Saint Barthelemy Grozon - Les bénévoles entretiennent l’église de Grozon

Au sein de ce petit village, ancien fief des Templiers, depuis une dizaine d’années s’activent des bénévoles comme trop souvent anonymes. Ainsi, Henriette Gauchier, préparatrice également des messes, aidée par Cécile

Chopin et Etiennette Delarbre, toutes deux l’assistant pour le ménage de l’église, Henri Maitre, portier et surveillant, Marie-Thérèse Colas, Marcel Gauchier, Arlette Gauchier (lectrice à tour de rôle) Michel Gauchier et André Junique à l’harmonium, tous donnent de leur temps pour l’intérêt général de la Communauté de Grozon. N’oublions pas les donateurs comme Roger Grillet, qui ne manque jamais de décorer l’intérieur de l’édifice lors de chaque cérémonie par de superbes gerbes de fleurs, Serge Garcia qui s’est adonné à la peinture des bancs, de la porte d’entrée entre autre chose. Ainsi, la veille ou avant-veille d’une cérémonie religieuse telle que les baptêmes, mariages, funérailles, la petite troupe s’active une heure trente durant à nettoyer, remettre en état, aménager l’église et préparer l’office. Les nappes, aube du prêtre, vitraux sont revisités. Durant la messe, à défaut d’enfants de coeur comme cela fut le cas par le passé, l’un d’entre eux, à tour de rôle, assiste le Père Deloche, Père Messat et Père Mastre, tout le long de la messe dans leurs prérogatives. Tous les frais (cierges, vins de messe, hosties, petites bougies, charbons de funérailles, frais de sacristie, les 500 litres de la cuve de mazout) sont ensuite déclarés auprès du Presbytère du canton à Lamastre par l’entremise de Mauricette Roche qui supervise l’ensemble ainsi que la quête paroissiale. Michel Gauchier a fait don à l’église de Grozon d’un aspirateur pour faciliter le ménage des lieux.

Tous contribuent par ces actions à entretenir l’église de Grozon et de son histoire indissociable.

 

EGLISE DE GROZON ET SON HISTOIRE

L'empreinte des guerres de religion du XVIeme siècle et du contexte social, a laissé un riche patrimoine religieux à l'Ardèche. Aujourd'hui encore de nombreux villages arborent fièrement leur dualité catholiques/protestants, avec la présence d'une église et d'un temple. Cette richesse historique et religieuse se traduit par des édifices aux styles architecturaux aussi nombreux que variés, et même si la majorité sont romans, d'autres styles témoignent de l'histoire chaotique Ardéchoise.

 

L’église remaniée de Grozon a été construite dans les années 1870. A cette époque, de nombreuses subventions étaient proposées aux communes pour la construction de tels édifices. Beaucoups de petites communes comme Grozon ont donc érigé leurs églises. A l’époque de sa construction, l’église n’était pas dotée des nefs latérales visibles aujourd’hui. C’est dans les années 1920/1921 que fut décidé ce rajout bien pensé car elle s'avérait déjà trop petite pour recevoir tous les paroissiens très pratiquants. Elle fut bâtie aux lieu et place d’une petite église dont l’entrée se présentait sur le côté.  Le cimetière était quasi accolé à cet édifice, sur la place même de l’église actuelle. Aujourd’hui, la fréquentation du lieu est tout autre, principalement à l’occasion des événements qui ponctuent la vie des paroissiens.

 

Appel à la générosité pour des dons de chaises pour l’église de Grozon

Henriette Gauchier tire pourtant la sonnette d’alarme. Si l’église est moins fréquenté, lors de ses messes dominicales, elle s’avère en revanche trop petite lors des cérémonies de funérailles et de mariages. L’église contient 100 places assises actuellement (certaines chaises sont en mauvais état). Il manque des bancs, des chaises hautes pour l’intérieur mais aussi des chaises pliantes pour l’extérieur. Il n’est pas rare en effet que devant le parterre de l’église, en période estivale, les paroissiens restent debout pour suivre la cérémonie qu’ils entendent grâce à un micro utilisé à cette occasion. La tribune, jugée trop dangereuse, a été condamnée et restreint de fait les places assises à l’intérieur de l’édifice religieux. (Deux numéros pour les dons : Henriette Gauchier au 04.75.06.59.47 et Etiennette Delarbre au 04.75.06.54.91)

 

Anecdote :

Episode banal mais significatif de la condition précaire des “Non Chrétiens” après l’Edit de Louis XV de mai 1724 qui aggrave les sanctions contre les protestants : un forgeron, dénommé Reboul, réparait une charrette. Ce travail était certes très courant mais il était interdit le “lundi 8 septembre 1732, jour de la fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge, au mépris des ordonnances anciennes pour l’observation des fêtes de fin d’année. Réprimandé par de bonnes chrétiennes, il n’en continua pas moins son travail et dit “qu’il s’en foutait et n’en connaissait aucune” (ni ces dames, ni … la Sainte!) Or, à cette époque, il se rendait coupable du “crime de lèse majestée divine qui mérite “punition capitale”. C’était grave dans un pays suspect de religion …

Sur ordonnance, le 17 septembre, un sergent et trois cavaliers vinrent au lieu-dit Léorat -où Reboul n’était plus- et procédèrent à la saisie de ses biens (1 poêle à frire, 2 pots de fer, l’attirail d’un maréchal, 12 draps, 30 brebis…) qui furent mis en dépôt chez deux voisins à charge pour eux d’en rendre “bon et fidèle compte lorsqu’ils en seront requis”.

La fin de l’histoire est heureuse car Reboul fit amende honorable et paya 30 livres pour la réparation de l’église de Grozon, en plus des frais de procédure. La journée sacrilège, où il risqua sa vie, lui coûta  .. plus d’un mois de revenus. (source Le Haut Vivarais

Publications

Recherche d'articles

Dernières Nouvelles

Publié le 09/10/2017, 09:39 par Claire Mollien
la-sante-une-actualite-chargeeMerci Pierre Jean Llorens pour une forte contribution à cette revue de presse : Les pompiers recommandent d’avoir un coca au...
Publié le 05/10/2017, 09:21 par Claire Mollien
de-l-emploi-encore-de-l-emploi-une-quinzaine-qui-s-animeavec des remerciements pour la participation de Pierre Jean...
Publié le 03/10/2017, 10:06 par Claire Mollien
Leader de la pharmacie et parapharmacie en ligne, Newpharma.fr s’est penché sur