Voilà déjà huit années que Roberta Petrini a posé son dévolu sur cette ancienne ferme dont la propriété s’étend

sur trente hectares. Comment ne pas vouloir découvrir son incroyable histoire de vie pour mieux comprendre l’expression de cette création, la motivation qui l’engage dans toutes ses activités, le courage et la témérité dont elle a dû faire preuve pour y parvenir. Portrait croisé d’une femme à fort charisme qui a dû déjouer bien des peaux de banane pour parvenir à ses fins.

 

Une vie italienne riche d’un parcours en construction

Roberta Petrini est native de la région italienne de l’Ombrie, entre Rome et Florence, désignée comme le “cuore verde d’Italia” le coeur vert de l’Italie où collines et montagnes moyennes dominent le paysage. Depuis 1965, elle s’épanouit à dans la ville médiévale d’Assise face à la basilique, chef d’oeuvre architectural par excellence, où elle fait ses études jusqu’au Bac avant de poursuivre par une Maîtrise de philosophie. Mais déjà, dès l’âge de 7/8  ans, Roberta Petrini est passionnée par les chevaux, aidée en cela par une mère qui gérait un club hippique. A 9 ans, elle monte déjà régulièrement à cheval. Parallèlement à cela, elle vit une autre passion : celle du monde de la pub. “J’aurais aimé, explique-t-elle, travailler dans la publicité”. Mais, elle s’engage dans de nombreuses compétitions tout en développant un élevage de chevaux. “Les animaux ont conditionné toute ma vie et j’ai une communication très forte avec eux” complète-t-elle. Elle se spécialise dans le débourrage des jeunes chevaux. Dans les années 1991, Roberta fait l’acquisition de trois chevaux qu’elle mène au nord de l’Italie avant d’envisager un départ vers la France (Normandie) pour la Grande-Bretagne. La vie prend alors un tout autre tournant. De 1992 à 1993, Roberta Petrini traverse un épisode difficile et inexplicable qui se traduit finalement par un total rejet de sa personnalité pour le monde de l’équitation et l’exploitation des chevaux qui en est fait. Cela se traduit par un puissant état d’épuisement général. Elle conserve les trois chevaux acquis préalablement.

 

Des chevaux à l’élevage des chiens

Roberta Petrini part pour Florence où elle étudie durant une année l’architecture mais sans passion aucune bien au contraire. Elle se cherche et décide,de 1993 à 1995, par le hasard des circonstances et de ses rencontres chez le vétérinaire local, de s’investir dans l’élevage de Saluki (chien de meute de Gascogne) et autres races très rares. Elles remportent à de nombreuses reprises les plus prestigieux concours et prix de beauté pour l’un de ses chiens engagés et qu’à l’origine elle a sauvé miraculeusement. Elle s’installe à Neyrac en Ardèche, lieu prisé depuis le tournage du film “Le bonheur est dans le pré” en 1999. Après la profitable vente de sa maison en Italie, elle part faire un tour du monde pour suivre la route de la soie à sa façon. La vie, une fois de plus, lui fait aborder un autre aspect de sa personnalité puisqu’elle met au monde trois enfants. A la fin de l’année 2001, toujours sur l’impulsion financière de son bien en Italie, elle achète une maison à Hauteville pour y installer sa petite famille et son élevage dont elle a vendu 150 chiots au total parmi les lévriers, les patous entre autre. Son père, ancien industriel dans les pâtes alimentaires et l’alimentation animale décède. Avec son frère, ils vendent les diverses propriétés en Italie. Cette manne financière amène à Roberta Petrini un autre souffle qui lui manquait pour mener à bien un autre projet : celui de créer du lien dans un monde rural assez fermé sur lui-même. En 2009, elle achète la propriété du Domaine du Trouillet, ancienne ferme assez délabrée, et ses 30 hectares de terre exploités pour une part en fermage. L’objectif est tout trouvé : faire de ce domaine un lieu d’accueil et de rencontre.

 

La renaissance du Domaine du Trouillet

Roberta Petrini réalise son rêve. Elle établit un élevage de brebis laitière et embauche un spécialiste sarde pour réaliser, avec son cheptel de 12 brebis, des fromages de sa composition des spécialités italiennes “Faromagio”. Malheureusement, en 2011, ce dernier tombe malade et s’absente plus de cinq mois durant. Pour pallier rapidement à la traite et à la production, elle se fait aider au téléphone pour transformer 100 litres de lait en fromage… Au fil du temps, elle prend goût à cette activité même si elle aspire aujourd’hui à confier cette tâche à une femme ou un homme de l’art pour se libérer de ce lourd labeur. Dans le même temps, elle procède au changement de destination des trois corps de bâtiment pour transformer le tout en gîte. Les travaux commencent en 2010 pour se terminer en 2016 après de très lourds investissements engagés provenant de la vente des biens fonciers de son père. Le 9 août 2014, Robert Petrini ouvre son glacier au village d’Alboussière. “J’étais en manque de glace, explique-t-elle, je suis très gourmande. Pour vendre de la glace dans une petite commune, il faut être visible.” Elle connaît alors quelques gros soucis économiques qu’elle parvient à surmonter pour au final aliéner toutes ses dettes. En créant le Festival Illustration, elle s’ouvre les portes d’une nouvelle ère faite de culture et de riches rencontres. De ce jour, elle exploite surtout les week-ends les 20 lits de son gîte.

 

Roberta Petrini est parvenue, par la force du poignet et d’heureux concours de circonstances, a créé des activités porteuses mais exigeantes. “Je veux rester dans cette dimension, raconte-t-elle, pour garder le même style de vie, proche de la nature et des animaux. Je souhaite juste que ces activités fassent vivre plusieurs salariés actuellement au nombre de 4 ou 5 personnes sans oublier les emplois indirects locaux. Le Trouillet est mon quatrième enfant qui me prend beaucoup de temps mais encore aujourd’hui j’y crois ..fermement.”

 

Les projets à venir

D’ici quelques jours, ouvrira un restaurant d’ambiance avec des soirées à thèmes dans un espace convivial déjà dédié. L’Association “La Finlanda” quant à elle, créée en mai 2014 dont elle est la mécène, va développer ses objectifs de manifestations culturelles. Un premier bilan sera réalisé à l’hiver 2017 et en février 2018 la nouvelle programmation annuelle sera annoncée.

 

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