été à sa place, avec les mêmes restrictions et dans les mêmes circonstances, il est fort probable que vous auriez agi comme lui. Quand vous avancez une telle affirmation, c'est que vous y croyez réellement. Si le contraire intervient, c'est probablement que vous n'avez pas été assez en profondeur dans l'application de l'étape 4 citée plus haut.

En développant votre empathie, c'est-à-dire la compréhension d'autrui, vous constaterez que l'on vous respectera davantage et que l'on vous écoutera avec beaucoup plus d'attention. Ainsi, vous pourrez exercer une influence positive.

Les grands leaders sont capables de mobiliser les gens vers un objectif commun, mais ce qui se cache derrière ces chefs, c'est une empathie supérieure à la moyenne. Ils ont su poser beaucoup de questions et écouter attentivement avant de proposer leur vision des choses.

Le même principe s'applique pour les meilleurs vendeurs. On a souvent l'impression que les vendeurs exceptionnels parlent beaucoup, mais leur plus grande qualité réside dans le fait qu'ils démontrent beaucoup d'empathie et qu'ils savent écouter avant de parler.

Peu importe votre niveau d'empathie actuel, prenez l'attitude de la personne qui s'améliore chaque jour et même si, présentement, vous n'obtenez pas les résultats que vous désirez, vous devez persister, car tôt ou tard, vous aurez beaucoup d'influence sur les autres et vous réaliserez ce que vous désirez.

Bonne empathie

Jean-Pierre Lauzier
Conférencier, formateur, expert-conseil
JPL Communications inc.

http://www.jeanpierrelauzier.com/bulletin_motivation_empathie.html

les bonnes résolutions solennellement prononcées en début d'année commencent à s'effriter.

La vie a repris son cours normal et les faux pas se multiplient :

  • Ceux qui voulaient arrêter de fumer s'autorisent une ou deux cigarettes
  • Les nouveaux sportifs commencent à sauter certaines séances
  • Et les diététiciens en herbe voient le retour du hamburger dans leurs repas

Du coup, nous sommes déjà beaucoup moins sûr de pouvoir honorer nos engagements.

Alors faut-il se dire que "Après tout c'est le cours normal des choses : les bonnes résolutions du nouvel an ne durent jamais bien longtemps" ?

Mais non ! Comme pour toute bonne habitude, il est encore possible de redresser la barre, tant que vous apprenez de vos erreurs et que vous vous organisez pour réussir.

Pour vous aider à y parvenir, je vais vous parler dans cet article d'un outil que j'utilise déjà depuis de nombreux mois et qui m'a beaucoup aidé à me discipliner. Je l'ai appelé le "Calendrier de Performance" et voici le lien pour le télécharger.

Voyons voir maintenant comment il fonctionne…

Comment fonctionne le calendrier de performance ?

Comme vous pouvez le constater sur l'illustration de cet article, le calendrier de performance est un outil très simple d'emploi. Il se présente sous la forme de 2 colonnes : une pour les 15 premiers jours du mois, et une autre pour la deuxième moitié du mois.

Le but est donc de remplir chaque cellule journalière, comme pour un calendrier classique. Sauf qu'on ne l'utilise pas de la même manière.

Habituellement, on rempli un calendrier à l'avance avec les événements et les rendez-vous futurs qu'on ne veut pas oublier.

Avec le calendrier de performance par contre, vous allez remplir chaque cellule au jour le jour, en indiquant simplement quel est votre « performance » concernant la bonne habitude que vous avez choisie de réaliser..

C'est à dire que chaque jour, vous allez indiquer sur votre calendrier à quel point vous avez réussi à tenir votre nouvelle bonne habitude.

Comment calculer votre performance ?

Pour illustrer l'utilisation du calendrier de performance, reprenons les exemples cités au début de l'article :

1er cas : si vous voulez arrêter de fumer, vous pouvez remplir chaque jour votre calendrier avec un petit "V" (comme victoire :) ) si vous avez réussi à ne pas fumer pendant ce jour, ou un "X" si vous avez moins bien réussi.

2ième cas : si vous voulez faire des abdominaux chaque matin, vous pouvez remplir chaque jour votre calendrier avec plusieurs V : un V pour chaque série d'abdos que vous avez accomplie, un peu comme s'il s'agissait de votre carnet d'entrainement.

3ième cas : si vous voulez mincir, vous pouvez simplement noter chaque jour votre poids sur votre calendrier.

Ne soyez pas trop dur avec vous-même

Je suis sûr qu'en lisant le mot "performance", certains d'entre vous ont dû avoir un haut le coeur. Eh oui, je sais que cela peut renvoyer à des mauvais souvenirs, surtout si vous avez un patron un peu tyrannique.

Notez bien que le but de l'opération n'est pas de vous culpabiliser mais plutôt d'accumuler les petites victoires. Donc au lieu de vous astreindre à un grand exploit chaque jour, choisissez plutôt un objectif plus modeste. Ainsi vous réussirez plus facilement votre pari.

Par exemple si vous voulez arrêter de fumer et que vous êtes un gros fumeur, vous voudrez peut-être dans un premier temps limiter votre consommation à 5 cigarettes maximum chaque jour. Le V signifiera donc que vous avez réussi cet objectif intermédiaire.

Pareil pour les séances de sport. Vous pouvez peut-être vous offrir un V du moment que vous avez terminé vos 10 premiers abdos, ce qui n'empêche pas d'ajouter d'autres V le même jour si vous en faites plus.

De cette manière, vous gagnez à tous les coups !

Stimulez-vous !

Selon les activités que vous allez consigner dans votre calendrier de performance, vous pourrez utiliser plusieurs méthodes pour vous stimuler.

Une des plus efficaces est de travailler en rafales. C'est à dire que vous allez mettre en route votre minuteur pour une durée déterminée, par exemple 10 minutes. Et vous allez vous consacrer pleinement à votre tâche. Puis après chaque séance, vous ajoutez un « V » dans votre calendrier.

Attention tout de même à ne pas utiliser un minuteur avec un son trop strident, ou cela pourrait refroidir vos ardeurs.

Comment j'utilise mon calendrier de performance

Je vous conseille de mettre votre calendrier de performance sur un écritoire à pince, puis de le placer à un endroit stratégique selon l'activité que vous avez choisi de réaliser régulièrement.

Pour mieux comprendre comment il se présente concrètement, voici quelques photos du miens :

Calendrier de performance fermé

Calendrier de performance ouvert

Détail de mon calendrier de performance

(si vous regardez bien sur les captures d'écran, vous remarquerez que je ne note pas mes petites victoires avec des « V » mais avec des notes de musique, je vous dirai pourquoi dans un prochain article)

Vous noterez ici 3 détails importants :

  1. L'écritoire se referme, ce qui est bien pratique pour éviter les regards indiscret de vos visiteurs (surtout si vous notez des détails personnels comme votre poids)
  2. Un stylo reste en permanence attaché à l'écritoire, afin de ne jamais être à court. Ne négligez pas cet aspect : plus vous vous facilitez la tâche et plus vous serez susceptible de tenir votre calendrier à jour sérieusement.
  3. J'écris avec un stylo à 4 couleurs, ce qui me permet d'égayer un peu mon calendrier.

Vous pouvez tout à fait choisir de noter plusieurs bonne habitudes sur votre calendrier. Mais je vous conseille de vous contenter d'une seule si vous voulez maximiser vos chances de succès, sauf peut-être s'il y a des synergies. Par exemple si vous voulez faire du sport et mincir, vous pouvez consigner sur papier vos séances de sport et votre poids.

Pourquoi ça marche ?

Il est assez évident de comprendre pourquoi le calendrier de performance est efficace. Un des facteurs de motivation les plus puissants est de se rendre compte que l'on progresse régulièrement vers notre but.

Alors si vous voyez toute une chaîne de petits succès qui viennent consolider petit à petit votre bonne habitude, vous allez prendre plaisir à ajouter chaque jour vos « V » de victoire. Et vous serez fier du chemin parcouru.

Je pense que cet outil fait sans doute appel aussi au collectionneur intérieur qui sommeille en chacun de nous. D'où le plaisir de voir chaque jour notre collection de petits pictogrammes s'agrandir. :)

A vous de jouer !

Vous êtes maintenant prêt à utiliser votre propre calendrier de performance.

Pour vous faciliter la tâche, j'ai créé un modèle vierge de calendrier de performance au format PDF que vous pouvez imprimer.

Voici le lien : Téléchargez votre calendrier de performance 2012

J'espère sincèrement que cela vous aidera à créer une chaine vertueuse de petits succès. Ainsi vous formerez petit à petit de solides habitudes qui vous donneront l'élan nécessaire pour réaliser vos projets les plus ambitieux.

Vous m'en direz des nouvelles !